APENNINS
Monts Ligustwoo (Monts Blancs de
metres, 2,592 2,924
Port viel Port de 1 Port de « Port de «
Sierra d Peña de Peña de
Chaîne
Sierra d Peñalara Sierra d
Cha Sierra d’
Moncayo Sierra d'
Chat:
Sierra d
Chai
Sierra Le C'umë
… 2,126 ! Gran Sasso d’htalis où Monte . 1,572 Corno. , . « . :
. 1,207 Mont Amaro, sommet de la Majella.
° 1,766 — Calvo, sommet du Gargano.
L 712 — Vésure,. . , . +
. 800 — Elna (Sicile), . .
+ 2,393 — Pizzo di Case.(ib.) .
. 2,286 — Giuliano où Eryx. (ib.)
SYSTÈME HESPÉRIQUE.
Pyrénées proprement dites.
. 3,481 Pic de Néouvieille.
. 3,399 Bréche de Riland. ‘ . 3,410 Pic du Midi de Bagnères.
. 3,354 Canigou, . + . +
3,369 Port ou passage d'Oo,
El-Mul} Pic de F Sierra «
Mont R4 — d'{
zur. e e°
ts Blancs de ( de Créte ).
faxos). ,
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ela Majella.
lu Gargano.
ib.) + + x (ib)e «
metres, 2,592 2,924
metres, mètre, Port viel d'Estaubé. . + + + + 2,561 Passage de Tourmalet, . + + + 2,177 Port de Pinéde, + . + + + + 2,499 Village de Heas, chapelle. . + . 1,497 Port de Gavarnie. . + + + + 2,333 Village de Gavarnie, auberge. + . 1,335 Port de C'avarére, . . + + + 2,241 Village de Bardges, cour des Bains. 1,241
Pyrénées Cantabriques, Asturiques et Galiciennes,
Sierra d'Aralar. . , . . . , 2,144 Peña de Europa... + « . + + 2,924 Peña de Peñaranda, . . . . 3,352
Sierra de Peñamarella, . . « . 2,885 Peña Trevinca, +. . + « + + 2,924
Chaîne Carpéto-Vettonique (Somo-Sierra, Sierra-Guadarama, S, de Gredos, 5. de Gata, S, d'Estrella, S. de Cintra).
Sierra de Gredos. « . . + . 3,216 Peñalara. . . + . . . + + 2,507 Sierra d'Estrella. , + . + + 2,099
Mont Cintra. +: «+ + + 585 Palais de San-Ildefonse. +. . . 1,155 Ville de Madrid. . . + + . . 608
Chaine Celtibérienne (Sierra d'Occa, S', de Moncayo, S, d'Espadan, S. de Molina, S. de Albaracim).
Sierra d'Occa. . . + + + + + 1,657 Sierra de Molina, , , , + . 1,170
Moncayo, . . + + + + + + 2,924 Muela de Arias. . . + + + : 1,319
Sierra d'Espadan. . + . + + 1,100 Puig de Torcella (Ile de Majorque). 1,559 Chaîne Oréto-Herminienne (Sierra de Tolède, S. de Guadalupe, S. de San-Mames).
Sierra de Guadaiupe. . + . . 1,559 | Sicrra de Portalègre. + + . . 649 Chaîne Marianique (Sierra d’Alcaraz, S. de Segura, S. Morena, S. d'Aracena, S de
Calderona, S. de Monchique).
Sierra Sagra. , . , + + : 1,809 Foya, point cu! minant de la Sierra de Le C'umbre d'Aracena. . . + + 1,076 Monchique (Algarves). . + . 1,214 Chaîne Rétique (Sierra-Nevada, Sierra de Loja).
El-Mulhacen.. + . + + + + 3,555 Pic de Veleta. . . + + . + + 3,409 Sierra de Gador. «+ , + + + 2,398
Ville de Grenade. + +: «+ + + 752 Rocler de Gibraltar, + . + + « 455
SYSTÈME SARDO-CORSE,
Mont Rotondo, Corse. . , . . 2,672 Mont Genargentu, Sardaigne. .« , 1,828 — d'Oro, ib.. + + : + 2,652 — Giganlinu., , 4 ib. . + . 1,216
| gleterre A 4 deg tantino
Lun jidérations sur la géographie physique de l’Europe. — Climats généraux. = Distribution trionale des végétaux et des animaux. causes 0
of rique se a uord de k Les divers peuples de l’Europe mettent de la vanité à s’attribucr une Æ rique, 0
supériorité matérielle en fait de elimat et de productions, à laquelle ils larges I rattachent des prétentions de supériorité intellectuelle. Assis à l'ombre % et de no de ses oliviers, l'Espagnol déguenillé regarde comme des peuples bien #% de la R misérables ceux qui mangent du lard et du beurre. Le Français parle de cette avec une pilié railleuse des malheureux buveurs de bière en Allemagne, Alpes et et ne manque jamais, dans une discussion littéraire, d'insister très- àpre; sérieusement sur l'effet moral des brouillurds d'Angleterre, Plus dédai- % dans l’e gneux encore, un savant grec, en vantant l’sr pur et les douces figues guliers de l’Attique, laisse échapper l'insinuation que les peuples au nord des Æ celui de Alpes ont l’esprit tant soit peu engourdi « par un air épais et une nour- Pétersb: riture grossière. » Les voyageurs ont répandu quelques idées plus plaines justes parmi les classes élevées, mais combien de fois n’ont-ils pas & moitié échoué contre des croyances enracinées ! On conçoit difficilement les tales so avantages d'un ordre de choses différent de celui qu’on est accoutumé protégé
NS à voir. Des hommes instruits même ne comprennent pas bien que ch:- de la Sc qu que climat européen a ses avantages. L’Ilalien, grelottant à la seule Æ grande + Ra idée d’un froid qui congèle les fleuves et les bras de mer, ne veut pas | Si VA pi croire aux peintures que le Danois lui fait de la verdure incomparable foyer a des forêts qui bordent le Sund. D’un autre côté, nous voyons des voya- mense
geurs français, choqués de l'aspect irculte de plusieurs cantons de envoie l'Italie, dénigrer tout ce qui est au sud des Alpes, sans en excepter ni le de l’'Eu climat, ni les édifices, ni même les femmes. doutal Le climat péninsulaire de l’Europe offre l’ensemble le plas compliqué grande et les exceptions les plus frappantes qui existent sur leglobe. La distri- nombr bution de la chaleur solaire est sans doute la première cause de la dif- vents férence des divers climats de l'Europe ; mais si elle agissait seule, l’An- phyi
mn nn.
aux. == Distribution
à s’attribucr une 8, à laquelle ils Assis à l'ombre les peuples bien Français parle e en Allemagne, , d’insister trèsre, Plus dédais douces figues es au nord des ais et une nourques idées plus is n’ont-ils pas difficilement les 1 est accoutumé as bien que ch:ttant à la seule er, ne veut pas e incomparable oyons des voya- 2urs cantons de n excepter ni le
plus compliqué lobe. La districause de la difsait seule, l’An-
| gleterre serait aussi froide que la Pologne, et la France que l'Allemagne.
A 45 degrés commerncerait une rapide progression de chaleur, et Constantinople en éprouverait les effets aussi bien que Rome. Trois grandes causes physiques modifient les résultats du climat astronomique.
A l’est, l’Europe tient dans presque toute sa largeur à l’Asie septentrionale, qui, grâce à l’élévation de son plateau central et à d’autres causes déjà indiquées éprouve un climat aussi rigoureux que l’Amérique septentrionale. Cette température glaciale serait commune au uord de l'Europe, si nous tenions à des terres polaires comme l’'Amérique, ou si nous avions au midi des montagnes immenses, formant de larges plateaux, comme le Thibet. Cependant, il suffit d’un vent d'est et de nord-est prolongé pour nous apporter, à travers les vastes plaines de la Russic et de la Pologne, l’air glacial de la Sibérie. Étre à couvert de cette invasion aérienne, voilà le privilége que la belle Italie doit aux Alpes et à l’Apennin. Partout où existe cet abri, le climat est moins àpre; la Bohême et la haute Hongrie lui doivent leurs vignobles. Même dans l’extrème nord, cette seule circonstance produit des résultats singuliers : Christiania, en Norwége, lui doit un clunat plus agréable que celui de Berlin ou de Varsovie, et infiniment plus doux que celui de Pétersbourg. La libre domination que le vent d’est exerce sur toutes les plaines de l'Europe orientale est la véritable cause qui rend toute cette moitié de notre partie du monde plus froide que les régions occidentales sous des latitudes correspondantes. La Grèce elle-même, quoique protégée par le mont Hémus, éprouve quelques incursions de ces vents de la Scythie, alternant souvent avec ceux du mont Taurus; de là les grandes inégalités de ses hivers et de ses étés, comparés à ceux delItalie.
Si l'Asie est pour nous un foyer de froid, nous avons à y opposer le foyer africain de chaleur ; les déserts éternellement brülants de l’immense Sahara, avec les rochers arides de la Nubie et de l'Égypte, nous envoient ces vents de sud et de sud-est, qui réchauffent tous les rivages de l'Europe méridionale, et qui y seraient même souvent un fléau redoutable, si la Méditerranée ne tendait à les tempérer. En outre, la grande saillie que forme l'Afrique septentrionale, et où s'élèvent les nombreuses chaînes du mont Atlas, amortit en vartie l'influence des vents du Sahara; ces veuts, refraîchis et aflaiblis, deviennent des zéphyrs pour les côtes occidentales de l'Italie. Mais, plus voisine du
continent africain, et particulièrement du désert très-considérable qui sépare le territoire d'Alger de celui d? Maroc, l'Espagne en reçoit sou vent le vent brûlant et malsain nomme solano, ou de Médine, Le rideau peu prolongé de la Sierra-Nevada n’en protége que quelques vallévs, Au total, tous les vents africains, quoique brisés et modifiés par l'interposition des mers et des montagnes, réchauffent et dessèchent successivement la masse de l’atmosphère européenne, dans la partie méridionale de notre péninsule.
La troisième grande cause déterminante de notre climat, c’est le voie sinage de l’océan Atlantique et septentrional, c’est le mouvement continuel de cette grande masse d'eau le long des côtes occidentales de l'Europe, qui empêche les glaces de la mer polaire de s’y fixer et même d’en approcher. Deux faits suffiront pour apprécier cet avantage ; nous voyons, à 50 degrés de latitude, la Terre-Neuve environnée de glaccs et de brumes froides, tandis que l'Irlande, le Cornouailles ct la Bretagne jouissent d’un climat humide, mais tempéré; à 40 ot à 15 dogrés plus haut, nous trouvons les golfes de la Norwége occidentale presque toujours ouverts, tandis que la côte de Groënland, située vis--vis, est presque toujours rendue inaccessible par une barrière de glaces, soit mobiles, soit fixes. Passé le cap Nord, ce mouvement des eaux marines cesse ou devient sujet à des influences locales encore peu connues; aussi les mers européennes de ce côté se couvrent-clles de glaces, L’atmosphère répandue au-dessus de l’océan Atlantique, éprouve aussi des mouvements généraux qui influent sur le climat de l’Europe de deux manière”, Lorsqu'elle conserve encore sa température d'hiver, elle est souvent attirée sur notre continent, pour y prendre la place de notre atmosphère raréfiée par l'échauffement, surtout dans nos printemps prématurés; et cette espèce de marée atmosphirique, désagréa! à l’homme, désavantageuse aux végétaux, est la cause ordinairo de ces retours de l'hiver qu’on remarque dans toute l’Europe occidentale, principalement dans le nord-ouest de la France, en Hollande et en Dancmarck.
L'influence de l'atmosphère océanique varie au surplus d’intonsité et de caractère selon les latitudes. Le même vent qui procure au Portugal un moment de fraicheur salutaire, peut accumuler dans quelques golfes étroits de la Norwége un air épais et malsain, Les îles Britanni-
ques, éP çonflit e toujours L'atm d'hiver, r0pe, PE fications alors, d qui féco . Lepr dis qu’il qu'il se appariti trois gr dins co!
jouit p de fa 1 times d sés ; le fection perpéti Les t triangl Nord, mier cl on sui lières i froid r l'été su coup € du tri sur le le con vers le tres Ci Tels
Onsidérable qui e en reçoit sou édine, Le rideau elques valléos, odifiés par l'indessèchent suc- 8 la partie méri.
occidentales de y fixer ot même avantage ; nous nnée de glaces iles ot la Bre- 0 ot à 45 dogris dentale presque ituée vis-à-vis, rière do glaces, nt des caux mul'e peu Conunucs; de glaces, L'atrouve aussi des urope de deux d'hiver, elle est place de notre nos printemps , désagréa’ à rdinaire de ces
18 occidentale,
Hollande et en
lus d'intensité 'ocure au Pordans quelques Îles Britanni-
ques, éprouvent dans un moindre degré ces effets soudains du grand çonflit entre les vents maritimes et continentaux ; leur température toujours changeante n’admet ni les chaleurs ni les froids extrèmes. L'atmosphère de l'océan Atlantique, après avoir perdu sa température d'hiver, est encore poussée par-dessus les côtes occidentales de l'Eu rope, par des vents de sud-ouest, qui peut-être ne sont que des modifications d’un mouvement général de l’air du tropique vers les pôles; alors, des vapeurs bienfaisantes viennent se résoudre en pluies tièdes qui fécondent nos champs, et remplissent l’air d’une odeur suave. Le printemps voyage du sud au nord dans l’Europe occidentale, tandis qu’il ne quitte jamais tout à fait les rivages de la Méditerranée; qu'il se montre dans le nord-est de l’Europe seulement comme une apparition instantanée. De là résultent plusieurs différences entre ces trois grandes divisions de l’Europe; dans le midi, les forêts et les jar dins conservent toujours un reste de vie ; mais, en revanche, on r’y jouit pas du spectacle ravissant de la résurrection générale et rapide de fa nature, spectac!e réservé aux régions du nord. Les pays maritimes de l’ouest ont un peu de l’un et de l’autre de ces avantages opposés ; les pays intérieurs, rapprochés de l'Asie, présentent dans la perfection les belles horreurs de l’hiver, l’éclat des lars glacés, la verdure perpétuelle des pins, et le repos majestueux de lanature endormie. Les trois climats généraux de l’Europe peuvent être figurés par un triangle dont les trois pointes seraient vers le cap Saint-Vincent, le cap Nord, et le nord de la mer Caspienne. En suivant dans l’hiver le premier côté du triangle, le froid augmente en allant du sud au nord ; si on suit le deuxième côté, le froid s’accroît avec des variations irrégulières à mesure qu'on marche vers lorient ; le long du troisième, le froid reste presque le même en allant du sud au nord. La chaleur de l'été suit d’autres lois générales ; dans tout le nord elle acquiert beaucoup d'intensité par la longueur des jours, mais sur le côté océanique du triangle, la température constante de la mer modère cette chaleur ; sur le côté asiatique elle devient quelquefois incommode, surtout par le contraste avec le froid plus grand des hivers ; enfin sur le côté tourné vers la Méditerranée, elle varie singulièrement, selon les vents et d’autres causes locales; mais elle diminue généralement vers l’est. Tels sont les phénomènes généraux de nos climats, dépendants des |
mouvements de l'atmosphère. Mais il est encore une autre cause géné rale qui doit y influer : c’est le niveau respectif des terres européennes, Une grande partie de l'Europe centrale, au nord et à l’ouest des Alnox, descend par une pente continuelle vers la Baltique, la mer du Nord ct l'océan Atlantique. Le plus bas niveau du bord septentrional de ce plan incliné compense sous les rapports de la chaleur les effets naturels de la plus grande proximité du pôle. La Normandie n’est guère plus froide que la Bourgogne, et le Dañemarck n’a pas des hivers plus longs que la Bohême. Les végétaux robustes, tels que les chènes, les ormeaux, les tilleuls, les céréales communes, les plantes fourragères, prosperent également sur ce plan incliné à 6 ou 7 degrés de différence. Au contraire, en franchissant les Cévennes et les Alpes, on descend par des pentes extrêmement rapides vers le bassin de la Méditerranée et vers le golfe de Veni:e ; le niveau s’abaisse ici dans l’espace d’un seul degr' de latitude, autant que dans 6 ou 7 degrés de l’autre côté ; le voyageur, qui le matin foulait l1 neige éternelle, peut se reposer le soir parmi les oliviers et les myrtes; mais, dans cette rapide transition du climat de la Laponie à celui de l'Italie, il ne faut pas espérer de retrouver une zone tempérée bien constante, ni par conséquent la végétation de cette zone dans toute sa beauté; les arbres du nord, exilés sur les flancs mcridionaux des Alpes, ne forment pas des forêts aussi imposantes que dans les plaines boréales. Ces remarques ne regardent que l'Allemagne et la France, avec la Lombardie, les Pays-Bas et le Danemarck; les autres coupes transversales de l'Europe présentent un tout autre profil. L'ancienne Pologne, sur l'alignement de Memel, Pinsk et Kherson, n'offre presque aucune différence de niveau :le climat des bords du Pont-Euxin et de ceux de la Baltique devraient donc différer exactement en raison de leur latitude ; mais comme le premier est plus rapproché des terres hautes d’Asie, il ne jouit pas de tous les avantages de sa latitude. Une autre coupe de l'Eurone, prise entre la mer Blanche et la mer Noire, pa: Arkhangel, Moscou et Kherson, nous présente une plaine immense qui s'élève insensiblement dans le milieu, mais sans présenter seulement une chaîne de collines, de sorte que le froid, augmenté par l'élévation du niveau dans les parties centrales, se propage librement dans toutes les directions. Si l’on conduit ce profil depuis Péluisbourg jusqu’à Astrakhan, il présente la singularité que Le niveau
de la mer l'Océan, € physique eu été n’e Lemberg pas non | grés, SIU là les pri climat gé Les ca venons d phénomé de les ré des lignes res OÙ M quant la le but di vaux de de nos tion app] Nous stancenc ces la m sur l'Eu nuelles neige ré péenne, d'humid est quel de la foi même l peut ép des plai les vent:
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e cause génés européennes, uest des Alnox, er du Nord ot ntrional de ce effets naturel:
st gucre plus vers plus longs s, les ormeaux, es, prospèrent ence. Au con- Pscend par des erranée et vers ’un seul degr ; le voyageur, > soir parmi les n du climat de retrouver une ‘tation de cette r les flancs memposantes que ue l'Allemagne marck ; les auut autre profil.
sk et Kherson, , des bords du rer exactement lus rapproché ages de sa latir Blanche et la s présente une ieu, mais sans 1e le froid, auges, se propage > profil depuis 6 que le niveau
de la mer Caspienne est inférieur d'environ 90 pieds à la Baltique et à l'Octan, différence trop peu considérable pour influer sur le climat physique ; cependant la température très-élevée qu'éprouve Astrakhan eu été n’existerait pas si cette ville était au niveau de Moscou ou de Lemberg ; ies froids excessifs qui succèdent à ces chaleurs ne se feraient pas non plus sentir dans une plaine si basse et à une latitude de 46 degrés, si une chaîne de montagnes abritait ces régions au nord. Ce sont là les principaux profils de l’Europe, qui contribuent à en modifier le climat général.
Les causes générales et constantes des climats européens que nous venons d'apprécier expliquent d’une manière saffisante les principaux phénomènes que les physiciens ont observés. Al. de Humboliit a essayé de les réduire à des formules générales géométriques, par #1 méthode des lignes isothermes où marquant la même tempéri‘ure mc: 2nne, ise’#2 res où marquant la même température d'été, et isochimones où rr.1"quant la même température d'hiver. Cette méthode, excellent: pour le but de la physique terrestre, aura sans doute, comr:: ‘us les travaux de ce célèbre savant, des résultats utiles; mais, duns 1 état actuel de nos observations, elle n'offre pas encore uu principe de elassification applicable à la géographie des climats.
Nous avons encore à considérer l'humidité de l’atmosphère, circonstancenon moins importante que la température. Schow fixe à 25 pouecs la masse ordinaire des eaux pluviales qui tombent annuellement sur l’Europe, au nord des Alpes, tandis que la quantité des pluies annuelles au sud des Alpes est de 35 pouces; mais nous pensons que la neige rétablit parfaitement l'équilibre, et que toute l’atmosphère européenne, considérée dans une période de ‘x ans, offre le même degré d'humidité. Il est plus vrai de dire que le climat occidental de l’Europe «st quelquefois, comme en 1817, exposé à une extrême humidité à la suite ie la fonte des glaces flottantes, avancées jusqu’à 45 degrés, et que de même le climat méditerranéen, par des vents de sud trop constants, peut éprouver des sécheresses extraordinaires; enfin, qu’une partie des plaines comprises dans le climat asiatique peut également recevoir les vents secs des déserts à lorient de la Caspienne; mais ces différences satténuent dans le résultat d’une période tant soit peu étendue. Le même savant oi,scrve avec justesse que les pluics au nord des Alpes
tombent plus lentement, plus uniformément, tandis que, dans les pays au sud des Alpes, les torrents qui sortent tout à coup du sein des nuages rappellent les phénomènes dela saison pluvieuse de la zone torride, On peut fixer le nombre des jours de pluie, pour le nord (dans le sens indiqué), à 450 ou 460, tandis que, pour le sud, ilne va qu’à 90 ou 100, Ajouiez-y le nombre des jours de neige, et vous serez frappé de la dif. férence énorme entre ces deux climats. C'est par cette raison que, dans le nord, les petites graminées, amies d’une pluie douce et fréquente, forment ces adinirables pelouses que l'italien impartial est obligé de regretter. C’est à cette température printaniere prolongée, combinée avec d’autres causes locales, que les fayaux (fagus sylvatica) du Dancmarck doivent leur teinte d’'émeraude pâle, beauté pittorresque inconnue au midi.
Le sol généralement escarpé de l’Europe méridionale, fait encore que les pluies, versées à torrents, tantôt s’y écoulent trop rapidement, et tantôt y restent stagnantes; de là, un mélange de terres très-fertiles, de rochers dépouillés de terre végétale, et de marécages incultivables au pied des Ap2nnins, de l’Olympe et du Parnasse. Les terres peu fertiles, même dans le nord, ont l’avantege de conserver 1a couche d'humus végétal, et d’être partout également arrosées.
Sous le rapport de la pureté de Patmosphère, l’Europe jouit encore d’un sort assez heureux; elle ne renferme aucune étendue remarquable de contrées malsaines ; les fièvres de marais, aux rivages du Don, dans le bannat de Temeswar, aux environs de Rome et dans l'île de Walcheren; les vapeurs pestilentielles de quelques vallées de la Sardaigne, et les brouillards dangereux dans quelques golfes de Norwége, sont des calamités locales. En effet, dans toutes les parties de l’Europe, les hommes vivant avec simplicité et à la canpagne arrivent également à un avancé; les centenaires sont aussi nombreux dans les montagnes de la Sicile que dans celles de la Norwége, et même la force physique chez les peuples du nord et du midi de l’Europe ne nous parait pas varier en raison du climat, mais en raison de l’origine des r'äces.
Les végétaux de l’Europe subissent l’influence des trois climats dominants; sur les côtes occidentales, la moindre intensité du froid fait prospérer à dehautes latitudes les végétaux qui, ne résistant pas au froid
cxtrêt
respol l'orge que st à 52 rope s sent n Par ctless du fay et 5te Le lau la Fra Portus plante nomb encore région L'in en det nord € rent sc rer ou‘ Holste c'est là que le plante tre pr élevée les pla Tell ct salu tre infl déserts Cette c dire, e
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ouche d'humus
ope jouit encore lue remarquable es du Don, dans ans l’île de Walde la Sardaiane, rwége, sont des urope, les homégalement à un les montagnes la force physipe ne nous pade l’origine des
ois climats doité du froid fait tant pas au froid
EUROPE : CLIMATS GÉNÉRAUX, ETC. 337 extrême, périssent sous la même latitude dans tout autre partie correspondante du globe; c'est ainsi que plusieurs céréales, notamment l'orge et l’avoine, s'élèvent en Norwége jusqu'au 70: parallèle, tandis que sur les côtes américaines, vis-à-vis, toute culture des céréales cesse à 52 de latitude. Les autres graminées qui couvrent les prés de l’Europe s'étendent bien aussi loin au nord en Amérique, mais elles y croissent moins rapprochées.
Partout ailleurs, les arbres disparaissent vers le 60° degré; ici les pins ctles sapins élancent leur tête dans les nues, et même le tendre feuillage du fayau, qui, dans la Pologne russe, n’anime les forêts que vers les 50° et te parallèles, brille avec assez d’éclat en Norwége, au delà du 59e, Le laurier d’Ualie ne craint pas l'air libre sur les côtes occidentales de la France, et on a reconnu des végétaux qu’on croyait particuliers au Portugal sur les collines qui environnent Plymouth. Maisil est des plantes auxquelles il faut une chaleur plus vive et plus sèche ; de ce nombre est la vigne qui, à partir de la latitude de la Gironde, et plus encore de la Charente, se retire dans l’intérieur du continent, où sa région fait une saillie vers le 50e parallèle.
‘influence du climat asiatique snr la végétation européenne se divise en deux phénomènes distincts; d’abord le froid plus constant exile du nord et du centre de la Russie, plusieurs arbres et plantes qui prospèrent sous les mêmes latitudes dans la Germanie et la Scandinavie. Pour rerouver l’ensemebl de la Flore du Danemarck, du Mecklembourg, du folstein, il faut descendre jusque vers Kiev, vers Orel et dans l'Ukraine; c'est là aussi que la culture du poirier et du froment devient assurée, et que les chênes prennent tout leur développement. Au contraire, les plantes de la péninsule scandinave et même de Laponie paraissent s’étre propagées en Lithuanie et en Russie centrale à des latitudes peu élevées; le lichen des rennes, par exemple, croît encore à 54 degrés dans les plaines.
Telle est l'influence du climat sibérien ; mais les plaines sablonneuses ct saines qui terminent l’Europe vers la Caspienne reçoivent une autre influence, celle des vents secs et quelquefois brûlants, venant des déserts qui bordent au nord la Boukharie et qui environnent le lac Aral. Cette cause, jointe au changement de la nature du sol, fait, pour ainsi
dire, expirer les forêts européennes vers le Don, le Bas-Volga et l'Oufa. lt, 49
Une nouvelle végétation de plantes salines, mêlées de quelques arbustes, couvre ces tristes plaines.
Le troisième côté du triangle européen présente généralement aux influences du climat africain une suite de pentes plus ou moins rapides, terminées au nord par des chaînes de montagnes très-élevées. La végctation méditerranéenne, reste donc bornée à une lisière de côles, à quelques péninsules avancées au midi et aux îles. C’est là que les veux du voyageur sont charmés par un spectacle inconnu aux plus belles contrées au nord des Alpes. Les v'gnes suspendues en festons au haut des ormeaux, les forêts d’oliviers, d’amandiers et de figuiers, la majestucuse symétrie des cyprès et des pins piniers, annoncent une nature nouvelle; bientôt l’écarlate des fleurs du grenadier, l'élégance du myrte, l'arome du jasmin, et les suaves exhalaisons des oranges et citrons dont l'or brille à travers le feuillage vert foncé, persuadent à tous les sens que vous parcourez les jardins de l’Europe. Dans les campagnes le beau glaïeui, le convolvulus tricolore, les narcisses les plus magnifiques, le long de chaque ruisseau une baie sans fin de lauriers-roscs ; sur l’aride flanc des collines calcaires, la pompe variée des cistes ; autour des ruines le pittoresque acanthe, tout vous rappelle un changement de la végétation entière : le botaniste reconnaît des espèces étrangères au nord, les psoralea, les cercis, les biscerrula; il voit plusieurs familles de plantes, telles que les aristoloches, les malvacées, les aroïdées, multiplier extrêmement leurs espèces, et d’autres qui, dans le nord, sont de simples herbes prendre la taille d’arbustes, comme les medicago, les anthyllis; même parmi les humbles graminées et les rustiques roseaux un caractère nouveau se manifeste; les fleurs du lygcum spartum, du lagurus ovatus, ont déjà l'éclat de la zone tropique ; l'élévation de l'urundo donaœ nous fait souvenir des bambous ; enfin le chamærops représente en diminutif la superbe famille des palmiers.
Il est vrai qu’en reportant le regard vers les montagnes qui bornent l'horizon au nord, l'observateur retrouve une partie de la végétation de l’Europe centrale qui, à cause de l'élévation du sol, ressemble à celle des régions septentrionales. Le souffle du nord, le tramontano dépouille de leur feuillage quelques arbres d'Italie ; mais, aux bords mêmes de la mer, les lauriers, les myrtes, le romarin, le laurier-thym, le chêne
à li‘ge, l’yeuse etle lentisque, composent une zone toujours verdovante,
Ar PAnd:
vantas figuier la Grè rus, C celle d le syco l’Archi le sapi du Cau Donet blemer quea til de l’Ita prospél tude pl Aprè des troi la natui tent en lainé to éloigné prospéi sent à soleil q
Dans se tert pumilio généra vert à 4 le mên côté d’ plus h à 1,700 veau d
elques arbus-
ralement aux oins rapides, vées. La végécôtes, à quelue les veux du lus belles conns au haut des la majestueuse ture nouvelle; myrte, l’arome trons dont l'or s les sens que pagnes le beau nagnifiques, le ses ; sur l’aride autour des rui- ‘ment de la véétrangères au ars familles de roidées, multi- > nord, sont de s medicago, les stiques roseaux um spartum, du lévation de l'uamærops VEPrÉ-
s qui bornent le la végétation ssemble à celle ntano dépouille Drds mêmes de thym, le chêne ure verdovante,
A mesure qu'on avance au midi dans les champs de la Sicile ou de Andalousie, les formes de la végétation africaine se prononcent davantage; la roide feuillage de l’agave se marie aux troncs massifs du figuier de l'Inde; par-ci par-là, un dattier se balance dans les airs. Dans la Grèce, rafraîchie parles vents qui descendent de l’'Hémus et du Taurus, c'est plutôt la végétation asiatique, et peut-être particulièrement celle du Caucase, quimodifie le caractère européen; le platane oriental, le sycomore, le cèdre, assimilent les rivages européens et asiatiques de l’Archipel, tandis que, presqu’à côté d’eux, le tilleul, le chène, le fayau, le sapin semblent lier les forêts germaniques et carpathiques à celles du Caucase, séparées de la région boisée de Russie par la plaine nue du Don et du Bas-Dniéper : le plateau intérieur de la Thrace diffère probablement peu de la Moravie; et d’après certains botanistes, la Flore grecquea trois fois plus de plantes communes avec la Scandinavie que celle de l’Italie. Un abri local, sous les rochers de la Tauride, faittoutefois prospérer les oliviers et les orangers au nord de la mer Noire, à une latitude plus élevée que celle de la Lombardie.
Après les lois distributives générales qui caractérisent la végétation des trois côtés de l’Europe, viennent les lois spéciales qui dépendent do lanature du terrain et de l'élévation du sol. Les forêts de bouleau montenten Norwége sous le cercle polaire à 1,483 pieds ; mais le saule lainé touche presqu’aux neiges éternelles et le bouleau nain n’en reste éloigné que de 924 pieds. Dans la Norwége méridionale, quelques pins prospérent encore à 3,000 pieds, et plusieurs sortes de pommes mûrissent à 4,000 pieds; l'agriculture ne cesse dans les vallées ouvertes au soleil qu’à 1,800 pieds.
Dans les monts Sudètes l’agriculture cesse à 3,300 pieds. Les forêts se terminent dans les monts Carpathes à 4,200, seulement le pinus pumilio s'élève à 5,000 pieds. Dans les Alpes, les forêts parviennent généralement jusqu’à 5,000 picds; le sapin parvient à 5,500, l’aune vert à 6,120. Saussure trouva le daphne cneorum à 10,680. Ramond trouva le même arbuste sur les sommets les plus élevés des Pyrénées ; mais du côté d'Italie les mêmes végétaux et arbres montent de 6 à 700 pieds plus haut. La culture des cérales cesse à 3,300 et celle de la vigne à 1,700. Dans les Pyrénées, les grands arbres parviennent jusqu’au niveau de 6,900 à 7,200 pieds; le pin d'Écosse arrive encore 210 picils
/ | Ps 310 CHAPITRE DEUXIÈME, bide plus haut, Nous avons peu d’observations sur l'Espagne méridionalect La à sur la Grèce. L’élévation de la Sierra Nevada et sa proximité de l'Afrique nue doit produire des contrastes singuliers. Quant à la Grèce, on sait que a Je les sommets des montagnes se couvrent de beaux arbres ; mais comme œ de on ignore l'élévation du sol, ce fait ne peut encore être apprécié. es La végétation européenne doit encore être considérée sous le rape Ps port de l'extension des arbres, des arbusics, et des plantes les plus im- Rens portantes pour la subsistance de l'homme ou pour l'exercice de son in- Cie dustrie; ces végétaux occupent généralement les plaines ou les régions Hs de moyenne élévation. Les céréales mûrissent dans tonte l'Europe ; “+ seulement dans la Laponie, il faut à l'orge des expositions favorables. cl à Le scigle vient même dans une grande perfection à 64° de latitude en - Finlande; mais la récolte est plus assurée quelques degrés plus bas. Le done froment est cultivé jusqu’au 62e parallèle, mais c’est entre 50 et 36 de la bièr latitude qu’il prospère; les épis sont 10 ou 12 fois plus gros dans la ; Calabre qu’en Allemagne. Le maïs, que nous avons emprunté de lA- 5 Di
mérique, vient jusqu'au 50e degré, et le riz, présent que nous a fait P’Asie, prospère jusqu'au 47e. La pomme de terre, introduite en l'an 1693, est répandue sur toute notre péninsule. La vigne prospère jusqu’au / * dans toutes les expositions, mais de là jusqu’au 50° elle fuit le voisinage de la mer du Nord, et cherche dans l'intérieur des elimats plus stables, Grèce à cette stabilité, elle dépasse en Bohème ct en Saxe le 50° parallèle; mais son fruit, trop faiblement échauffé par les rayons solaires, donne un jus trop aigre. Au nord de la région de la vigne, les plantations de houblon, devenues nécessaires à la confection de la biere, occupent de grands terrains ; cette plante s'étend du 50e jusqu’au 60: de htitude.
La distribution des plantes alimentaires que nous venons de nommer influe beaucoup sur le genre de nourriture des peuples de l'Europe. Une ligne à plusieurs courbures tirée du midi de l’Angleterre par la Flandre française, la Hesse, la Bohème, les monts Carpathes, Odessa et la Crimée, marque à peu près la limite entre les peuples qui boivent habituellement du vin, et ceux qui font un usage général de la bière. L'emploi du froment pour faire du pain est plus général au sud de cette ligne, mais il la dépasse sur quelques points.
C'est une ligne bien plus méridionale, longeant les Pyrénées, les
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LCuoiE : CLIMATS GENERAUX, ETC. 311 Cévennes, les Alpes et l'Iémus, qui sépare les pays à lait et à beurre des pays à huile. Dans les premiers, grâce aux beaux pâturages, les bestiaux abondent, et la viande, plus succulente, est aussi consommée en bien plus grande quantité. L'homme qui se nourrit habituellement de viande, de bière, de lait ct de beurre, doit sans doute avoir un tempérament opposé à celui qui vit de pain, de vin et de mets apprêtés à l'huile ; mais ce contraste ne se prononce véritablement qu'entre les anneaux extrèmes de la chaîne, comme entre l'Espagnol et j'Italien d’un côté, et le Suédois et le Russe de l’autre. Les peuples intermédiaires présentent sous les rapports de la cuisine et de la cave des rapports singulièrement mélangés; le Normand français mange autant de viande que l’Anglais, mais il a du vin à sa porte; le Hongrois est dans le même cas; le Bavarois consomme plus de bière que le Souabe, son voisin. Partout l'introduction de la pomme de terre accroît les aliments farineux, et dans l'Angleterre, l'usage immodéré du thé a diminué celui de la bière, même chez le peuple. Enfin, les classes élevées vivent presque partout de la même manière ; elles éludent les effets du climat, mêlent les dons d’un pays à ceux d’un autre.
Parmi les fruits d'arbres, la cerise et la prune bravent le plus la ri-. gueur des climats septentrionaux : la cerise mürit près Trondheim en Norwése, et près Jacobstadt en Finlande, à 63 degrés ; mais en Russie elle n’alteint qu'à peine le 60°. Par contre-coup, elle devient rare en Italie, et ne se montre en Sicile que sur les montagnes. La nomme muüritet se développe dans sa perfection jusque sous le 55°; plus au nord, elle durcit et cesse de mürir ; de même, aux extrémités méridio= niles de l’Europe, elle perd sa saveur et sa finesse. Peut-être cette circonstance ne résuite-t-elle que de la culture. Mais le groseilier et plusieurs autres arbrisseaux à baies ne prospèrent guère dans le climat méridional de l'Europe. La culture a transporté l’abricotier et le pêcher avec un grand succès jusqu'au 50° parallèle; mais ce sont aussi des arbres indigènes de la montagneuse Arménie et de la région froide de la Perse, La figue müritjusqu'au dei du 59e parallèle, mais son vérita= pie cumat est celui des extrémités méridionales de l’Europe. L’olivicr lutte avec les vents froids des Alpes et les gelées de l'hiver, mais la fréquente destruction des plantations au delà du 44° prouve que sa pre trie naturelle est sur les bords mêmes de la Méditerranée, jusqu’à l’élé-
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vation de 4,200 à 2,000 pieds. Le vrai climat des orangers et des citronniers ne commence qu’à 43 degrés et demi, aux îles Hières et en Tos cane. Les oliviers de San-Remo, et d'autres points plus septentrionaux, sont, de même que les palmiers-dattiers du Bordighiera, dei exceptions locales dues à l’abri que fournit :4 chaîne des Asennins. Le palmier, le cactus, Valois et quelques autres végétrux des ovux Indes, ne réussissent qu'aux environs de Lishonne, dans l'Auduiousie, en Sicile, au-dessous du 40° paralléie. C’est aussi la limite la plus septentrionale où s'est élevée La culture de la canne à sucre, jadis assez active en Grenade, près Tortose, en Majorque et en Sicile.
Deux plantes, d’une haute importance pour la vie civilisée, le lin et le chanvre appartiennent à la presque totalité de : Europe. Le premier prospère davantage dans ies températures froides; sa culture s'étend jusques en Finlande, mais non pas en Ostrohothnie, et en Russie jusqu'au delà de Kostroma ; le second réussit parfaitement dans la Pologne, dans l'Ukraine russe, dans l'Alsace, en Valence, en Calabre. Le Midi de l'Europe produit du coton et de la soie, mais les récoltes n’égalent pas en abondance celles de l'Amérique et de l’Inde.
En décrivant les trois climats généraux de l'Europe, nous avons considéré la distribution générale des arbres et des arbustes qui viennent sans culture. Le sapin habite l’Europe jusqu'au 67° parallèle; c’est surtout dans le nord qu'il forme de grandes forêts. Le midi, au contraire, voit, depuisle 46e, lesrivages sablonneux de la mer se couvrir du pin maritime, etle pin pinier, qui imite le port du palmier, former de belles forêts dans les Alpes, dans les Pyrénées, au bord du Tage. Les pins cembra et pumilio appartiennent aux sommets des Carpathes, des Alpes et des Pyrénées. Le pin sauvage et la sapin-mélèze sont généralement répandus jusqu’au 68° parallèle. Le pin d'Écosse ne commence qu’au-dessous du 60e. Le chêne commun, qui ne croît plus en Dalécarlie, se montre encore, mais faible au 62e en Finlande; il n'atteint pas les extrémités les plus méridionales de l’Europe. Le chêne à glands doux orne tout le midi de ses groupes pittoresques. Le
chêne-liége s'étend particulièrement à travers ie Portugal, l'Espagne ct lItaiie. Le hêtre, qui cesse vers le 60° parallèle, et le tilleul , qui s'élève vers le 62°, sont au sud de la Baltique et dans les îles de celte mer d’une beauté particulière, Le frêne, l’aune, l’ormeau Île
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EUROPE : CLIMATS GENEHAUX, ETC. 349 seuplicr noir et blanc cessent également vers les 60° et 61° parallèles. Le peuplier-tremble et le bouleau ne s’arrêtent pas même au cerele polaire ; leur feuillage animé égaie les paysages solitaires de la Laponie. Les saules et le joli sorbier aiment aussi les régions les plus septentricnales. Les semences légères du saule et du bouleau, emportées par le vent, prennent racine presqu’aux bords des neiges perpétuelles. 11 est singulier que le grossier sureau ne dépasse pas le 57° parallèle, tandis que le délicat lisas étale ses fleurs odorantes jusque sur les bords de la Néva et les sombres rochers de Fahlun, en Dalécarlie.
Divers arbres du midi ont fait de lents progrès vers le nord, à l’aide de la culture. Le peuplier d’Italiene dépasse guère la latitude du Danemarck, Le platane oriental et l’érable pseudo-platanc, ornement commun des forêts de la Grèce, perdent leur éclat au nord des Alpes. Le frêne à manne, si cher à la Calabre, ne réussit guère au delà du 4#. C’est aussi la limite générale du lauricr, du myrte, du lentisque à mastic, du térébinthe, du buis et du cyprès; ces arbres ne viennent dans leur beauté qu’autour de la Méditerranée. C’est aux anciennes colonies grecques que la Crimée a dû l'introduction du laurier, de l’olivicr et de la vigne.
Les lieux incultes du midi, surtout au-dessus du 40° parallèle, se couvrent de ladaniers, de thym, de romarin, de jasmin, et autres arbrissceaux odoriférants, mais ils n’ont guère d’autres arbrisscaux à baies que le câprier. Les rochers et les marais du nord, surtout au delà du 60e, se garnissent au contraire d’arbrisseaux riches en baies salutaires et quelquefois délicieuses, telles que les groseilliers, les vitis idæa, le myrtillus et le rubus chamæmorus.
Le règne animal de l’Europe est encore moins varié que le règne végétel. Les régions du nord et du nord-est, jusqu’à la Baltique et au centre de la Russie, offrent à peu près les mêmes particularités, L’ours blanc et le renard bleu y apparaissaient de temps à autre sur les rivages de la mer glaciale, Le renne descend en Scandinavie jusqu’au 61e parallle, et en Russie, 6 à 7 degrés plus bas. Le lemming fait ses migrations en lignes droites de l’est à Pouest, entre le 55° et le 65°, Le glouton parcourt toute cette région. L'élan se tient généralement plus bas que le cercle polaire, il se montre en Lithuanie et même jusqu’en Prusse. Cette région nourrit encore le mouton de la variété ouralienne distingué par une laine dure ei par les cornes communes aux femelles,
S34 ChAPiThé DisUXILRME,
Les plaines nues ou steppes qui bordent la mer d’Azof et la Caspienne ont quelques annimaux communs avec l'Asie, Le chameau Bactrien ya trouvé ses pâturages remplis d'herbes salines. Le mouton circassien ou à longue queue s’est répandu jusque vers l'Oka et le Dnieper. Le léger cheval des Tartares y est resté avec ses maîtres; enfin, le féroce chacal y a suivi la trace des animaux. Mais ce sont là des invasions peu remarquables.
Les grandes plaines fertiles et verdoyantes qui s'étendent depuis l'Ukraine et la Moldavie jusqu’en Danemarck et en Flandre, sont le séjour favori des races les plus fortes de bœufs et de chevaux ; ces deux animaux y ont probablement existé longtemps à l’état sauvage; on voir'encore de temps à autre en Pologne quelques urus où aur-ochs, mot qui dit littéralement bœuf primitif ; c’est la souche sauvage du bœuf, On trouve dans cette zone, de même que dans toute l'Europe moyenne, une race de moutons identique avec celle d'Espagne et d'Angieterre ; mais celle-ci a été améliorée par des causes tant naturelles qu'artificielles. La zone moyenne de l'Europe ne comptait pas l’âne au nombre de ses animaux indigènes ; il y a été introduit, mais il y dégénère.
La grande chaîne de montagnes que nous avons suivie sous le nom de Pyrénées, Cévennes, Alpes, Carpathes et Hémus, est habitée par trois espèces particulières, le bouquetin, le chamois et la marmotte,
Les régions méridionales de l’Europe ont généralement: les mêmes animaux que la zone moyenne, car le bœuf et le cheval d’It:lie, pour peu qu’ils soient bien soignés, ont des formes aussi robustes et plus vigoureuses que ces mêmes animaux dans l'Ukraine ou le Holstein; mais les invasions des Maures et des Turcs y ont amené le cheval arabe ou barbe, dont la descendance a produit l’andalou et d’autres variètés. Le midi de l’Europe a reçu de l’Asie le buffle, qui ne se trouve pas plus au nord que la Hcagrie. Il possède aussi, et probablement d’origine indigène, le mouton mauflon en Sardaigne, et le strepsiceros en Candie,
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Constdérations générales sur la géogranhice r sitique de l'Europe, — Nations c'ascées pat langues et par religions. — Divisions politiques, gouvernements, population, ete,
Les noms généraux donnés aux peuples européens par les Grees et les Romains, sont aussi vagues ct aussi insignifiants que les termes d'Indiens chez nos voyageurs, ou de Tutars chez nos orientalistes. 1 faut interpréter les témoignages des anciens par les langues, seuls monuments authentiques. Les noms de fleuves et de montagnes sont desté moignages authentiques lorsqu'on peut en fixer l’époque. Il faut bien se garder delaprétention de faire remonter àuneentreuniquetous les éléments de la civilisation et tous les mouvements des peuples. Il ne faut croire à des migrations de peuples que sur des preuves très-positives, et dansles limites rigoureuses qui résultent de ces preuves. Les migrations des hordes asiatiques n’ont que peu changé la population, et moins encore les langues; quant à celles des nations européennes, ce sont plutôt des expéditions d'armées conquérantes; elles ont formé des castes et modifié les langues; mais le fond des populations reste le même. Il ne faut pas chercher en Asie ou en Éthiopie des origines obscures qui font négliger les faits certains et à notre portée. Il y a eu dans toute l’Europe, notamment parmi les Turdétains, les Celtes, les Scandinaves, les Étrusques, des foyers de civilisation contemporains de la civilisation primitive des Hellènes. La plupart des nations anciennes, et notamment les Étrusques, les Thraces, les Scythes, étaient composées de castes, où d'une tribu dominante ayant sous elle des tribus vassales, souvent de race très-différente. Des langues saccrdotales, sorties des temples, ont régularisé les idiomes sauvages de l'Europe primitive. Avant ces faits historiques reconnaissables, il existait un chaos indéfinissable de petites tribus et même de simples familles qui s'avançaient, s’arrêtaient, se chassaient, se mélangeaient an gré de leurs besoins ct de let :s caprices, Il nous reste de cette époque quel-
le 44
armes mor mean am Donne Semennro eerenaner antenne 971
ques faits incxplicables, tels que des rapports isolés de racines, de for. mes grammaticales, de noms même. On ne doit ni systématiser ces fuits obscurs, ni les dédaigner.
Les langues européennes se divisent en deux grandes classes : 4° col. les qui se ressemblent entre elles, et qui toutes ont des rapports avec le sanscrit et le persan; 2% celles qui ne présentent guère ces traite de ressemblance. Dans la première classe on distingue le grec et en partie le latin, l'esclavon avec ses branches, les langues germanique ct scandinave ; dans la seconde se trouvent le finnois, le celte et le basque, Cette différence radicale indique t-elle deuæ invasions différentes de peuples asiatiques ? N'indique-t-elle que deux époques de civilisas tion ? c'est ce que nous n’entreprendrons pas de discuter,
Des familles distinctes de peuples existent encore en Europe; mais ce sonten partie les plus anciennes qui ont conservé le moins de force numérique. On pourrait même un jour réduire ce nombre à cinq ou six,
Les Grecs, dont les Pélasges étaient une très-anciennebranche, après avoir peuplé de leurs colonics la plupart des rivages de la Méditerranée, ne vivent plus que dans quelques provinces de la Turquie, principalement dans les îles de lArchipelet dans le Péloponèse, La langue grecque moderne est une fille de l’ancienne.
Les Albanais sont les restes des anciens Illyriens mêlésavec des Grecs, mélange quia pourtant laissé subsister assez d'éléments de leur ancienne langue pour y reconnaître quelque parenté avec le germanique ct l’esclavon. Il ne reste aucune trace distincte de la race particulière qui est censée avoir habité la Thrace et les pays voisins du Danube,
Les Turcs appartiennent à la même race que les Tartares, disséminés en Russie depuis la Crimée jusqu’à Kazan, et dont une coionie s’est établie en Lithuanie. Étrangère à l'Europe, ou du moins u'y ayant occupé anciennement que les règions Ouraliennes extrêmes, au nord de la Caspienne, cette race y est aujoud’hui domiciliée, et nrobablement établie pour des siècles. Mais les Tures se sont incorporés un grand nombre de familles grecques et une partie des anciennes nations, tant d'Asie mineure que de la Thrace. Les Turcomans, dont une branche est établie en Macédoine, ont conservé leur sang asiatique sans mélange,
Vers le nord-est de l'Europe, nous distinguons deux grandes fumil-
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EUROPE ; NATIONS, LANGUES, ETC, 947 les de nations et de langues, probablement indigènes depuis des milhers d'années ; quoique les noms des Slaves et des Finnois n'aient pas
{frappé les oreilles dédaigneuses des Grecs et des Romains. Ces deux
races populeuses ont occupé, dès les premières lueurs de l’histoire, tous les pays compris sous les noms vagues de Scythia et de Sarmatia, car tous les noms topographiques de ces pays viennent du slavon ou du finnois, exeepté quelques-uns, en petit nombre, qui sont dus à l’empire momentané des Scythes, des Sarmates, des Ostrogoths, des Huns, successivement conquérants et dominateurs de ces vastes plaines. Il est probable que les Scythes-royaux, tribu mède, dominaient sur des tribus finnoises et slavonnes qui formaient les castes d'agriculteurs et de pasteurs. Les Sarmates paraissent une horde mongole ou tatare, mêlée avec les Scythes et leurs vassaux ; les Æuns étaient une autre tribu mongole ou tatare; l’une et l’autre venant des bords du Wolga ot de la mer Caspienne. A la méme époque où ils se montrent dans ces lieux, les bords du Dniéper et de la Vistule étaient déjà peuplés de nations slavonnes et finnoises.
Les nations slavonnes se divisent, d’après leurs idiomes, en trois b'anches : 4° les Slavons orientaux, comprenant les Russes, mélange de Roxelans, de Slaves, et de Scandinaves; les Rousniaques en Gallicie, les Slavons danubiens ou Serviens, Esclavons, Croates et autres; les soi-disant Windes d'Autriche ; 2° les Savons occidentaux, composés des Polonais, des Bohèmes ou Tchéches, des Slovaques de Hongrie, des Sorabes ou Serbes dans la Lusace; 3° les Slavons septentrionaux ou les Vénédes des anciens Scandinaves, grande race plus anciennement civilisée, mais aussi plus anciennement mélangée que les deux autres; elle comprend les restes des Wendes germaniques, tels que Polabes, Obotrites et Rugiens, fondus avec les Allemands leurs vainqueurs ; les Paméraniens, entre autres les Kassubes, subjugués par les Polonais ; les anciens Prussiens ou Prutzi exterminés ou réduits en esclavage par les chevaliers teutons ; enfin, les Lithuaniens ou Lettons, seule branche qui ait conservè un resta de son ancienne langue, quoique mêlée de scandinave et de finnois.
Les Valaques, dans l’ancienne Dacie et les pays voisins, sont un mélange d’anciens Gètes, de Slavons et de Romains; aussi pourrait-on avec quelque raison compter la langue valaque parmi les filles du latin. Les Bulgares sont une tribu tartare venue des environs de Kazan, où
13 CHAPITRE ne
peut-être elle dominait sur des vassaux finnois; arrivée au pied dn mont Hémus, elle s'est mêléo avec des Slavons danubiens, dont ell;a en partie adopté la langue.
Les Finnois, que Tacite a désignés sous le nom de Fenni, et Stra!cn sous celui de Zoumi, errent probablement depuis un temps immo. rial dans toute la plaine orientale de l'Europe, et quelques-unes de leur; tribus, peut-être mélangées, ont été comprises par les Grecs parmi les Scythes d'Europe. Leurs restes ont été repoussés par l'accroissement immense de la famille slavonne vers le nord et l’est, Les Lapons, probablement mélés de Huns ; les Finnois propres en Finlande ; les Esther, les Lires où Livoniens anciens, les Permiens Où Biarmiens, mêlés do Scandinaves, particulièrement de Norwégiens, quiau x° siècle fonder nt parmi eux un Elat puissant; cufin les Hongrois où Magyars, mélange de tribus finnoises et turques, telles nous paraissent les branches avirées de la race finnoise que les Russes nomment Tchoude. Sans doute on peut avec quelque raison en détacher les Hongrois, en les slassant à part comme un peuple mixte, quoique très-ancien.
Les Samoyèdes, les Siriaines, les Tchérémisses, les Mordouïns, paraissent des tribus nomades venues d'Asie, et qui, subjuguées tour à tour par les Bulgares, les Hongrois et les Permiens, ont adopté des mots de plusieurs langues, de sorte que leur origine est devenue incertaine,
A l'ouest des Slavons et des Finnois, dans le centre ct le nord de l'Europe, demeurent les nations de la famille teutonique. Les Allemands, les Scandinaves et Ics Anglais, sont les trois principales divisions politiques; mais il est nécessaire, sous le rapport de la langue, de sabdiviser les Allemands en deux branches, celle des montagnes ou du midi, et celle des plaines ou du nord. Les durs et rauques dialectes du haut allemand embrassent {a Suisse, la Souabe avec l'Alsace, la Bavière, les Etats Autrichiens, la Silésie et la Transylvanie; les idiomes plus doux ct plus flexibles du bas allemand, se subdivisent de nouveau et très-distinctement en hollandais et flamand, restes de l’ancien belge, ou frison, répandu du Zuyderzée jusque dans le Sleswick, eten bas on vieux saxon, parlé depuis la Westphalie et le Holstein jusque dans la Prusse orientale. Enfin, entre ces deux variétés de lallemand presqu'aussi différentes entre elles que l'italien et le français, on trouve les idiomes de la Saxe proprement dite, de la Franconie, et de la classe
supérieure mand par prononciat
Les nali:
ct Jutlanda tement dis Hollandais l'ancien sc
Lien, dans
avec le die deux lang es de Fi desbrancl civilisatio traces de Les Ans rclges, dé les diale anglais, O tion violc les Norm son origi SuMolk, 1 chés des L'occi langues marque guées.
Les Ba vent und partie d l'Ibérie, aussi su Les C4 ducs.
Alpes e
ée au pied dun ns, dont clloa
ni, et Slracn mps IMMO S-1n08 de leur:
irecs parmi les ‘accroissement »s Lapons, pr'o= ide ; les Este, tiens, mêlés do siecle fonder 1!
rs, Mélange de branches avtde. Sans doute n les classant à
uins, paraissent tour à tour par té des mots de incertaine, ect le nord de Les Allemands, ivisions proliti- 1e, de sabdivi- 108 où du midi, \lectes du haut la Bavière, les s plus doux ct au et très-disien belge, ou k, eten bas on usque dans la allemand presçais, on trouve et de la classe
EUROPE : NATIONS, LANGUES, ETC. 41) supérieure en Livonie et Esthonte, idiomes qui tiennent au haut allemand par la forme des mots, et au bas allemand par la douceur de la prononciation,
Les nationsscandinaves, divisées en Suédois, Goths, Norwégiens, Danois ct Jutlandais, forment une funille très-auciennement stparte et parfaitement distincte des nations allemandes, parmi lesquelles cependant les Hollandais, les Frisons ct Jes bas Saxons s'en rapprochent, Les restes de l'ancien scandinave, tel qu'il était auix' siècle, subsistent dans le dalécare
Aie, dans Ie vieux norwéyien des vallées des Dofrines, dans l'islandais,
avec le dialecte de Férocr et l'idiome appelé norse des îles Schetland. Les deux langues modernes, le suédois qui règne entre la Suede sur les côts de Finlande, etqu'on parle aussi dans la Norwége, sont également desbranches de l'ancien scandinave, mais appauvries ct adoucies par la civilisation. Un troisième dialecte, 1e jutlandais conserve encore des traces de l’ancien anglo-saxon, qui s’y est mêlé à l'ancien scandinave,
Les Anglais ct les bas Écossais ne sont que des colonies successives de iclges, de Saxons, d'Anglo-Saxons, deJutlandais etde Scandinaves, dont les dialectes, naturellement fondus ensemble, produisirent 1e vieux anglais, où l’anglo-dano-saxon, langue qui fut corrompue par lintroduction violente d’une foule de locutions latines francisées, apportées par ls Normands; s'étant depuis de nouveau reformée et rapprochée de son origine, elle est devenue l'anglais moderne; mais il exisie dans le Sufolk, l'Yorkshire et la basse Écosse, d'anciens dialectes plus rapprochés des langues teutoniqnes.
L'occident et le midi de l'Europe sont aujourd'hui le domaine des langues romaniques ou dérivées du latin; mais il faut d’abora v remarquer le reste des anciennes langues des nations opyrimées et suhjuguées.
Les Basques, resscrris aux pieds des Pyrénées occidentales, conservent une langue des plus originales et des plus mémorables de notre partie du monde; cette langue cst un reste de la langue générale de l’Ibérie, c’est-à-dire de l'Espagne orientale et méridionale ; elle régnait aussi sur la Gaule aquilanique.
Les Celtes sont une des races primitives européennes les plus répanducs. L'histoire la plus ancienne nous les montre établis le long des Alpes et à travers toute la Gaule, d’où ils se sont répandus, à une épo-
que tres-reculée, dans les parties centrales et occidentales de l'Espagne, ainsi que dans les îles Britanniques. Des migrations postéricures eu firent reflucr les essaims sur l'Italie, la Thrace et même l'Asie mi. neure. Il en reste une branche très-ancienne, les Zrlandais indigènes, dont selon quelques-uns, les hauts Écossais sont une colonie. La langue erse Ou gaélique est le seul monument authentique de l’ancienne langue celtique.
Les anciens Belges étaicnt, à une époque quelconque de leur histoire, un peuple mixte de Celtes et de Germains ; mais on pourrait soutenir avec avantage que dans leur origine ils n'étaient que Germains. Ayant conquis une partie de l’Angleterre et de l'Irlande, ils s’y mélèrent avec les Celtes purs; les uns et les autres furent repoussés par les Anglo-Sexons dans le pays des Galles, dans le Cumberland etle Cornouailles, d'où une partie retourna sur le continent et peupla la basse Bretagne. La langue galloise, encore vivante, es un débris de la langue des Belges, débris très-différent de ce qui reste des Celtes véritables. Plus moderne, l'idiome bas-breton est encore d’une nature plus mixte. Les Gallois appellent leur langue le kumraïgh où kymri, d’où les auteurs latins du moyen âge ont tiré le nom de Cambriens ; mais c’est sans raison suflisante que quelques systèmes ethnographiques en font des Cimbres.
Telles sont les trois anciennes races indigènes de l’occident de l’Europe. Les Romains y ont porté leur langue, surtoutle dialecte populaire, la romana rustica, qui, en se mêlant avec les langues indigènes, dut de très-bonne heure produire des idiomes provinciaux, quoique le latin classique régnât dans les villes et dans l'Église. L’irruption des peuples du Nord, presque tous de race teutonique, introduisit un nouveau mélange et une nouvelle grammaire dans les dialectes latino-gaulois et latino-ibéricns. La langue romance, préparée depuis des siècles, parut presqu'au même instant dans tout l'occident romain. De là sortirent l'italien, avec ses dialectes lombard, vénitien, sicilien etautres : le pro vençal, la langue d'oc ou occitanique, 1c limousin et le catalan, qui sont des branches directes de l’ancien romance; 1e français, dont quelques branches, telles que le wallon, le picard, ont dû exister bien des siècles avant le nom français, l'espagnol proprement dit ou le zustillan, et le gallicien, souche du portugais,
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Les iangues grecque, albanaïse, turque ct finnoise, dans l'Orient ; les
| langucs basque, celte où erse et kymrique ou galloise, ne sont que secondai-. | res aux yeux del'arithmétique politique, quelque intéressantes qu'elles
soient pour l'historien. Car ces 7 langues ne sont parlées en Enrope que par 25 à 30 milions, tandis que les trois grandes familles se partagent une population européenne de plus de 200 millions,
L'£urope renferme encore des restes d'Arabes, distingués dans l'île de Candice sous le nom d’Abadiotes, confondus dans le midi de l'Espagne avee la masse; elle compte encore au nombre de ses habitants, mais seulement comme nomades, deux tribus Kalmoukes établies entre le Wolga et le Don. Nous pouvons encore regarder comme des restes de nations les Juifs, tant errants que fixes, les Zigeunes où Bohémes, ancienne caste indienne, et quelques autres races locales, plus ou moins traitées en proscrits.
La religion chrétienne, dans ses diverses formes, est professée par la proique totalité des Européens; l'Église grecque où schismatique, qui se donne à elle-même le nom d'Église grecque orthodoxe, règne sur les Grecs, sur une partie des Albanais et des Bulgares, sur les Serviens, les Esclavons, les Raitzes (en Hongrie), les Valaques, les Moldives, et sur la puissaute nation des Russes. L'Eglise grecque compte en Europe environ 50 millions de membres. C'est dans le midi, l'ouest et une partie du centre, que règne l'Eglise latine, la première de toute la ctholicité,; l'Espagne, le Portugal, l'Italie, la Belgique, les neuf dixièmes de la France, les quatre cinquiemes de l'Irlande, la moitié de l'Allemagne et de la Suisse, les trois quarts de la Hongrie et de l’ancienne Pologne, n’ont avec l'Église de Rome qu'une mêne langue pour prier; celte même Église compte bien des membres en Angleterre, en Holkude, en Turquie et peut se glorifier de régner sur 400 miilious au moins d'Européens. L'Église évangélique où protestante, répandue dans le nord, est, conformément à son principe de libre examen, divisée en mille uuances de doctrines, parmi lesquelles se distinguent le luthéranisme, dominant dans les deux Saxes, le Wurtemberg, la Hesse ét autres provinces d'Allemagne, dans toute la Scandinavie, dans les
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provinces baltiques de la Russie, dans la Prusse; le presbytérianisme où calvinisme, répandu en Suisse, en Allemagne occidentale, en Hollande ct en Écosse, le système amglican, qui régne dans l'Angleterre et qui opprime l'Irlande. On trouve aussi des chrétien< évangéliques en France, en Hongrie, en Transylvanie, et dans les vallées du Piémont; leur nombre total s'élève à 50 millions. Outre ces trois grandes divisions de l'Europe chrétienne, il est quelques petites associations religicuses, séparées de la masse, telles queles Sociniens en Transylvanie, les Quakers en Angleterre, les Anabaptistesen Hollande, les Arméniens en Turquie, ct d’autres, parmi lesquelles on ne peut qu'impropremeut placer ls Frères-Moraves Où Herrenhut, distingués des Luthériens uniquement par Jeur discipline.
L'Europe non chrétienne comprend ies Mahométans, au nombre de 4 à à miilions, parmi lesquels les Turcs, les Tartares, les Bosniaques, sont les pricipaux peuples; les idolätres, qu'on ne trouve que vers les extrémités voisines de l’Asie, et qui, en y comprenant les Lapons, les Samoyedes, les Techérémisses, les Wogoules, les Kalmouks, et 3 à 4 autres tribus nomades, ne forment pas un demi-million ; enfin, les duifs, répandus partout, excepté en Norwége et en Espagne, mais nonpreux uniquement en Pologne, Turquie, Allemagne, Hollande, Franer, et dont le total peut aller à 3 millions au plus.
Les gouvernements de l'Europe présentaient, y il a 60 ans, une bic plus grande variété qu'aujourd'hui. Des républiques florissantes, {clles que la Hollande, Venise, Gênes, Raguse; un empire germanique, composé de plus de 300 petites souverainctés féodales, ecclésiastiques ct
municipales ; un ordre souverain, militaire et religieux, celui de Malte |
ou de St-Jean-de-Jérusalem; une grande monarchie élective, la Pologne: voilà ce que le niveau des révolutions a fait disparaître. Aujourd’hui un grand nombre des États de l'Europe sont encore en travail pour se constituer sur de nouvelles bases. Larévolution de février a eu pour premier effet de transformer brusquement des monarchies absolues en meuuarchies représentatives. L'influence prépondérante des empires de Russie, de France et d'Autriche, comme si le nom d’empire était plus favorable à la force du pouvoir, a déjà porté quelques gouvernements à retirér des concessions arrachées par les peuples; ce que nous voyons encore ne peut durer ; les nations agitées par l'esprit nouveau devront
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EUROPE : NATIONS, LANGUES, ETC. 303 abdiquer leur prétendue souveraineté ; c’est alors seulement que la géographie politique de l’Europe sera établie sur des fondements solides. En attendant, nous nous bornons à énumérer les forces et les titres des États actuellement existants.
L'Europe offre actucllement 8 républiques : Confédération Suisse, Francfort, Brème, Hambourg, Lubeck, Andorre et Saint-Marin ; 4 empires : France, Russie, Autriche, Turquie; 16 monarchies : Grande-Bretagne, Suède et Belgique, Etatssardes, Deux Siciles, Espagne, Portugal, Grèce, État de l'Eglise (cette derniere est élective); 7 grands duchés : Bade, Hesse-Darmstadt, Saæe- Weimar, Mecklembourg-Schwérin, Mecklembourg-Strelitz, Oldenbourg, Toscane; 44 duchés : Brunswick, Nassau, Saxe-Coboury-Gotha, Saxe-Altenbourg, Saæe-Meiningen-Hildburghausen, Anhalt-Dessau, Anhalt-Bernbourg, Anhalt- Kôthon, Parme, Modène, Lucques ; A5 principautés: Reuss-Greitz, Reuss= Schleitz, Reuss-Lobenstein-Ebersdorf, Schwarzbourg-Rudolstadt, Schwarz- Waldeck ,
Hohenzollern-Sigmaringen, Hohenzollern-Hechingen, Lichtenstein, Monaco,
bourg-Sondershausen , Lippe-Detmold , Lippe-Schauenbourg , Servie, Valachie, Moldavie électorat : Hesse-Cassel, appelée aussi Hesse-Électorale; À Landgraviat : Hesse-Iombourg.
Le rang des puissances est une question compliquée; nous dirons qu'on désigne aujourd’hui sous le nom de cing grandes puissances, la France, V'Angleterre, la Russie, \ Autriche et la Prusse; mais cetie aernière reste lo en arrière des autres, sous le rapport de la population, des revenus et des ressources. Ces cinq puissances comptent ensemble, en Europe seulement, plus de 460,000,000 cl'imes.
La popaiation actuelle de l'Europe est au moins de 240 millions. Cette population, qui forme probablement le quart du genre humain, est très-inégalement distribuée sur la surface de notre partie du monde. Voici des indications approximatives dans lesquelles la population est évaluée par lieue carrée.
EUROPE S{£PTENTRIONALE,
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