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ROCHES SÉDIMENTAIRES

1® Chloritoschiste, p. 53.

2" Schiste ou grès feldspathique, p. 54.

3° Schiste métamorphique, p. 58.

SpiUte.

Porphyre argileux.

4* Conglomérat , p. 69.

VIII TABLE MÉTUODIQUE.

§ IV. — Contours et relief de l'île,

P Grottes et fentes, puits et marmites de géants, pinacles et cales, p. 78.

2" Anses et criques. Trou du Diable, p. 91.

Uode d'actioa de la mer, p. 100.

3° Baies, p. 103.

4'^ Vallées , p. 109.

§ V. — Passé de Jersey.

1" Vue générale : Formation des gneiss et des micaschistes, p. 123.

2° Formation des schistes, p. 127.

3° Roches éruptives de l'île , p. 128.

4° Formation du conglomérat, p. 130.

5" Préparation de l'état présent de Jersey, p. 137. 6"^ Géologie quaternaire et moderne, p. 140.

Ancienne étendue des côtes.

Retour de la mer.

Formation des dunes.

Un seul envahissement des côtes à Jersey.

V BÉSDHÉ.

Le -28 janvier 188i , M. de Lapparent s'exprimait ainsi devant les membres de la Société géologique de France : « L'Ile de Jersey ne parait pas avoir attiré jusqu'ici, autant qu'elle mérite , l'attention des géologues. Ce n'est pas que les explorateurs aient absolument fait défaut; mais leurs travaux sont demeurés sans lien et, la plupart du temps, chaque nouveau venu semble avoir ignoré les recherches de ses devanciers. Le premier en date, parmi ceux qui ont étudié Jersey au point de vue géologique, est Mac Culloch. Dans un travail daté de 1817, cet auteur mentionne la super- . position du schiste k la syénite, ainsi que l'existence d'un poudingue ou d'une brèche argileuse formant la

CéOLOCIB DE JKRSET. 1

sâ.

pointe nord-est de l'île et dans le voisinage de laquelle il indique un porphyre pétrosiliceux [hornstone porphyry). La même année, Plees fait connaître, dans une description générale de Jersey, un travail de Kônig, signalant l'existence d'un porphyre argileux joint à une roche amygdaloïde...

« En 1851, M. Transon, alors ingénieur des Mines, a publié dans les Antiales des Mines une bonne description géologique de l'Ile, avec carte à l'appui (1). L'auteur signale trois massifs de granité syénitique, au milieu desquels se trouve un terrain de schiste argileux et de grauwacke, dont les couches sont dirigées N. 29" E. Il reconnaît deux épanchements porphyriques s'étendaut, l'un de Frémont Point à Boulay Bay, l'autre autour de la pointe de Montorgueil et reliés par une bande d'une roche de couleur variable , qu'il qualifie de grès, bien qu'il reconnaisse sa structure rubanée et, par endroits, ses remarquables séparations ^^r/w^rttiqucs. Enfin M. Transon marque, à l'ouest de Saint- Hélier, un affleurement de ce qu'il appelle des porphyres argileux amygdaloïdes, qu'il considère comme du schiste ancien, métamorphosé par le contact de la syénite.

« Le travail de M. Transon, écrit avec soin, est d'ailleurs rempli d'observations intéressantes et consciencieuses.

(1) Je dirai plus loin quels élaioiit les terrains marqués par ceUe carie. [Note de l'auteur.)

« En 1862, MM. Ansted et Latham out publié sous le titi'e : The Cluinnel hlands , un livre où M. Ansted a donné une coupe de Jersey, mais sans mentionner le travail de M. Transon. Dans cette coupe, dirigée de l'ouest à l'est , la masse principale de l'ile est représentée comme formée de schistes, souvent durcis, disloijués par la syénite. La pointe orientale laisse apercevoir, reposant sur cet ensemble, ce que M. Ansted a nommé un conglomérat ancien [old confjlompratè) , entremêlé de schistes pétrosiliceux (hornslone schist), lesquels supportent un conglomérat plus récent, à cailloux variés et à pâte rougeâtre , où l'auteur n'est pas éloigné de voir un dépôt permien ou triasique. Ainsi ce travail , fort en retard sur l'œuvre de M. Transon, semble ignorer absolument les roches porphyriques dont Mac Culloch avait reconnu l'existence dès

<( En 1878, M. J. -A. Birds publiait, dans le (reo/o^/c«/ Ma^azùw, une note où il n'est fait aucune mention de l'étude de M. Transon, mais où la position des trois masses principales de granité amphibolique (syénite) est bien indiquée. En même temps l'auteur signale, là où M. Ansted avait parlé de schistes pétrosiliceux, des roches porphyriques à pâte felsitique. En 1879, ces roches porphyriques ont été l'objet d'une étude sommaire de M. Thos. Davies. Sur des échantillons envoyés par M. Dunlop, ce savant a reconnu et décrit, sous le nom de rhyolites anciennes, des porphyres pétrosili-

ceux, où les structures perlitique et sphérolithique étaient remarquablement développées. L'auteur signale la dimension des globules, capables d'acquérir jusqu'à deux pouces de diamètre, et mentionne, d'après M. Dunlop, la présence du porphyre en fragments dans le conglomérat le plus récent de la pointe nord-est dénie.»

Après cet exposé des travaux antérieurs, M. de Lapparent, qui avait examiné toute une collection des roches de Jersey et avait provoqué de notre part, avec un essai de carte , un certain nombre d'observations , donnait d'abord un aperçu rapide de la constitution géologique de File ; puis, s'étendant davantage sur les porphyres pétrosiliceux et les pyromérides jusque-là moins étudiés , l'éminent géologue concluait en ces termes : « L'ile de Jersey nous offre dans le voisinage immédiat du Cotentin un massif éruptif du plus haut intérêt et riche en types vraiment exceptionnels (1). n

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