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FORMATION JURASSIQUE

totale n’atteint SO mètres ; le plus ordinairement même elle n’en a que 1 5 ou 20.

Sauf quelques déterminations spécifiques dont l’exactitude est peut-être douteuse, les fossiles qu'on y a trouvés n’indiquent pas des couches plus récentes que le coral-rag, ni plus anciennes que le sous-étage de kelloway. Malgré l’abondance des débris organiques sur certains points, les polypiers et les radiaires y sont excessivement rares. Presque nulle part aussi on n’aperçoit le plus faible dérangement dans la position de ces couches reposant partout sur le système permien, les rudiments du trias ou les strates carbonifères.

L’uniformité, la simplicité et la faible épaisseur de toute la formation, se continuant sans doute au N.-E., à travers les plaines immenses qui bordent l'océan (ïlacial jusqu’à la Nouvelle-Sibérie, et s'observant ainsi sur 100 degrés de longitude et 27 de latitude, sont certainement un des résultats les plus frappants qu’ait offerts la géologie comparée, et les dépôts crétacés, tertiaires et quaternaires nous présenteront encore la continuation du même ordre de choses. Si nous pénétrons au contraire dans les régions montagneuses, comparativement bien restreintes, du Caucase, de la Crimée et des Carpathes, alors, comme dans les Alpes, la puissance et la variété des sédiments contemporains se développent en même temps que l’accidentation des couches prend un caractère plus prononcé.

Asie. — D'après ce que nous venons de dire on comprend que, indépendamment d’études géologiques beaucoup moins suivies, le continent asiatique ne présente çà et là que des témoins plus ou moins authentiques de la formation jurassique, révélés par la présence de certains fossiles. C’est ainsi que les seules preuves que nous ayons pour l’Asie Mineure sont les Ammonite* tort isnlcat us, nrduennnm *, biptex et tatriru* recueillies par M. P. de Tchihatcheff , aux environs d’Angora, et les fossiles qu’a mentionnés M. Schlehan sur le littoral de la mer Noire, non loin d'Amasry. Plus à l’est, dans

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la chaîne du Liban, dans le Kurdistan, dans le bassin de l’Araxes, les indications sont encore très-douteuses, et peutêtre devons-nous regarder comine telles celles de M. Loftus dans le massif qui sépare la l’erse des bassins du Tigre et de l’Euphrate.

Dans l’Asie centrale, les dépôts incontestablement de cet âge appartiennent à l’ Himalaya et se prolongent au N. -O. comme la chaîne. On les trouve aussi dans le Pendjab traversant la vallée de l’indus au-dessous d’Attok. Les premiers fossiles rapportés par Gérard de la haute vallée du Spiti, affluent du Setledge, à plus de 5000 mètres d’altitude, étaient des Ammonites, des Bélemnites, des Peignes, dont la détermination spécifique laisse bien quelque incertitude, mais qui semblent indiquer les horizons du lias et de l’argile d’Oxford. Dans la coupe de l’Himalaya central de M. Strachey, on voit la position des strates dont les fossiles rappellent aussi ceux de l’argile d’Oxford, puis ceux du cornbrash et de la terre à foulon. On sait en outre, ajoute ce voyageur, que des fossiles semblables existent fort loin vers l’ouest, au nord de l’Himalaya, et A 200 milles à l’est de la coupe précédente, dans le Nepaul.de sorte que les roches anciennes de la chaîne doivent être' accompagnées le long de leur versant nord ou du Tibet par une bande continue de dépôts jurassiques de plus de 400 milles de long l. En effet, M. G. Austen a constaté depuis, dans le district de Ladak et dans la contrée de Suru au Tibet, des calcaires gris et jaunâtres remplis de Térébratules, d’Avicules, de Peignes, d’ Ammonites, de Bélemnites, etc., rappelantes formes des couches oolithiques moyennes de l'Europe*.

Au sud dans la province de Cutch, le long de la branche orientale de l’indus, W. Grant a fait connaître des grès calcaires et des argiles schisteuses reposant sur des grès rouges et des argiles charbonneuses. Leurs fossiles, étudiés par

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