RELATIONS DE STRUCTURE
RELATIONS iNTERNES
Les relations de structure interne des divers types sont très complexes et pour ce qu'il s'agit de la différenciation à l'intérieur du magma, ou des relations d'un type à l'autre, elles ont été en partie discutées en traitant de la lithologie des divers types. Les roches du complexe igné forment une série Pétrographique continue de types Paren's passant insensiblement de l'un à l’autre. La série a été subdivisée en trois groupes selon leur composition minéralogique, et chaque groupe est représenté par un type principal, comme la syénite néphélinique, l'ijolite, et la jacupirangite. Le faciès de variation que présente ces trois principaux types a été traité plus haut.
La série va de la s alcaline, jusqu'à Ja
mêmes en texture Par exemple, la syénite à grains moyens, avec des
gros grains, porphyritique, les éléments foncés peuvent
rement ou devenir essentiels.
Les phases porphyritiques et Pegmatites se rencontrent Surtout dans les régions où les types mélanocrates, ou types foncés prédominent. Ces régions se trouvent surtout dans le
bras nord-ouest du laccolithe, de même que dans les parties plus étroites de la masse ignée au nord et au nord-est, qui représentent les parties qui se sont refroidies les premières dans la chambre laccolithique.
Quoique la série pétrogr:phique entière représente une intrusion continue, il y a ce” ndant eu des types plus foncés qui se sont consolidés les premiers, et avant que les minéraux eussent la chance de se séparer sous l'influence de la gravité. Tel fut le cas dans le bras nord-ouest qui va de la grosse masse ignée au pic Chancellor. Ces roches représentent le inagma hétérogène originel avant que la différenciation eut commencé.
Dans la partie élargie de ce complexe de forme irrégulière, les relations sur le terrain, que l'on peut généralement bien voir, montrent que le magma dans cette partie de la chambre a eu une forte tendance à se différencier. Les alcalis, la silice et les parties plus aqueuses du magma ont monté au sommet sous forme de sodalite, de néphéline, et de feldspath alcalin, tandis que les éléments ferromagnésiens plus lourds ont descendu au fond par gravité.
On trouve toujours la syénite à sodalite ou ditroite au voisinage du contact supérieur de la masse. Dans la montagne Zinc il y a de la syénite néphél: :ique au sommet, et celle-ci passe à une ijolite, puis finalemenc à une jacupirangite ou pyroxénite à la base.
Des apophyses formécs essentiellement de matériaux leucocrates pénètrent en quelques endroits dans les sédiments qui recouvrent le laccolithe. Très souvent des masses de syénite néphélinique en forme de dykes recoupent dans toutes les directions le faciès de bordure du complexe, et remplissent les fissures qui se sont formées durant la période de refroidissement prématuré de certaines parties du magma.
Sur le côté sud de la vallée Sodalite, il ÿ a un agencement sub-parallèle des cristaux de feldspath dans la syénite néphélinique, qui donne à la roche une texture trachytoïde. Nous avons remarqué la même chose dans d’autres parties de la région à syénite néphélinique, ce qui fait croire qu'il y eut un léger mouvement dans certaines parties du magma pendant qu'il était encore dans un état demi-plastique.
La structure Cataclastique est pratiquement absente dans
mplexe igné de la rivière Ice. Au microscope, les minéraux dans quelques échantillons provenant du faciès de contact de la chambre laissent voir des signes de broyage. Cette struc* est le résultat de mouvements orogéniques qui ont bouleversé et métamorphisé les sédiments environnants À une période postérieure à celle de l'inti usion.
Il n';7 a aucune direction définie des plans de joints, et les fractures du complexe ne semblent pas avoir de relation les unes avec les autres. Quelques-unes de ces fissures se sont remplies de matières de veines comme la cancrinite, la sodalite, la wollastonite, et de matériaux zéolitiques drusiques.
RELATIONS ©XTERNES.
Nous avons déjà signalé que la masse intrusive alcaline de la rivière Ice a la forme d'un laccolirhe asymétrique avec une cheminée nourricière. Cette masse a pénétré dans les roches sédimentaires calcaires et argilacées d'âge Cambrien supéiieur et Ordovicien inférieur. Le contact supérieur de la roche
ignée avec les roches sédimentaires est en général concordant avec la stratification. Ce contact s'étend le long du versant nordest de la chaîne depuis le mont Mollison jusqu'au pic Chancellor, une distance d'environ 9 milles, et il affleure sur toute cette longueur sauf à l'endroit où il traverse le fond de la vallée de la rivière Ice. Dans d’autres parties du laccolithe les sédiments qui le recouvraient ont été enlevés par l'érosion. Le contact inférieur affleure à la montagne Garnet, sur le côté nord de la vallée Sodalite, à la tête de la vallée Zinc, et entre la montagne Helmet et le mont Sharp. Ce contact quand il affleure ne suit pas aussi bien la stratification que le contact supérieur, et en certains endroits il recoupe en travers les couches sous un petit angle.
Le pendage du contact su que celui du contact inférieur.
couches furent plissées, à la position et dans l'attitude où nous le voyons encore à la base, avant l'intrusion tandis que celles qui forment le toit n'ont été soulevées que par la poussée du magma pendant l'intrusion.
Nous avons déjà signalé que le bras nord-ouest du laccolithe a séparé la bande de calcaire de la formation Ottertail. Cette partie en forme de conche du laccolithe a pénétré le long d'un lit plus tendre vers le centre de le formation, de sorte qu'au pic Butwell, à l'ouest de la montagne Garnet, il y a environ 700 pieds de calcaire sur le toit, et 850 pieds à la base. La roche ignée va en s’ai ‘ssant vers le pic Chancellor ct les deux parties du calcaire finissent par se joindre et former une seule couche d'environ 1,600 pieds d'épaisseur. Dans le bras nord du laccolithe, à la tête de la vallée Zinc, il y a encore 300 pieds de la roche ignée sur la chaîne de partage entre la montagne Zinc et le pic Sentry, mais il semble probable que cette partie du laccolithe fut beaucoup plus épaisse à l'origine, car à la montagne Zinc il y a un affleurement de roche ignée ayant 1,000 pieds d'épaisseur. A l'extrémité de ce bras nord la roche ignée se termine b'usquement à la base du pic Sentry où on peut voir clairement sur le terrain un contact net en travers des couches, tel qu'on peut le voir sur la section en travers (K:-L).
La roche intrusive a produit un effet sensible sur le contact supérieur, dont nous donnerons les détails en étudiant le métamorphisme de contact. L'effet du métamorphisme de contact semble avoir été beaucoup plus intense au sommet qu'à la base du laccolithe. A divers endroits le long du contact supérieur entre la roche ignée et le calcaire bleu, il y a une couche de corne verte dure, dense, “e couleur brun rougeâtre, qui a une épaisseur variant Ge quelques pieds à 350 pieds au maximum. Le contact supérieur de la corne verte a”rec le calcaire, quand il affleure, est toujours net et concordant, et o" veut aussi voir les relations de concordance et recoupage entre la corne verte et le massif igné. En plusieurs endroits où il n’y a pas de couche de corne verte, le massif igné est en contact avec le calcaire, et ce dernier a été métamorphisé sur une épaisseur de plusieurs centaines de pieds.
En divers endroits le long du contact supérieur les sédiments
ont été Lroyés et de gros blocs de corne verte et de calcaire ont été entièrement entourés par la roche ignée, Le plus gros bloc séparé du toit, sauf un, à 100 pieds de diamètre. Quelquesuns de ces blocs sont brisés sur place en petits fragments a guleux par l'effet de la chaleur différentielle. Il y a un grand fragment de calcaire recristallisé représenté s:r la carte au sud de la montagne Garnet. Il y a plus de 1000 pieds d'épaisseur dans sa partie la plus lai ge, et ils'amincit vers les extrémités et ila ? de mille de longueur. Il a probablement été enlevé au toit pendant que le magma prenait sa position actuelle, tion de ce bloc sédimentaire aucun autre n'est plus éloigné que de 200 pieds du contact supérieur, et à cette distance les angles des blocs ont été fondus par le magma en fusion. I] semble que le magma était assez visqueux quand les sédiments qui le recouvraient se sont brisés, car ces blocs se seraient enfoncés jusqu'au bas de la chambre. La densité de la corne verte au contact super «r est de 2-901 tandis que celle de l'ijolite du contact supérieur est de 2:892, et les densités des divers types de syénite néphéliniques sont 2:605, 2-609, 2.697, et 2-721. Quoique le bouleversement des sédiments environnants ait
eu lieu à la fin de l'intrusion, il ne semble pas que le massif igné n'ait subi d'efforts orogéniques cprès son intrusion. Ceci s'explique par le fait que le massif igné a une résistance beaucoup plus grande aux eñorts de compression que les roches sédimentaires plus tendres qui l'enveloppent.
autour du complexe,
A l'excep-
En plusieurs endroits le calcaire tendre est écrasé contre cette roche plus dure. En un cas sur le toit du laccolithe, au pic Butwell, un fragment de syénite néphélinique est entièrement enveloppé de calcaire très écrasé. Ce “bloc” est maintenant à 20 pieds du contact. Ceci Prouve que le broyage eüt lieu après la fin de l’intrusion.
Le massif igné ne semble pas avoir été découpé par des failles. La brèche des roches mélanocrates que haut, est le résultat du refroidissement quand la matière en fusion a touché les murs de la chambre, mais ces fissures furent bientôt remplies de matière provenant de la partie du magma encore à l'état l‘quide dans la partie plus épeisse du laccolithe. Quelques-unes de ces fissures pénètrent
nous avons signalée plus brusque qui s'est produit
dans les rcches sédimentaires environnantes et se remplirent de matériaux les plus alcalins du massif igné.
MÉÊTAMORPHISME.