ÉTENDUE ET RICHESSE DES BASSINS HOUILLERS
tiaires jusque vers Brioude; le bassin de l'Aveyron , connu par les exploitationç de Decazeville et d'Aubin ; le bassin du Gard ou de la Grand'Combe.
Outre ces bassins principaux , il en est un grand nombre de petits , cinquante environ , dont l'étendue , la richesse et les produits sont moins importants. L'ensemble de tous ces bassins ne représente pas en France une superficie de plus
de 400 000 hectares , dont Texploitation est arrivée à fournir annuellement six millions de tonnes de houille.
GIseaieMt et allare des «•«chea de ho«llle. — La houille forme des couches, d'épaisseur et de continuité très-variables, mais dont le caractère constant est de se conformer à toutes les allures des couches de schistes et de grès houiller entre lesquefles elles sont comprises. Cette stratification est indiquée non-seulement par les limites du toit et du mur, mais encore par les variations de nature, de pureté, qui ont lieu généralement suivant des lignes parallèles à celles du toit et du mur, par des filets de schiste intercalés , et par des barres continues qui divisent les couches en plusieurs assises. Enfin, les houilles elles-mêmes présentent souvent un grand nombre de délits , qui rendent leur structure rayée et plaieuse , suivant le sens de la stratification.
La stratification de la houille ne doit pourtant pas être considérée comme absolue , et être comparée à celle des couches calcaires ou argileuses des grandes formations sédimentaires , ni même à celle des grès et des schistes qui alternent avec elle. Certains g^tes présentent des formes massives, ondulées, sans que ces ondulations soient motivées par Tallure du terrain, et démontrent que l'origine de la houille comporte, tout à la fois, des couches minces , continues et de la plus grande régularité , et des couches puissantes, tellement limitées et irréguliferes qu'elles peuvent être assimilées à des amas.
Le nombre des couches de houille dans un même terrain pariât, ainsi que leur puissance et leur continuité, sujet à de trèsgrandes variations. Cependant, il y a une certaine liaison entre
ces diverses conditions : les couches minces et régulières sont assez ordinairement continues et multipliées ; les couches puissantes et inégales sont, au contraire, peu nombreuses et limitées dans leur étendue. Ainsi, dans le bassin de Mons, on compte plus de cent couches de houille distinctes, dont la puissance ordinaire varie de O^jSO à 1",50. Dans nos houillères du Nord , il y a peu de centres d'exploitation qui ne comptent six, huit, douze couches de houille et au delà , mais la puissance de ces couches dépasse rarement 1 mètre , et la plupart de celles qui sont exploitées n*ont que 0™,60. Ces couches minces se maintiennent d'une manière continue sur des longueurs de 3, de 6 kilomètres, et il est même probable qu'elles existent sur des étendues plus grandes encore.
Cependant on ne doit pas, même dans le cas d'une très-grande régularité, supposer aux couches de houille une continuité égale à celle du terrain houiller. Par exemple, il y a, comme nous l'avons dit plus haut, interruption entre Valenciennes et la frontière belge; de telle sorte que les couches d'Anzin ne sont pas celles de Mons, et que celles-ci n'ont probablement pas de continuité réelle avec les couches de Liège ou de Charleroy.
Les mêmes remarques peuvent s'appliquer à d'autres bassins houillers, et, dans un bassin d'une grande étendue, on peut considérer la houille comme formant , dans les couches de grès et de schistes , des bassins spéciaux et subordonnés , souvent isolés les uns des autres par des parties stériles , et dont les couches, différentes de nombre et de puissance, n'ont entre elles aucun rapport réel de continuité.
Lors donc que l'on aura trouvé les grès et les schistes houillers , on n'aura pas pour cela trouvé la houille , fiit-on sur le prolongement en direction ou en inclinaison de couches connues. Pour former une hypothèse probable à ce sujet, il faudra d'abord étudier les conditions spéciales du terrain sur lequel on opèieet .f|il calculer, d'après les parties connues, les chances que Ton peut avoir de trouver des couches de houille dans les parties que l'on ne connaît pas.