ç, . (Grande oolite , calcaire' de Caen
[intérieure. .| ^^giles et marnes à bélemnites.
! Marnes du liai.
Calcaire lias à gryphées arquées.
Grès inférieur, arkoses.
I /Marnes irisées.
Formations du trias. . .| Calcaires muscheikalk. (Grès bigarrés.
/Grès des Vosges.
Formations pénéennes. /Calcaires magnésiens, zechsteiii. (Nouveau grès rouge.
Si l'on jette un coup d'œil sur cet ensemble des terrains se^ <^daire8, on voit que la série commence par des dépôts aréi^Hcés, grès rouges et bigarrés , accompagnés de marnes et ^ quelques bancs calcaires , tandis que les parties moyenne et supérieure se composent principalement de calcaires et 4'argiles.
Les grès rouges et bigarrés de l'époque secondaire, et pat conséquent postérieurs aux dépôts houillers , contiennent souvent des débris de roches porphyriques qui ne se trouvent dans les roches arénacées antérieures.
Cette postériorité à de grandes éruptions porphyriques pa-
rait être la cause de l'immense quantité de peroxyde de fer anhydre que contiennent les formations rubéfiées qui sont à la base des terrains secondaires. Les éléments ferrugineux ne peuvent en effet avoir été fournis par les roches préexistantes, et c'est l'intérieur du globe qui apparaît à toutes les périodes géologiques comme la source naturelle des oxydes de fer répandus abondamment dans un si grand nombre de formations.
Ce qui donne souvent aux dépôts secondaires une physionomie tout à fait spéciale , ce sont les perturbations fréquentes qu*ont éprouvées ces dépôts sur un grand nombre de points.
Les montagnes du Jura , formées principalement par les culcaires de Tépoque jurassique ; toute la région des Alpes qui nous présente les couches jurassiques et crétacées avec tant de bouleversements ; la chaîne des Pyrénées en partie formée de dépôts crétacés, les montagnes de 1* Atlas qui sillonnent tout le nord de l'Afrique et qui sont presque exclusivement crétacées. les Apennins et tant d'autres régions montagneuses qui encaii»sent le bassin de la Méditerranée , nous montrent les terrains secondaires sous un aspect bien différent de celui des régions planes du nord de la France.
Les révolutions du globe, en mouvementant ainsi une grande partie des- surfaces secondaires, ont imprimé aux dépôts qui les constituent des caractères particuliers, frappants pour tous ceux qui les parcourent. Les versants dénudés des vallées présentent les inclinaisons rapides et souvent courbées des étages argileux et calcaires ; les failles y placent à coté les uns des autres les dépôts arénacés inférieurs et les dépôts a^ grlo-calcaires supérieurs.
Les grands dépôts calcaires de l'époque secondaire ne sont pas propres à retenir les eaux. Les cassures qui les sillonnent leur ouvrent, au contraire, des voies souterraines que leur circulation agrandit; ces eaux déterminent ces cavernes si fréquentes , curiosités naturelles d'un grand nombre de localités, ainsi que les phénomènes des sources tantôt intermittentes