‹ Géologie de la région de Cranbrook, Colombie Britannique [microforme]Chapitre 91 sur 112 · CRANBROOK, C.B., ET SES ENVIRONS · texte numérisé non relu

CRANBROOK, C.B., ET SES ENVIRONS

“Au cours de notre rapport de l’année dernière, nous avons parlé des limons calcarifères de la vallée de la rivière Ste-Marie, à Cranbrook, ainsi que de leur similarité avec les limons de la vallée Columbia sur lesquels nous nous sommes assez étendus. Ces matériaux sont très calcarifères, cuisent en couleur crème, et donnent une brique très poreuse.

En 1913, une autre briqueterie fut établie par M' Hanson à 2 milles à l’ouest de Cranbrook. Le gisement que l'on exploite, à cet endroit, ne se trouve pas situé dans la vallée principale, mais en arrière d'une colline, et un peu au-dessus du niveau des terrasses dans la vallée proprement dite. Il semblerait que l'on se trouvât ici en présence d’un bassin séparé ou d'un petit dépôt lacustre d’une nature bien différente des limons de la vallée, car cette argile est très plastique et de bien meilleure qualité au point de vue industriel. L’argile est stratifiée en couches dont l'épaisseur varie de } pouce à 1 pouce, séparée par de minces lames de sable, et elle n'est recouverte que de quelques pouces de terre. À un endroit où l'on a mis l'argile à nu, le banc a une épaisseur de 5 pieds; de même que les limons de la vallée, il est calcarifère, mais pas assez, toutefois, pour que l'on puisse en fabriquer une brique de couleur crème.

Cette argile forme une pâte suffisamment plastique pour passer dans une matrice à tuiles. On a pu la pétrir (échantillon de laboratoire n° 1935) avec 20 p.c. d’eau; elle avait alors un retrait moyen à l'air de 5-4 p.c. et une résistance moyenne à la traction de 87 livres au pouce carré. On l’a soit moulée humide, soit pressée à sec avec des résultats également satisfaisants. Les briquettes moulées humides cuisaient en une couleur rose aux cônes inférieurs puis tournaient au rouge après cuisson complète; toutefois, elles n'avaient pas la dureté de l'acier à moins d'avoir été cuites au cône 05, bien qu'elles fussent sonores même au cône 010. À la cuisson, les briquettes mouiées humides se sont comportées de la façon suivante :—

Echantillon de laboratoire n° 1935.

Cône. Retrait au feu. Absorption % 7 0:0 0 26,43 05 1,0 20,89 1 0,7 0,10 3 Fusion

On peut constater par ces essais que bien que cette argile ne soi’ as suffisamment calcarifère pour cuire chamois, elle n’en accuse pas

moins quelques-uns des caractères distinctifs de l'argile calcaire, quant à son rapide retrait et à la vitrification qui se produit entre le cône 05 et le cône 1. On devrait la cuire au cône 05, si possible.

À la cuisson, les briquettes pressées à sec se sont comportées comme suit —

Échantillon de laboratoire n° 1935.

EEE Retrait au feu Absorption % %

Trop moile pour être utilisée 05 0,3 31,64 1 11,00 0,97

Les briquettes, pressées à sec, étaient, au cône 05, d'une couleur rose, de grain fin et elles étaient sonores, mais l'absorption était trop forte. Au cône 1, le retrait au feu était excessif, et la couleur brun foncé. Si, avec cette argile, on voulait fabriquer de la brique pressée à sec, il faudrait probablement la cuire à peu près au cône 03, dans le double but au'elle ait un pouvoir absorbant moindre qu'au cône 05, et aussi afin d'éviter le fort retrait qui se manifeste, si on la cuit au cône 1.

Quant à l’utilisation de cette argile, on pourrait en fabriquer, et de fait on en fabrique de la brique commune. On pourrait également, à notre avis, s'en servir pour la fabrication de tuiles de drainage; car elle se prête très bien au pressage à sec. Enfin, avec les parties les plus douces de ce dépôt argileux, on pourrait fabriquer des articles de poterie, comme par exemple des pots à fleurs. M Hanson nous a laissé voir quelques articles de poterie rustique très bien réussis, qu'il avait moulés à la main avec de l'argile provenant de sa carrière. À l'époque de notre visite, on ne se livrait qu'à la fabrication de la brique commune. L'outillage de l’usine comprenait un malaxeur, des rouleaux et une machine à terre dure à découpage latéral. Le séchage se fait sur des étagères à claire-voie et les briques sont cuites en meule.

Le long de la voie du chemin de fer à la gare de Wyckliffe, qui est située À 7 milles au nord-ouest de Cranbrook, apparaît un affleurement considérable de métargilite précambrienne. Le matériau est une roche schisteuse très dure et dont certains lits contiennent des quantités de quartz bien plus considérables que d'autres. On a creusé un tunnel le long de l’un des lits les moins quartzeux, et, à cet endroit, on a recueilli un échantillon pour des fins d'essais. Le matériau ne semble pas du tout utilisable, et la seule raison qui nous a engagé à le soumettre à des essais, c'est parce que, dit-on, on j'a utilisé pour fabriquer de ia brique, qui a servi à garnir l'intérieur du smelter à Marysville, C.B. Même lorsqu'il est pulvérisé très fin, le matériau (échantillon de laboratoire

ose, rte.

Si, faubut afin

et ent,

car plus erie, voir ulés otre /'ouhine rères

li est ment -oche ss de el le ueilli s du à des ique, Aème toire

1941) n'avait aucune plasticité, de sorte qu'il a été impossible de le mouler humide. On en a alors broyé une certaine quantité très fin, puison l'a additionné d’une petite quantité d'eau et on l'a pressé à sec. Les essais ont donné les résultats suivants:

Au cône 010, brique non sonore, molle, de couleur rouge, avec pouvoir absorbant de 12,58 p.c.

Au cône 05, brique faiblement sonore, avec une absorption de 12,28

Au cône 1, retrait au feu de 1 p.c., briquette possédant à peine la dureté de l'acier, avec un pouvoir absorbant de 9 p.c.

Nous ne pouvons recommander ce matériau pour la confection de la brique, car on peut à peine le mouler même par le procédé du pressage à sec, et, même dans ce cas-là, il demande à être pulvérisé très fin.

En recherchant de bonnes argiles dans cette région, M'S.-J. Schofield, de Ja Commission géologique, signala à l'attention de l'auteur de ce travail une couche d'argile gris foncé, qui est située le long de la rive nord de la St-Mary, à environ 4 milles en amont de la Mission St-Eugène. L'argile affleure à la base d'une berge escarpée, et la couche a une épaiseur d'à peu près 5 pieds. Comme la surcharge des matériaux qui la recouvrent est considérable, la carrière ne pourrait être exploitée à ciel ouvert; il faudrait extraire l'argile en pratiquant des galeries. Il n’y à pas d'indices, non plus, que l'argile s'y trouve en quantité considérable, Toutefois, le matériau serait assez abondant pour alimenter une petite poterie; l’idée, c'est que ce matériau pourrait être utilisé pour la fabrication des articles de poterie.

L'argile est plastique, bien qu'elle contienne une bonne porportion de très beau grès, et, pour la mélanger, il faut 29 p.c. d'eau. Lorsqu'elle a été séchée à l'air, elle a une résistance moyenne à la traction de 57 livres au pouce carré, et un retrait à l'air de 4,2 p.c. Elle cuit en rose, et jusqu'au cône 1, elle n'est pas dure d'acier. Le retrait à la dessication n'est pas fort jusqu’au cône 05, et bien qu’elle paraisse avoir un certain pouvoir d'absorption, il en est souvent ainsi dans la poterie commune, qui est fabriquée avec certaines variétés d'argiles. On pourrait probablement améliorer les qualités de cette argile en la soumettant à un lavage, ce qui aurait pour effet d'en extraire le grès fin.

À la cuisson, les briquettes se sont comportées comme suit :—

Échantillon de laboratoire n° 1946.—Briquettes moulées humides.

Cône Retrait au feu Absorption /0 Q

Échantlion de laboratoire n° 1946. Briquettes pressées à sec.

Cône Retrait au feu. Absorption Couleur = © st /0

RS

Molle, ne rend aucun son si on la

frappe.

Assez dure. 26,88 Pas dure d'acier. 16,82

Cela ne vaudrait réellement pas la peine d'essayer de mouler cette argile sous forme de briquettes pressées à sec.

CRESTON, C.B.

La rivière Goat, affluent du Kootenay, se réunit à cette dernière près de Creston, et le chemin de fer Canadian Pacific suit la vallée étroite de ce cours d'eau depuis Goatfell jusqu'à Creston. Sur le parcours de la voie ferrée entre ces deux endroits, il existe un certain nombre de coupes dans l'argile, qui ont causé de sérieuses difficultés à la Compagnie, par suite des éboulements qui se sont produits. Ces coupes qui, pour la plupart, sont creusées dans une argile sableuse et lamellée, sont sur-

tout nombreuses entre Kitchener et Erickson. Quelques-unes laissent voir une argile pierreuse ou argile à blocaux, et dans ces dépôts peuvent se trouver des lentilles d'argiles lamellées. Toutes ces variétés d'argiles lamellées sont très sableuses et quelque peu calcarifères.

Tous ces dépôts ne sont pas assez considérables pour être exploitables, et il ne faudrait pas conclure non plus qu'il serait pratique d'exploiter tous les affleurements que l'on rencontre le long de la voie ferrée. Ils représentent, toutefois, une variété d'argile ordinaire dans cette région, et du moment que les meilleurs affleurements se montrent le long de la voie ferrée, nous avons prélevé nos échantillons à ces endroitslà. &

Nous avons recueilli un échantillon (échantillon de laboratoire n° 1930) le long de la voie ferrée, à environ un mille au nord-est de la station de Canyon. I s'agit ici d'un matériau sableux, à grain fin et d’une plasticité passable, mais qui, en même temps, offre à la pression la résistance qui caractérise si bien les argiles sableuses. Nous l'avons pétrie avec 23,8 p.c. d'eau; elle avait un retrait moyen de 3,1 pour cent à l'air, et une résistance moyenne à la traction de 25 livres au pouce carré.

moulée dans une presse à sec n'a pas donné de résuitats : aisante, mais elle s'est prêtée au pétrissage par la méthode plastique, et, de cette façon, on a pu mouler des briquettes pour les essais. À la cuisson, ces briques ont pris une couleur rose, mais elles ne sont pas devenues dures d'acier avant le cône 1, et, de fait, les

nière roite rs de e de gnie, pour

surssent ivent rgiles

xploid'exerrée.

cette nt le [roits-

ire n° a stad'une ion la avons r cent carré.

ec n'a issage uettes , mais it, les

briques n'étaient pas réellement sonores à moins qu'elles ne fussent cuites au cône 05.

À la cuisson, elles se sont comportées comme suit :

Échantillon de laboratoire n° 1930.

Absorption y À

18,60 16,20 4,76 9!s 4,7 Presque visqueuse

À la suite de ces essais, on peut constater que cette argile ne devient pas très dense, à moins qu'on ne dépasse le cône 05, à la cuisson, et que la grande diminution du pouvoir absorbant au cône 1, soit accompagnée d'un grand accroissement dans le retrait au feu.

L'argile n'est pas assez plastique pour passer dans une matrice, et la seule utilisation que nous puissions recommander, c'est de l'employer à la confection de la brique commune par le procédé en pâte molle.

Le meilleur banc d'argile qui soit exposé le long de la voie ferrée, dans la zone que nous venons de mentionner, est situé dans la vaste tranchée du cañon Goat. Il s’agit ici d'une variété d'argile terreuse, qui cuit 1 ne masse dure, si le temps est sec, et qui a une tendance À couler, si le temps est humide. L'argile (échantillon de laboratoire n° 1924), est d'une couleur jaune grisâtre, quelque peu calcarifère t assez plastique, bien qu'elle ne le soit pas assez pour passer dans une matrice. Il a fallu y ajouter 30,8 p.c. d'eau pour la pétrir en une masse plastique qui avait un retrait moyen à l'air de 4,9 p.c. La résistance moyenne de là traction, une fois séchée à l'air, était de 45 livres au pouces carré. Comine toutes les variétés terreuses, l'argile se gonflait légèremen: &u cône 010, et son retrait au feu était pratiquement nul jusqu'au cône 05. Au cône 1, le retrait était augmenté jusqu'à 10,3 p.c. Son pouvoir d'absorption était assez élevé sauf au cône 1; il était comme suit: au cône 010, 25-80 p.c.; au cône 05, 24:00 p.c à1 cône 1,0 p.c. Cette tenue particulière est due en partie à la teneur en carbonate de chaux. Cette argile cuit en rose; mais elle ne prend pas la dureté de l'acier, jusqu'à ce qu'on l'ait cuite au delà du cône 08.

Elle n’est tout au plus qu'une argile à utiliser pour la fabrication de la brique commune.

Sur le parcours de la route qui relie Creston au Goat Canyon, et en face tie l'endroit où était située l'ancienne scierie de Lisk et Slater, on peut voir un long affleurement d'argile d’un brun rougeâtre, qui ne Contient que fort peu de matière rocheuses. Le dépôt, autant qu'il

nous a été possible de nous er assurer sans faire de sondages, a probablement une épaisseur de 15 À 20 pret va place ici pour l'établissement d'une briqueterie, et l'endroit se trouve à une distance d'environ 1000 pieds du chemin de fer, à vol d'oiseau. On trouve des affleurements

argileux identiques à plusieurs endroits dans les environs.

Ce matériau (échantillon de labor: toire 1920), est d'une nature tout à fait différente de celui que l'on ser con re dans le: coupes du ch min de jer, dont nous avons parlé plu hau.: ilest moins sableux u toucher et plus dense, mais, comme tés autl il est quelque peu calcarifère. Il a fallu une quantité d'eau as” considérable, c'est-à-dire 35 p.c., pour pétrir cette argile; m Il lunné une masse qui était suffisamment plastique pour passer : une matrice. Le retrait moven à l'air était de 7 p.c., et la ré-istan oyenne : la traction, une fois séchée À l'air, était de 90 livres au pouce carré chiffres sont presque le double de ceux de l'argile de G € on, À la cuisson, cette argile a pris une couleur rouge, et les briquettes étaient sonores

même au cône 010. Les essais à la cuisson ont donné les résultats suivants:

Échantillon de laboratoire n° 1920

Page 1