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FORVATION DU GRÈS VERT

sable 9 sans qu'il soit possible de saisir une limite entre la craie glauconieuse compacte et la glauconie sableuse qui en forme les assises inférieures. La craie glauconieuse contient souvent du fer phosphaté en rognons , des nodules à surface cristalline et à cassure radiée de fer sulfuré , et du bois pétrifié. Certaines couches abondent en fossiles et sont surtout remarquables par de nombreux madrépores à l'état calcaire ou siliceux. Les silex pyromaques ou calcédonieux y forment des lits quelquefois très-rapprochés ou bien se trouvent disséminés dans la masse. Cette formation inférieure se lie d'ailleurs avec la formation supérieure , de sorte que la ligne de démarcation est souvent difficile à saisir. A la côte Sainte- Catherine, près Rouen, cette ligne de démarcation est indiquée par une petite couche qui contient beaucoup de fossiles (ammonites, scaphites, nautiles, hamites, etc.). Au cap de la Hève on voit la formation du grès vert reposer sur l'étage ooUtique supérieur, et comme la cote Sainte-Catherine présente principalement le développement delà formation crayeuse, l'ensemble de ces deux coupes donne le développement du terrain crétacé.

La coupe du cap de la Hève présente à partir de la base :

Cftleaire marneux à gryphét virgule , marnes et grès appartenant à l'étage

ooUtique supérieur 15", 0

Sables et poudingnes ferrugineux 4 ,5

Marne noire à grains verts 2 ,0

Sables ferrugineux à gros grains 4 ,5

Glaooonie très-verte, sableuse , 1 ,0

Manie grise glauconieuse et grès 1 |5

Glmuoonie sableuse 1 |5

Marne dure glauconieuse avec sélénite , fer pyriteux globuliforme et

fossiles 2 ,5

Craie glauconieuse micacée, dure, en masses non continues 1,5

Argile brune micacée, avec fouiles 1 «5

Craie dure, glauconieuse 1 «5

Craie glauconieuse à nodules siliceux et glauconieux 7 ,0

Craie glauconieuse avec silex cornés et silex pyromaques, par bandes

horizontales nombreuses et rapprochées 20 ,0

Craie jaune à points verts 15 ,0

Silex pyromaques jaunes 10 ,0

Sable fin 3 ,0

190 TERRAIHS SKONOAmES.

On voit que la formation crétacée inférieure dont ortie coupe donne la composition diffère sensiblement de ce qii'cSe est en Angleterre , principalement par la prédominance des couches calcaires.

La formation crétacée inférieure présente des caractère» analogues dans tous les affleurements de la France septentrionale. On y retrouve le tauriia, représenté par des roches ili fois sableuses , argileuses et calcaires , contenant une grande quantité de quartz roulé. Ces roches sont recouvertes par de» argiles et des marnes qui représentent le gault; puis, paruie assise crayeuse.

Vers l'ouest , dans la Touraine et la Sologne, la formation inférieure est surmontée par une assise arénacée siliceuse, qû modifie d'une manière sensible les conditions de la végétation. En effet, la craie tufTau, qui est au-dessous des sables, constitue le sol fertile de la Touraine , tandis que l'assise sableuse qui la couvre dans la Sologne, rend la contrée stérile, et donne naissance à des landes.

La craie tufTau qui forme l'étage supérieur de la formation est d'un blanc jaunâtre, plus ou moins parsemée de grains chloriteux qui la font passer à la craie glauconieuse et aux sables verts. En beaucoup de points elle renferme des silex blonds ou cornés , dont la présence annonce déjà le passage à la craie marneuse. La craie tuflfau est d'une solidité très-variable ; tantôt presque friable, tantôt assez consistante pour servir de pierre de construction ; dans la Touraine elle est exploitée pour cet usage , ainsi que pour l'amendement des terres.

En Belgique, la formation crétacée inférieure a été divisée en trois assises : la première est arénacée, composée de sables et de grès, dont les couches inférieures sont simplement «liceuses, et dont les couches supérieures sont caractérisées par des grains verts. Viennent ensuite des argiles exploiteras on plusieurs points comme terre à foulon , qui passent à des marnes bleuâtres et représentent la marne gault; elles sont recouvertes par des grès et sables chlorités verts, dont la partie

FORMATION DD GRËS VERT. I9i

ipérienre passe à la glauconie sableuse. Cette assise , qui est > green-sand supérieur des Anglais, abonde en fossiles. Ia zone crétacée qui s'appuie sur le versant méridional des montagnes anciennes du centre de la France, appartient à la >niiation crétacée inférieure; elle repose depuis Angoulême isqu'à Rochefort sur les assises les plus modernes du terrain rasaique, et elle est recouverte par le terrain tertiaire du basi de Bordeaux. Ses caractères minéralogiques sont à peu ^ identiques à ceux des gisements de la France septentrio- ^. Les premières assises sont des grès siliceux, tantôt peu lérents et ferrugineux , tantôt solides et à ciment calcaire. L-dessus de ces grès, mais intimement liés avec eux , existent s calcaires qui présentent de grandes variations de texture ; ^ sont le plus souvent durs et cristallins (Angoulême), ^trefois tendres et firiables comme de la craie des environs ^I^aris. Ces caractères varient suivant les localités et suivant ^ position géognostique des couches. A l'extrémité ouest du *^n, ces calcaires, (depuis les environs de Rochefort jusl'àCahors), sont granulaires, c'est-à-dire composés de petites ^icules arrondies, réunies par un ciment cristallin. Des coues plus ou moins marneuses , analogues à la craie tuffau de Touraine , succèdent à ce calcaire granulaire , tandis que les rties supérieures présentent souvent des calcaires compactes oolitiques.

Parmi les fossiles nombreux qui existent dans cette zone , I uns sont identiques à ceux des dépôts équivalents du nord ; lutres, tels que les hippurites, les sphérulites, etc., sont rticuliers au bassin méridional.

F«raiatl0« erayewse. — La craie forme une large ceinture tour du bassin tertiaire dont Paris occupe le centre. Ainsi partant de Paris et se dirigeant vers le sud, Test ou Touest, voit la craie se dégager de dessous les terrains tertiaires, i ligne d'affleurement passe à Montereau, d'oii elle se confie jusqu'à la Roche-Guyon; elle passe derrière Provins, vant Césanne, derrière Montmirail, devant Épemay, der-

in TERRAINS SECONDAIRES.

rière Laon » an nord de Compiëgne, près Beamrais et Gison* Au delà de ces limites , on trouve dans presque toutes les directions des plaines et des plateaux de craie d'une éto)dii^ considérable.

C'est la craie qui constitue les plaines vastes et stériles de la Champagne pouilleuse, exemple frappant de la complet stérilité du calcaire pur ;' des surfaces considérables restent dénuées de toute végétation , qui reparaît lorsque des roche^sw argileuses ou sablonneuses sont superposés à cette craie. L

plaines crayeuses de la Champagne s'élèvent insensiblemen dans la direction des Vosges jusqu'à Sainte-Menehould, o elles sont remplacées par les calcaires sableux et chlorités d^^ la formation inférieure qui se terminent eux-mêmes à Cler— ^ mont en Argonne.

Autour du bassin de Paris la formation crayeuse est , avons — ' nous dit , bien plus développée du côté de l'est que du coté d^ l'ouest^où c'est au contraire la formation du grès vert qui est la plus étendue. La roche dominante est une craie blanche ^ mélangée d'une quantité plus ou moins grande de saUe sili' ceux , et qui dans sa partie inférieure devient mameusep sableuse et passe au tuffau. Cette craie est essentiellement massive, ce qui tient à son homogénéité qui empêche toute ligne de stratification de paraître , car cette stratification est indiquée la plupart du temps par des rognons de silex , disposés suivant des plans parallèles , et dont la présence caractérise surtout la partie supérieure. Ces rognons sont de silex pyromaques dans la partie supérieure; dans la partie inférieure ce sont des silex cornés. Ils présentent la forme d'ellipsoïdes tuberculeux, plus étendus dans le sens horizontal, et qui tantôt sont isolés, tantôt se rapprochent et se soudent les Jf^^ uns aux autres, de manière à former des lits continus, à sur&ce inégale, glanduleuse, et percés de vides irréguliers. Dans les |j^ carrières de Meudon , ces lits de silex sont distants d'environ |*^ 2 mètres et sont quelquefois a^sez continus pour former couche et servir de toit aux galeries d'exploitation.

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