TOPOGRAPHIE LOCALE
L'étendue qu'embrasse la carte-feuille de Nanaïmo, (voir fig. 2) est une section de la partie sud des terres basses de la côte est de l’île Vancouver. Ces terres basses ont cependant un relief assez accentué; les roches sédimentaires sous-jacentes des terres basses varient en résistance à la désintégration, et ont été modérément disloquées; leur orientation générale est vers le nord-ouest, et leur plongement vers le nord-est: il s'est donc développé des larges vallées, N.W.-S.E., dans les bandes de roches tendres, entre des crêtes plus résistantes. Les vallées furent probablement affouillées jusqu'au niveau de la mer, ou à peu près, mais grâce au soulèvement relativement récent, elles ont actuellement des altitudes de 100 à 400 pieds. Les crêtes de roches dures sont du type cuesta, dont les escarpements frontaux sont très raides, parfois presque verticaux, perpen-
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diculaires aux plans de sédimentativns, tandis que les pentes opposées sont douces et à peu près parallèles aux couches. L'altitude générale des crêtes augmente d’entre 300 et 700 pieds dans la partie est, à 500 ou 1,000 pieds dans l'ouest. Dans la partie ouest, ou plutôt sud-ouest, de l'étendue, on peut voir la montée entre oes terres basses de la côte et le plateau élevé de roches cristallines à l'ouest de l'étendue de la carte: des apophyses des roches cristallines s’avancent vers l'est, en crêtes surbaissées, dont l'altitude augmente vers l'ouest. Des vallées transversales, formées par les plus grands des cours d'eau cou-
PRES à de la topographie de la carte-feuille de Nanaïmo, vers le nord-ouest.
lant vers l'est, découpent la pente et la partie ouest des terres basses. La partie est de ces terres a apparemment subi une dépression et les vallées sont noyées et constituent les larges passages et les havres de cette partie de la côte: tandis que les crêtes de roches résistantes émergent de la surface de la mer, en îles et en pointes, qui sont toujours allongées et en lignes. C'est sur la surface de ces terres basses que se déposèrent les dépôts superficiels non-consolidés, les roches sousjacentes ayant été préalablement rabotées en une pente unie, et quelques-unes des vallées ayant été affouillées par les glaciers convergents qui coulaient vers le sud-est, et aussi par les glaciers locaux. En certaines endroits des vallées affouillées, surtout dans les
vallées barrées par des dépôts de surface, et dans les dépressions irrégulières de ces dépôts mêmes, il se forma des petits lacs dont quelques-uns ont été comblés ou en partie remplis par des alluvions. Depuis le récent exhaus-".nent qui souleva la surface à sa position actuelle, les cours d'eau revivifiés qui traversent les basses terres, ont découpé, en terrasses, les dépôts alluvionnaires, et se sont taillé des canyons étroits dans les roches sousjacentes (Voir planche I); tandis que le long des côtes, il y eut rétrogression des dépôts superficiels par l'action des vagues; on observe des falaises de ces dépôts, hautes de 20 à 100 pieds, tandis que les matériaux écroulés et lavés forment des barres et des pointes.