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cane et de l'île d'Elbe, de la Silésie, etc.; les diorites, les grunsteins et les eurites de T Altaï et de TOural.
Dans toutes ces localités, on a successivement reconnu les mêmes relations entre les minerais et les roches cristallines : tantôt les minerais sont parties constituantes disséminées dans la roche éruptive, tantôt ils forment des amas subordonnés et contemporains, tantôt ils sont concentrés dans les roches de contact; plus souvent encore* ils sont rassemblés dans des filons qui sillonnent des champs de fracture latéraux. L'étude attentive des filons partout a mis en évidence le parallélisme de la production des minerais avec les phénomènes d'éruption et les influences de ces phénomènes sur le remplissage.
Aades Cordillères. — Les gîtes du nouveau monde, et principalement ceux qui se trouvent sur les pentes occidentales des Andes du Pérou et du Chili , pourraient fournir des exemples nouveaux et nombreux de tous ces genres de liaison des minerais avec les roches porphyriques et trappéennes. Sur ces pentes des Andes, une vaste formation de calcaires, jurassiques ou crétacés, forme une zone parallèle à la côte granitique ainsi qu'aux sommités granitiques ou volcaniques. Ces calcaires, lorsqu'on les aborde à partir de la côte, plongent vers les Andes ; et leurs couches relevées par des roches dioritiques renferment tous les gîtes de minerais d'argent, natif, amalgamé ou chloruré. La zone des calcaires horizontaux qui vient ensuite est tout à fait stérile, mais lorsque les calcaires se relèvent de nouveau et en sens inverse sur les flancs d'une seconde zone des roches trappéennes , on y retrouve des gîtes nombreux de galène et de cuivre gris argentifère.
Cette classification des minerais des Andes Cordillères, suivant les clivages redressés des terrains stratifiés , rappelle les caractères des calcaires métallifères de la Meuse et du Rhin ; elle démontre l'unité des phénomènes géogéniques qui ont formé les gîtes métallifères dans toutes les parties du globe, unité qui se manifeste non-seulement dans les faits principaux.
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mais jusque dans les moindres détails de la compositioii et de la stroctare de ces gttes.
Les applications que l'on peut déduire de tontes ces relations observées entre les roches éroptives et les gîtes métallii^res, relations qni s'appliqnent à la fois à leur gisement et à leur ridiesse, penrent, on le voit , être nombreuses et d*une grande utilité dans la recberdie et l'exploitation des mines. Noos insisterons spécialement sur la première de tontes, qui est le principe de la cantinuiti des minerais en profondeur.
Si, ëh effet, les minerais sont tellement liés aux roches émptives qu'ils font souvent partie intégrante de leur composition ; si , dans les formes qui semblent au premier abord les plus indépendantes . ils sont astreints à des relations de contact ou deVoisinage; si» enfin, leur richesse semUe, dans beaucoup de cas. dériver des roches émptives voisines et des roches métamorphiques qu'ils traversent , ne doit-on pss conclure que ces minerais et les rodies émptives ont une origine commune et sont venus de bas en haut? N'est-on pas confirmé dans cette conclusion, lorsqu'on voit ces relations se reproduire dans toutes les contrées, à presque toutes les époque» géologiques , et se continuer quelquefois à l'époque des trachvtes et des basaltes, ainsi que cela a été observé en Hongrie et en Bohème; surtout lorsqu'on rencontre dans les cratères des volcans actifs , le fer ol ygiste qui se retrouve dans tant de gîtes, des chlorares de cuivre, des réalgars comme il en existe dans certains gîtes du Chili et de Hongrie ?
L'origine des minerais une fois établie devient pour le mineur un véritable guide; c'est un élémmt indispoisable pour la conduite des travaux de recherche. Voyons actuellement les faits qui peuvent établir ou contester le principe de la continuito des minerais en profondeur; comparons, en un mot, les faits pratiques avec la théorie.