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3. U . B. C.'arkp, Itèrent geological discovertcs w Australasia , Sidum-, ISO!.
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groupe intermédiaire ou muschelkalk, et dont les derniers dépôts du grès bigarré nous présentent l’aurore et les marnes irisées le déclin.
C’est, dans la région du trias normal, un tout parfaitement lié, offrant des caractères particuliers, et, dans l’ensemble de la série géologique, un trait d’union entre les faunes permienne et jurassique. Les reptiles, les poissons, les mollusques y sont très-répandus et très-remarquables, quoique le nombre des espèces ne soit pas considérable* ni les formes très-variées. Les crinoïdes, les échinides et les Serpules le sont encore moins, mais les individus des premiers s’y trouvent à profusion. Quant aux polypiers, ilè sont partout extrêmement rares. L’atténuation de cette faune, que l'on pourrait appeler centrale à double titre , devient trèssensible dans la région ibérique, relativement au nombre des espèces, des genres, des familles et des classes, à la fréquence et au nombre des individus, comme à leur répartition dans la hauteur de la série.
Dans la région normale, la base de la formation ou du grès bigarré, de même que sa partie supérieure ou les marnes irisées, est presque dépourvue de fossiles marins, et la ressemblance que les trois groupes conservent dans toute l’Allemagne et l’est de la France, ou de la vallée du Danube à la mer du Nord et des bords de la Yistule aux plaines de la Lorraine, donne à l’ensemble de ces dépôts un- caractère frappant d’unité. On a donc pu hésiter longtemps à croire que plus au sud, dans les Alpes, des dépôts d’aspect trèsdifférent, et dans les plus récents desquels se montrait une faune, marine particulière, correspondaient à ces marnes irisées, partout ailleurs si pauvres en débris d’animaux. Aussi avons-nous dû apporter toute notre attention à démontrer, dans l’ouvrage précité, le parallélisme de ce trias alpin avec celui du centre de l’Allemagne.
Quant à la faune qui marque le terme de la période, et qu’on rencontre aujourd'hui par lambeaux disséminés çà et là
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au milieu des parties les plus accidentées des Alpes du Nord, de l'Est et du Sud, elle nous a offert des anomalies telles, par rapport au premier groupe des autres pays, et surtout relativement aux modifications habituelles des faunes des divers âges, qu’on ne pourrait pas citer uu second exemple aussi frappant dans toute la série des terrains.
Si maintenant nous portons nos regards au delà de ces deux surfaces triangulaires, bien restreintes sans doute relativement à celles qu’occupe encore le trias sur le reste du globe, nous n'y trouverons pas, comme pour les autres faunes sur une multitude de points des continents et des îles, des représentants de son organisme propre, témoins incontestables des eaux de l’Océan et de l'universalité de la répartition de la vie marine. Nous ne rencontrons que des reptiles amphibies qui ont pu vivre sur le bord des lacs ou des grands cours d’eau, des poissons dont rien ne prouve qu’ils soient plutôt marins que fluvfatiles ou lacustres, des empreintes d’oiseaux encore douteuses, quelques entomostracés et dés crustacés d’une origine aussi incertaine, quant au milieu où ils ont vécu, enfin partout des plantes terrestres annonçant le voisinage d’un sol émergé. Mais nulle part nous ne voyons encore signalées ces nombreuses tribus de mollusques variés, d’annélides, d'échinfdes, de crinoïdes et de zoophytes pierreux dont la présence annonce les conditions de la vie marine.
En considérant cet étrange contraste du trias de la plus grande partie de la terre , comparé à ces espaces si bornés qu’occupe sa faune marine en Europe et quelques points de la haute Asie, ne serait-on pas tenté de se demander : Où donc était alors l’Océan? Si tous ces immenses dépôts se sont formés sous ses eaux, d’où vient que, par une exception qui ne se reproduit nulle part sur une pareille échelle, aucun d’eux ne nous a transmis les restes d’une faune marine, tandis que tous nous ont conservé les débris d’animaux qui ont pu vivre dans les eaux douces, ou sur un sol émergé comme les plantes terrestres ?
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FORMATION TR1AS1QUE
• Relations st rat i graphique, générales. — LeS relations Strati-
graphiques du trias avec les dépôts permiens sous-jacents et avec ceux du lias qui les recouvrent ont été étudiées, dans ces derniers temps, avec le plus grand soin, surtout en Europe, et il ressort de ces recherches, comme des discussions auxquelles a donné lieu le tracé des limites respectives de ces formations, que, dans le plus grand nombre des cas, la stratification est continue, et que la distinction ou la séparation des premières couches du lias d’avec les dernières des marnes irisées est aussi délicate à marquer que celle des premières couches du grès bigarré et des dernières du zechstein.
En un mot, la période triasique nous parait être l’une des plus curieuses à étudier, l'une de celles qui appellent le plus vivement les méditations du naturaliste, tant par la variété des phénomènes inorganiques qui s’y sont produits que par la répartition singulière des animaux et des végétaux qui peuplaient alors la terre.
§ %■ FORMATION JURASSIQUE
cuMîfioation. — Nous comprenons, sous le titre de formation jurassique, tous les' sédiments qui se sont déposés entre la lin de la période du trias ou des marnes irisées et les premières couches crétacées du groupe néocomien ou wealdien. On a dit (antè, p. 220) que les géologues anglais, appréciant la justesse des vues de W. Smith, avaient conservé sa classification et sa terminologie, encore vraies et suffisantes après une épreuve de 50 ans. De l'Angleterre cette classification est passée sur le continent où elle a été de proche en proche appliquée à tous les dépôts jugés contemporains. Néanmoins, elle a dû subir quelques modifications de détails par suite de nouveaux termes introduits dans la série.
FORMATION JUIIASSIl.ILfi.
La présence fréquente, dans plusieurs de ces termes» de roches oolithiques ou renfermant de petites concrétions calcaires ou ferrugineuses désignées sous le nom d’oolithes, avait fait donner à l’ensemble le nom de groupe ou de formation oolithique; mais nous avons montré1 que, s’il était avantageux d’adopter les divisions établies en Angleterre, leur assemblage n’y offrait cependant aucun caractère géographique ni orographique particulier et distinct de ceux des formations voisines et que de plus le groupe du lias n’y était pas compris.
En adoptant au contraire l’expression de formation jurassique pour désigner toute la série, les difficultés étaient levées sans avoir nécessité l’introduction d’un mot nouveau; et nous n'avons eu qu’à mieux déiinir et limiter celui que depuis longtemps on employait sur le continent. En effet, la chaîne du Jura, comprise entre le Rhône et le Rhin, entre la grande vallée Suisse et celle de la Saône, a une importance orographique et géographique qu’elle doit aux couches de la période dont nous parlons, comme celle de la Côte-d'Or, sorte de petite sœur jumelle, moins considérable, mais plus homogène encore dans sa constitution géologique et dont le principal relief est dû à des phénomènes physiques pour la plupart contemporains de ceux qui ont accidenté le Jura.
L’adoption des termes consacrés en Angleterre pour les divisions et sous-divisions n’impliquait point cependant l’emploi exclusif de mots anglais que nous avons rendus par leurs équivalents dans notre langue, à moins que ces derniers n'offrissent quelque inconvénient, auquel cas nous avons conservé la dénomination locale. En résumé le tableau cijoint montre, dans leur ordre naturel de haut en bas, l’arrangement des divisions, tel que nous le comprenons.
I. Histoire < les progfès de la yèologie, vol. VI, p. 8. 1X50.
FORMATION J U R ASSIQI? ?..
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JO l'X'KTAOIS.
De l*url>eck
i l«r. Supérieur, î 2*. Moyen.
| 3*. Inférieur.
Oolithique supérieur.
^ De Portland.. . ..
f l>e Kimmeridge.
\ Calcaires.
1 Sables.
Oolithique moyen. .. .
| 1". Du coral-rag ]
Calcareous grit supérieur.
Oolithe d'Oxford, oolithe co* ralline, coral-rag.
Calcareous grit inférieur.
\ 2». De l'argile d'Oxford. .
s Argile d'Oxford.
, Roche de Kelloway.
I,r. Corn b ras h 2». Porest-marble.
Oolithique inférieur . 7
3*. U ramie oolithe '
Argile de Bradford.
1 Oolithe de Bath.
Calcaires schisteux de Stoneslield.