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SUBSTANCES ACCIDENTELLES

tout des peignes et des unios, et pourtant elles sont inférieures axxx grès carpathiques (grès crétacés), ainsi que l'indique la coupe. On a expliqué cette anomalie par un renversement complet du terrain , perturbation énergique qui se trouve confirmée par Tétat ployé et tourmenté des couches du terrain tertiaire.

Toutes les masses de Wieliczka ne sont pas composées des mêmes variétés minéralogiques de sel. Le grun-salz ou sel vert est ordinairement le plus rapproché de la surface ; il est mélangé de 5 à 6 pour 100 d'argile qui lui ôte sa transparence. On y trouve du gypse en rognons avec de petits cristaux de sel dans les fissures; on y rencontre également des fragments de grès, de calcaire et de marnes sableuses. Le sel dit sjriza est cristellin et mélangé de sable ; le sel szyhick , qui se trouve principalement dans les niveaux inférieurs , est cristallin à grandes ''^cettes, pur et transparent. Dans les excavations, on a trouvé ^U.grisou qui imprègne aussi les gypses et l'argile; enfin, Comme substances accidentelles, on rencontre de l'anhydrite, ^es sulfates de baryte et de strontiane, et même du soufre, q^i, à Worowicki (à une lieue de Cracovie), est assez abondant pour être exploité.

La succession des couches a été établie ainsi qu'il suit par M. Hrdina.

1* Terrain allaYÎen composé de sable jaone, d*argile ronge et de sables aquifêres. Argiles schisteuses bitumineases, d*an gris sombre. Argiles schisteuses brunes et rougefttres. 2* V t'o 1 -^''S*^^' sali f ères avec sel tort.

V a'^ 1 ni ^;]gg salif^res sableuses arec coquilles et bitume renfermant la salitere. . .\ **, j.. .... ^

sel dit spiza.

Marnes avec anhydrite, contenant le sel dit szybick. Marnes d'un gris sombre arec gypse>fibrenx et bancs de grès. 3' Grès carpathiquel

La Toscane est également une contrée favorable à l'étude des gîtes du sel gemme, car elle contient à la fois un grand développement de gypses salifères et des gites de sel gemme , et présente des phénomènes particuliers [les soffioni] qui paraissent évidemment la suite des phénomènes qui ont intercalé

Si 4 TERRAINS TERflAlRES Et ALLUVIEIIS.

dans les couches tertiaires ces masses de gypse et de sel gemme.

C'est dans les environs de Volterra et de Castellina que se trouvent les gjpses qui fournissent Y albâtre au monde entier. L'albâtre blanc est exploité surtout à Castellina où il se trouve en rognons glanduleux , compris dans trois couches de gypse cristallin grisâtre, assez semblables aux couches gypseusesdes environs de Paris. Les concentrations amygdalines de gypse pur, qui forment lalbâtre , ont cette blancheur et cette translih cidité qui en font le prix. Aux environs de Volterra , les rognons gypseux amygdalins sont moins purs , et se trouvent dans les marnes grises et bleuâtres connues sous la dénomination de mattajone. Ces marnes ont ëté fortement accidentées , et à Volterra même , leurs couches ont été inclinées et soulevées; elles appartiennent à Tépoque tertiaire [marnes subapenninei], et laissent échapper des sources salées qui ont amené la découverte des couches de sel gemme.

Ce que Ton remarque dans les gîtes de la Toscane, c'est» la fois la pureté et la puissance du gypse. Le gisement est évidemment stratifié , soit que le gypse se trouve en grosses masseï? arrondies , à surfaces noduleuses et mamelonnées , enclavée? dans les couches de marne, et se succédant de distance ea distance dans le sens de la stratification, soit qu'il constitue àçB couches épaisses enclavées dans les marnes et assujetties à tous les accidents de la stratification. Les marnes encaissantes ne présentent , sur aucun point , des phénomènes de perturbation ou d'altération qui puissent faire supposer une intercalation du gypse postérieure à leur dépôt. Lés rognons gypseux , quoique non continus , sont évidemment stratifiés et contemporains du mattajone.

Le sel gemme paraît déposé, comme lé gypse, suivant les lignes de la stratification du terrain. Il est exploité par voie de dissolution, après avoir été atteint par plusieurs puits ; la coupe la plus profonde, fournie par un sondage fait aux environs de Tusine des Moije, a indiqué :

SUBSTANCES AeOIDMTXLLES. 21 »

44 marne bleae contenant des gypses albAires.

4f65 Ml ^eniM*

6 Diarue arec gjpse.

Conpe dn terrain J 4,30 marne salff^re analogue an salzthon.

tBrtiairtsaUfère / 11*40 marne bleae«

de la Toscane. . 1 9 marne salifère.

7,90 miifne gypsense.

18,50 sel gemme.

50 marnes bleaes.

De rensemble de ces caractères, il résulte que le terrain sa-

tiftrè etgypseux de la Toscane peut être considéré comme ap*

^artenaiit à la classe. des gisements stratifiés. Les phénomènes

qw ont intercalé le gypse et le sel entre les plans des couches

de oe terrain» l'un des plus récents parmi les terrains salifères,

et qui ont disséminé ces deux substances dans- les matières

nameuses qui le composent, semblent, ainsi que nous Tavons

dit précédemment > liés à l'existence des soffloni, dernière ma'-

i^estation des phénomènes qui auraient agi à l'époque tertiaire

*^^ bien plus d'énergie , et auraient modifié les dépôts , au

'^'^otBent même de leur formation , en y amenant des matières

*yitionnelles.

Les mines de soufre ont les plus grandes analogies de gise- ''^t avec les gypses et le sel gemme. Ainsi, les mines classi- 4^^ et si productives de la Sicile sont ouvertes aux environs ^^ Villarosa etdeCaltanisetta, dans des marnes noires, bitumi- '^^ises, supérieures à des calcaires crétacés, et recouvertes par ^^ dépôts tertiaires pliocènes ; elles appartiennent, par conséî^ent, au terrain tertiaire inférieur. Ces couches marneuses, Contiennent avec le soufre, du gypse, du sel gemme, du bitume ^t du succin.

Certains terrains tertiaires contiennent des couches de lignite qui leur donnent un caractère d'une grande utilité ; tel est le basain de Fuveau près de Marseille, qui par son étendue et ses produits a toute l'importance d'un bassin houiller.

Les lignites de ce bassin alternent avec des couches mariieuses et calcaires a coquilles d'eau douce ; ils sont compactes et se rapportent aux variétés qu'on appelle ligiûte parfait ou

Î16 TERRAINS TERTIAIRES BT ALLUVIENS.

jayet commun. Ces lignites forment sept couches parfiBdteme&t régulières et stratifiées, dans les assises du bassin tertiaire de Fuveau, Crest , Auriol , etc. ; l'épaisseur de chacune de ces couches (de 0*",25 à 1 mètre) est d'une constance telle qu'on les reconnaît à ce seul caractère , dans les diverses parties du

Ces couches sont comprises dans des alternances calcaires et partagent les nombreux mouvements, inclinaisons, plis, failles et rejets qui ont accidenté les. diverses parties du bassin tertiaire. Parmi ces accidents, il en est un qui est propre i œs lignites et qui est connu sous la dénomination de mauillèret. Ce sont des portions de couches où le lignite est tellement fendillé et décomposé qu'il est devenu très-perméable à l'eau. Les exploitations y trouvent la double difficulté, d'infiltrations abondantes et d'une production de nulle valeur. Dans leur état normal, ces lignites tertiaires ont bien l'apparence de la houille , mais ils n'en ont pas la qualité ; cependant , en certains points , en Toscane , par exemple , on a trouvé quelques petites couches d'un lignite assez parfait pour fournir du coke à la distillaticn.

Dans la plupart de leurs gisements , les lignites tertiairesEsont conservé le tissu ligneux à un degré tel, qu'on peut recon — nûtre sur beaucoup de fragments la nature des bois consti — tuants. Le sapin, l'aune, le hêtre et le chêne forment les débris les plus ordinaires des lignites des Alpes , et dénotent ainsi ua changement notable dans la végétation depuis la période hoail^ 1ère. Ce sont de véritables forêts fossiles.

Dépôts Allnvlens.

Toutes les grandes vallées contiennent des dépôts alluviens qui atteignent des hauteurs incompatibles avec le régime actuel des eaux fluviales et dont la composition diffère d'ailleurs des alluvions que ces eaux forment sous nos yeux.

Les dépôts alluviens se présentent généralement sous forme de sables et de cailloux roulés, en couches irrégulièrement stratifiées et meubles, sauf leur agglutination accidentelle par un ci-

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