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directement de la nature de la roche encaissar*e, laquelle est injectée par la syénite.
Dans le cas du greenstone et du tuf du groupe de Franklin, on à trouvé que l'effet du métamorphisme ne s'étend que jusqu’à quelques pieds. Le croquis ci-joint (figure 11) fait sur les lieux mêmes, donne une idée de la nature du contact. En certains endroits, sur au moins 15 pieds, 1a roche encaissante est saturée d'hornblende secondaire; cependant, certaines parties de l’éponte ont été moins affectées, ainsi que le montre la vignette.
Ahaïc syenite Contact metamorphic zone frsïK'in éroup with development of hornblende. Mtered Eur
Figure 11. Contact entre la syénite alcaline et le tui altéré du ;roupe de
Franklin, près du claim Maple Leaf. On voit la zone irrégulière de métamorphisme de contact.
Aux endroits où la granodiorite Jurassique est en contact avec la syénite, l'auréole métamorphique s'étend sur au moins dix pieds du contact actuel, ainsi que le montre, à cette distance, le changement des substances feldspathiques, en alcalis qui enrichissent la granodiorite. L'effet le plus intense, comme
d'ordinaire, s’est fait sentir dans la région du contact immédiat.
Le monzonite présente prend un aspect légèrement plus biotitique au contact de la syénite; à part cela elle ne diffère que très peu du type normal.
La plus grande intensité du métamorphisme de contact, celle qui a donné lieu à l’aurcole la plus étendue, a produit ses effets sur le côté oriental de la rivière Kettle, à l'endroit où la syénite est en contact avec le conglomérat qu'elle a injecté, et avec ur. grès fin qui n'était pas encore solide à l'épcyue de l'intrusior. La figure 12 montre la crénulation du silex zoné de la rivière Kettle, près du contact de syénite augitique. L'étude microscopique des roches de la formation de la rivière Kettle en contact avec les roches extrusives trachytiques qui les recouvrent (épanchement équivalent de la même syénite) a fait voir que le trachyte pyroclastique a pénétré, sur une distance de 15 pieds au moins, dans le grès sous-jacent. Si ce n'est en cet endroit, on ne trouve aucun trachyte dans la formation de la rivière Kettle. Là, la syénite a pénétré et saturé le conglomérat et le grès fin, sur une distance d'au moins trente pieds du contact principal. L'état de conservation de la structure originale du conglomérat et de la glaise démontre un remplissage métasomatique. Or y trouve des pseudomorphoses de syénite après les graviers les, plus rerméables et la matrice. Le limon, un peu plus loin au contact, s'est durci en un silex à cassure facile. L'effet de durcissement du remplissage mésatomatique sur ie songlomérat de la rivière Kettle est parfaitement démontré par la photographie de la planche XV (voyez la planche IX de la même formation dans un état non altéré). La matrice, au lieu de blocaux, reste stable, se détachant en relief sur les surfaces exposées aux influences atmosphériques. Les cailloux arrondis et les graviers qui ont été remis en place offrent des surfaces rugueuses (planche XI A). Dans quelques-uns de ces cailloux, on a trouvé de la titanite et nn peu de chalcopyrite.
"+ sont les quertzites et les quartz qui présentent l'altérati 4 moins .orte; cependant les premières laissent voir la présence de petits cristaux de feldspath alcalin à structure trachytique caractéristique. Comme je l'ai fait remarquer plus haut, les roches alcalines se font remarquer par leur
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absence de la formatica de la rivière Kettle.
Les grès limoneux, à grains fins, situés à quelque trente pieds du contact syénitique, se sont transformés en silex denses, qui ont bien conservé leur ligne ds stratification et qui montrent tout un système de légères failles. Ce silex donne une cassure conchoïdale bien marquée qui jamais ne suit la plan de la
stratification.
Figure 12. Crénelure dans le pétrosilex zoné de la rivière Kettle, près du contact de syénite augitique; côté oriental de la rivière.
A ma connaissance, c'est là le premier cas d’une roche granulaire intrusive trouvée en contact avec ce qui fut une formation non agglomérée de graviers et de grès au temps de l'intrusion.
J'ai remarqué un semblable métamorphisme de contact sur le mont Franklin entre les mêmes formations (planches XXI). En bas de la mine Maple Leaf, la syénite alcaline a soulevé son enveloppe de conglomérat et de grès, que, par la suite, l'érosion
a rongé en grande partie. La preuve de cette action de la syénite alcaïine se trouve dans la structure disloquée de la formation gréseuse. On y trouve un système de failles norn:ales et renversées de per: de portée ainsi que le montre la figure 6. Ces failles sont probablement dues à un faible mouvement d’affaissement des couches recouvrantes, à la suite du renflement de la syénite et de sa consolidation.
En haut de cette même mine, le trachyte se trouve presque en contact av:c la syénite sous-jacente. Le véritable contact se rencontre dans une dépression, recouvert de diluvium. Le porphyre de pulaskite et le porphyre quartzeux s'y trouvent, injectés dans la syénite et le shonkinite-pyroxénite.
MODE D'ORIGINE. Les variations thermales, aussi bien qu ciles du gaz contenu dans un magma en fusion, sont plus prononcées à proximité de la surface qu'à de grandes profondeurs et doivent affecter plus frcilement les petites que les grandes masses magmatiques. Il est donc naturel que les roches intrusives alcalines de Franklin, qui sont montée: pres de la surface, aient dû, plus que la monzonite et la r » odiorite jurassique, toutes deux situées à une grande profondeur, montrer une différenciation plus accentuée, et cela tant à cause de cette différence de profondeur qu'à cause de la nature alcaline des premières.
Les phénomènes d'injection font défaut dans les contacts principaux de la syénite aveclesanciennes formations. Cependant, sur le côté concave du :honolithe injecté, se trouvent des apophyses en forme de dyke: (non différenciées) de syénite. Ces dykes sont courts, étroits, et passent tous bien au-dessous de la limite dykes supérieure de l'intrusion. Il se peut que le défaut d'injection des contacts principaux soit dû au fait que l’intrusion ne s’est pas opérée sous une très forte couche rocheuse et qu’il en soit résulté un manque de force hydrostatique suffisante pour produire ce résultat. Les dykes syénitiques étroits qui coupent les formations recouvrantes ont peut-être eu leur origine dans des fer‘es produites par un retrait de ces couches, à la suite de l'intrusion et de la consolidation du magma.
Le batholithe granodior:tique abyssal, qui affecta les formations contiguës, sur des centaines de pieds à partir du contact
immédiat, produisit un métamorphisme qui forme contraste avec celui, si limité, qu'a produit le chonolithe de syénite.
A la fin du chapitre V, sur la Pétrologie, je ferai l'étude théorique des roches du groupe qui appartient à la province pétrologique de la Colombie britannique méridionale.
AGE ET CORRÉLATION. Ainsi qu'on vient de la voir, la syénite est plus récente que la monzonite et les roches de la formation de la rivière Kettle. La chose se voit à la façon dont ‘étroites apophyses de syénite envahissent les couches rocheuses superficielles, y comprise la monzonite du côté concave de l'intrusion. En outre, cette roche est une injection qui correspond au trachyte, lequel, ainsi qu'on le verra plus loin, se range dans le Miocène. Ceci renvoie sans doute l'intrusion à la grande activité ignée de l'époque Miocène, si générale à travers toute la Cordillère.