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CUBA

construction détermina Timpulsion donnée aux travaux souterrains.

Les pitons et les crêtes sont principalement composés de grunsteins et de serpentines qui ont soulevé et modifié des terrains argilo-schisteux dont Tâge géognostique n'est pas encore déterminé. Les roches de contact offrent des altérations métamorphiques très-prononcées et qui rappellent toutes les apparences des gabbros verts ou bariolés de rouge , et les échantillons qui nous ont été rapportés par M. Arieta permettent d'établir des passages très-ménagés des strates argileux dans leur état normal» aux grunsteins et aux serpentines. Les gîtes cuprifères accumulés auprès de Cobre sont enclavés dans des argiles schisteuses vertes, dont la nature stéatiteuse indique le voisinage des roches éruptives , et qui sont trèsabondamment pénétrées de fer sulfuré cristallin.

Les mines principales paraissent ouvertes dans des gîtes irréguliers de contact , insérés suivant la stratification des couches soulevées. La manière dont sont disposées les perteneu" dos ( concessions ) suffit déjà pour indiquer l'accumulation qui caractérise souvent les gîtes irréguliers, car les principales mines de Cobre sont concentrées dans un rectangle de 1200 mètres sur 600, et non disposées en lignes, comme lorsqu'il s'agit de véritables filons.

Parmi ces mines, celle d'Isabelita présente des formes bien définies et assez expressives. C'est une espèce de cheminée, dont la section est celle d'une moitié d'ellipse coupée suivant son grand axe, et qui s'enfonce suivant l'inclinaison des schistes stéatiteux , relevés par les grunsteins. La base linéaire de la section forme le mur du gîte ; elle a une longueur variable de 3'",60 à 7 mètres, la hauteur varie de 2 mètres à 4 mètres. La section totale varie donc de 6 mètres carrés à 18; l'exploi* tation, arrivée à 200 mètres de profondeur, poursuit le gîte à son maximum de section. Suivant l'expression des mineurs, ce gîte s'enfonce comme un clou dans le sol.

Les gangues qui remplissent le g^te, concurremment avec

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les matières stéatiteufleB qui semblent emprantées aux roches encaissantes, sont le quartz cristallin et la dolomie. Ces deux gangues, souvent isolées, forment des magmats cristallins, mâangés à la pyrite cuivreuse qui est le minerai normal ; elles sont souvent éliminées par des gangues argileuses , pénétrées par des cristaux de pjnrite de fer plutôt que par la pyrite cuivreuse. Enfin, des hydroxydes de fer, pénétrés de cuivre natif et oxydé, jouent parfois un rôle assez important dans le remplissage. Les gîtes Blanca, Arieta, etc., paraissent dans des conditions analogues à celles de Tlsabelita sous le rapport do gisement, et lui sont identiques sous le rapport de la composition.

Les travaux poursuivis à Cobre depuis quinze années ont mis en évidence des enseignements précieux qui prouvent combien il y a d*unité dans les lois qui régissent le gisemoit , Tallure et la composition des gîtes métallifères. Sous le rapport géognostique, nous y retrouvons les gîtes de contact et l'influence des roches trappéennes. Sous le rapport de la composition , nous voyons le minerai sulfuré normal en profondeur, mais transformé vers la surface , de manière à changer complètement Tapparence des mines; les sulfures de feront, en se décomposant, bariolé de teintes ocreuses toutes les gangues et quelquefois les roches encaissantes, et donné naissance au gossan caractéristique ; les minerais de cuivre sont transformés à Tétat d'oxydules, parmi lesquels se trouvent les variétés cubiques et capillaires, à l'état de cuivre natif. On a cité des concentrations de cuivre natif en masses de plusieurs quintaux.

A cet exemple des gîtes de cuivre liés aux roches trappéennes de l'île de Cuba, nous ajouterons celui des minerais de cuivre de l'Amérique du Nord.

Ueysvemm Poimu — La région qui forme les bords sud-ouest du lac Supérieur, paraît devoir prendre un rang important dans Texploitation des minerais de cuivre. Cette région est principalement formée de trapps qui ont soulevé et traversé des

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psammites dont Tâge est encore incertain, et que M. Jackson a rapportés au vieux grès rouge. Le littoral qui s*étend à l'ouest du cap de Kewena-Point , sur les bords méridionaux du lac , est la partie la plus étudiée de cette région encore peu habitée, et le cuivre natif que l'on y exploite paraît, sur beaucoup de points, constituer des filons subordonnés aux trapps et même remplir les cavités d'un trapp amygdaloïde disposé en dykes très-épais.

Parmi les caractères particuliers du trapp métallifère , M. Jackson cite l'existence de veines de dalbolite qui le sillonnent, et contiennent du cuivre métallique en écailles ; il cite la prehnite, qui est dans le même cas; enfin l'analcime, la lauroonite et le spath calcaire. Le cuivre de ces trapps est argentifère , et l'argent s'isole en petites veines et petits nodules cristalUns dans un cuivre qui en contient une proportion d'uii à trois millièmes.

Cette localité a été visitée en 1846 par M. de Verneuil, qui y a trouvé une grande activité d'exploitation, et en a rapporté des échantillons intéressants qui confirment la description de M. Jackson et subordonnent les minerais de cuivre aux roches trappéennes.

Ici, comme à Cuba, la connaissance des gîtes était antérieure à la colonisation européenne, et les sauvages du Canada recueillaient depuis longtemps, parmi les alluvions des ruisseaux, de véritables galets de cuivre natif, enlevés aux affleurements par les eaux courantes. Ces indices directs, longtemps négligés à cause des difficultés que présente le parcours du pays, ont enfin été appréciés; une colonie de mineurs s'est disséminée dans de nombreuses concessions, et la petite ville de Kewena- Point, devenue le centre de ce mouvement, possède déjà un journal hebdomadaire dans lequel on trouve consignées les découvertes principales des explorateurs et des exploitants.

Les cuivres natif et oxydulé qui forment le trait caractéristique de cette formation métallifère , se trouvent principalement en filons qui traversent à la fois les trapps et les grès

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soulevés. Ces filons sont composés de quartz , de spath calcaire , de prehnite et de laumonite, contenant du cuivre natif en lames , en dendrites cristallines, en plaquettes, enfin en rognons lenticulaires, quelquefois tellement considérables que pour l'exploitation de certains filons il a fallu faire construire un outillage spécial afin de pouvoir entamer et débiter le cuivre en fragments transportables.

Ces filons sont concentrés dans des champs de fracture toujours en partie composés de roches trappéennes , et leur liaison avec les trapps est un exemple de plus en faveur des relations géognostiques que nous avons indiquées entre les minerais et les roches éruptives .

Nassau. — Cette extension des relations géognostiques entre les gîtes exclusivement cuprifères et les roches trappéennes, donne quelque importance à une étude plus détaillée que nous avons eu occasion de faire sur les minerais de cuivre et les trapps du Dillenburg. Nous trouvons, en effet, entre les filons cuprifères et les grunsteins qui forment les traits principaux de Taccidentation et de la composition de ce pays, une liaison différente de celle que nous avons indiquée en Toscane, liaison qui ajoute quelques faits nouveaux aux relations qui subordonnent , en tant de points, les minerais de cuivre aux roches trappéennes.

Si l'on examine, sur -a carte géologique de T Allemagne, les environs de Dillenburg, on voit que ce pays, situé vers la lisière septentrionale du Nassau, constitue, dans le massif de transition , un îlot remarquable par une composition spéciale. Des zones étroites , formées par des alternances schisteuses et calcaires supposées dévoniennes, courent du sud^ouest au nordest, en suivant le mouvement général de direction de la grande zone des calcaires anthraxifères qui traversent, pltis au nord, la Prusse rhénane et la Belgique. Ces schisteii et calcaires dévoniens sont superposés aux grauwakes et schistes siluriens du massif, et accidentés par des roches trappéennes très-dëveloppées, formant elles-mêmes des zones, qui suivent la même di*

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