‹ Géologie de la carte-feuille de Nanaïmo [microforme]Chapitre 20 sur 73 · PER FAST ES HAE AVEC IE · texte numérisé non relu

PER FAST ES HAE AVEC IE

fut alors énergiquement découpé jusqu'à maturité. Un coup d'œil vers l'intérieur montre les larges intervalles entre les vallées, à relief adouci. ans la partie sud de l’île, il semblerait que cette surfa > lut presque réduite à une plaine avant d’être exhaussée, le seul relief consistint en quelques mamelons arrondis de roches ::lus résistantes qui dominent de quelques centaines de pieds la s:fa"e enviro:.nante. Mais dans la partie centrale de l'île, le relief sembie : voir été beaucoup plus accentué, formé par des montagnes individuelles plus massives et plus élevées, et par de petites chaînes. Le niveau actuel de la surface exhaussée non découpée, mais à contours adoucis est inférieur à 1,500 pieds près de la côte sud, mais s'élève rapidement vers le nord-ouest; dans la partie centrale de l’île, l'élévation de la surface est de 4,000 pieds environ, tandis que les mamelons résiduels depuis l'exhaussement, atteignent maintenant 5,000 à 7,000 pieds au-dessus du niveau de la mer, et quelques pics sont même plus élevés. Ainsi que nous l'avons mentionné plus haut, le plateau fut découpé jusqu’à maturité. Cet aplanissement eut lieu durant un cycle d'érosion pré-glaciaire, probablement par l'action des rivières de l’ancienne surface, revivifiées par l'exhaussement. (Ces rivières consistaient en larges cours d'eau transversaux, avec des affluents dont les vallées suivaient les bandes de roches moins résistantes. Le long de la côte de l'île de Vancouver, on observe des étendues étroites occupées par des roches sédimentaires, qui sont moins résistantes que les roches cristallines qui forment la plus grande partie de l'île, et qui furent, au cours du cycle pré-glaciaire, réduites à l’état de basses terres. On dirait qu’à la suite de la maturité de ce cycle d'érosion, la partie sud-est de l’île fut déprimée en partie audessous du niveau de la mer, noyant les vallées, mais laissant les collines et les crêtes émergeant de la mer sous forme d'îles et de promontoires, qui présentent les caractères d'irrégularités d’une rive submergée que l’on observe en cette partie de l'île. Durant la période glaciaire, l’île fut, apparemment, couverte d'une épaisse calotte de glace, qui rabota et arrondit toutes les altitudes au-dessous de 4,000 ou 5,000 pieds; toutes les vallées pré-glaciaires furent, dans les parties élevées, affouillées par des glaciers locaux, ce qui fait que les niveaux élevés présentent

maintenant des sommets dentelés. Des glaciers remplissaient et affouillaient les plus grandes vallées, convertissant quelquesunes, surtout les vallées transversales drainant vers le sud-ouest, à l'Océan Pacifique, en fiords; des vallées de l’intérieur furent burinées en larges bassins lacustres. Ces glaciers de vallées, coulant vers l’est, ou le long du flanc est de la chaîne Vancouver, se joigne:r.t -ux glaciers plus larges et plus nombreux, coulant vers l'ouest, qui descendant des chaînes de la terre ferme, formaient ainsi des glaciers convergents et réunis qui occupaient la dépression entre la chaîne Vancouver et les chaînes de la terre ferme. Ces glaciers convergents rabotèrent la côte basse orientale de l’île Vancouver, enlevèrent virtuellement tout le sol de la surface, et adoucirent les contours anguleux de l'érosion normale. Au recul des glaciers, les terres basses demeurèrent couvertes par un manteau plus ou moins continu de dépôts superficiels nonconsolidés. Un exhaussement récent de 250 à 400 pieds a revivifié les cours d'eau qui traversent les terres basses, et ces rivières ont découpé des terrasses dans les dépôts superficiels. Le long de la rive, ces dépôts soulevés ont été minés et forment des falaises abruptes, tandis que là où la côte est constituée de roches dures, elle présente les irrégularités d'origine d'une surface noyée.

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