NASSAU
répandus dans toute la pfite, de manière à laisser peu de doutes sur le fait de contemporanéité. L'exploitation , qui date déjà de longtemps , a trouvé dans ce grunstein une source de production de nickel d'un grand intérêt, puisqu'elle repose sur un minerai jusqu'ici fort rare et dont l'origine éruptive est de toute évidence.
La liaison des schalsteins du Dillenburg avec les minerais de cuivre est une considération à ajouter à celles sur lesquelles nous avons appuyé leur assimilation avec les gabbros du nord^ ouest de l'Italie ; leur liaison encore plus intime avec les gîtes de fer olygiste et leur rubéfaction fréquente les identifient d'une manière non moins directe avec les blattersteins du Harz.
En résumant ce qui vient d'être exposé sur les relations des grunsteins et schalsteins avec les gîtes métallifères, nous trouvons les roches trappéennes du Dillenburg : 1® exerçant des influences d'enrichissement sur de nombreux filons cuprifères qui les traversent, et dont le développement leur est d'ailleurs subordonné ; 2^ contenant accidentellement du fer olygiste en* globe dans leur masse , et du sulfure de nickel disséminé en cristaux contemporains ; 3** présentant des relations de contact avec des gîtes multipliés de fer olygiste.
Aiiai*Oaral. — ^ Les ingénieurs des mines russes ont principalement étudié les gîtes de l'Allemagne ; aussi , dans toutes les descriptions qu'ils ont données des gîtes métallifères de TAItaï et de l'Oural , se sont-ils attachés à faire ressortir les relations qu'ils ont observées entre les minerais et les roches éruptives.
Ainsi les gîtes argentifères de Nicolaïefs , dans l'Altaï (district de Kolyvan), sont compris entre un toit et un mur de porphyre quartzifère , et le gîte est lui-même une veine de quartz. La masse métallifère repose immédiatement sur le porphyre et est si intimement liée avec lui qu'il est impossible de reconnaître l'endroit où commence le quartz et où finit le por-
47S ECLATIO!! KS CITES HÉTALUFËICS.
phjre*. Les 011101 d'aigent de Tcherepanciftik 8e composent épJkum ui d'une séfie de Tcûiei eDcb^ées dans on porphyre et T fenaanl une socte de stockwerk qu panil oontemporain de la BMse éraptire.
JkoM le menie distnci, les BÎnenîs de cairre de Zolotonciinsk et de Li^tiefek sont compris dans des masses de porphyres et d'évités. Ea se lapprochant da minerai, ces porphjivs penlent leva cristaiiz et passent i ane roche argileuse qm eoBtieBt dn fer hjdroxydé et dn coiTre carbonate on atlicalé, minefaîs qvi, en proCondenr, se tnnsibnnent en snlfures.
Les mcmti rriatioDs existent dans TOoral , et Ton cite les gîtes de Toijinsk coanme présentant le coiTre natif, oxydé, cartwnaté. silicate et pyritenz, dans les roches de contact qai cntoorent les masses de porphyres dioritiqœs. Les roches tiaicrsées par les diorites sont principalement calcaires et firHinemmeat accompagnées de grandes mansca de grenats qui, d*après M. Ébe de Beaamont, doivent être attriboées à Tinflnence des phénomiDes érwpàb. D semble exister one certaine analogie entre ces diorites et les amphibolites -de la Toscane, qui trarersent également des calcaires, et ont donné naissance, non p^ i des grenats . mais à des yéniies qoi accompagnent soaTect les minerais de coirre et de ier.
Ajoauu» enfin qœ M. Le Play a signalé, dans l'Oural, les roches serpentineoses comme le point de départ do platine qu'on rencoctie dans certaines alluTions. Le platine y est associé avec du fer chromé.
Ainsi les observations dont les contrées métallifères de rAl!eroa^:ne ont été le point de départ s'étendent suoeessiTement i toutes les parties du globe : aux porphyres métallifère de 1 Erzgehirge et aux grunsteins dn Harz , sont venus s'ajouter !es porphyres du Comwall, ceux des Vosges et de la Forèt-Xoire. les trq>ps du palatinat. du Xassao, de Santiago de Cuba, des boids du lac Supérieur les serpentines de la To&-