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GNEISS

mica, immédiatement accolés les udb aux autres , et dont la texture est à la fois cristalline et Ecbisteose. Cette déEnition de Wemer est exacte; mais en prenant l'ensemble des ^eiss, on voit que leur texture n'est réellement plus granîtoïde, et qu'elle est beaucoup moins cristalline que celle des granités; leur caractère essentiel est la structure schistoïde, déterminée , non-seulement par l'abondance et la disposition du mica , mois encore par celle des autres principes constituants, disposés en plaques superposées (Fig. 19). Ën&n, la structure en grand

t aussi plus stratifiée; de sorte que le gneiss constitue te e des granités aux véritables schistes.

Les substances accidentelles qui se trouvent dans les gneiss sont toujours à l'état cristallin. Ce sont d'abord les principes constituants eux-mêmes, le feldspath qui s'isole en gros cristaax, le mica en nodules pelotonnés et veines cristallines, l'amphibole , la tourmaline , les grenats , l'épîdote , la chlorite. Le gneiss est en outre traversé dans certaines contrées de l'Europe par une multitude de veines et de filons qui l'ont fait autrefois considérer comme la roche métallifère par excellence.

Le gneiss est d'ailleurs une roche subordonnée aux granités plutôt qu'une roche très-puissante et constituant des étendues considérables. La contrée comprise entre Freiberg et l'Erzgebîrge et beaucoup de parties du massif Scandinave, présentent les plus grandes étendues de gneiss que l'on puisse citer dans les terrains anciens de l'Europe, où il est en général ef&cé par le développement dea schistes micacés, talqueux et argileux.

iO^ TERRAINS DE TRANSITION.

L'origine du gneiss a souvent été discutée. On se demandait si ces roches cristallines et si voisines des granités ne devaient pas leur être assimilées. Aujourd'hui que l'on a pu observer sur beaucoup de points, et notamment dans les terrains schisteux de la Scandinavie et des Alpes, des alternances de gneiss avec des roches arénacées évidemment stratifiées et même avec des calcaires , on n'hésite plus à considérer ces roches comme d'origine sédimentaire. Ainsi M. de Buch a reconnu en Norvège des micaschistes et des gneiss charbonneux , stratifiés au-dessus de grauwackes et de roches d'agrégation du terrain de transition. La masse du Saint-Gothard est composée d'alternances de gneiss et de micaschistes en couches très-inclinées, et vers le point culminant, ces couches alternent même avec des granités; or, dans cet ensemble cristallin, il existe ( au Botzenberg) une assise calcaire , en partie anthraciteuse et fétide , qui contient des débris organiques. Cette assise plonge vers l'intérieur du Saint-Gothard et démontre l'origine sédimentaire de tout l'ensemble schisteux auquel elle appartient. D'autre part, la nature cristalline de toutes ces al* ternances prouve que les roches ont subi des transformations métamorphiques postérieures à leur dépôt.

Cette origine des gneiss est d'ailleurs en harmonie avec leur disposition relativement aux masses granitiques protubérantes, qu'ils enveloppent comme d'un manteau, en suivant par une stratification contournée toutes leurs ondulations et toutes leurs inégalités.

Mieasehistes et BtéasehisteB. — Les micaschistes sont composés de quartz et de mica, tantôt mélangés intimement et formant un tout homogène, schisteux et feuilleté, à clivages miroitants dans le sens de la stratification; tantôt, au contraire , distincts et formant des plaques ondulées et superposées. Le quartz en s' isolant y forme souvent des veines ou des noyaux lenticulaires , autour desquels le micaschiste se contourne en déterminant une structure amygdaline.

MICASCHISTES ET STËASCHISTES. i07

Rien de plus variable que la proportion relative des deux éléments constituants , au point que toutes les variétés se succèdent progressivement depuis le micaschiste, composé exclusivement de mica pailleteux, dans lequel le quartz n'existe ni comme ciment, ni sous forme de plaques ou veines interposées, jusqu'au quartz schisteux, dans lequel cette structure est seulement produite par l'interposition d'une faible proportion de mica dans les plans de stratification.

Le mica qui détermine la couleur des micaschistes est trèsvariable sous ce rapport. Les teintes jaunes ou brunes ochreused dominent en général , puis les teintes violacées et rougeâtres , grises ou noirâtres.

La stratification des micaschistes n'est point douteuse , non plus que leur origine sédimen taire. Sans doute les réactions auxquelles nous avons attribué les caractères cristallins des gneiss ont également contribué à la nature minéralogique des micaschistes ; mais la stratification des couches , quoiqu'elle ne soit encore ni très-distincte ni très-continue , prouve que ces roches schisteuses si développées ont été bien réellement déposées par les premières actions sédimentaires. On peut appliquer aux micaschistes ce que nous avons précédemment dit du gneiss. Cette grande abondance du mica cristallin ne peut résulter des actions sédimentaires sur les roches granitiques préexistantes, le résultat de ces actions ayant toujours été Tamoindrissement et la suppression du mica. On doit donc admettre que ce sont des influences métamorphiques qui ont imprimé à ces roches leurs caractères semi-cristallins.

Un assez grand nombre de minéraux accidentels se rencontrent dans les micaschistes et tous à l'état cristallin. Ce sont principalement des grenats autour desquels se contournent les feuillets micacés de manière à déterminer une structure entrelacée et glanduleuse. C'est ainsi que Saussure , descendant du Simplon à Domo d'Ossola, signalait sur le chemin les grenats formant des saillies glanduleuses. Le disthène et la staurotide abondent dans certains micaschistes, notamment au Saint-

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Gothard, enfin on y trouve sur beaucoup de points des tourmalines et des macles.

Le terrain de micaschiste contient souvent des couches de quartz ; assez rarement du quartz compacte , mais plus volontiers de celui que Ton désigne sous le nom d'hyalomicte, divisé par le mica et plutôt granuleux que compacte. Ces quartz alternent en couches dont la puissance varie depuis les veines les plus déliées jusqu'à plusieurs centaines de mètres. Dans les montagnes du Brésil et dans les Andes , il en existe des masses énormes , soit pur, soit mêlé de mica, de talc et de chlorite.

Les masses les plus continues et les plus puissantes de micaschistes que Ton ait citées dans le nouveau continent sont celles de la Cordillère du littoral de Venezuela ; surtout vers l'est , où les micaschistes grenatifères sont très-abondants. Dans la Nouvelle-Grenade ce terrain acquiert jusqu'à douze cents mètres de puissance. Mais il est aussi susceptible de manquer, et nulle part, dit M. de Humboldt, cette suppression n'est plus fréquente que dans les Cordillères du Mexique et de l'An^érique méridionale. Dans le sud des montagnes de Parime, au-dessus de l'Orénoque, le terrain n'est aussi composé que de granité et de gneiss passant au micaschiste : au lever et an coucher du soleil , plusieurs de ces montagnes micacées qui reflètent vivement ses rayons ont beaucoup contribué à répandre le mythe de l'Eldorado.

En Europe , le terrain de micaschiste est peut-être le plus répandu dans les terrains de transition inférieure.

Les stéaschistes ou schistes talqueux sont aux protogines ce que les gneiss et les micaschistes sont aux granités ordinaires.

Ce sont des roches composées d'un mélange intime ou distinct de quartz et de talc , ordinairement caractérisées par des couleurs verdâtres ; elles contiennent principalement comme substances accidentelles la stéatite, l'épidote et la chlorite.

Les stéaschistes sont quelquefois feldspatbiques et consti-

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