Faol priais nf tlie creator, 18.M
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maux de cette classe beaucoup plus liaul dans le temps qu’on ne le supposait. Mais les données strati graphiques ne justifient pas encore cette dernière opinion, et nous devons admettre, quant à présent, que ce petit quadrupède, qui avait IA ou 15 . centimètres de long, est réellement contemporain des sédiments dévoniens, et par conséquent le premier ou le plus ancien de sa classe. Depuis lors le même gisement a présenté d’autres restes de reptiles ( Stâgonolepis et Hyperadopcdon ) dont les types rapprochés, l’un des téléosauriens, l'autre des cryptodontes, sembleraient faire pencher la balance en faveur des formes secondaires ; mais M. Harkness a maintenu récemmeut les relations dévoniennes de la couche qui les renfermait.
Les végétaux reconnus d’abord par H. Miller et ensuite par % d'autres observateurs, dans les dalles de Caithness comme dans celles des Orcades, sont des plantes terrestres, des Fougères, des lycopodiacées, des Lépidodendrons, des conifères voisins des araucarites, c’est-à-dire des formes analogues à celles que nous verrons prédominantes dans la période suivante, mais d’espèces différentes.
On a vu (an/c, p. 387) que c’était par suite des études de ’ MM. Sedgwick et Murchison dans le Devonshire, études appliquées ensuite à d'autres parties de l’Europe, que ces deux savants avaient assigné la dénomination de système dévonien aux couches qu’ils y avaient observées, en les considérant comme contemporaines du vieux grès rouge de l’ouest de l'Angleterre et de l’Ecosse, qu’elles représentaient ainsi avec d’autres caractères pétrographiques et paléontologiques.
( ne coupe faite à travers la région septentrionale du Devonshire iqnntre la série des roches, auxquelles la nouvelle dénomination fut d’abord appliquée, prolongée jusqu'à la base du système carbonifère qui la recouvre. L'arrivée au jour des granités de Dartmoor, qui ont profondément modifié les couches dévoniennes en contact, empêchent de saisir au sud les relations de ces dernières comme on peut le faire au nord.
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Les fossiles seuls permettent d’essayer quelques rapprochements. Ln grand nombre d’entre eux sont particuliers à cet horizon, dit M. Murcbison, et taudis qu’ils montrent des caractères intermédiaires s’approchant, dans les couches les plus basses, des formes siluriennes, bien que presque tous diffèrent, et, dans les plus élevées, des formes carbonifères, il n’est pas douteux qu’ils ne constituent par leur réunion un tout indépendant. Les beaux travaux de MM. Milne-Edwards et J. Mainte ont fait ressortir, pour la classe des polypiers, tout ce que cette question oflrait d’intérêt '.
Les trilobites siluriens ont disparu -et sont remplacés en Angleterre comme sur le continent par le Hronteus flabellifer , le Phacops lut if rom, le P. laciniutm. Des espèces d’Homaloiwtus ornés d’épines caractérisent les couches inférieures: les crustacés sont d’ailleurs bien moins nombreux que dans l’ère précédente, et aucun nouveau genre n’ apparaît. Presque tous les brachiopodes sont différents: YAtrypa reticularis seul s’y rencontre encore, comme dans le système silurien supérieur, et c’est une de cos espèces qui justifient le mieux le principe que nous avons rappelé en commençant, car nous le * retrouverons à l’E. dans les régions lointaines de l’Arménie, du Tibet et de la Chine, à l’O. dans l’Amérique du Nord. Les Spirifer , à l’inverse des Orthis, augmentent en nombre et en dimension; leurs formes deviennent plus transverses, s’allongeant de manière à présenter des ailes excessivement étendues (.V. macroptcrus , xpeciosm, lœnit oxta ou oxtiolalus) ; ils sont associés avec d’autres brachiopodes, tels que les Chonrtn srtniradinlu et xurcimtlalu, l’ Orthis circularis et YAtrypa drxquanuita. Le Tenlaculite x anrmlalus comme le Plcurodictyum problematicuw sont des corps peu connus zoologiquement, mais propres à cet horizon.
Dans la partie moyenne du système se montrent le Stry-
1. /I imnorjraph of lhe lirilixh fnssil rorals partir, 1853 (in IhfPnbwRtographical Sitritly),
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gocephalux y i gante us, le Meyulodon curullaUis, la Calceolu sandalina, la Murchisonia bilineata , le Cyathophyllum raspitosum , l’ llrliolites piriformis , le Spirifer heterodytus , le Cyrthoceratites omnium , etc.
Les couches plus élevées de Newton-Bushel sont plus récentes, étant caractérisées par la Rhynchonella cuboïdes, comme les couches de Petherwin et de Barnstaple, lesquelles appartiennent aussi à la partie supérieure du système que caractérisant le Phacops granulatus , les Clymenia linearis pI tœvigata , le Spirifer Vemeuili, etc.
Ici, comme en France et en Allemagne, les roches carbonifères inférieures sont parfaitement concordantes avec les couches dévoniennes sous-jacentes et n’en sont pas moins distinctes par leurs fossiles. D'un autre côté, nous verrons un hiatus physique très-prononcé entre le calcaire carbonifère d’une part, le millstone grit et le groupe houiller de l’autre ; et néanmoins ces trois termes ont toujours été réunis à cause de leurs liaisons paléontologiques.
En Irlande on retrouve les représentants des trois groupes du système également bien caractérisés.
France. — Nous ne reviendrons point sur ce que nous avons dit des divisions du terrain de transition de la Carte géologique de la France et de son Explication , auxquelles nous renverrons le lecteur, et nous nous bornerons à signaler les points où la série dévonienne a été constatée par la présence de sa faune.
Le Bas-Boulonnais est un des premiers où celle-ci ait été reconnue par M. Murchison en 1840; ce savant pense que la partie supérieure seule du système y est représentée, caractérisée par l'abondance des Spirifer Vemeuili et Archiaci, le Productus subaculeatus et X Athyris coru entrica ( Terebra tula). Les calcaires et les argiles qui les renferment sont immédiatement recouverts par le calcaire carbonifère, et tous ensemble se prolongent de l'O.-N.-O. à l’E.-S.-E., pouf disparaître à peu de distance sous la craie.
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Dans la coupe de Sillé-le-Guillaume à Sablé (Sartbe), que nous avons déjà citée [ante, p. AU) on trouve à Brulon, suivant M. de Verneuil, des couches siluriennes à ampélite et, en concordance parfaite, des grès quartzeux blanchâtres avec Dalmania. callitelcs, Homalonotus Gercillci, puis des schistes et des calcaires avec Spirifer macropterus, Tercbratula Arrhiaci , Grammy sia hamiltonensis , Pleurodictyum problemalicum, représentant les assises inférieures et moyennes du système. Le tout est recouvert, à stratification également concordante, par des grès et des schistes avec anthracite exploité à Sablé et constituant la base du système carbonifère. Des couches dévoniennes, caractérisées par les mêmes fossiles, ont été signalées depuis sur une multitude de points des départements de la Sarthe, de la Mayenne, de l’ Ille-et-Vilaine (Viré, Izé, la Courtoisière , la Baconière, Saint-Cenéré, Joué, Coudray, etc.), et jusque dans la rade de Brest et les environs de cette ville.
Dans le Cotentin, la localité de Néhou, non loin de Saint- Sauveur, où nous avons mentionné les couches siluriennes les plus récentes du pays, est connue depuis longtemps par les recherches de de Gerville comme étant la plus riche de France en fossiles dévoniens. M. de Verneuil en a déterminé l’âge par ses études paléontologiques comparatives, et plus récemment M. Bonissent a donné une description détaillée de toutes les couches qui s’y rattachent dans le département de la Manche, entre Valognes, la Haye-du-Puits, Bretteville-sur-Ay et Saint- Jora. Elles comprennent, vers le bas, des grès de diverses couleurs et surtout verdâtres, alternant avec des schistes, plus haut, des calcaires gris ou nojfs et des schistes alternants, et, à la partie supérieure, des schistes et des grès micacés tendres, avec quelques calcaires. Plus de 100 espèces de fossiles y' sont signalées, dont 9 ou 10 trilobites, plusieurs Qrthocéralites, 9 gastéropodes ( Murchisonia inlcrmcdia), 11 acéphales ( Grammysia hamiltoncmis ), A 6 brachiopodes [Tcrebratula concentrica (Alhyris), Esqucrra , hispanica , un-
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data, Archiaei , reticidaris , subwilsoni, Spirifer subspeciosus, heteroclitus, Pellico , macropteru* , etc., Orl/tix Ueainnonti, orbirulari s, Trigeri , etc., l^ptœna Murchisoni , Sedgtvicki , PiUipsi, etc., Calceola sundulina) , des crinoïdes, des polypiers ( Ileliolites int crut inc ta, Favosites Goldfussi , polymorpha, des Cyathophyllum) et le Pleurodietyum problematicum.
On a cru retrouver dans le département de la Loire-Inférieure des associations de fossiles siluriens et dévoniens, l’existence des trois groupes dévoniens, enfin le mélange d’espèces dévoniennes et carbonifères ; mais les détails, comme la coupe donnée à ce sujet, nous laissent encore beaucoup d’incertitude sur la réalité de ces associations l>.
Nous avons déjà cité dans le département de l’Hérault la coupe de Nelliez, non loin de Pézénas, où M. de Yerneuil a reconnu, dans des assises distinctes de celles qui renferment les fossiles siluriens, la Goniatites amblylobus et le Cardium palmatum ; aussi serait— il disposé à y voir un représentant de la partie supérieure du système, comme dans le Bas- boulonnais. Les calcaires sont semblables aux marbres, dits griotte, de la Montagne -Noire et des Pyrénées, déjà rapportés par L. de Bucli au système dévonien à cause des Goniatites dont ils sont remplis, et comparés aussi par M. de Vemeuil aux calcaires rouges à Goniatites du duché de Nassau. Ce sont les marbres amygdalins verts et rouges de Campan, étudiés d'abord par Dufrénoy, qui le premier y signala ces fossiles, pris alors pour de petits Nautiles. Il est également probable que tout le massif ancien de Monthoumet, dans les Corbières, les schistes de Gédre, entre Saint- Sauveur et Gavarnie, les environs des Eaux- Bon nés, etc., appartiennent au système qui nous occupe.
Espagne. — La Carte géologique de l’Espagne , publiée en
1. Bull. Soc. géol. de France. 2* sér., vol. XVI, p. 802, 1850; ib., XVII, p. ISO ; ib.. XVIII, p. 330 et 337, 1861.
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1804 par MM. de Verneuil et Kd. Collomh, nous montre en effet la grande zone silurienne médiane des Pyrénées, dont nous avons parlé (unit-, p. 414). flanquée au N. et au S. par de larges bandes dévoniennes presque continues que pénètrent de nombreux massifs cristallins dans la première direction, de même que la partie centrale dans la seconde. A l’ouest, de puissants massifs de grès rouges, rapportés au trias, semblent les recouvrir immédiatement jusque dans la province de Saint-Sébastien, tandis que sur la limite sud, de la base du Mont-Perdu jusque vers Campredon , des affleurements de roches carbonifères sépareraient les couches dévoniennes de ces mêmes grès. Le massif carbonifère des Asturies est circonscrit, à l’O. et au S., par des roches du même âge, qui le séparent aussi de la région silurienne de Villafranca. Les relations stratigraphiques ont été déterminées par les géologues auxquels nous avons dit qu'était due la connaissance du terrain de transition du nord de l’Espagne.
Les roches, dans la partie moyenne de la chaîne, sont des grès rouges, des argiles schisteuses, des calcaires gris, trèsdisloqués, constituant des masses redressées et des pics isolés qu’on distingue à une grande distance des plaines de la Castille. Les mines de fer y sont très-riches, telles que celles de Mieres et de Sabero, localités de la province de Léon , où les fossiles sont également très-répandus et constituent une faune bien caractérisée, que M. de Verneuil et nous avons décrite, de même que celles de Femmes, de Pelapaya et d’Avila qui leur correspondent au nord, dans les Asturies l.
Cette petite faune , dans laquelle dominent toujours les brachiopodes, est remarquable surtout par les Térébratules du groupe des concentricœ , qui y affectent toutes sortes de formes, et par des Spirifers à ailes excessivement allongées.
Au sud et au nord d' Almaden, dans la Sierra-Morena, les couches .dévoniennes surgissent au milieu d’autres plus an-
1. Huit. Soc. y toi. de France , ‘lr sirio, vol. II, p. 458, 1845.
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tiennes; ce sont des bandes de calcaires argileux , avec Productus subaculeutus , Leptœna Dutertrei, Spirifer Vcmeuili , Archiaci et Bouchardi , Orthis striatula, Tcrebratula retindaris, T. conccntrica , Pluicops lalifrons. Ces fossiles sont communs dans les calcaires du Bas-Boulonnais, rapportés à la partie supérieure du système , tandis que de petits lambeaux isolés au sud-est de Cuenca, près d’Hinarejos, ont offert à MM. de Verneuil et Collomhdes fossiles de la partie inférieure, tel que le Spirifer mticroptrrm de la grauwacke des bords du Rhin. Enfin, à l’extrémité orientale de la chaîne du Guadarrama, des roches du même âge sont signalées entre le système silurien à l'ouest et le trias à l’est, et, au nord de Montalvan, dans la province de Terruel, un petit îlot se trouve compris à l’extrémité sud de la bande, silurienne de cette région.
En Portugal, le système dévonien paraît manquer entre les couches siluriennes et carbonifères, mais il 11e semble pas impossible qu'il existe en Sardaigne.
Nord de rAfrique. — Sur la côte d’Afrique opposée à l’Espagne, aux environs de Tétuan, M. Coquand signale des grès rouges avec des traces de trilobites ( Brontcus ), superposés à des calcaires à et des grauwaekes siluriens ; ces grès représenteraient le vieux grès rouge d’Angleterre. Plus à l’E. , Overweg, dans son voyage de Tripoli à Mourzouk, a recueilli, sur le versant sud du plateau d’Ammada, et dans des grès du même âge, le Spirifer Bouehnrdi, la Terebratula daleidrmits, la T. longinqiui , et plus loin, des Sigillaria, des crinoïdes et des Orthoceratites.
Provinces rhénane* et Belgique. — Ici encore I10US Suivrons
les savants qui les premiers ont su distinguer, en 1839 et 1842, les caractères généraux du système et l'ont, comme on l’a dit, si heureusement appliqué à toute l’Europe et au delà. Nous ferons seulement remarquer, avec l’auteur de Siluria, que les couches de grauwaekes et les schistes qui , dans leur Mémoire de 1839 ainsi que dans le travail paléontologique