GÉOLOGIE DES GÎTES MINÉRAUX
Les gisements de charbon sont de beaucoup les ressources minérales les plus importantes de la carte-feuille de Nanaïmo, et ils sont la source d'une industrie prospère depuis soixante ans. Les seuls autres substances minérales exploitées sont les pierres de consuuction, le sable et les graviers et l'argile à brique ordinaire. On a aussi fait des prospections sur les calcaires impurs (calcarénites) de la baie Departure et sur les zones de fractures et les filons minéralisés des roches cristallines.
On exploite actuellement dans le district de Nanaïmo trois couches distinctes de charbon,—la couche Wellington, la couche Newcastle et la couche Douglas. La plus basse de celles-ci, la Wellington, est à 700 pieds environ au-dessus de la base de la série de Nanaïmo. Les couches Newcastle et Douglas, qui ne sont séparées que par 25 à 100 pieds de lits intermédiaires, la Newcastle étant l’inférieure, sont à 800 ou 1,000 pieds au-dessus de la couche Wellington. Entre 20 et 60 pieds au-dessus de cette dernière, on observe une quatrième couche très mince, que l'on a pourtant un peu exploitée. La Wellington a donné lieu à des sièges d'extraction à Wellington, Northfeld, East Wellington,
Harewood Plains et Extension; on l'exploite actuellement à East Wellington où sont les charbonnages de la Vancouver Nanaïmo Coal Mining Co., et près d'Extension par les mines de la Canadian Collieries Company (Dunsmuir). Généralement, on exploite les couches Newcastle et Douglas ensemble, et on les travaille activement aux environs de Nanaïmo où sont les charbonnages de la Western Fuel Company. Nous notons aussi qu'une production considérable a été extraite de la couche Douglas, au sud de Nanaïmo, notamment à Chase River, Southfield et South Wellington. Dans ces endroits, la couche Newcastle, quoique facile à atteindre, est d'une exploitation économique douteuse. Il n'y a actuellement qu'une seule mine en activité dans ce district, c'est le Charbonnage South Wellington, de la Pacific Coast Coal Company. Tout récemment, on a fonçé deux puits jusqu'au filon Douglas: l’un à la mine Reserve de la Western Fuel Company, sur la réserve sauvage, près de l'embouchure de la rivière Nanaïmo, à une profondeur de 1,064. pieds, et l'autre à la mine Morden, de la Pacific Coast Collieries, entre South Wellington et la rivière Nanaïmo, à 610 pieds.
C'est en 1852 que l'on commença l'extraction de la houille dans le district de Nanaïmo, et au 31 décembre 1912, ces champs houillers ont produit environ 24,500,000 grosses tonnes, sait les trois cinquièmes de la production globale de houille de la Colombie britannique. La production actuelle dépasse un million de tonnes par année, soit plus d’un tiers de toute la production de la province. Ces terrains ont un long avenir industriel, car on a estimé les réserves houillères de ce bassin à 1,340,000,000 tonnes.
Les houilles des diverses couches, sont assez semblables; c'est un charbon bitumineux, agglutinant, d'assez bonne qualité. Dans les bonnes qualités, le carbone fixe varie de 45 à 60 pour cent, et les cendres de 5 à 10. Les couches offrent une continuité remarquable si nous tenons compte de la grande variabilité des terrains associés, mais la qualité et la puissance sont inconstantes. En certains endroits, la couche peut être entièrement composée de houille brillante ne donnant que 5 pour cent de cendres: et autre part ne contenir que du charbon sale, recoupé de plans de glissements, que les mineurs appellent ‘‘rash”’, et renfermant
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