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FORMATION INFÉRIEURE

de la période devonienne, marquent remplacement de bassins moins étendus et plus clair-semés.

Enfin , la période houillère a superposé à tous les terrains de transition proprement dits, des bassins encore plus circonscrits et sporadiques qui indiquent une plus grande concentration et une plus grande subdivision des dépôts.

Ce caractère de décroissement progressif de concentration et de dispersion des dépôts, donne une grande unité à la période de transition qui se termine ainsi par les terrains sédimentaires qui accusent la plus grande et la plus longue tranquillité dont ait joui la surface terrestre. Cette longue tranquillité est attestée par le développement prodigieux et général d'une végétation qui a mêlé ses produits à ceux de l'érosion , et donné naissance aux couches de houille.

Nous préciserons successivement par quelques détails géognostiques les caractères de chacune des quatre formations qui constituent la série des terrains de transition.

Formatton de transition tnfértenre.

Les caractères de cette formation résultent principalement de sa composition minéralogique en roches schisteuses» à peu près identiques dans toutes les parties du globe, et qui se lient par des passages insensibles aux roches granitiques anciennes qui les supportent. On peut ajouter que ces roches schisteuses, généralement plus cristallines que celles de la formation silurienne, ne contiennent point de débris organiques. Enfin , leur stratification est toujours moins nette et plus tourmentée que celle des formations supérieures , et les couches semblent former une enveloppe continue au-dessus des granités plutôt que des bassins limités et d'une forme déterminable.

On a quelquefois essayé de distinguer de cette formation les terrains tout à fait inférieurs et métamorphiques qui constitueraient ce que Ton peut appeler les roches primitives. Mais cette distinction n'est réellement pas possible, en ce sens que

tous ces terrains d'autant plus cristallins qu'ils sont plus rapprochés des granités, ont des caractères de stratification à peine saisissables. Il est certain d'ailleurs, que cette première classe de roches de transition peut comprendre des dépôts plus modernes que nous ne le supposons, dépôts qui doivent leurs caractères à des altérations postérieures ; mais les distinctions toujours contestables que l'on pourrait faire à cet égard ne peuvent conduire à aucune application utile, et il est plus simple de comprendre tous les terrains semi-cristallins et sans fossiles dans une même formation inférieure.

Si , comme on le suppose, les granités formèrent autour du globe en fusion une enveloppe continue qui fut la première consolidée par son refroidissement, on doit admettre que les eaux, en se condensant et s' étendant sur la surface , la trouvèrent d'abord régulière et couverte de peu d'aspérités. Les eaux durent, en conséquence , exercer leur action érosive et sédimentaire d'une manière d'abord presque générale, et donnèrent naissance à ces roches mixtes, directement émanées des granités.

Pendant cette longue période , les premiers soulèvements durent se produire, de manière à créer des terres émeigées, dont une partie devait échapper à tous les dépôts sédimentaires des périodes suivantes et rester, comme les témoins de la première action des eaux, sur l'écorce à peine refroidie du globe terrestre.

GnetsB. — Les gneiss recouvrent généralement les grandes masses granitiques et peuvent par conséquent être considM comme servant de base aux terrains schisteux stratifiés.

Les principes constituants du gneiss sont les mêmes que ceux du granité, et la différence des deux roches repose unique ment sur leur mode d'association. Le gneiss est moins cristallin, et présente une structure schisteuse, souvent très-contom^ née , qui résulte surtout de l'abondance du mica et de sa disposition suivant des plans continus : c'est la roche désignée longtemps par Saussure sous le nom de granité veiné; celle que Werner définit une roche composée de feldspath » quarts et

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