‹ Géologie appliquéeChapitre 37 sur 100 · ÉTENDUE ET RICHESSE DES BASSINS HOUILLERS · texte numérisé non relu

ÉTENDUE ET RICHESSE DES BASSINS HOUILLERS

Les houilles maigres, depuis les variétés anthraciteuses éx- )]oitées à Yicoigne et Fresne dans le nord de la France, aux invirons de Namur en Belgique, à Rolduc près Aix-la-Cha- >elle et dans la partie méridionale de la Ruhr , jusqu'aux louilles maigres à courte flamme qui dominent dans le bassin le Charleroy , forment une série de couches qui commencent lans les alternances mêmes du calcaire carbonifère , et caractérisent les dépôts houillers inférieurs. Les houilles de forge, employées surtout à la fabrication du coke, sont au-dessus et forment la série moyenne des couches ; les houilles flénues qui ne donnent que des cokes légers et sont de véritables houilles à gaz, n'existent guère qu'aux environs de Mons et sont superposées aux deux séries précédentes.

Les bassins lacustres dispersés autour des terrains de transition du centre et du midi de la France , présentent la houille dans des conditions différentes. Elle y est généralement en couches moins nombreuses , plus puissantes et moins régulièrement stratifiées.

Les deux bassins de Saône-et-Loire , dont les principaux centres d'exploitation sont le Creusot, Blanzy, Montchanin et Épinac , ne renferment pas plus de dix couches , du moins dans Icf) parties qui sont reconnues par les travaux souterrains; mais, parmi ces couches, il en est deux à Blanzy, qui ont une puissance de 10 à 16 mètres. La couche du Creusot, de même puissance, atteint dans ses renflements plus de 30 mètres , et cette épaisseur est même de 40 mètres à Montchanin.

Le bassin houiller de la Loire est celui qui contient la plus grande épaisseur de couches de houille. Ces couches, au nombre de vingt-cinq, sont réparties dans quatre étages distincts de dépôts arénacés.

L*étage inférieur ou de Rive-de-Gier est le seul qui couvre tonte l'étendue du bassin dont la superficie est de 24 000 hectares. Cet étage, formé des gros conglomérats de la base, surmontés d'alternances de grès plus ou moins grossiers, con- 1 0

IM TERIIAINS M TRANSITION.

lient d* abord plosieurs couches de qualité généralement médiocre et de 1 à 3 mètres de puissance, que Ton appelle les bâtardes ; puis une couche , dite la grande masse de Rive-de- Gier, de 10 mètres de puissance moyenne et qui atteint jusqu'à 20 mètres dans les renflements. Ce premier développement houiller est surmonté d'une épaisseur de plusieurs centaines de mètres de grès stériles, au-dessus desquels se trouvent les trois étages supérieurs couvrant des espaces de plus en plus restreints.

Ces trois étages , dans lesquels sont ouvertes les mines des environs de Saint-Etienne , contiennent environ vingt couches d'une épaisseur de 1 à 5 mètres. Les espaces qu'ils occupent semblent s'être rapidement rétrécis par l'eflfet du remplissage et de l'assèchement du bassin , à tel point que la formation supérieure ne couvre pas plus de 4000 hectares. Le retrait progressif des eaux ainsi continué , conduirait à l'indication d'un point qui est le centre du bassin, point auquel correspond l'épaisseur maximum des dépôts. Un puits, supposé foncé en ce point central , devrait probablement avoir 12 à 1400 mètres de profondeur pour atteindre la limite inférieure, c'est-à-dire le sol granitique et schisteux dans lequel le bassin est contenu.

Les divers bassins houillers présentent des faits analogues, sinon sous le rapport de la richesse, du moins sous le rapport de la disposition et de la structure. Us sont divisibles en une série d'étages, distincts par les caractères minéralogiques de leurs dépôts arénacés ou des couches de houille qui s'y trouvent. Généralement les houilles les plus maigres sont dans les étages inférieurs, les houilles grasses sont au-dessus, et les houilles maigres à longue flamme caractérisent les étages supérieurs où se trouvent également les schistes bitumineux.

Les principaux bassins de la France , après ceux du Nord, de Saône-et-Loire et de la Loire, sont les bassins de l'Allier, où se trouvent les couches puissantes exploitées à Conmientry et Bezenet ; le bassin de Brassac , qui commence au confluent de l'Allier et de l'Alagnon , et s'enfonce sous les terrains ter-

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