‹ Géologie de la région de Field, Colombie-Britannique et Alberta [microforme]Chapitre 44 sur 111 · CLASSIFICATION DE LA FORME DU COMPLEXE DE LA RIVIÈRE ICE · texte numérisé non relu

CLASSIFICATION DE LA FORME DU COMPLEXE DE LA RIVIÈRE ICE

Il n'y a pas que le bord de l'affleurement de ce complexe igné qui ait un Contour irrégulier, comme on peut le voir sur la

colithique qui affleure sur le coté et vers la tête de la vallée Sodalite. Il Y a preuve que les roches sédimentaires qui servent de toit au complexe ont été soulevées en forme d'arche. On peut voir ce soulèvement dans les sections (E-F) (F-G) où les couches sédimentaires supérieures ont un pendage beaucoup plus prononcé que celles qui constituent le mur. Ceci est très remarquable dans le bras nord-ouest.

“+ nt titi

Si on appelle le massif ‘né asymétrique, comme on peut ic -oir dans les différentes coupes en travers. La coupe K-L Montre que le accolithe est très épais sur le côté nord du mon M:ilison et ail s'amincit rapidement vers le nord. Le profit s#semble À elui du mont Marcellina par Cross dans les Montagnes El: du Colorado. Le complexe de la rivière Ice diffère d’un vrai laccolithe en ce qu'il recoupe les sédiments dans toutes les directions. Même le long du contact supérieur, qui est assez régulier, les bancs de calcaire sont fréquemment traversés par la roche ignée.

Le bras nord-ouest à la manière d'un laccolithe ou d'un filon-couche, se coince peu à peu dans le calcaire au pic Chan-

" laccolithe, il est nettement

2 imite nord, affleure dans la vallée Sodalite. La distance horizontale à partir de cet

affleurement du fond jusqu'au point où le toit de la masse affleure à son extrémité sud au mont Mollison,

mais les sédiments les plus élevés qui vallée Sodalite sont plus élevés en str.

d'environ 6 milles carrés, lée Sodalite au nord, la st, et le versant ouest du ruisseau Moose, sous lequel le fond, s'il existe, n'affleure Pas sur le terrain, Nous n'avons aucune Preuve pour montrer qu'il existe un fond en dessous d'une grande partie de cette région. Il semble probable que la roche ignée a pénétré dans les sédiments et qu'elle

! Croos, W., C.G.É .U. 14e rapport ann. 1892-1893, p. 184.

les a soulevés jusqu’à un certain degré. Il y a une faille à faible déplacement qui coupe les sédiments du Couvercle sur le versant ouest du mont Mollison. Elle a une direction N. 40°0., c'està-dire directement vers le massif igné, mais on ne suivre dans le complexe igné. Il semble évident à l'auteur que c'est cette cassure qui a amené l'intrusion. Le magma est monté

La présence d'une couche plus tendre et plus argilacée dans le calcaire a permis au magma de séparer cette bande de calcaire, ce qu'il a fait en soulevant le Couvercle et en lui donnant la forme d’un arche. Au nord et à l'est de lu cheminée n

ourricière le magma a pénétré de force entre et à travers les cou

ches. De sorte que que dans la partie

carrés, le magma a pénétré à tra ers les Strates, et que dans la majeure partie de la

région le compiexe n’a pas de fond. Sous ce rapport cette partie du complexe ressemble à un “stock.”

Le plan du contact supérieur de la masse, du mont Mollison au pic Chancellor, est en général, concordant avec la stratification des sédiments qui la recouvrant. Dans le ruisseau Mollison les calcaires d’au-dessus ont 1540 pieds d'épaisseur, ce qui représente la Presque totalité de l'épaisseur de cette formation, tandis que dans la chaine Chancellor, la partie calcaire

comme un laccolithe. L'angle de pendage des couches dans le toit varie de 60 degrés à 85 degrés en s'éloignant de la masse ignée. En quelques endroits ce pendage devient vertical, ou il est même renversé, et alors il semble se diriger dans la masse irrégulière, mais ceci n'est que le produit d’un mouvement orogénique qui eut lieu après que la masse se fut partiellement refroidie. Nous discuterons ceci de nouveau dans le ch des relations structurelles.

apitre L'effet de métamorphisme qu'a produit la roche intrusive sur le Couvercle est considérable et le métamorphisme de contact a agi

jusqu'à un certain degré

Étui NN

Sur une distance de 700 pieds à Partir de ce Contact Supérieur, au moins dans quelques parties du couvercle.

Les relations de Concordance du Contact supérieur telles qu'elles se Présentent dans d’autres Parties du district dis. Paraissant entièrement sur le versant nord-est du mont Mollison. La planche XIV montre comment l'affleurement de la bande de Calcaire gris se coince au mont Mollison où elle représente la Partie supérieure non recouverte d'un Pli anticlinal serré.

Directement au-dessus de la bande de Calcaire, les schistes siliceux, durs, s'altérant en rougeâtre, et äPPartenant à la formation Goodsir pendent vers Je sud en s'écartant de la roche ignée, et en dessous du bord inférieur de la bande de calcaire les mêmes schistes durs sont très ondulés, broyés et émiettés, Contre la roche ignée. Au delà du point où l'affleurement du calcaire se coince, au mont Mollison, il y a des schistes siliceux, denses s’altérant €n rouge de la formation Gocdsir, qui présentent les mêmes relations avec la masse ignée. En Suivant [a ligne de contact vers le nord, un point sur le versant du ruisseau Moose, à quelques centaines de pieds de l'endroit où le Contact traverse la crète, les sédime- oodsir sont moins émiettés et finalement ils tournent ver. ‘ Buttress où ils plongent en dessous du bord de la masse ;, : égulière (au lieu de la recouvrir, comme auparavant). Grace au pli anticlinal déjà mentionné Qui a un profil Presque renversé, les Couches Goodsir, qui reposent Sur le calcaire gris de la formation Ottertail, sont courbées pour former la base de la roche ignée qui s'amincit en ce point. La bordure depuis le mont Mollison jusqu'au pic Buttress, que nous venons de mentionner, forme la limite de la roche ignée au sudest. Le contact de ce coin sud-est de Ja masse n’a pas pu être localisé avec Précision. Les sédiments de bordure sont fracturés, tordus, et très métamorphisés, Il y a de nombreuses apophyses Courtes, se terminant brusquement, formées de matière ignée et qui pénètrent dans la masse sédimentaire brisée en formant une frange irrégulière au Massif intrusif.

Nous avons déja mentionné que, quel que soit le nom qu'on applique à sa forme, cette masse irrégulière a Son épaisseur la plus grande sur le côté sud de la partie découverte, et elle s'aminci+ vers le nord et l'ouest. Une grande partie du bord aminci

a été détruite par l'érosion de la vallée de la rivière Ice et de ses tributaires, mais il reste encore une longue extension en forme de filon-couche sur le côté ouest de la vallée de la rivière Ice qui montre l'épaisseur de cette partie de la chambre laccolithique. Dans le cas du bras rord qui se termine brusquement au pic Sentry, la partie supérieure a été érc:lée et il ne reste plus que 300 pieds de roche ignée sur la crète de division entre la montagne Zinc et le mont Goodsir. Bien qu'il ne reste que 300 pieds de roche iguée sur la ligne de division à la tête de la vallée Zinc, cependant il y a un affleurement de 1800 pieds d'épaisseur, dans la montagne Zinc où la roche la plus élevée est une syénite néphélinique, et on croit rue le bras qui part du complexe principal a eu une épaisseur aussi grande. Il y à une autre raison de croire que ce bras eut une grande épaisseur un jour. Nous avons dé; dit que le massif isolé de roche ignée affleurant sur le côté est de la vallée du ruisseau Moose à sa tête constitue une extensmn nord-est de la masse principale qui s’est isolée par l'éroson du complexe principal en creusant la vallée du ruisseau Moose. La distance entre la roche ignée de chaque côté de la vallée est d'environ 23 milles, de sorte qu'il faut une couche assez épaisse pour couvrir « :tte distance. Il n’a pas été possible de déterminer l'épaisser ue cette masse ignée isolée entre la montagne Helmet et le mont Sharp, mais elle a au moins plusieurs centaines de pieds d'épaisseur et probablement plus de 1000 pieds.

Ce massif isolé a des relations semblables aux sédiments adjacents que celles quenous avons mentionnées au sujet du massif principal. Sur le côté nord des montagnes Helmet les sédiments supérieurs ont été courbés en arche par la masse intrusive. Le plancher sur lequel repose la roche ignée est bien exposé à l'est de la masse, sur le côté escarpé de la vallée Vennilion.

Le contour irrégulier du complexe et le manque de vrais caractères laccolithiques suggèrent la forme d'un chonolithe tel que décrit par Daly.1 Sa forme asymétrique, avec un contact escarpé qui montre à divers degrés les relations de recoupage, et son amincissement dans la direction opposée avec des contacts

! Daly, R. AÀ., “Classification des massifs intrusifs ignés.' Jour. de Géol., Vol. 13, n° 6, 1905, p. 499.

CN

Le PU US, OBS ©: On 4

FA Se ge

généraux Concordants, font ressembler cette forme de massif intrusif au “sphénolithe.” Ce terme à été mentionné par Harker!, décrit par Philippi,? et nommé par Burckhardt.s

On peut faire une plus ample COMparaison avec d’autres for. mes de masses intrusives en €Xaminant le bras nord-est. Le filon-couche à la Montagne Garnet, sur le côté ouest de la rivière Ice, a plus de ? de mille d'épaisseur, tandis qu'à un mille au sud il a plus de 1 mille d'épaisseur. Les contacts supérieur et inférieur sont presque Concordants avec la Stratification dn calcaire Ottertail, qui, comme on l'a dit plus haut, à été séparé par l'itrusion. Sur Je côté opposé de la vallée de la rivière Ice sur une distance d'environ 2 milles, comme la structure de la vallée est un anticlinal, Je calcaire forme une bande Continue qui pend vers le pied du mont Goodsir, et i] n'y a aucun signe de roche ignée sur le côté est de la vallée (section I-J). Ceci signifie que le filon-couche de roche ignée, qui a plus de 1 mille d'épaisseur sur le côté ouest de la vallée de la rivière Ice, se coince et disparaît Sur une distance de moins de 3 milles. Le plissement eut lie à avant l'intrusion de Sorte que la roche ignée a occupé le flanc du pliet Probablement Ja crête. Une section de profile ressemblerait en quelque sorte au “phacolite” de Harke: 4

CARACTÈRES LITHOLOGIQ UES GÉNÉRA UX.

CARACTÈRES MACROSCOPIQUES.

Les diverses Sortes de roches qui forment ce complexe igné ont des différences considérables tant dans leur Composition minéralogique que dans leur aspect général. En couleur les types varient depuis une roche de couleur Claire, dans laquelle les éléments foncés font Presque entièrement défaut, qui constitue un type leucocrate, Jusqu'à une roche noire dans laquelle il n'y a pas de minéraux clairs, et qui constitue un type mélanocrate.

La masse dans Son ensemble es+ alcalii.e. Les divers types

! Harker, A., ‘Hist. Nat. des roches ignées,” 1909 P: 71.

? Philippi, E., ‘“‘Centralb fur, min. 1907, p. 456.

* Burckhardt, C’tte masses éruptives intrusives et la formation des Montagnes.’ Mexico. Mem. Soc. Ant. Alzate, Vol. 21, 1904.

“ Harker, A. “Histoire Net. des roches ignées, 1909, p. 77.

ainsi que leurs phases de transition forment une série complète entre deux extrêmes largement séparés. Une extrémité de la série, qui est la plus alcaline, est représentée par une syénite néphélinique grise ou gris verdâtre. Dans ce type normal les quantités relatives de feldspath et de néphéline varient, et avec la sodalite la roche devient une syénite à sodalite gris bleuâtre claire. À l’autre extrémité de la série il y a une jacupirangite. Cette roche est noire et ne contient aucun minéral clair. La distribution de ce type n'est pas aussi bien définie sur le terrain que la syénite néphélinique et elle passe à une pyroxénite quand le pyroxène devient le minéral essentiel et pratiquement l'unique minéral. Le type interméciaire entre ces deux extrêmes est l'ijolite qui est essentiellement formée de néphéline et d'aegyrineaugite.

Il y a un contraste marqué sur le terrain entre ces trois types principaux, mais quand on introduit les nombreuses phases de transition, il n'y a aucune ligne de division nette et le complexe forme une série pétrographique continue. On a essayé de montrer la distribution superficielle des types clairs représentés par la syénite néphélinique et les types associés; les types intermédiaires représentés par l'ijolite, les urtites, et les autres types de transition; et les types ferro-magnésiens représentés par ces roches où les éléments clairs manquent ou ne sont que des minéraux accessoires, mais les limites de ces subdivisions sont très arbitraires.

La texture de la syénite néphélinique varie dans de grandes proportions. Normalement, la néphéline se présente en gros grains et la roche a une teinte verdâtre due aux cristaux vitreux de néphéline. Le feldspath est l'orthose et la microperthite et se présente souvent en longs cristaux de Carlsbad, dont quelques-uns ont } pouce de longueur. Dans quelques phases de ce type, les éléments ferro-magnésiens font presque entièrement défaut, mais dans l’ensemble de la série, il peut y avoir du pyroxène et de l'amphibole, qui varient tous deux en composition. En certains endroits le feldspath a un arrangement parallèle, et la roche s'appelle une foyaite. Vers le contact, la sodalite devient quelquefois un minéral essentiel et la roche est une syénite à sodalite ou une ditroite, tandis qu'ailleurs la roche

est essentiellement formée de feldspath et elle devient une E ‘tônsbergite.”

En quelques endroits la roche est essentiellement formée de

une urüte.

L'ijolite ou type intermédiaire, Contient à peu près en égales quantités de la néphéline et des éléments colorés, surtout de l'aegyrine ou de l'aegyrine-augite. L'amphibole devient un élémenc essentiel dans certaines variétés. La distribution superficielle de ce type est plutôt mal définie. L'ijolite se rencontre soit en plages mal définies, où en schlieren dans la syénite néphélinique. 1] Y a passage insensible entre les types leucocrates et mélanocrates.

Vers 1 extrémité de la série, et dans les types mélanocrates extrêmes, les éléments clairs vont en décroissant et disparaissent finalement. Les variétés de roche sont surtout faites de différentes combinaisons de minéraux tels que le pyroxène, la

extrêmement mal définies, et elles Passent insensiblement d’une variété à l'autre. Il y à aussi de nombreux “schlieren”’ dans les types Mélanocrates et dans ceux de transition: la biotite forme souvent un élément essentiel dans de tels lambeaux, dans d'autres cas c est le pyroxène ou le schlieren est une pegmatite

Crates que dans les types mélanocrates, mais rarement dans les Syénites normales À néphéline ct à sodalite. Ce développement Pegmatitique en quelques endroits ressemble à un dyke et dans de tels cas il reécoupe généralement les types mélanocrates ou il remplit des fissures bien définies dans ces roches. Plus souvent les pegmatites se présentent en schlieren qui Passent insensible ment à la roche plus fine enCaissante, Dans quelques-unes de

ces masses irrégulières À très gros grains, ou “‘flammen,"’ on a trouvé des cristaux de feldspath ayant 6 pouces de longueur et des cristaux d aegyrine de 11 pouces de longueur à la montagne Garnet. Ces derniers rayonnent souvent à partir d'un centre unique. Dans d'autres endroits les cristaux de néphéline ou d’amphibole ou de Pyroxène ont plusieurs pouces de longueur, Il semble que ces pegmatites ont la même nature que les veines Contemporaines, et qu’elles sont comparables à celles qui sont si fréquentes autour des masses ou dans les masses plus acides.

Les nombreuses variétés de roche qui forment le complexe représentent une seule période d’intrusion Contemporaine, hais dans chaque cas les types leucocrates, et surtout la syénite néphélinique, sont les roches les plus récentes, c’est-à-dire qu'elles ont cristallisé les dernières. Les apophyses en forme de dyke de syénite néphélinique recoupent les types mélanocrates qui furent certainement les premières roches à cristalliser.

irrégulière, ils se coincent brusquement, ou ils s’'amincissent peu à peu. Ils contiennent quelquefois sur leurs bords des minéraux foncés appartenant aux roches mélanocrates qu'ils recoupent.

cause de leur résistance à l'érosion qui est plus grande que celle de la roche encaissante, ces dykes se tiennent en relief et forment des crètes colorées sur les versantser talus des montagnes. Une autre preuve que les types leucocrates ont cristallisé les derniers se trouve dans les zones brèchées. Les fragments sont souvent anguleux et sont toujours formés de roche mélanocrate:

crates, qu sont généralement étroitement associés à la syénite néphélinique.

Les apophyses ne sont Pas Communes dans ce complexe, mais celles que l’on rencontre appartiennent à la syénite néphélinique et elles se sont enfoncées dans les sédiments supérieurs qui forment le couvercle du complexe intrusif, En certains endroits sur le versant nord du mont Mollison, il y a deux ou plus de ces apophyses qui entourent complètement un gros bloc ce sédiments.

En plusieurs endroits le long du contact supérieur de la roche ignée avec les sédiments, surtout dans la chaîne au sud-

encens __——

ouest du pic Chancellor, il y a des blocs de sédiments brisés du couvercle qui ont été cnclavés dans le magma intrusif, La Composition minérale de ces enclaves, évidemment, dépend surtout de leur composition originelle, La recristallisation a donné à ces fragments une apparence zonée Parce que des minéraux secondaires comme la vésuvianite, le grenat, et le diopside se sont aPParemmer:: séparés en couches.

Le plus grand xénolithe que nous ayions vu sur le terrain, sauf un, avait environ 100 pieds de diamètre, d'autres semblent avoir été plus grands mais ils ont été séparés en plusieurs fragments plus petits Par l'effet du chauffage différentiel produit par le magma intrusif. I] Y 4, comme on peut le voir sur la Carte, un très grand xénolithe sur le versant sud de la crête Chancellor, au sud de la Montagne Garnet. On ne peut pas définir les limites exactes de ce bloc sur tous ses côtés à cause de l'épais manteau de débris rocheux. Il a au moins ? de mille de longueur, il a un Contour quelque peu lenticulaire, et dans sa partie la plus large il mesure 1250 p:ds de bord en bord de l'affleurement. C'était originellement un bloc de calcaire pur venant du couvercle de la chambre, mais il a complètement recristallisé en gros cristaux de calcite. Les autres minéraux sont la wollastonite, le diopside, une petite proportion de feldspath, et un peu de magnétite. La calcite est tachetée de limonite de Sorte que la roche apparaît rouge et s’altère en formant un talus brun. fous donnerons les autres Caractères lithologiques des roches de la zone de Contact quand nous dis- Cuterons les relations de Structure externes des divers types de

CARACTÈRES MICROSCOPIQUES

Afin d'éviter les répétitions, nous donnerons les Caractères microscopiques détaillés dans Ja description de chaque type. En général on peut dire que l’association de certains minéraux

jusqu’au type mélanocrate le moins alcalin. Dans les types leucocrates, Je feldspath est l'élément minéral prédominant. Dans la Plupart des cas Je feldspath est une intercroissance perthitique d’orthose et d’albite ou d'oligoclase-albite, quoique Souvent le feldspath Potassique soit le microcline et moins

souvent l'anorthose forme le feldspath sodipotassique de la microperthite. Le feldspath a Presque toujours la structure perthitique, bien que dans le type normal de syénite né

Phélinique On trouve quelquefois l'orthose

séparée de la microperthite, Les feldspaths perthitiques ont souvent plusieurs millimètres de longueur, et au microscope ils présentent de bonnes macles de Carlsbad:; quelquefois il y a un double plan de macle. On peut voir de nombreux cristaux Carlsbad à l'oeil nu. Un caractère Commun de ces cristaux est d'être arrangés parallèlement les uns aux autres et ils donnent ainsi une texture foyaitique à la roche. La néphéline n'est pas abondante dans les types normaux, tandis que dans les types plus alcalins quelques-uns des feldspaths sont remplacés par de la sodalite, formant ainsi une Ytroïte, que l'on trouve toujours près du Contact supérieur de la masse, D'un autre côté il y à d'autres faciès de contact de la syénite néphélinique qui se rapprochent beaucoup de la tônsbergite ou de la théralite, dans lesquels le feldspath andésine prédomine.

Dans les types leu ’ates, les éléments ferro-magnésiens qui font presque entiëiinent défaut dans les types les plus alcalins, sont représentés par un Pyroxène comme l'aegyrine et l’aegyrire-augite, et dans quelques roches per la hornblende basaltique ou la barkévicite comme accessoire.

Dans les types de transition, le feldspath diminue rapiderent et devient seulement un élément accessoire dans les ijolites : il y a une augmentation correspondante dans la quantité de néphéline dans la roche, de sorte que l'urtite contient environ 60 pour cent de néphéline et le reste est Surtout des éléments ferro-magnésiens. Le pyroxéne de ce &roupe de roches est généralement riche en aegyrine, mais il Y 4 un pyroxène typique, vert pâle, faiblement pléochroïque qui caractérise surtout les types de l'ijolite. Nous décrirons ces minéraux en détail dans un autre chapitre. Dans les roches de ce second groupe il est intéressant de noter que l’'amphibole prédominante, quand elle est présente, est la barkévicite et non Ja hornblende basaltique que l'on rencontre dans les roches du premier groupe.

Quand il y a diminutiou en néphéline dans la roche et une augmentation correspondante en pyroxène, amphibole, et en

LA

minerai de fer, la roche appartient au troisième groupe. Le principal type de ce groupe est la jacupirangite, qui représente l'extrémité de Ja série et le Produit extrême de la différenciation. Il y a plusieurs tYpes intermédiaires dont nous parlerons plus

Au microscope on voit généralement que les roches de ce complexe igné sont remarquablement fraîches: tel est le c dans plusieurs échantillons Pris à la surface immédiate,

En plus des Minéraux que nous avons signalés roches il y en a Plusieurs autres, et parmi ceux-ci le plus important est le sphène: il existe dans tous les types et il Constitue un élément essentiel dans Quelques roches, L'auteur à appelé “sphénétite’ une roche qui Contient environ 30 Pour cent de sphène, Un autre minéral Particulier de cette masse est la schorlomite, un grenat noir titanifère, ce minéral n'est pas abondant mais on le trouve rarement dans d'autres masses intrusives alcalines semblables. Elle existe dans le complexe de Magnet Cove, et i] Y a une variété semblable, l'iivaarite, dans une ijolite du mont liwaara, Finlande.

En comparant la roche du complexe de la rivière Ice avec

ceiles des autres masses alcalines, on remarque que Je grenat, qui est un élément essentiel dans Ja borolanite de Cnoc-na- Sroine de Assynt’, dans les syénites alcalines de Magnet Cove, Ark, s les roches foyaite-théralite de Tasmaniet, dans la Syénite uephélinique d'Ontario,s et dans les syénites à corindon de la série Siwamalai dans l'Inde, f est Presque totalement absent dans les types de la rivière Ice et il est remplacé Par le sphène.

as même

dans ces

! Ramsay et Berghell, Geol. For. Forh, Stock., Vol. 12, 1891, p. 305, 2 Shand, S, JA “Borolanite and its associates in’’ Trans. Soc. Géol., Edin., Vol. 9, 3e Partie, 1901.

3 Washington, LR “Complexe igné de Magnet Cove.” Bull, C.G. A Vol. II, 1890, p. 400.

* Paul, F. PS “Beitrage zur petrographischen kenntris einiger foyaitischtherelithischen Gesteine aus Tasmanien.”’

5Adams, F, D., et Barlow AVE: Géologie des régions de Haliburton et Bancroft, Province d'Ontario.” Com. géol. Can., Mémoire n° 6, 1910, p. 249,

s Holland, S DA © NC de série Siw imalai de syé

nite élélithique et de syénites Corindon dans le district Coinbatore

» Présidence Madras” Mém. Com.

Géol, Indes., Vol. 30, 3e Partie, 1901, P. 169.

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