TERRAINS TERTIAIRES ET ALLUVIENS
trouve des coquillages d'eau douce et des ossements de wimr mifères.
Le nageiflue, qui forme Tétage supérieur de ce puissant dépôt, est principalement composé de fragments arrondis de calcaire, de grès et de quartz compacte, réunis par mi ciment de molasse et quelquefois par un ciment calcaire. A Salzbourg. non-seulement le ciment est calcaire , mais tous les fragments le sont également. Cependant le nagelflue renferme le plus souvent des roches très-diverses , et Ton y trouve même ai un grand nombre de points des blocs de plusieurs mètres cubes de roches dures anciennes , telles que des granités et des porphyres. En général l'agglutination de tous ces éléments n'est pas très-prononcée ; mais quelquefois elle est telle que la roche est susceptible de poli, et que les blocs et les fragments les phu durs se brisent plutôt que de se détacher. La stratification est très - peu sensible dans le nagelflue , et l'on ne peut guère la saisir que lorsqu'elle est indiquée par des lits intercaMs de marnes ou d'argile. Cette roche , étant supérieure aox molasses, constitue la plus grande partie des collines de la Suisse.
Formation tertiaire snpérlenre. — - Les dépôts tertiaires de la formation supérieure constituent au pied des Apennins des collines très-étendues, composées de dépôts sablonneux oo marneux. Ces dépôts subapennins se rapportent à deux étages distincts.
L'étage inférieur se compose d'alternances de marnes grisâtres et bleuâtres dans lesquelles se trouvent un grand nombre de coquilles, dont l'ensemble annoncerait une époque presque équivalente à celle des faluns. Les couches sableuses» superposées à ces marnes bleues, présentent, outre des coquilles encore plus proches des espèces actuelles, des ossements de mammifères, tels que des éléphants, des rhinocéros, des cerfs, etc. , qui les placent parmi les dépôts les plus superficiels.
Le dépôt arénacé de la Bresse, décrit par M. Ëlie de Beau-
FORKATION TERTIAIRE SUPÉRIEURE. Î09
»iit SOUS le nom de terrain d'atterrissement ancien des vals de risère, du Rhône, de la Saône et de la Durance, est un smple à citer comme type des dépôts tertiaires les plus réits et qui doivent être classés dans la formation tertiaire ^érieore.
Dans la vallée de Saint-Laurent du Pont (Isëre), le tern jurassique, le grès vert, la craie et la molasse tertiaire luillère sont en couches inclinées et même verticales, et Ton it sur la tranche des couches de molasse, aussi bien que sur le des couches calcaires qui la supportent, s'étendre en un ind nombre de points de grandes masses de cailloux roulés, ijllomérés, dont la stratification, quoique peu distincte, n'a idemment subi aucun dérangement.
Ce dépôt, qui a probablement rempli toute la vallée de int-Laurent, n'existe plus, dit M. de Beaumont, que le long 3 montagnes de la grande Chartreuse, qui bordent cette val- ' du côté de l'est ; il constitue à leur pied des collines consirables, et semble former une seule assise de plusieurs centies de mètres , divisée en strates irréguliers d'une grande Usseur. Les cailloux roulés sont de grosseur variable, mais [fassent rarement celle de la tête. On y reconnaît les roches queuses des Alpes , et surtout une roche amphibolique qui Onde dans la. rangée des cimes primitives qui s'étend du (^t-Blanc à la montagne de Taillefer en Oisans ; on y trouve ^i des euphotides, des variolites du Drac, du jaspe rouge , ^ quartz micacés grenus, des calcaires, quelquefois siliceux, même du silex, tel qu'il s'en trouve dans les couches jurassi** les et les couches crétacées des contrées voisines. Le ciment bleux qui réunit ces éléments est souvent assez cohérent or donner lieu à un poudingue très-solide et qui ressemble , ^traction faite de la nature des cailloux empâtés, au nagelflue la Suisse ; tandis que le ciment, s'isolant, prend aussi l'astt de la molasse , dont il diffère cependant essentiellement * une époque géognostique postérieure.
Je grand amas de cailloux roulés contient , dan$% le vallon
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de Roize» près Pomiers» un gisement de combustible fosâle^ C'est un lignite compacte, passant au jayet, qui est interadT dans une couche terreuse; peu d'échantillons présentent la texture ligneuse. On a reconnu trois couches d'an on deux (Uàmètres d'épaisseur, séparées par des marnes grisâtres et das grès effervescents ; Ton n'y voit aucun indice de ces oslcsires fétides qui accompagnent constamment et de si près les Ugnitas tertiaires, de même sans tissu ligneux, de la Suisse 0t de la Provence.
Ce dépôt arénacé peut être suivi des environs de Saint*Littrent et Yoreppe dans toute la Bresse ; mais en s* éloignant ainsi du centre de relèvement des molasses, la stratification oeve d'être aussi généralement discordante : on peut néanmoins cd voir encore un exemple dans le vallon où se trouve rancienne Chartreuse de Saint- Aupre, au nord-est de Voirpn. Les csmstères minéralogiques restent toujours constants, et lorsque les dépôts passent aux sables et qu'ils sont peu agglutinés, ils nppellent d'une manière frappante les alluvions actaielles de la Durance, de l'Isère et du Rhône. Le sable, en d^venant trètfin, passe à une marne jaunâtre ou verdâtre; quelquefois il eit bleuâtre , schisteux , micacé et charbonneux. Tel est celpi qii contient les nombreux gisements de lignite des environs de II- Tour-du-Pin : cette fois, les lignites se composent de trow^ d'arbres aplatis, qui présentent généralement la tei^turs ligneuse ; ils difierent ainsi des lignites de Pomiers, mais sont presque identiques à ceux qui sont exploités dans les partie adjacentes de la Savoie.
Dans l'intérieur de la plaine unie de la Bresse, on ne peot guère voir de coupes du terrain que dans un petit nombre Je vallées qui entament des alternances de marnes . de sables et cailloux agglutinés; mais les vallées du Rhône et de la Saône, qui la comprennent dans l'angle qu'elles forment entre elles, mettent sa composition à découvert en beaucoup de points et sur une grande hauteur. Ainsi, les escarpements du Rhône, depuis l'embouchure de l'Ain jusqu'à Lyon, présentent le terrain