nd
Ces résultats montrent que ce minéral est un pyroxène hypersthène anormal, mais son analyse diffère beaucoup de toutes celles publiées. 11 Pourrait être appelé un clino-hypersthène parce qu'il a certaines propriétés optiques du pyroxène rhom-
Une autre variété de pyroxène, qui est commune dans les roches de la rivière Ice et que nous avons signalée dans une page antérieure, a une couleur légèrement verdâtre et possède un léger pléochroïsme. L'absorption telle que déterminée est a = gris à incolore, b = rosâtre, =t c = rose rougeâtre pâle. Son angle riaximum d'extinction est 32 à 38 degrés. C'est une variété riche en soude, et Mr. F. Connor de la division des Mines en a fait l'analyse partielle avec les résultats suivants:—
D ae Mu ee 45:75 ER a en a ns 4:49 Fe:O; EE ON DE TR ee 5 0 PR ne mar eue 11-48 NET EUROPE 7-25 en 0 DR NU PE 0-37 RE nr ee lt à 0-81 LS ET EN SERRE 2-18 PAR A a 0-19 98-11 nn IN 3-44
AMPHIBOLE.—Ce minéral est subordonné à ia présence du pyroxène et il est absent dans plusieurs roches. Les principales ampbhiboles appartiennent aux variétés basaltique ou barkévicite. La première est plus fréquente dans la syénite néphélinique ou dans les roches leucocrates, tandis que la barkévicite est abondante dans certaines i jolites et dans d'autres roches mélanocrates. La hornblende basaltique est très noire. brillante, et présente de bonnes surfaces de clivage. Sous le microscope ce minéral a un Contour subhédral, il est fortement pPléochroique, et a un aspect jaunâtre clair, brun, et brun rougeâtre foncé. L'absorption déterminée est c > b > a. Le minéral est allongé négativement avec une extinction qui va jusqu'à 13 degrés. Il présente souvent sous la forme de grands cristaux peocilitiques: on peut souvent voir ces cristaux à l'oeil nu.
La barkévicite est très commu.e dans quelques ijolites. On ne peut pas la distinguer de la hornblende commune sur le terrain, mais au microscope on voit qu'elle est brune et pléochroïque et qu'elle a souvent des teintes vertes. L'absorption est jaune pâle à incolore, jaune verdâtre et brun rougeâtre foncée, déterminée comme étant b>c>a. Elle est optiquement négative et elle montre de bons plans de clivage dans les zones prismatiques, avec une extinction maxima de 17 à 20 degrés. Quelques cristaux présentent une bordure brun foncée et un centre vert pâle ou vice versa; ou le centre du cristal peut être vert pâle et la bordure vert foncé. Cette hornblende se présente généralement sous la forme de grands cristaux poecilitiques ayant jusqu'à un pouce de diamètre.
Un fai+ caractéristique de l'amphibole c'est que quand elle est abondante dans une roche elle tend à prendre des formes idiomorphes, mais si elle est peu abondante elle sert de remplissage aux autres minéraux présents en plus grande quantité.
Les amphiboles des roches de la rivière Ice ressemblent assez à celles de la syénite néphélinique de Port Coldwell qui a été décrite par Kerr.
L'actinote et la trémolite se rencontrent surtout en veines ou en ségrégations. Les petites masses d’actinote fibreuse et raÿonnante sont abondantes dans une veine à la tête de la vallée Zinc. Au microscope elle est verte, légèrement plé-
ochroïque et possède un bon clivage. L'absorption est a = vert jaunâtre, = b = c = vert pâle. Elle est optiquement négative
de 0 à 8 degrés.
Nous avons déterminé quelques grains irréguliers microscopiques d’une nature vert bleuâtre comme étant de la riébeckite. D'autres grains Pourraient être de l'arfvedsonite.
MICA—La biotite est rare dans les types de la rivière Ice sauf comme minéral secondaire dans les cornes vertes. On le trouve dans quelques roches mélanocrates, et surtout à l'état de cristaux porphyritiques dans les ijolites basiques. Le plus grand cristal trouvé avait 4 pouces de diamètre et était très noir sur les plans de clivage. Une veine de calcite contient des prismes bien formés de biotite à contour hexagonal.
La muscovite est rare et généralement secondaire. On la trouve souvent dans les roches sédimentaires métamorphisées.
Il y a un mica vert foncé dans une petite veine dans la chaîne Van Horne vers la tête de la vallée Porcupine. Il a une forme biaxiale négative. L'angle axial est 2 E = 54 degrés, et l'indice de réfraction moyen est un peu plus de 1:583. Les feuilles minces sont incolores et c'est probablement le mica magnésien et ferreux connu sous le nom d’anomite.
CALCITE.—Ce minéral est fréquent comme élément accessoire, mais il est invariablement présent comme élément primaire dans ces types que l’on trouve au voisinage du contact avec le calcaire cristallin. Son mode de gisement fait supposer que ce minéral est distinctement étranger au magma, et qu'il dérive des calcaires avoisinants. On trouve ce minéral sous la forme de grains anguleux, quelquefois à l'intérieur d'autres éléments, mais le plus souvent comme matière de remplissage des interstices. On peut voir ceci sur la microphotographie de la planche XX. Dans la plupart des cas il ne constitue pas un élément secondaire, car quelques grains sont assez grands Pour être reconnus facilement à l'oeil nu.
On a signalé la présence de la calcite dans plusieurs autres gisements de syénite néphélinique. Les uns croient que ce minéral est d'origine primaire, les autres qu'il est d'origine
nikélifère de Sudbury (Canada). Q.J.GsS. Londres, Vol. 53, 1897, p. 55.
étrangère. On le phique voisin.
Les gisements que nous mentio Bancroft, Ontariot, formation Siwamalai de l'Inde’, Ile de
trouve aussi associé au calcaire métamor-
nnerons brièvement sont
l'Alno en Suède’, Kaisertuhl en Bavièret, Kussa dans les Monts Ouralst, les syénites néphéliniques de Zerafschan, Turkestan‘, et la syénite néphélinique de la Sibérie Orientale?.
de produit:
indubitablement étrangère au magma et re clusions des calcaires avoisinants.”
En décrivant la calcite du gisement des Indes, Holland
déclare: “La calcite se présente en cristaux granulaires ayant
1F. D. Adams et ASE: Barlow, “Géologie des régions de
Bancroft, Ontario,’ Commission géologique, Canada, Mé p. 233.
Haliburton et moire n° 6, 1910,
éphéliniques
s le district de Coimbatore’’ «Présidence Madras.
3A, G. Hogbom, ‘“Uber das Nephelinsyenitgebiet auf der Insel Alno.” Geol, Foren. i, Stockholm Forh., Bd. 17, Heft 2, 1895, S. 118.
“ Graeff, “Zur geologie des Kaisertuhlgebriges,"” Mitt. d. grossberg, Bad. Geol, Landesanst, Bd. 11, 1892.
RS Arzruni, “Die Mineralgruben bei Kussa und Miass.” Guide pour l'excursion de l'Oural du Congrè Assemblée de St, Petersbourg, 1900).
bÉ Preobrajensky, “Die nephelinsyenite vom oberen Zerafschan, Turkestan,” Annales de l'Inst. Poly., Pierre le
Grand à St. Petersborough, Vol. 15,
(Livret S International des Géologues,
Ho x Stutzer, “Uber primaren Calcit im Elaeolithsyenit des Botogolsky—
Golez in Ostsibirien,”’ Centralbl Min., Geol, u. Pal. 1910, p. 433.
SEVE Walker, ‘Etudes géologiques et Pétrographiques du district
apparemment autant droit que les autres à être considérés comme éléments primaires. Les cristaux forment des grains isolés et il n’y a aucun signe de décomposition secondaire, le faible pourcentage de silice dans ce groupe de roches fait disparaître la difficulté théorique qui s'oppose à sa cristallisation d'un magma fondu comme un élément normal d’une roche ignée.
À Alno, Hôgbom croit que la magma fondit le calcaire, qui plus tard, durant la solidification du magma, a cristallisé en formant un élément constituant de la roche. Ceci est précisement la conclusion à laquelle était arrivé l'auteur, avant qu'il eut lu le rapport Suédois, pour expliquer la présence de la calcite dans les roches de ia rivière Ice.
Graeff a donné une explication semblable pour expliquer la présence de la calcite à Kaiserstuhl, tandis qu'Arzruni prétend que la présence de la calcite danx la syénite néphélinique de Kussa ne peut être expliquée.
Au gisement du Turkestan, la calcite est fraîche dans la syénite néphélinique, et elle est abondante le long du contact de la roche ignée avec le calcaire cristallin.
SPHÈNE (OU TITANITE) (CaTiSiO;).—Ce minéral est invariablement présent dans tous les types de roche de la rivière "ce; il est quelquefois rare ou accessoire, et souvent il est abondant et dans certains types mélanocrates il forme l'élément minéral essentiel. Une roche contient environ 30 pour cent de sphène et le reste est surtout formé de pyroxène. Le sphène est remarquablement frais dans toutes ces roches, et il se présente en cristaux idiomorphes qui sont souvent bien terminés. Ces cristaux sont quelquefois microscopiques, mais plus souvent macroscopiques, et quelquefois les cristaux ont 1 cm. de longueur et 2 à 5 mm. de largeur. La couleur caractéristique est le jaune miel, tandis qu’au microscope ce minéral a une couleur bronzée, et les variétés les plus foncées sont distinctement pléochroïques. Dans un type de syénite néphélinique le sphène est assez bien développé pour former des phénocristaux et donner à la roche une apparence spéciale.
Vu au microscope ce minéral a souvent la forme de prismes allongés parallèlement à l'axe vertical, tandis que dans d’autres
plaques il présente une section en travers rhombique. il montre un bon clivage Prismatique de scrte que dans certains cas les grains individuels ont la forme en coin (planche XXI. B.). La double réfraction est très élevée, et la figure d'interférence ressemble souvent à celle d'un minéral uniaxe. [Cas (FeTih, {(SiTi) Oi}s].—Ce fère que l'on trouve dans certaines re Ice. Dans une roche il y a de
C'est C. U. Shepard qui lui a donné ce nom et qui l'a décrit pour la première fois en 1846 dans . certaines roches de l’Aïkansas.1
et l’auteur ne connaît que deux rouvé; dans la syénite néphélinique ve, Arkansas, décrite par J. F. Wilet dans une ijolite du mont liwaara, Finlande,
décrite en 1891 par Ramsey et Berghell.s Barlow trouva la schorlomite dans les roches de la rivière Ice, et F. G. ait, chimiste en chef de la Division des Mines, Ottawa, en fit l'étude minéralogique. Il dit que le minéral “est massif, pans clivage, de couleur noir de velours, ici et ]à terni de bleu, et quelquefois avec teintes de Pavonine; la couleur du trait est brune; l'éclat est vitreux; il est Cassant; la fracture
est irrégulière, quelquefois subconchoïdale: il est opaque; fond ! Journ. Sci, 2e série, vol 2, 1846, p. 251.
? Rapport ann. Com. géol, Arkansas, Vol. 2, 1890, p. 215. * Geol. For. Forh, Stockholm, Vol. 13, 1891, p. 305.
tranquillement à 3 en donnant de l'émail noir; il a une dureté de 6-5 et une densité de 3-802 à 15°5, C.”1
Le tableau suivant donne l'analyse chimique de ce minéral ainsi que celles des autres gisements pour la comparaison.
Schorlomite, Rivière Ice, Colombie britannique.? » Magnet Cove, Arkansas.
3. »” »” ” »” 4 4et 5. Iiwaarite, du mont liwaara, Finlande.5
En Tasmanie, à Madagascar, au lac Borlan, et aux autres gisements de roche à néphéline, la mélanite est un élément constituant commun de certains types. Ce minéral est étroitement associé à la schorlomite, et on le trouve dans plusieurs types de la rivière Ice. Il est probable que dans ces roches i! n’y avait pas assez de titane pour former de la schorlomite.
Le grenat ordinaire est un minéral abondant sur le contact, où il est associé à des minéraux tels que la vésuvianite et la wol-
! Citation donnée par A. E. Barlow ‘Roches néphéliniques de la rivière Ice C.B.” Naturaliste d'Ottawa. Vol. 16, 1903, p. 76. ? A. E. Barlow, Naturaliste d'Ottawa, vol. 16, p. 76. 3J. P. Iddings, ‘Minéraux des roches,” 1906, p. 360. 4 J.F. Williams, Rap. ann, Com. géol. Arkansas, Vol. 2, 1890, p.215. 5 Ramsay et Berghell, Geol. For. Forch, Stockholm, Vol. 13, 1891, p.
lastonite. On a trouvé du grenat grossulaire et du grenat almandin, et quelques grains arrondis de couleur rouge sang, qui sont peut-être de la Spessartine, mais ils étaient trop petits pour être déterminés.
ssoire Commun, sur- Il forme souvent des
dans la néphéline.
CORINDON.—Le corindon est rare dans ces roches: on l'a trouvé dans quelques pegmatites. Il n'y avait pas d’alumine en excès dans le magma pour former du corindon, comme c'est le cas dars les gisements d'Ontario et d’ailleurs.
ZIRCON.—Le zircon se rencontre à l'état disséminé dans la syénite néphélinique et dans les roches de contact, et il a une forme enhédrale. Dans une roche sédimentaire métamorphisée il y a plusieurs petits cristaux incolores, mal terminés et à double réfraction élevée: ils Pourraient bien être du zircon mais ils correspondent à la description de l'oxyde de zirconium, la baddeleyite, que l'on a trouvé dans la syénite néphélinique de Alno, Suède.
SCAPOLITE.—Ce minéral est un minéral de métamorphisme, que l'on trouve aussi dans le remplissage des cavités. On a trouvé de la méionite dans plusieurs roches.
OLIVINE.—On trouve les minéraux de ce groupe surtout dans les calcaires métamorphiques, mais ils ne sont jamais nombreux. On trouve la forstérite (Mg SiOs) dans quelques-uns des xénolithes métamorphisés des roches ignées. Sous le microscope, elle est incolore en lumière naturelle, elle a un clivage facile, son extinction est parallèle, elle est optiquement positive et biaxe. Elle a un indice de réfraction élevé et une double réfraction faible. On a aussi de la brucite dans les roches de la zone métamorphisée; sous plusieurs rapports elle ressemble à la fostérite en section mince, mais elle est uniaxe.
ÉPIDOTE.—On à trouvé de la piedmontite, l'épidote manganésifère, dans une apophyse de syénite néphélinique. Elle à une couleur rose dans la roche et sous le microscope elle se présente en grains arrondis et irréguliers de couleur rose, fortement Pléochroïques et Presque isotropes entre les nicols croisés. Elle
a un indice de réfraction élevé, plus fort que celui de l'ægyrir qu'elle accompagne, et elle donne une figure d'interféren biaxiale optiquement négative.
La zoïsite et surtout la clinozoïsite sont abondantes dai les cornes vertes. Cette dernière se présente en grains arrond incolores ou vert pâle, dont l'indice de réfraction est élevé, ma moins élevé que celui de la biotite; la double réfraction est faib
et elle présente quelquefois de bons plans de clivage avec extins tion oblique.
GROUPE DE LA CHLORITE.—Le minéral pennine est la seul variété de ce groupe que nous ayions pu déterminer. Ce minér: est un élément commun dans les roches sédimentaires métamo: phisées. Sous le microscope il se présente en grains arrondi: dont quelques-uns ont un contour’ rhomboïdal. En nicol croisés sa double réfraction est faible et il présente une couleu d'interférence bleu indigo foncé qui le distingue des autre chlorites.
La matière chloritique présente dans les roches méta
morphiques de la région est probablement formée de clinochlor: et de prochlorite.
ZÉOLITES.—iJous avons déjà mentionné dans ce chapitr l'hydronéphéline qui est la zéolite la plus importante. L: thomsonite apparaît comme produit d’altération de la néphéline ainsi que dans les cavités des roches ignées. Les plus grand: cristaux ont 3 pouces de longueur et ils ontun contour prismatiaue La présence de la chaux dans ce minéral le distingue de la natro lite. Une autre cavité contenait une matière zéolitique vert pale en longs prismes rayonnants. La nature broyée à un indice de réfraction et une double réfraction f-ible quand on l’examine sous le microscope. Elle est allongée posiivement et son angle d'extinction maximum est de 32 degrés. Elle ressemble beaucoup à la zéolite potassique, la phillipsite. Il y a une autre zéolite, probablement la laumontite, dans des cavités de la syénite néphélinique. Elle est d'origine secondaire, elle a un indice plus faible que celui de la néphéline, mais plus élevé que celui de la sodalite, et elle a une double réfraction faible.
Dans quelques roches de dykes et dans quelques roches
l'ægyrine terférence
ntes dans s arrondis levé, mais est faible 2C extinc-
t la seule e minéral métamorarrondis, n nicols e couleur >s autres
>s métainochlore