‹ Géologie et paléontologieChapitre 115 sur 190 · VJ · texte numérisé non relu

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comme celle des morses ou veaux marins, attachées à chaque maxillaire supérieur et dépassant l’inférieur, d’où le nom de Dicynodon que le savant anatomiste anglais a donné à ces animaux. Le crâne est conforme au type des reptiles lacertiens avec des modifications propres aux crocodiliens et aux • chéloniens. Il n’y a pas de dents, et la mâchoire inférieure était, comme dans les tortues, garnie d’un étui corné tranchant. Les vertèbres sub-biconcaves, comme chez la plupart des anciens sauriens, prouvent que ces animaux, dont on cite 4 espèces, étaient bons nageurs, et la disposition des narines montre qu’ils respiraient l'air en nature. Le genre Ptychognathus , démembré du précédent, l’ Oudinodon, privé de dents aux deux mâchoires, le Galeosnurut , pourvu au contraire de fortes canines séparant les incisives des molaires, comme chez les mammifères, sont encore de singuliers reptiles propres aux couches supposées triasiques de l’Afrique australe et dont on doit aussi la détermination à M. Owen.

La faune de l’Amérique du Nord n’offre point de traces d’animaux rayonnés, et quelques empreintes seulement de coquilles douteuses, désignées sous le nom de Myacites pennsylvanientis des schistes noirs de Phœnixville, ont été rapportées à des 11 ni o ou à des Potamomves. Les crustacés ostracodes sont représentés par trois espèces de Posidonomyes ou mieux d 'Estheria, dont une, Y Estheria ovata, serait la P. minuta d'Europe, associée aux Estheria oralis et panai. La P. keuperi de Virginie est sans doute aussi une Estheria. Des traces de crustacés macroures ont été signalées, et un grand nombre d’empreintes sont rapportées à plus de 30 espèces d’insectes ou de larves de névroptères ( Ephnnera ?)

Les animaux vertébrés ont laissé plus de traces de leur existence! que les invertébrés, surtout dans les grès rouges de la vallée du Connecticut et du New -Jersey. Ce sont «l’abord des poissons ganoïdes comme ceux de transition, mais chez lesquels la queue est à demi vertébrée ou point •du tout ( Palœoniscus fallut, Agassizii , macropterus et lut us.

FORMATION TRIASIQUE

Caloplcrus grueilis , parvulut et anguiltiformis, Burynotus tenuicrps , Iftrhyplerm , Turseodu s , Radiolrpsis) , puis des repliles trouvés dans l’île du Prince - Édouard , dans la Pennsylvanie et la Caroline du Nord. A Pliœnixville , une couche d’ossements décrite par M. Wheathev renferme une multitude de dents de lacertiens et de labyrinthodontiens, peut-être même de Ptérodactyles ou reptiles volants. Des empreintes qui paraissent dues à des batraciens, à des chéloniens ou à des labyrinthodontes sont aussi très-fréquentes, telles que celles de YOtozoum Moodii d’Edw. Hitchcock, la plus grande de ces espèces dont les pieds de devant avaient 0,n AO de longueur et l’enjambée près de 1 mètre. L 'Anotwrpus srambus appartient à un genre dont les phalanges des pieds de derrière sont numériquement disposées dans chaque doigt comme chez les oiseaux , caractère qu’on ne retrouve chez aucun reptile actuel, mais que présentait aussi l’Iguanodon du groupe wealdien. M. Deane a fait connaître encore le Clrpsynaurus pennsylvanicm, MM. Leidy, Emmonset Lea, le Sauropus pnnurvus avec quatre ou cinq autres genres.

Par l’étude seule de ces empreintes du grès rouge du Connecticut, 5.5 espèces de reptiles ont pu y être caractérisées. La découverte de celles A trois doigts est venue affaiblir la croyance que des oiseaux nombreux avaient existé en même temps et dans les mêmes lieux, et elle laisse présumer que les traces attribuées d’abord à ces derniers pourraient être : dues à des reptiles.

Quoi qu’il en soit, Edw. Hitchcock a cru pouvoir continuer à distinguer parmi les empreintes tridactyles ou Ornithrhnite* SI espèces d’oiseaux. La plus grande de ces empreintes, celle du Rrontozouiu giganlem , n’a pas moins de 0“ 60 de long , et la profondeur comme l’espacement de deux pas successifs annonce un animal qui devait avoir âm 25 de hauteuf, c’est-à-dire beaucoup plus grand que l’Autruche actuelle et même que l’ancien Moa de la Nouvelle-Zélande; aucune de ces empreintes ne présente de pieds palmés, ce

FORMATION TR I A SI 0 ï) E.

qui serait assez singulier pour des oiseaux de rivage. Un seul os creux qui a été trouvé pouvait à la vérité venir d’un oiseau, mais aussi bien d’un reptile volant s'il en existait alors.

Enfin il est très-remarquable de voir apparaître, précisément ici comme en Europe, le premier mammifère, découvert par M. Einmons dans le grès rouge de la Caroline du Nord. C’est un maxillaire pourvu de toutes ses dents provenant d’un type de marsupiaux insectivores, voisin des Mirmccobiu s vivants de l’Australie ou du Plugiaidax et auquel on a assigné le nom de Dromatherium silve.slre.

De même que le tableau reproduit, p. 527, indiquait la * composition du trias de la région située à l’ouest du Mississipi, la coupe suivante fait connaître les caractères des couches rouges de l’est, étudiées par M. Emmons dans la Virginie et dans la Caroline du Nord.

t. Grès marneux rouge des comtés d’Anson et d’Orange.

2. Marnes schisteuses noires, surtout à Gowrio-Pit, dans le comté de

Chesterfield (Virginie) ; au-dessous sont des couches de charbon de 15 mètres dé|»;tisseur avec Equiselum coluumare , Calamites arenaccus, Pecopteri * stullgarliensis, Ptcrozamiles longifolim, Acrostir hiles oblongus, Strangerile s magnifolia, Sphenoglossum quadri folium , Alberlia latifolia, Vollzia,, nov. spec., Posidonomya triangularis, poissons et reptiles sauriens.

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