MÉTHODE DE SUBDIVISION DES FORMATIONS PÉTRO- GRAPHIQUES
Si nous essayions de décrire en détail toutes les variations pétrographiques que l'on recontre dans cette formation de roches intrusives alcalines nous n'en finirions plus, car un des faits les plus caractéristiques de ce complex est de contenir des variations presque à l'infini. À l'oeil nu ja roche ainsi que sa composition minéralogique change sur une distance d'un pied et même moins en certains cas. On comprendra facilement qu'avec une si grande multiplicité des types il était impossible de représenter sur une Carte la place exacte de chaque type de roche. Les divers types de roches ont une parenté étroite les uns avec les autres et la série forme une “province pétrographie"”! telle que définie par Judd dans son étude des roches ignées de Hongrie et de Bohême.
Bien que les roches de ce complexe aient une consanguinité marquée les unes avec les autres, cependant pour en faciliter
1 Judd, J. W., Q.J.C.G. Londres, 1886, vol. 42, p. 54.
Il emploie cette expression pour désigner ces régions ‘où les roches, qui ont fait éruption durant une période déterminée, présentent des particularités marquées dans la composition minéralogique et dans la structure microscopique, servant à les distinguer immédiatement des roches qui appartiennent au même groupe général ayant pris naissance en même temps dans une autre province pétrographique.” Avant cette date Vogelsang, en 1872, employait l'expression ‘‘geognostische Bezirka”’ pour exprimer la distinction en minéraux et en texture entre les roches ignées de différentes régions. H,. Vogelsang: Zietschr, deut. geol. Gesell: Vol. 24, 1872, p. 525.
?Iddings, J. P., Bull. Soc. Phil. Washington, Vol, 12, 1892, pp. 128-
Il emploie le mot ‘’consanguinité”’ pour exprimer la relation magmatique fondamentale qui existe entre des roches de même province pétrographique.
la description nous les diviserons en trois Broupes; mais, nous devrons nous souvenir qu'il n'y a aucune limite arbitraire entre ces groupes où même entre les divers types d'un même groupe, Ces subdivisions sont :— 1. Types leucocrates (types alcaliques) : Syénite à néphéline, à sodalite, etc.
2. Types de transition: ijolites, urtites, etc. (en partie des types mésocrates)1 3. Types mélanocrates : jacupirangite et autres types de roches noires.
TYPES LE UCOCRATES.
DISTRIBUTION
La carte géologique montre la distribution générale des trois principaux groupes de roches dans ce complexe alcalin.
types leucocrates forment la majeure partie du complexe et occupent une superficie d'environ 5 milles carrés (14:3 km). En général on Peut dire que les types de roches Compris dans le premier &roupe forment la Partie sud du complexe où ils occupent la larget: totale du complexe entre le mont Mollison et a vallée Sodalite, une distance d'environ 2 milles. Leur limite vers l’est est marquée par la crète de division entre la tête du ruisseau Mollison et la vallée du ruisseau Moose, tandis que vers le nord-ouest ce type général va jusqu'à un point au delà de l'embouchure de la vallée Sodalite. Entre ces limites les roches appartiennent surtout au type leucocrate, quoique même dans cette superficie il y a plusieurs lambeaux irréguliers (flammen) de roche moins alcaline appartenant aux deux autres Sroupes. Dans le bras nord du Complexe qui va
de roche dans lesquels il y a des éléments blancs et des éléments colorés à peu près en égales quantités; pour faire Contraste aux types “leucocrates’”’ de Brôgger, dans lesquels les éléments clairs Prédominent et sont en plus grande
clairs peuvent faire totalement défaut. Référence: A. Lacroix, ‘Les Roches alcalines caractérisant Ja Province Pétrographique d'Ampasindava, Mada- Sascar,” Nouvelles Archives du Muséum, 4e Série, tome 1, 1902.
jusqu'au mont Goodbsir, il y a un lambeau de syénite néphélinique sur le sommet de la montagne Zinc; il est plus alcalin au sommet et passe insensiblement vers le bas à une ijolite, et à une jacupi-
rangite à la base. Cet arrangement avec les types basiques et les plus lourdes au fond est une preuve de différenciation par gravité.
Il vaut la peine de remarquer que, sauf en jeux exceptions, les roches du premier groupe, qui sont plus alcalines, sont situées au sommet ou à la partie supérieure du laccolithe.
la montagne Garnet il Y a une prolongation nord-ouest de la masse principale, une syénite néphélinique qui repose directement sur le fond calcaire et sous les types moins alcalins et mélanocrates. Le contact entre la roche ignée et le calcaire est concordant et il est bien exposé sur le flanc est de la montagne Garnet. À cet endroit il Y a une épaisseur de plus de 200 pieds de syénite néphélinique qui affleure entre le contact avec le calcaire et le sommet de la montagne Garnet. On ne peut pas déterminer sur le terrain la relation avec la roche mélanocrate d'au-dessus parce que les débris de roche couvrent la ligne entre ces deux groupes de roche, mais les deux variétés ne sont séparées que par un intervalle caché de quelques pieds, et le Contraste entre la syénite grise et les roches mélanocrates noires d’au-dessus, est très frappant. Apparemment les variétés intermédiaires communes sont absentes et ceci prouverait que le massif de syénite néphélinique est une apophyse du massif principal de syénite néphélinique du sud. Si ceci est le cas, la liaison entre ces deux localités a été détruite par l'érosion de la vallée de la rivière Ice.
À l'est du massif principal, dans la région isolée entre le mont Sharpet la montagne Helmet, il y a un autre petit lambeau, d'environ 4 mille Carré, qui appartient à ce groupe. La roche est une syénite néphélinique, et elle repose sur le calcaire Ottertail, tandis qu'à l'ouest, vers la tête du ruisseau Moose et au sommet du mont Sharp, les roches appartiennent au second et Surtout au troisième groupe.