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FILONS ET AMAS ËRUPTIFS

u sol , c'est-à-dire à la direction des crêtes culminantes et du ttoral. Enfin ces dykes métallifères ont divisé et métamorhisé les terrains encaissants, de manière à prouver qu'ils ont robablement été formés de bas en haut et sous la double inuence de la chaleur et de la pression.

Les gîtes éruptifs de la Toscane nous donneront occasion 'étudier plusieurs faits intéressants relatifs , les uns aux ffleurements, les autres à la structure des gîtes irréguliers.

Les affleurements des gites éruptifs ont naturellement une llure et des proportions qui sont en rapport avec leurs fonnes outerraines et leur puissance ; mais ce qui les distingue d'une lanière toute particulière , c'est que ces affleurements se maifestent souvent par des perturbations spéciales dans les terains traversés.

Ainsi , un de ces dykes d'amphibole et d'yénite cuprifère ffleure au-dessus de la mine du Temperino , au-dessous d'un scarpement de calcaires soulevés évidemment par sa sortie au )ur. La planche XX, qui représente cet affleurement, met le hénomène du soulèvement en évidence : les marbres de Caru*e et les calcaires roses schisteux qui leur sont superposés en tratification discordante , ont été évidemment soulevés par le lit même de l'éruption du dyke cuprifère.

Ce phénomène d'affleurement du Temperino fait partie luilême d'une série d'affleurements et de travaux anciens qui , ur le versant occidental du Monte-Calvi , marquent le parcours outerrain de deux dykes éruptifs parallèles.

La vue reproduite planche XXI indique la marche de ces deux ykes éruptifs. Ce sont en apparence deux filons parallèles, lais lorsqu'on étudie en détail les phénomènes d'affleurements ur ces deux lignes, qui n'ont pas moins de 4 kilomètres, n voit, d'après les détails de l'allure et de la structure, que es filons ne sont pas des filons-fentes , mais bien réellement es dykes d'éruption qui sillonnent la pente du Monte -Cal vi.

Pénétrons dans l'intérieur des mines du Temperino , et les astes excavations qui y sont pratiquées nous permettront de

33H GITES MÉTALLIFÈRES.

constater que les minerais et les roches éruptivcs qui les contiennent sont bien réellement contemporains. Le chantier reprf* sente (planche XXII. figure 1) indique la structure la plus ordinaire^ la pyrite cuivreuse et Tamphibole à tmeë concentrirjues ont évidennnent cristallisé ensemble. Dans la flg. 2 (le la môme planche, le minerai de cuivre forme dans ryÂiite des zones parallèles, mais il est tellement fondu dans la rodie, mcme dans les zones de concentration , qu'on ne peut établir aucune distinction d'onginc entre les deux substances.

La chaîne de TEzgebirge, en Saxe, qui nous a fourni des exemples nombreux de filons, contient dgalement des gîtes éruptifs non moins remarquables , notamment les gîtes stannifÎTes de Zinnwald et d*AItenberg.

A Zinnwald, la roche qui contient l'oxyde d'ëtain est un greisen (quartz et mica) à gros éléments , qui forme une masse arrondie au milieu des porphyres quartzifbres , et se soude même avec eux par des passages. Ce greisen est classé par les géologues de Freiberg parmi les granités, et regardé comme plus ancien que les porphyres ; il contient, comme substances accidentelles , le wolfram et Toxyde d'étain.

Ce qui frappe tout d'abord dans cette roche , c^est son état cristallin ; il n'y a point de pâte, les grains de quartz sont mi' roitants, purs, isolés, et le mica verdâtrc, pailleteux, souvent groupé en cristaux entrecroisés, se détache parfaitement du quartz ; le wolfram , disséminé dans cette roche , tranche par sa couleur noire et ses clivages. Souvent, ces divers éléments se réunissent deux à deux , ou même tous les trois pour former ces géodes cristallines, dont les fragments sont bien connus dans les cabinets de minéralogie « Ces géodes fournissent les beaux cristaux de mica verdâtre à base de lithine , les quartz opaques avec scheelin calcaire octaèdre, les cristaux de wolfram, etc.

L'oxyde d'étain est concentré dans une série de zones courbes et concentriques, ayant au plus Q",30 d'épaisseur. Ces zones, composées des élén nts du greisen auxquels s'adjoi-

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