LIAISON DES MINEBAIS DE FER
berhQtte, etc., se trouve en réalité subordonnée à la position et au développement des grunsteins.
Les mêmes minerais de fer constituent, au Harz , quelques véritables filons-fentes, à gangues de quartz et de barjrte sul* fatée , et ces filons , qui contiennent accidentellement d'autres minerais, notamment de la pyrite cuivreuse, établissent un véritable lien géognostique entre les gîtes de fer subordonnés aux grunsteins et les minerais en filons qui forment le principal caractère métallifère de la contrée.
Les minerais de fer de Dillenburg et de Weilburg, dans le Nassau , sont dans des conditions de gisement identiques i ceux du Harz.
Comme eux ils consistent en hématites rouges , compactes ou schisteuses , placées au contact des grunsteins, principalement dans les roches appelées schalsteins , qui y représentent les blattersteins et les mandelsteins du Harz. La profusion de ces couches et de ces amas d'oxydes de fer subordonnés aux grunsteins est telle que, dans un rayon de quelques kilomètres, les fonderies d'Herborn peuvent puiser leurs minerais dans plus de quarante exploitations distinctes.
Les minerais du Nassau présentent un assez grand nombre de variétés qui établissent le passage de Thématite rouge, compacte, fibreuse ou mamelonnée, aux schistes rouges, simplement imprégnés d'oxyde de fer par des phénomènes évidemment postérieurs à leur formation, et conservant d'ailleurs leur forme et leur structure. Il est même de ces bancs de schistes qui, sans perdre la structure foliacée qui les caractérise, se sont imprégnés de plus de 60 pour 100 de fer olygiste ; c'est une véritable pseudomorphose.
Toutes ces accumulations de fer olygiste et d'hématite rouge sont donc bien dues à des émanations souterraines qui ont suivi l'éruption des roches trappéennes. Ces émanations sont postérieures à la sortie des roches trappéennes, puisque, dans certains cas, on en trouve les produits rassemblés dans de véritables filons qui coupent les trapps; elles sont aux éruptions
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de ces roAc» ce que sont les proâints des sothtares aux éniplions actuelles.
Les serpentines , qui font partie des roches trappéennes , présentent aussi des gttes importants de fer, subordonnés i leur éruption.
Le gtte de Rio , dans l'île d'Elbe , est le plus remarquable de ceux qui sont subordonnés aux serpentines. D est composé de fer olygiste et intercalé dans des schistes métamorphiques de l'époque crétacée . relevés sur les pentes des montagnes serpentineuses de Sainte-Catherine. Ces minerais, beaucoup plus cristallins que ceux de l'Allemagne et des Vosges , sont insérés dans les plans de stratification, pénètrent les roches, les empâtent des fragments des roches encaissantes , se concrétionnent et forment des géodes dans toutes les fissures. Au contact des minerais, les roches sont altérées, et lorsque ces minerais s'isolent en colonnes puissantes , il semble qu'on les voie s'élancer des profondeurs du sol et repousser par leur force de cristallisation les épontes des fissures préexistantes. Ce gîte de Rio présente tous les caractères d'une génération lente , produite par l'action de vapeurs analogues à celles qui amènent le fer olygiste dans les cratères des volcans. L'éclat des minerais, les géodes tapissées de cristaux , l'isolement parfait des cristaux de pyrite qui forment des groupements spéciaux, et la corrosion de ces pyrites souvent transformées en fer olygiste, tous ces détails se réunissent pour révéler l'action souterraine et prolongée des vapeurs métallifères. On reconnaît que, dans beaucoup de cas, le fer olygiste pailleteux , qui, sous le marteau, tombe en poussière brillante et légère, est postérieur an fer olygiste compacte ou en cristaux binotemaires qui consti* tue le minerai principal.
N'est-ce pas cette même action souterraine qui a produit ks gîtes du Harz et du Nassau ? De proche en proche , ne doit-on pas attribuer aux mêmes causes le fer olygiste lithoïde, qui imprègne les schalsteins, les blattersteins et les gabbros, puis celui qui détermine la rubéfaction des roches stratifiées placées
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an contact des roches trappëennes , telles que les thonschiefef ronges qui se trouvent au contact des grunsteins du Harz et du Nassau, les galestri et les mattoni subordonnés aux serpen* tines de la Toscane P
Nous allons même, en généralisant cette théorie, être conduits à des conclusions plus larges. Dans certains terrains sédiroentaires, on trouve des fers olygistes terreux, concentrés ou disséminés dans des rodies rubéfiées. Les formations du vieux et du nouveau grès rouge, le grès des Vosges, les marnes irisées et généralement les marnes gypseuses et salifëres des terrains secondaires ou tertiaires , nous offrent des exemples nombreux et développés de la coloration générale, ou du bariolage des dé-^ pots par le fer olygiste. Parmi ces dépôts, nous voyons des couches de minerais concentrés , compactes ou oolitiques (La Vodte, La Verpillière, Privas, etc.), et, dans ces couches, des coquilles transformées elles-mêmes en minerais compactes ou même cristallins (environs de Maisonneuvej.
Quels sont donc les phénomènes qui ont pu accumuler dans des couches spéciales , ou disséminer dans des formations entières, des quantités aussi considérables de peroxyde de fer an* hydre? Lorsqu'on examine Timmense quantité de fer olygiste répandu dans certaines formations arénacées , rubéfiées , on ne peut faire que deux hypothèses : ou cette masse de peroxyde a été empruntée , comme les autres éléments arénacés , à des roches préexistantes ; ou bien elle a été surajoutée par des phénomènes spéciaux dans les bassins mêmes où s'opérait la sédimentation. La première supposition n'est guère admissible , et nous sommes conduit à expliquer cette rubéfaction générale par l'hypothèse d'émanations souterraines , contemporaines des dépôts et qui ont mêlé leurs produits à ceux de la sédimentation*
A l'appui de cette hypothèse , nous pouvons citer la remarque &ite par M. Élie de Beaumont , que la présence de la dolomie, du gypse, del'anhydrite et du sel gemme, concordait presque toujours avec la rubéfaction des dépôts arénacés ; or,
4S6 RELATIONS DBS GITBS iaTAM.lFfiRES.
on est à pai près d'accord pour regarder toutes ces substances comme produites par des influences métamoridiiques , contemporaines des dépôts dans lesquels dles ont été stratifiées.
Cltos métallifères salberéOMMés »«x r«ehes éraptlves.
Indépendamm^t de la connexion fréquente qui réunit dans une même origine certains minerais et certaines roches por- {lyriques ou trappéennes , on peut dire que les relations de ces roches avec les gîtes métallifères ont été mises en évidence par Tétude de tous les principaux pays de mines.
■ara. — Dans le Harz, les fiions se trouvent concentrés dans certains champs de fracture qui ont avec les grunsteins des relations de forme et de position. Ces relations sont évidentes pour le groupe des environs de Clausthal, et pour celui d'Andreasberg , qui , sur une partie de leur périmètre , se trouvent enclavés dans les grunsteins. A Andreasberg, les filons sont quelquefois coupés par les grunsteins» et d'autres fois les traversent, de telle sorte qu'il reste démontré que les phénomènes d'éruption des grunsteins et ceux de la production des nûnerais sont à peu près contemporains. On a même trouvé dans les filons d* Andreasberg certaines substances accidentelles qui appartiennent aux grunsteins , notamment la datholite et l'apophylite.
Nous avons détaillé tous les caractères de composition et d'allure de ces filons du Harz dans nos précédentes études sur les mines, où nous terminions par cette conclusion : placés entre deux époques d'éruption d'une même roche , les filons de Clausthal et d'Andreasberg nous représentent des cassures et des actions de remplissage qui ne sont évidemment que les phénomènes accessoires de la série des éruptions trappéennes ; la production des gîtes métallifères n'est qu'un épisode particulier des actions volcaniques de cette époque.
Si l'on ajoute aux faits relatifs à l'origine de ces filons ceux