‹ Géologie appliquéeChapitre 33 sur 100 · FORMATION DE TRANSITION MOYENNE · texte numérisé non relu

FORMATION DE TRANSITION MOYENNE

ion , tantôt à grains grossiers et parmi lesquels on distingue 38 éléments roulés et altérés des roches granitiques ou schiseoses aux dépens desquelles elles ont été formées ; tantôt à rains fins, à ciment argileux, micacées et passant progrèsivement aux schistes argileux.

Les grauwackes marquent, dans le massif de transition de El Bretagne et de la Normandie , la séparation des terrains de ransition moyens et inférieurs. Ainsi , disent MM. Dufrénoy i Ëlie de Beaumont dans leur description géologique de la **rance , on rencontre sur beaucoup de points des départements le la Manche et de TOrne, et notamment dans la petite chaîne lite des buttes de Clecy qui traverse le département de la Manihe dans sa plus grande largeur, des poudingues et des grès [uartzeux inclinés à 25 degrés, recouvrant les couches presque verticales des schistes luisants et satinés de la formation inërieure. Les mêmes poudingues , à cailloux quartzeux avec [uelques fragments de feldspath et de schistes argileux , exisent aux environs de Saint-Brieuc et sur tout le littoral silurien ndiqué par la carte géologique de France.

C'est dans la partie supérieure des terrains de transition Doyens que Ton rencontre les premiers dépôts calcaires de [oelque importance. Ces dépôts ne sont que locaux , mais ils mpriment à ces parties du sol un caractère particulier d'autant >lus saillant , que d'immenses étendues de terrains de transiion plus anciens se trouvent dépourvus des roches calcaires lécessaires aux constructions et à la fabrication de la chaux.

Ainsi, les schistes ardoisiers à trilobites des environs l'Angers contiennent, sur plusieurs points, des calcaires loirs, compacts et esquilleux, avec trilobites et entroques. Le îalcaire des environs de Brest et ceux des environs de Dudley , aractérisés par les mêmes fossiles auxquels s'adjoignent les ^pirifères , les productus et de nombreux polypiers , sont des ypes de ces formations locales auxquelles on peut assimiler les alcaires beaucoup plus étendus de la Suède , qui contiennent es mêmes débris organiques.

114 TURAI^S DE TBARSITIOK.

F^rmati^B de traBsiti^B smpérlewe.

Cette formation que l'on appelle souvent dêtonienne ou anthraxifere, présente des t}*pes minéralogîques très-distincts.

En Angleterre, elle comprend un étage arénacé très-puissant . appelle le rieur grès rovge , parce que les roches sont fortement colorées par du fer à Tétat de peroxyde ; cet étage arénacé est surmonté par les roches calcaires , dites calcairet carbonifères .

En Belgique et dans le nord de la France , ainsi que dans la Prusse rhénane , la formation de transition supérieure est représentée par des alternances de roches arénacées, brèches, poudingues et psammites . avec plusieurs étages de calcaires carbonifères.

Enfin , sur d*autres points et notamment dans l'ouest de la France de Doué à Xort, cette formation est représentée par des dépôts de grès, deschistes et de calcaires, souvent charbonneux, et renfermant de petites couches d'anthracite ou de houille.

Vieux grés ro«^. — Le vieux grbs rouge est un étage entièrement arénacé qui , dans plusieurs contrées et notamment dans les districts de l'ouest en Angleterre, constitue la base de la formation dévonienne.

Cet étage est composé d'assises alternantes de grès, de poudingues et de conglomérats , dans lesquelles le principe dominant est le quartz, et, bien que ces roches se rapprochent quelquefois de la grauwacke par la présence de fragments granitiques ou schisteux, la prédominance constante du quartz et la nature ferrugineuse du ciment qui donne un aspect rouge sombre à Tensemble du dépôt, sont des caractères suffisants pour les distinguer. Les grès ou psammites sont ordinairement plus répandus que les conglomérats, surtout lorsque la formation est très-dé veloppée: ils sont quelquefois veinés de bleuâtre, de jaunâtre et de rouge plus ou moins sombre. Ces variations de nuances ne suivent pas toujours les lignes de strati-

Page 1