‹ Géologie de la région de Field, Colombie-Britannique et Alberta [microforme]Chapitre 22 sur 111 · RELIEF · texte numérisé non relu

RELIEF

Cette région est typique du versant ouest des montagnes Rocheuses. La topographie est encore à son premier cycle d'érosion. Elle est raboteuse, montagneuse, et dans son ensemble elle est découpée et donne naissance à un panorama dont le contour est typiquement alpin. Les formes d'érosion, telles qu'elles sont, produisent un aspect montagneux qui égale, et sous certains rapports, qui surpasse tout. -elles du continent, et même du globe entier. Le contraste des pics altiers, des glaciers et des champs

a ntatis

de neige, des vallées profondes et arrondies, avec les rivières et les lacs remplisd'eau ayant différentes teintes de vert, offredes aspects qui ont besoin d'être vus pour être appréciés,

Il y a une pente continuelle des sommets des chaines et des rètes à partir de la ligne continentale de Partage des eaux jusqu'à la limite ouest du Système des montagnes Rocheuses. En général on peut dire qu'au sud du chemin de fer Canadien du Pacifique la partie occidentale du système des montagnes Rocheuses est formée de trois chaines—la chaine Bow à l'est, formant la ligne de partage des eaux; la chaine Ottertail au centre, et ja chaîne Beaverfoot à l'ouest, cette dernière formant le coté est de la tranchée des montagnes Rocheuses.

La plus grande élévation moyenne, qui est plus de 10,000 pieds, se recontre dans la chaine Bow, ou plusieurs pics ont plus de 11,000 pieds de hauteur. Dans la chaine Ottertail il n'y a seulement que quelques pics qui ont plus de 10,000 pieds de hauteur et il n'y en a qu'un qui a plus de 11,000 pieds, c'est le mont Goodsir. La tour sud de cette Montagne à 11,676 pieds, c'est la plus haute dans cette Partie du système des montagnes Rocheuses !

Dans la chaîne Beaverfoot l'élévation moyenne est de 8500 pieds. Entre ces chaines, il y a des dépressions ou des vallées d'érosion modifiées par l'action glaciaire. La large vallée de la rivière Ottertail sépare la chaine Bow de la chaine Otteriail. Cette dépression se contin ue au sud-est par la vallée de la rivière Vermillion. La vallée Beaverfoot sépare les chaines Ottertail et Beaverfoot. Cette dépression constitue un bon exemple de ‘vallée transversale” car elle est drainée par la rivière Beaverfoot qui coule vers le nord-ouest, et par la rivière Kootenay qui coule ver le sud-est. Le sommet de l'auge Beaverfoot-Kootenay a une élévation de 4000 pieds et la division entre ces deux cours d'eau est si graduelle qu'elle n’est pas apparente à première vue. Les branches de la tête de ces deux cours d'eau communiquent

! L'auteur et son assistant F. J- Barlow firent une ascension complète de ce pic, en juillet 1910. C'était la troisième ascension de la tour sud. Cette ascension est des plus difficile et très dangereuse, elle exige 45 heures pour le trajet de retour à la vallée de la rivière Ice. La première ascension de ce pic altier fut faite par le professeur Fay du Collège Tufts, de Boston, en 1906.

ensemble sur le sommet plat + 11 ligne de partage des eaux est soulignée par de petits lacset. :s iarais. Les cotés de cette auge sont arrondis et il y a des se:1blin:s de terrasses. Il y a une différence d'élévation de 850 pieds entre la source et l'embouchure

de la rivière Beaver{oot, un: 4 ‘e de 25 milles. L'origine de cette vallée a déjà ét6 di: Les deux vallées Ottertail et Beaverioot dépendent ‘ur origine de la structure sousjacente, et elles corresp ixe majeur de plissement dans le système montagneu.

Les chaines Beaverfoot : (1 sont continuées au nord du chemin de fer par la chi: lorne ” remière est continuée vers le sud-est par ! « dernière par la chaîne Vermilion, La « l-est est continue au nord du chemin de fer pa cha: ident

La partie du système :: ntagi i est représentée sur la carte peut être regarde d'une manie générale comme découpée; les régions comprises entres jes cours d'eau ont été

usées, et elles forment fréquernment aujourd'hui des crètes très étroites et même en forme de Couteau n'ayant pas un pied de largeur. L'é:osion des crètes situées entre les cours d'eau est évidente dans ces vallées qui se terminent en bassins en forme de cirque, on en anciens bassins formés de cette manière et qui sont maintenant partiellement remplis de débris de roche. Grâce à la rapidité de l'érosion, les tributaires latéraux sont souvent bordés par des cônes de déjection, dont quelques-uns ont 1 mille } de longueur avec des pentes de 20 à 40 degrés, Plusieurs petits cours d'eau latéraux ont construit de larges cônes de déjection à l'endroit où ils se jettent dans la vallée principale. Ceux du ruisseau Zinc, du ruisseau Steep, et du ruisseau Hoodoo en sont de bons exemples,

Au crin extrême sud-est de la carte il y a à une élévation de 6200 pieds, deux petits lacs, appelés les lacs Dainard. Au-dessus de ceux-ci il y a un autre petit lac à une élévation de 7850 pieds. Ce lac est le plus haut dans cette partie des montagnes Rocheuses. IT est à 450 pieds au-dessus du lac Oesa, et à presque 1000 pieds au-dessus du lac Agnès (lac dans les nuages), près du lac Louise. Il a environ 500 verges de longueur et 200 verges de largeur, et il est situé dans une dépression en forme de coupe sur le côté

de la montagne. Il est alimenté par des glaciers de rocher audessus et il n'a pas de décharge connue. La surface de l'eau est maintenant à 75 pieds en-dessous de la lèvre, mais il y a une ancienne décharge à une hauteur de 50 pieds au-dessus de la surface. L'eau est de couleur vert laiteux et le lac semble très profond. Une faille traverse le côté de la lèvre et le côté intérieur s'est affaissé. Cette cassure à permis à la glace de creuser le bassin dans l'intérieur de la faille, D'après la classification les bassins du lac de Davis, ce lac occupe un bassin orographique érodé par la glace.

GLACIATION.

Nous ne pouvons mentionner que quelques-uns des faits les plus saillants de ce vaste problème.

On trouve des lambeaux de la couche de glace dans un grand nombre de glaciers locaux dans les chaines Bow et Ottertail, Dans la chaine Bow, les glaciers les plus grands et les mieux connus sont Victoria, Lefroy, Horseshoe, et Wenkchemna. Au nord du chemin de fer, le glacier Daly dans les montagnes Waputik alimente une partie du lac Sherbrooke et les chutes Takakkaw. Dans la chaine Ottertail, le Champ de neige Washmawapta et le glacier Hanbury sont les plus grands, tandis que le glacier sur le versant sud-est du mont Sharp et trois autres sur le versant nord-est du mont Goodsir surplombant la vallée Ottertail, relie d'une certaine manière ces deux grands glaciers.

Le champ de neige Washmawapta couvre une superficie de moins de 7 milles carrés (Planche VI, B). La surface n'est pas horizontale mais elle est légèrement ondulée, et elle suit jusqu'à un certain degré les plis du calcaire bleu massif d'en-dessous. La calcaire affleure en certains endroits à la surface de la glace, de sorte que l'on croit que l'épaisseur totale de la glace est moindre que 500 pieds. La surface de la glace est fissurée de crevasses partout où la tension s'exerce à l'intérieur de la masse, quand il y a par exemple un changement subit de pente dans la surface sur laquelle repose la glace. Partout où la glace forme une chute les crevasses sont nombreuses, et forment des séraques; ce sont de petits monticules de glace étroits en forme de coin. Dans les langues

de glace qui se séparent du glacier principal elles sont nombreuses, et elles sont dues au mouvemert plus rapide du centre de la langue. La planche VII, A, représente de nombreuses crevasses longitudinales qui se sont approfondies par l'action des cours d'eau super-glaciaises. Le bergschrund ne se présente pas souvent dans ce champ de neige parce que la glace couvre les sommets de montagne, mais on le voit souvent dans les lambeaux plus petits de glace. Il est dangereux de Voyager à la surface de ce glacier car les grandes crevasses sont souvent cachées par la neige.

Il se forme quelquefois de petites marres d'eau entre le roc et le bord du glacier. Une de ces marres avait environ 20 pieds carrés. Ceci prouve que le glacier repose près du roc, et à cause de l'épaisseur modérée de la glace en cet endroit, tous les débris sub-glaciaires et les fissures dans le roc sont gelées et empêchent l'eau qui s'amasse au contact supérieur vec le roc de s'écouler.

Le glacier Hanbury couvre une superficie d'environ 5 milles carrés. Il est situé à la tête de la vallée de la rivière Ice et va jusqu'au sommet du mont Vaux. L'écoulement des eaux se fait en grande partie par la rivière Ice, mais il y a une ligne de Séparation des eaux à la surface du glacier, et une large langue qui forme une décharge du glacier vers le nord vers la vallée Ottertail. Sous ce rapport c'est un “glacier transversal" à une petite échelle. Les langues de giace descendent jusqu’à la ligne de 6000 pieds; ceci est à peu près la limite la plus basse de la glace dans ce district, à l'exception d’une langue de glace couverte de produits morainiques à la tête du ruisseau Goodsir qui descend jusqu'à la ligne de 5200 pieds. Une ligne tirée du pic Hanbury à la crète qui divise la tête de la rivière Ice, divise pratiquement le glacier en deux; le long de cette ligne il y a une déclivité abrupte : ui est soulignée à la surface par de longues crevasses sub-parallèles. A l'est de cette ligne, si on en juge par les pentes environnantes, le glacier doit avoir près de 1500 pieds d'épaisseur à moins aue le fond rocheux soit très inégal.

Il y a bien peu de débris super-glaciaires sur l'un et l'autre de ces deux grands glaciers; on en trouve quelquefois sur le bord seulement. La glace fraichement cassée ne contient aussi pratiquement aucun détritus glaciaire à l'intérieur, mais l'action

abrasive est très intense. La rivière Ice contient en tout temps une grande proportion de matières en suspension venant du lavage de l'extrémité du glacier; l’eau est presque laiteuse vers le milieu du jour. Ces matériaux se déposent sur le fond de la vallée à la partie inférieure du cours d'eau. La rivière s'alimente en grande partie à cette source, et on l'a très bien nommée à cause de la très grande froideur de son eau.

On voit sur les bords de la glace que les glaciers reculent. Des dépressions, qui ont été occupées si récemment par la glace que leurs débris morainiques n'ont pas encore été remaniés par l'érosion subaérienne, sont maintenant vides. On trouve souvent à l'extrémité d'un grand nombre de langues de glace un mur en blocs erratiques ou mur Geschiebe, fait de débris de base qui ont été accumulés par la glace en mouvement. De plus durant la dernière partie de juillet et la première partie d'août, il y a quelquefois de gros blocs de glace qui se détachent du front du glacier et croule au bas de la montagne où ils sont réduits en poudre.

La stratification de la glace est bien illustrée sur la planche VII, B. Cette photographie est celle ‘lu glacier qui se prolonge vers le nord à partir de la passe Opabin. La couche entre les couches concentriques foncées représente la chute annuelle de neige sur le névé. On voit une stratification semblable au glacier Biddle qui descend jusqu'en dessous de la surface du lac McArthur à son extrémité nord.

On voit souvent sur la surface d'érosion de la glace des “tables glaciaires;” certaines de ces tables ont 4 pieds de hauteur. La surface est souvent trouée de “puits de poussière” qui contiennent tous un petit fragment de roche. Comme la roche absorbe la chaleur plus rapidement que la glace, elle se perce un trou par elle-même dans la glace.

Nous ne pouvons pas parler ici des glaciers de la chaîne Bow. Ils ont été étudiés en détail par Sherzer et ils sont décrits dans son traité sur les glaciers.!

Nous avons déjà dit que la structure de la vallée avait été

! Sherzer, William H., “Glaciers des Rocheuses canadiennes et des Selkirks.” Cont. Smithsoni à la science; Partie du vol. 34, n° 1692, 1907, pp. 19-80.

modifiée jusqu'à un certain point par le mouvement de la couche de glace. La limite supérieure de la glace n'est Pas aussi bien

toute preuve de l'extension de la couche de glace. D'après ce que l'on peut voir sur les versants et sur les contours des plus hauts pics montagneux, l'auteur est Convaincu que la couche de glace n'a pas couvert tous les pics, mais que beaucoup d’entre eux en étaient dénudés. Les pics escarpés et pointus du mont Stephen, de la montagne Cathedral, du mont Goodsir, et autres ont reçu leurs formes de l'action combinée de la gelée, de la pluie et du vent, mais non de celle de la glace. Les pics son formés de roc frais, tandis que la partie inférieure présente un “Felsenmeer’’1 typique jusqu'à Ja ligne de boisage, qui est à environ 7000 pieds au-dessus du niveau de la mer, et correspond en général à la limite inférieure des bassins de cirque. Dans le cas du mont Stephen la glace s'élève au-dessus de la grosse épaule nord (planche I IT, B) jusqu’à une élévation d'au moins

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