‹ Géologie appliquéeChapitre 63 sur 100 · I .1 cl · texte numérisé non relu

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TERRAIN YOLCARIQUE. U^

Terrain Toleaalqae.

Le terrain volcanique commence anx masses formées sous «1 jeux par les deux ou trois cents bouches volcaniques qui ntent àla surface du globe , et se continue en remontant l'es |B géologiques, par une série des roches qui se lient à ces Rms par les analogies de leur composition , de leur mode ^Inpiion, et surtout de leur groupement géographique. iinsi » les contrées volcaniques actuelles, lorsque Ton jlwJènj , non plus seulement les cônes éruptifs , mais

FDoble montagneux dont ils font partie , présentent le groupement de trois formations distinctes. Ce

h^ Des laves et des accumulations scoriacées analogues à Im des éruptions actuelles , roches pyroxéniques ou feldspaifses, caractérisées par une texture cellulaire et un peu sponmse, par des minéraux accidentels particuliers, et surtout r les formes sous lesquelles elles se présentent, (montagnes niques à cratères, ayant rejeté et rejetant par ces cratères ou r des bouches latérales , des scories , des cendres , des pozzo* les, des vapeurs, et déversant des coulées de lave qui k labouré les pentes en formant des bandes longues et BÎtes).

t Des basaltes ; roches pyroxéniques , dont le basalte est ffe, et auxquelles l'abondance du pyroxène, la texture comte, la fréquence du péridot , les structures pseudo-réiferes , donnent une physionomie toute spéciale : les formes Mippes étendues, de filons, de masses isolées, indi- ■t des circonstances d'éruptions différentes de celles qui présidé à la génération des roches laviques ; les scories , pozzolanes et les cendres ainsi que les cratères d'éruption jnt en effet plus rares.

!• Des trachytes, roches feldspathiques à feldspath vitreux, imiilées en groupes montagneux , constituant des cimes 'ées, sans cratères d'éruption et dont les circonstances

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d'émission paraissent encore distinctes de celles des roche^ basaltiques ou laviques.

Ainsi considéré dans son ensemble et non plus dans TiBole^ ment des actions actuelles , le terrain volcanique devient un élément important de l'écorce terrestre, et sa distribution sur la surface de cette écorce présente même -quelques rapporti intéressants avec sa structure et sa configuration.

Les terrains volcaniques forment en effet des groupes ou des chaînes de montagnes dont la position est presque toujours liée aux accidents les plus prononcés de la surface. Théoriquement, on s'explique assez facilement cette liaison des éruptions causéei par les forces expansives de l'intérieur du globe avec les fine* tures et les inégalités préexistantes de la surface.

La position d'un volcan qui tend à se former étant détemuDée par les conditions de résistance de l'écorce solide du glok, les points qui présenteront le moins de résistance scfoot généralement situés dans une fracture préexistante , ou dans son prolongement. Une première fracture étant formée daw le sens où les couches solides avaient le plus de facilité à se fendre, lorsqu'une seconde se formera à travers les mêmes couches , elle tendra à suivre une direction parallèle H celle de la précédente. De là cette tendance d» masses volcaniques à s'aligner, tendance qui se manifeste noih seulement par leur position relative , mais aussi par leur ftmtf très-souvent allongée dans le sens de la direction générale. Cal alignements linéaires s'expliquent par les conditions de sofr dite des couches superficielles, qui assignent à un volcan x0 position subordonnée aux fractures préexistantes : de là au* le parallélisme des masses volcaniques lorsqu'elles formeit plusieurs alignements , parallélisme qui résulte à la fois de h parité des circonstances de solidité des couches résistantes, ci de celle des efforts expansifs.

Le cas où l'action volcanique tend à s'exercer suivant une ligne droite doit être le plus ordinaire, parce qu'une paroi solide et cassante telle que l'écorce du globe a nécessairement une

^ndance à se fissurer. Dès lors les émissions de laves auront ^i^u sur les divers points de ces fissures , et l'on s'explique ^^existencedes alignements de masses volcaniques dont le globe ^rrestre est en quelque sorte sillonné.

L'énumération des volcans en séries linéaires comprend en effet la presque totalité des masses volcaniques du globe , et cette tendance^ la disposition linéaire est telle, que les volcans ttolés ou groupés qui semblent les plus indépendants sont en réalité liés entre eux par des points volcaniques intermédiaires, reconnus ou dont on peut certainement supposer l'existence. C'est ainsi que Ton peut considérer les Açores, les Canaries , les îles du cap Vert comme constituant un système ▼oleanique linéaire avec les îles de Sainte-Hélène et de l'Ascsension. Il en est de même des masses volcaniques du nord de l'Irlande , des Hébrides et des îles Féroë et de llslande , qui appartiennent à une même zone.

La connexion qui existe entre toutes les masses volcaniques sera bien plus apparente si on les trace sur une mappemonde ; alors rien n'est isolé, rien n'est anomal. Toutes les séries sont généralement réunies par des points intermédiaires , de sorte que Tensemble des fractures qu'elles constituent représente des lignes brisées, inégalement réparties sur la surface du globe.

Si Ton compare ces lignes volcaniques avec celles qui forment les traits caractéristiques de la configuration actuelle du globe , traits qui sont indiqués , d'un côté par les chaînes des montagnes qui le sillonnent, de lautre par les contours des continents et des îles qui représentent les lignes d'intersection des inégalités de la surface terrestre avec l'horizon régulier de la surface des mers, on arrive à reconnaître que la distribution des masses volcaniques n'est pas arbitraire et qu'il existe des relations fixes entre cette distribution et la configuration du globe.

Et d'abord, quels sont les points où l'action volcanique semble la plus fréquente et la plus énergique .'^ £n considérant non-seulement les volcans en activité, mais toutes les

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émissions du terrain volcanique, on reconnaît que la tendance générale des premiers à se trouver sur les cotes maritimes ou dans des îles existe également pour Tensemble dn terrain. Ainsi, presque toutes les grandes séries volcaniques sont formées par des îles (sauf celles des Andes Cordillères). Les îles qui bordent le continent africain et qui présentent les (dm grandes accumulations des trois formations volbaniques viennent encore à l'appui de ce principe , confirmé en Europe par nos volcans méditerranéens , placés dans des îles ou sur k littoral.

Les exceptions qui résultent de la position des terrains vol* caniques de la France centrale, des bords du Rhin, de cem que Ton a signalée dans les parties centrales de l'Asie et dei grands cônes qui surmontent les Andes Cordillères, suffisent pour démontrer que la loi n'est pas générale et que taik hypothèse qui attribuerait d'une manière absolue les actioH volcaniques à l'influence des eaux de la mer serait incompitible avec les faits ; mais elles ne peuvent infirmer la tendants des terrains volcaniques à se trouver dans l'intérieur des mem ou sur les côtes.

Que l'on compare la profusion des masses volcaniques dans l'intérieur et autour de la Pacifique avec leur rareté dans l'intérieur de l'Asie ou des Amériques, et l'on en déduira que la distribution des terrains volcaniques paraît assujettie à deux lois : tantôt ils sont développés en raison de l'absence des terrea continentales, c'est-à-dire qu'ils semblent faire équilibre aun<»icxhaussement delà croûte du globe; tantôt ils sont disposés pa» rallèlement aux saillies continentales, dont ils paraissent dessiner les contours , c'est-à-dire qu'ils se sont formés sur lea lignes de fracture des soulèvements.

C'est ainsi que les Antilles volcaniques se trouvent précisé* ment là où il y a interruption continentale, puisque l'Amériqui se trouve réduite à l'isthme de Panama : elles compensent évidemment cette interruption par leur présence et représentent peut-être en force volcanique dépensée une somme égale i

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