FORMATION ALLUVIALE
ent calcaire ou ferrugineux. La nature des roches qui ont uni les matériaux et la dimension des galets ou blocs qui s'y myeat, sont les seuls éléments distinctifs de ces dépôts; ais ces éléments , joints à la position géographique des giseents, suffisent pour les caractériser et pour faire reconnaître or point de départ.
Prenons pour exemple les grandes alluvions qui existent le ng de la vallée de la Seine , et dont la largeur atteint sur lelques points plusieurs kilomètres (foret de Saint-Germain » lis de Boulogne, Sablonville) .... Ce sont des sables et cailloux aillés, principalement quartzeux, dans lesquels se trouvent de "OS blocs de calcaire siliceux et de grès tertiaires, dont T origine i reconnaît aisément; il y a de ces blocs qui ont plus d'un mètre ibe. En détaillant le dépôt dans les nombreuses exploitations »Kit il est l'objet, on y trouve de petits noyaux de calcaire ^mpacte jurassique, dont la provenance annonce un point de «part beaucoup plus éloigné, mais encore concordant avec les îts actuels, bien que les débris jurassiques ne soient pas -roeptibles dans les sables aujourd'hui charriés par la Seine.
on trouve en outre de petites paillettes de mica, des fragments - feldspath, et même des blocs- de roches granitiques , dont ^ ne peut guère expliquer la venue qu'en faisant remonter le c^int de départ des eaux bien plus loin. Ces roches sont idenques aux granités et syénites du Morvan.
Les dépôts alluviens des vallées de la Durance, du Rhône et te risère s'étendent des plaines caillouteuses de la Crau jusu*aux blocs anguleux qui existent sur les pentes des Alpes ou u Jura.
La Crau , plaine de cinq myriamètres carrés , présente ne surface de galets incohérents, dont les sept huitièmes sont oartzeux ; l'épaisseur moyenne de ce dépôt est d'environ 5 mètres. On peut reconnaître l'origine de ces galets en ^montant les vallées de la Durance ou du Rhône. Dans la illée de la Durance, on voit des monticules isolés, formés de iilloux roulés , débris d'un plateau élevé d'environ 10 mètres
ils TERRAINS TERTIAIRES ET ALLUYIENS.
aU'de»8us de la plaine, et dont on ne peut attribuer la formation aux causes actuelles. Coa monticules sont composés de eaillon roulés, réunis par un sable fin et micacé, et foiteatit unpoa* dingue pareil à celui qui constitue le fond de la Cfau. On ] reconnaît de même que dans la Crau, des roches aerpentineoses analogues à celles du mont Genèvre et des granités à feld» path rosé, identiques à ceux des hautes Alpes.
Des faits analogues se retrouvent dans la vallée du Rhône : Les environs de Saint-Remi, d'Avignon, de Chftteauneuf» di Montélimart, etc., présentent des amas de cailloux roulés qi constituent des plaines, des monticules, qui ne sont autre cfaoK que le prolongement de la Crau, et Ton peut remonter cecounil de débris jusqu'aux blocs anguleux de la vallée du Drac.
Ainsi , les Alpes apparaissent comme point de départ d( grands courants diluviens, dirigés dans tous les sens, et ces oot rants ont couvert tout le sol environnant de puissants dépM arénacés , composés des débris des roches les plus résistantti* Les courants actuels ont ensuite creusé leur lit dans ces dt* pots, de sorte que les alluvions actuelles sont dominées pei des monticules et par de longues terrasses formées par les ai* luvions anciennes, qui se distinguent parleur niveau plus élevé, par les blocs très-volumineux qu'elles renferment et par h nature de ces blocs.
Ces nombreux courants, dont les Alpes sont évidemment k point de départ, furent-ils des courants réguliers dont les volumes d'eau devaient dépasser ceux de nos fleuves les phM considérables, ou bien leur action fut-elle énergique et passi gère, telle qu'elle dut résulter de débâcles et d'épanchemeni plus ou moins prolongés de lacs étages dans les vallées et le dépressions.
La dernière hypothèse est celle qui concorde le mieux ave les faits. La composition générale de ces dépôts puissants e galets de roches dures , empâtés dans un gravier sableux , ind que en effet que les eaux avaient à la fois une impulsio violente et une grande force de suspension. La présence di
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mes blocs dont ils soilt souvent accompagnés , et que l'on signés sous le nom de htocs erratiques , est en harmonie : cette explication. Il y a de ces blocs qui ont jusqu'à aëtres de longueur et dont les angles sont à peme brisés : il trouve surtout sur les pentes qui dominent le lac Majeur et c de Cotne, à là partie supérieure du vaste dépôt diluvien forme le sol du plateau faiblement incliné que Ton traë en allant de Varèze à Milan, et en général dans les allu- 8 de la rive gauche du Pô. L'absence totale dans ces allus des débris organiques qui auraient pu se développer le dans des eaux trës-rapides , concorde pour annoncer ime m énergi(iue et passagère.
es blocs erratiques sont généralement composés de roches s ; leurs angles sont émoussés et leurs faces présentent quelbis de grandes cassures. Bien qu'on en trouve sur des pentes îinent inclinées, cependant, la plupart du temps, leur po- »n est telle, qu'on ne peut supposer leur transport que par ^hnédiaire d'un fluide doué d'une grande force vive. On tJtitre ces blocs jusque sur les pentes du Jura, et les valqui ont été creusées depuis leur transport rendent leur tien encore plus anomale.
tois l'Europe septentrionale, les phénomènes alluviens nent une physionomie nouvelle et semblent appartenir à îauses plus générales (\\ie celles auxquelles nous attribuons Jluvions des régions subalpines. Les blocs erratiques y en effet bien plus multipliés et dans des positions encore anomales : ces blocs, qui ont ordinairement plusieurs es cubes, se trouvent en quantité innombrable en Suède, Lussie, et généralement dans toutes les plaines basses et ihtJeUses qui bordent la mer Baltique et même la mer emagne, depuis l'Ems et le Weser jusqu'à la Dwina et la a. Ils forment des traînées longitudinales, dont la direction issez généralement nord-sud. On les voit aU milieu des es sablonneuses saillir par gibbosités ellipsoïdales; ils Jent ainsi arriver par troupes et suivre, à partir de la Bal-
no TERRAINS TERTIAIRES ET ALLUYIERS.
tique, des lignes qui se croisent quelquefois, mais toujours soi des angles aigus. Ce sont des roches anciennes et dures, tdli que les granités, les syénites, les porphyres, les gneiss, etc aux environs de Groningue as sont enfoncés dans le sable, oui les cherche avec la sonde a6n de les exploiter; vers Kônigsbe il en existe qui sont composés de calcaires à trilobites et orth cères.
La direction de leurs traînées et leur composition repite tent ces blocs comme venant des montagnes de la Suède.
Ainsi , en Suède , les blocs erratiques abondent dans les p vinces de Smoland, d'Upiand, de Scanie et de Sudermani où ils forment des séries de collines dirigées du nord-nord-( au sud-sud-ouest, dont la disposition linéaire et le parallélia sont frappants. Traversant la mer^ on retrouve lesmêmesbk avec la même direction sur toutes les contrées littorales dam Zélande, la Poméranie, le Holstein, la Westphalie, etc., jusque dans le Mecklembourg.
Toutes les chaînes , tous les groupes de montagnes sembk ainsi avoir déversé les terrains alluviens autour d'eux, et g néralement la puissance et Tétendue des alluvions sont i raison de la hauteur et de l'étendue des montagnes d'i elles sont parties. Il n'est guère de contrée, quelque éloign qu'elle soit des chaînes de montagnes, qui ne présente des d^ alluviens ; mais ces dépôts sont défigurés et sans intérêt, pai qu'il est difficile de reconnaître leur point de départ ; à n sure que l'on s'approche d'un centre de soulèvement , c alluvions prennent une physionomie spéciale et leur compo tion devient caractéristique. Les roches ignées y jouent se vent un rôle important , parce que ce sont généralement ( roches dures et résistantes, et parce qu'elles caractérisi différemment les diverses contrées du globe. Ainsi, les al! vions déversées par les groupes trachy tiques et basaltiques i une tout autre physionomie que celles que nous venons décrire. Autour de ces montagnes , les blocs et les débris » composés de roches bien caractéi'isées et il est facile de reo