‹ Géologie de la carte-feuille de Nanaïmo [microforme]Chapitre 57 sur 73 · PAP T TT EE · texte numérisé non relu

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Fig. 7. Coupes de la veine Douglas, montrant les dérangements.

Ces caractéristiques sont indiquées par les coupes qui suivent représentées à l'échelle (fig. 7).

Aux étranglements, la veine est presqu'entièrement composée de charbon impur, comme dans le cas de la veine Wellington, quoiqu'en général ce charbon impur soit plus dur. Dans

les renflements, le charbon est net, à texture Compacte, à éc'at terne à sub-brillant. Il est diviséen gros blocs de formes irrégulières, Dans les étranglements le charbon est

Fig: 9 Dislocation ou faille, dans la veine Dougias.

contourné et on observe des surfaces polies de glissement, mais lorsque ces caractéristiques sont développées, la teneur en cendres est élevée. Le mur des endroits dérangés, est invariablement étiré et à surfaces polies, et parfois le toit a aussi ces Caractéristiques.

Fig. 10. PIi ou ride, dans la veine Douglas,

La veine, tant aux étranglements qu'aux renflements, et même là où elle n'est guère dérangée, ne renferme pas d'intercalations continues, mais parfois des couches épaisses de schistes charbonneux remplacent entièrement la veine, maisdisparaissent rapidement dans toutes les directions (fig. 8).

La veine est aussi déran failles, quoiqu'il yait rarement fracture complète, le charbon ayant été refoulé le long du plan ou de la zone de dislocation (fig. 9).

Plus rarement la couche tout entière est légèrement ridée sans variation appréciable dans l'épaisseur (fig. 10).

Lorsque les plis, les étranglements, les failles et les rides se trouvent à peu de profondeur, leur présence est généralement indiquée à la surface par des petites crêtes dont un flanc forme un escarpement a88€z raide à angle droit des plans de sédimentation, tandis que l'autre pente dévale en pente à peu près parallèle à la stratification.

CARACTÉRISTIQUES pU CHARBON

Le charbon de la veine Douglas est noir, à éclat brillant à sub-brillant. Il est massif et traversé par des plans de frac-

ture irréguliers, qui donnent lieu à des cassures esquilleuses. 11 est assez dur et résiste bien aux influences à osphérques-

jaces où la veine à été dérangée, il y à des surfaces polies et

beaucoup à la houille de la veine Welliugton- D'après les analyses, il semblerait que te charbon de Southfeld et de South Wellington soit plus riche en carbone fixe et plus pauvre en cendres que celui des environs de Nanaïmo, et il s'agglutine plus facilement en coke. On fait usage du charbon Douglas dans les générateurs de vapeur, Pour Ja fabrication du 827 et pour usages

domestiques.

ORIGINE ET HISTOIRE GÉOLOGIQUE Nous n'avons que peu de données sur l'origine de ces couches

de charbon. Les assises houillères ont été déposées sous des conditions qui passaient rapidement de conditions marines à

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des conditions terrestres, et les couches reposent indistinctement sur des schistes, des grès et même des conglomérats, avec absence d'argile à la base des veines, et contiennent très peu de restes fossiles de racines. Il ne semble guère probable que le charbon résulte de l'accumulation de matières végétales dans des grands marécages côtiers, à gra ls arbres et à brousse luxuriante. Ce charbon résulte plutôt d'accumulations de matières végétales dans des tourbières formées dans les lagunes qui étaient séparées du bassin marin extérieur par des barres. Il semble donc probable que les veines ne se prolongent pas indéfiniment vers le nord-est, sous les eaux du détroit de Géorgie, mais sont au contraire restreintes, plus ou moins, aux environs des anciennes lignes de côtes des mers qui ont précédé les temps crétacés supérieurs. Les couches, surtout lorsqu'elles ne sont guère dérangées, ne sont pas composées de charbon pur, et on observe des alternances de charbon net avec des schistes charbonneux, et même parfois la veine entière ne contient que des charbons schisteux; on peut déduire de ce fait que les vases et les limons étaient déposés dans les bas-fonds en même temps que la tourbe, et en quantités suffisantes pour former les ‘“noiseux” ou parties à peu près stériles des veines de charbon.

Ainsi que nous l'avons indiqué dans la description de la structure géologique de la série de Nanaïmo, les assises ont été sollicitées par des efforts venant du nord-est. Des déformations locales sont arrivées pendant que certains des lits n'étaient pas encore solidifiés, mais les dérangements et les dislocations majeurs n’eurent lieu que longtemps après le dépôt des couches. On est porté à croire que ces déformations locales causèrent quelques-uns des dérangements des veines de charbon; car tout semble indiquer que lorsque les premiers mouvements eurent lieu, le charbon net se trouvait à un état plus plastique que le charbon impur et schisteux ou “rash.”" Il se trouva donc pressuré des endroits qui forment des étranglements au sommet des plis, là où il y avait augmentation de la pression verticale, pour s'accumuler dans les flancs où régnait une diminution de pression correspondante. C'est ainsi que s'expliquent les renflements des veines, qui consistent en charbon net, à part les minces zones impures au sommet et à la base, tandis que les étrangle-

ments sont composés presqu'exclusivement de charbon schisteux, ou “rash."” Comme c'est généralement le toit de schiste gréseux de la veine Wellington, et le mur relativement faible de roche analogue de la couche Douglas qui sont déformés, il semblerait que la résistance relative du toit et du mur aient déterminé, en général, ‘importance des dérangements. Il est possible que des irrégularités primitives dans les veines aient déterminé les endroits où ont eu lieu les petits dérangements. Les mouvements ultérieurs, plus importants, ont provoqué les amples flexures et les failles qui affectent les couches, et ont aussi causé les failles mineures et les rides qui sillonnent les veines. Ces mouvements provoquerent un ajustement latéral des assises, par des glissements des lits les uns sur les autres, et on peut croire qu'une grande partie de ces glissements eurent lieu aux contacts des couches de charbon, laissant après cet ajustement, des surfaces polies et usées et des dislocations dans le charbon,! aussi bien dans le mur et dans le toit.

Divers observateurs ont déjà signalé des petits dérangements, des variations locales, des interruptions et des lacunes dans les veines de charbon, semblables à ceux qui affectent les couches houillères de Nanaïmo’ lis doivent leur origine à diverses causes, irrégularité dans le mode de dépôt, par érosion contemporaine ou ultérieure, mais surtout par des déformations quelconques, comme dans le cas des assises houillères de Nanaïmo. Ces causes présentent un intérêt économique autant que scientifique, car, comme on l'a déjà dit* ‘‘le retour constant des différends industriels est dû dans une grande mesure aux difficultés

Les travaux dont les titres sulvent traitent de ce sujet: Bain, H. F., “Origin of Certain features of Coal Basins,” Journal of Geol., Vol. 3, 1895. Collier, A. J., “The Arkansas Coal fields,” Bulletin 326, U. S. Geol. Survey, 1907, pages

Gresley, W. S., “Clay-veins vertically Intersecting Coal Messures." Bull. Geol. Soc. of Am., Vol. 9, 1898, pages 35-58.

Keyes, C. R., “Coal Deposits of Iowa," Geol. Survey of Iowa, Vol. 2, 1894, pages 49-53, pages 178-189, pages 229 et 249.

Willis, B., “Some Coal fields of Puget Sound," U. S. Geol. Survey, 18me rapport annuel, Partie III, 1896-97.

Woolnough, W. G.. “Stone Rolls in Bulii Coal sam in New South Wales" Journal R. Soc. of N.S. Wales, Vol. 44, 1910.

3 Woolnough, W. G., ‘Stone Rolls in the Buili Coal sam, in New South Wales."

qui se présentent d'élaborer des conventions satisfaisantes pour l'exploitation des couches et endroits anormaux, où le mineur, aux conditions ordinaires” ne peut se faire un salaire qu'il considère raisonnable.”

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