Lut. fit
FOIIM ATION CRÉTACÉE.
plaine au sud, et où se montrent au contraire, dérangées, redressées, renversées même, des assises plus anciennes, caractérisées par XExogyra colwnba, puis des schistes, des grès et des calcaires néocomiens. Ici les dépôts tertiaires nummulitiques ou inférieurs, très-dérangés aussi, recouvrent ces couches à Exogyra coluwbu, lundis que dans les plaines au nord ce sont des dlpàts tertiaires moyens ou même plus récents, qui s’étendent sur les couches crétacées supérieures restées horizontales. Ces lacunes et ces discordances sont donc bien différentes de ce que nous avons vu dans l’Kurope occidentale1.
Une ligne dirigée presque exactement du S.-E., N. -O., comme l’axe principal du Caucase, depuis Uerbend au pied des montagnes du Daghestan, sur les bords de la mer Caspienne jusqu'à Brunswick et Hanovre, puis prolongée au delà jusqu'aux falaises du Yorkshire, marque l'extrême limite des deux groupes inférieure et plus particulièrement du groupe néocomien dans le Caucase, la Crimée, lesCarpathes tÿ le nord-ouest de l'Allemagne. Au delà, depuis les côtes de la Baltique jusqu’à l’extrémité sud de l’Oural, dans la Prusse, la Saxe, la Bohème, la Silésie, les vastes plaines de la Pologne et les immenses plateaux de la Russie centrale et méridionale, sur 30 degrés de longitude et 8 de latitude, on ne rencontre plus que fa craie blanche et la partie supérieure de la craie marneuse.
11 résulte en outre des travaux des’géologues russes et de ceux de MM. Murchison, de Ycrneuil et de keyserling, que, des plaines de la Pologne, au pied de l’Oural, nulle part le seul représentant de la formation n’atteint une épaisseur de 100 mètres, et qu’il faut s'avancer jusque dans le Donetz, au sud, pour lui en trouver ‘200. Celte mer de la craie sur une
^yv 1
I. <ics n saltats sont dus aux recherches de (i. Pusch, cl de MM|Bouë. I.ill de Lilieubach, Zeuschucr, «le Hauer, Kncr, lloennegger, etc. (Vo y. Ihst. des progrès de la (jeidoyie, vol. Y, p.
formation crétacée.
surface double de celle de la France n’avait donc qu’une bien faible profondeur. On a vu (antè, p. 582) que la formation jurassique offrait cette môme simplicité de caractère, cette même uniformité et cette diminution d’épaisseur dans l'Europe orientale, et il en a encore été de même ensuite pour les dépôts tertiaires inférieurs, si toutefois ils y existent; de sorte que l’espace compris entre la mer Noire, la Baltique, l’océan Glacial et l'Oural, à l’exception de la petite région du Donetz, au sud, aurait échappé, par une circonstance toute particulière, aux accidents qui ont si énergiquement et si fréquemment accidenté les autres parties du globe. 11 n’y a probablement pas un second exemple d’une sprface aussi considérable, où toutes les formations sédimeniaires, depuis les plus anciennes jusqu’aux plus récentes, aient été observées comme ici dans leur position première ou à très-peu près.
V Mais dès que nous nous avançons un peu au sud, de manière à atteindre la direction indiquée, suivant l’axe du Caucase et son prolongement N. -O., aussitôt apparaissent ces soulèvements, ces dislocations, ces accidents variés, ces caractères pétrographiques modifiés, ces faunes complexes, tous ces changements, en un mot, que nous ont offerts les parties occidentales et méridionales de l’Europe.
L’ancienne Tauride étudiée par M. de Verneuif, par Huot, Dubois de Montpéreux, etc., le Caucase dont la géologie doitr tant aux recherches de ce dernier et plus encore à celles de M. II. Abich, mettent ces conclusions dans tout leur jour.
A»e occidentale. — Dans l’Asie Mineure, les provinces qui bordent la mer Noire ont aussi présenté à MM. Hamilton et Strickland, puis à M. P. de Tchihatchelï, des dépôts crétacés avec Inocéraines, traversés et bouleversés par des roches trachytiques, et plus au nord, aux environs d’Angora, d’autres moins dérangés, caractérisés par les rudistes de cette zone, quflmous suivons depuis les côtes occidentales de l’Europe.
A l’est de ce point, dans la partie méridionale de l’ancien ‘ rpyaume de Pont, un certain nombre d’espèces fossiles vien-
F0HMATI0N CBÉTACÉt.
nenl rappeler la faune de la craie supérieure du pied nord de Pyrénées et de Maëstriclit.
La Syrie et la Palestine, qu'ont parcourues MM. Botta, Russegger, Gaillardot, Blanche, Anderson, A.Gaudry, et plus récemment M. L. Lartet, offrent dans leurs montagnes, dirigées N., S., depuis l'Alma-Dagh, le Liban et l'Anti-Liban, Kaplouse et Jérusalem, au-dessous de grandes assises tertiaires nummulitiques, des calcaires marneux jaunâtres, recouvrant, à ce qu’il semble, les grès ferrugineux que nous verrons plus loin désignés sous le nom de gris de la Nubie.
Les fossiles trouvés dans des calcaires inférieurs {Ammonites syriacus, Exogyra flubclluta , E. rohmibn, var. secundo, E. Boussingaulti , Tercbralula biplicatn, etc.),’ des baguettes très-renllées de Cidaris, connues dès le moyen âge sous le nom de pierres de Judée ou judaïques, et de formes plutôt jurassiques que crétacées, enfin des poissons sans doute plus récents, connus aussi des plus anciens oryctognostes, ne jettent que peu de lumières sur l'horizon absolu des assises principales. Les ichthyolites qui sont les plus importants de ces fossiles, étudiés par de Blainville, M. Agassiz, M. lleckel et ensuite par M. Pictet, proviennent de deux gisements peu éloignés l’un et l’autre, de Ilakel et de Abel-Alma. Sur 17 genres 2 sont communs àu,x deux gisements, et des 51 espèces aujourd’hui .connues, aucune ne se trouve à la fois dans l’un et dans l’autre, ce qui peut faire présumer qu’ils sont d’âge différent, et de plus aucune d’elles n’a été signalée dans d’autres pays. Leurs caractères généraux, d’après le savant paléontologiste de Genève, semblent devoir les faire placer dans le second groupe crétacé, tandis que les coquilles précédentes, sauf les llippurites, qui sans doute proviennent d’autres couches, annoncent un ou plusieurs nivçaux plus anciens.
Les roches qui bordent le bassin de l’Euphrate, depuis le Taurus jusqu’à la plaine de Babylone, sont en partie qfé lacées, suivant MM. B. Hamilton, Ainsvvorth, Taylor, Thomson et Loftus, comme la chaîne del'Aznir-Dagh dans le Kurdistatr
FORMATION CRÉTACÉE
oriental. Sur le versant nord de celle de l’Elbourz, le long de la Caspienne, llommaire de Hell a recueilli, dans des calcaires blancs compactes, reposant, à ce qu’il semble, sur les roches * dévoniennes dont nous avons parlé (mit/', p. 4 GO), ÏArumchyles semiglobux, la Terebralula subrolunda, 1 Ostrea globosn , une grosse Pliasianelle [P. Laurmti) et une Ammonite [A. Hommairei). La chaîne de Zagros ou de Louristan, qui s’étend du N.-O. au S.-E., du lac Ourmiah vers Chiraz et l'ancienne Persépolis, comprendrait, suivant M. Loftus, des roches crétacées, et la côte orientale de l’Arabie, depuis le détroit d’Ormus, Marbate, l’île de Masira jusqu’aux environs d’Aden, offrirait, d’après M. Carter, au-dessous de puissantes assises nummuliliques, des calcaires rouges argileux, d’autres ferrugineux et des marnes bleues dont l’ensemble des fossiles et l’association des types génériques •montrent les caractères des étages crétacés moyens. Telles sont entre autres huit espèces d'échinides appartenant à notre quatrième étage du sud-ouest de la France, aux sables et grès du Maine, du Perche, etc.
Inde. — Quoique les pays qui circonscrivent les bassins de l’Indus, du Setledge, de la Jumna et du Gange aient été déjà bien explorés, il est remarquable qu'aucun dépôt crétacé n’y a encore été reconnu, et il en était de même de toute la presqu'île de l’Inde, satif sur trois points de sa côte orientale, (environs de Pondichéry, de Trinchinopoly et de Verdachellum), bien éloignés par conséquent de la côte arabique dont nous venons de parler, avant qu’on eût découvert près de Bagh, au nord de la Ncrbuddah des calcaires argileux rouges et des grès, d'environ 40 mètres d’épaisseur, dont un certain nombre de fossiles, surtout des échinides, rappellent ceux de Ras-Fartak et de Ras-Sharwîn.
Dans les trois localités précédentes, pou éloignées les unes des autres, on observe des calcaires gris, brun clair, subcristallins, compactes, terreux ou sableux, peu épais, recouverts par des dépôts arénacés rouges, renfermant des bois
FORMATION CRÉTACÉE
silicifiés et des cailloux de quartz. Ce qui , outre leur isolement, les rend encore remarquables, c’est que ce sont presque les seuls dépôts marins secondaires de toute la presqu’île de l’Inde méridionale. De leur étude géologique faite d’abord par Nevvbold, C. T. Kay, CunlilT, E. Chevalier, puis continuée par les savants explorateurs du Gcological Survey, MM. Oïdium et Blanford, comme de l’examen de leurs nombreux fossiles qu’ont décrits Ed. Forbes, sir P. de Grey Egerton, MM. Blanford et Stoliczka, il ne semble pas résulter encore que leur niveau dans la formation soit bien déterminé.
Dans les couches de Pondichéry dominent les coquilles de céphalopodes (Baculites, Hamites, Ammonites, Bélemnites) avec de nombreuses espèces de genres plus ordinairement tertiaires (Volute, Pyrule, Cypraa, Cérite, Scalaire). 12 espèces de poissons placoïdes sont des types des étages crétacés supérieurs. Sur 178 espèces d’invertébrés, Ed. Forbes avait déterminé 1(15 mollusques, 2 articulés, 8 échinides et 3 polypiers. Quelques-unes semblent relier les faunes des trois gisements, et lO se retrouveraient en Europe. Des recherches ultérieures ont beaucoup augmenté ces nombres. Ainsi M. Stoliczka estime qu’il y a près de 100 espèces d’Ammonites et que les autres divisions de la classe des mollusques sont tout aussi riches que les céphalopodes. L’ensemble de ce qui est connu paraît représenter une faune du second groupe un peu modifiée par la présence de quelques espèces plus anciennes et d’autres plus récentes.
Le même auteur signale, parmi les 38 espèces de céphalopodes communes à d’autres pays, 31 appartenant au deuxième groupe, et parmi elles les plus caractéristiques de sa base ( iï’aulitus elegans , Ammonites in/latus, rholomagensis , Mantelli, Scaphites obliqnus , œqualis, Turrilites costutus). La famille des rudistes, si constante depuis l’Asie occidentale jusqu'au Texas, à l’ouest, ne parait pas s’être étendue dans l’Asie méridionale, ce que justifierait le grand développement des céphalopodes. D’un autre côté M. Oldham a pu
FORMATION CRÉTACÉE
constater par d’assez nombreux fossiles, provenant des grès placés sous les couches nummulitiques de (lherra- Poonji dans le Bengale oriental, que des dépôts crétacés, peut-être de l’âge des précédents, occupaient en cet endroit une partie de la vallée du Bramapooter. Des dépôts contemporains paraissent exister aussi dans l’ile de Java.
Afrique. La formation crétacée prend un grand déve-
loppement dans toute la partie septentrionale du continent africain, depuis le Sennaar, où elle fait suite à celle de l'Arabie, jusqu’aux plages de l’Atlantique. Les recherches de MM. Lefèvre, Russegger, Nash, et surtout les profils si clairs donnés par Newbold, ont fait connaître les relations stratigraphiques des calcaires, et particulièrement des grandes assises du gris de lu Nubie qui, dans le bassin du Nil, sont rapportées à la craie, malgré l’absence de fossiles pour confirmer cette détermination. C’est dans ces grès qu’ont été creusés et sculptés les temples célèbres d’Isis et d’Osiris à Ipsamboul. Ils ont fourni la pierre de la statue vocale de Memnon, celle des rangées de Sphinx qui bordent les dromos du temple de Karnac, et d’une multitude de monuments des villes de l’ancienne Égypte (Memphis, Philæ, Esneh, Denderah). Plus à l’ouest, pendant son voyage de Tripoli à Mourzouk, Overweg parait avoir marché l’espace de plus de 80 lieues sur des roches crétacées qui, d’après leurs fossiles, appartiendraient aux groupes supérieurs.
Déjà MM. Renou et Fournel avaient constaté dans la province de Constantine des couches de la même formation. Mais en 1852 M. Coquand y signala toute la série des groupes et des étages, aussi'complète qu’en Provence. D’aprè3 ce géologue le groupe néocomien y est représenté par trois étages ; l’inférieur, caractérisé par le Belemnifcs dilulutus , \' Ammonites Astierianus, comprend des calcaires et des marnes ; le moyen des calcaires avec Caprotina ammonia; le supérieur des argiles et des marnes avec Belemnites semicanaliculatus et Ammonites gargasensis. Au-dessus de marnes et d’argiles
KORMATÏOX CRÉTACÉE.
rapportées au gault le groupe de la craie tuffeau est divisé en trois étages. Enfin la craie blanche, avec Ostrra vesicularis et Ananchytes ovula, est surmontée d’un calcaire avec Hcmfpneustrt et Ostrra larra de la craie supérieure. Ces divisions paraissent se continuer dans les chaînons de l’Atlas à l’ouest, comme tendent à le prouver les études plus récentes de M. Brossard au sud-ouest de Sétif, autour du grand Sebka, dans les districts de Misla et de Bouçada.
On peut suivre encore les roches crétacées à travers la province d’Oran jusque dans le .Maroc, où M. Coquand mentionne particulièrement des calcaires à Caprotina ammonia, aux environs de Tétuan , et il y a peu de doute qu’on n’en retrouve des traces à l’extrémité de l’Atlas, sur la côte occidentale, vers le 28' degré de latitude N.
Dans la partie sud du môme continent, à l’est du cap de Bonne-Espérance, autour de la baie d’Algoa, M. Krauss a observé des couches de grès vert remplies de coquilles, particulièrement de Trigonies, d’Astartes, de Cucullées, d’Exogyres, de Gervillies, rappelant plutôt des formes néocomiennes que celles des antres groupes crétacés.
Amérique dû Nord. — La formation crétacée est presque aussi bien caractérisée dans les deux parties du nouveau monde que dans l’ancien ; mais jusqu’ù présent elle est, dans chacune d’elles, moins complète que dans l’Europe occidentale. Nous avons exposé ailleurs 1 avec assez de détails la plupart des observations qui ont été faites à. ce sujet, et il serait peu nécessaire de les reproduire ici, même sommairement. Nous dirons seulement, pour l’Amérique du Nord, où des recherches plus récentes ont été faites par MM. Meek, Hayden, J. Hall, J. Hector, Whitney, H. Cook, Newberrv, Hilerv, Bauerman, J. Marcou, etc., dans les vastes régions comprises entre le bassin du Mississipi et les îles qui bordent les côtes du Pacifique (Vancouver, etc.), qu’il est difficile de se
t. Ilisl. des progrès de la géologie, vol. V, p. 487-592. 1853.
FORMATION CRÉTACÉE. 623
faire une idée bien nette des relations des couches avec celles situées à l’est le long de l’Atlantique, et, au sud, circonscrivant le golfe du Mexique, en arrière des dépôts tertiaires. La craie, minéralogiquement parlant, ne se trouve nulle part dans les États-Unis de l'Est et du Sud; les roches, partout horizontales, sont des sables, des marnes, des argiles, des .conglomérats coquilliers meubles et quelques calcaires compactes subordonnés. La puissance des dépôts augmente de l’Ë. à l’O.; elle est d’environ 120 à 150 mètres dans le New- Jersey, de 150 A 180 dans l’Alabama, de 2A0 au Texas, de 000 à 750 dans la région du Missouri. La formation, quoique très-développée, et souvent à l’état métamorphique dans la chaîne côtière qui longe l’océan Pacifique, n’est représentée, du Mexique A l’Orégon, que par ses étages supérieurs. Les fossiles y sont très-répandus, aussi bien que dans- la partie nord de la Sierra- Nevada de Californie, et, des 260 espèces étudiées par Jl. Gabb *, une seule se retrouverait dans les ré- t .gions de l’Atlantique; toutes les autres, appartenant au pays, sont réparties dans deux assises qui n’en ont encore entre elles que 12 de communes.
Les fossiles caractéristiques d’une de ces régions de l’Amérique du Nord ne le sont plus dans une autre; les subdivisions en hauteurs ne se correspondent pas mieux, et l’on ne voit pas clairement ce qui distingue les couches crétacées anciennes ( earlier cretaceom des auteurs américains) des récentes (later cretaceous). En un mot, du Texas à Plie de V"
Vancouver, sur le Pacifique, et au New-Jersey, sur l’Atlantique , nous n’apercevons aucun repère, aucun horizon comparables à ceux que nous avons vus dans l’ancien continent.
Nous remarquerons encore que les rudistes ne s’observent que
t. fleological Survey of California, roi. H, Palmontolngy , 1866. Ce «ont: 1 Callian&sse, 1 Bélemnite, t Nautile, 1 Aluria, IJ Ammonites, 1 Hamitr, 3 flolia.ceras, t Turrilitc, 2 Ptychoctrtu, J Crioceras, 2 Baculites, 1 Anryloceras, 117 gastéropodes, 115 acéphales, dont VOsIrea vesiailarts, quelques polypiers. 50 autres espèces ont été recueillies depuis.
62/t FORMATION CRÉTACÉE.
dans la région méridionale de l'Alabama, du Texas et à la Jamaïque, sans s’étendre plus au nord 1 et remontent par conséquent moins haut qu'en Europe.
Amérique du Sud. — Nous avons fait voir que, d’après les recherches de M. H. Karsten, confirmées depuis par celles de M. Wall, on pouvait présumer que l’étage inférieurde la craie tufièau, le gault et une partie du groupe néocomien étaient représentés dans le Venezuela, particulièrement dans les cordillères de Mérida et de Truxillo*. Tous les calcaires crétacés des chaînes de ce pays, comme ceux du même âge, que l’on suit jusqu’au Chili, sont d’ailleurs entièrement noirs, bitumineux et semblables à ceux des grandes montagnes de l’Europe. Quant aux résultats généraux des observations de MM. Boussingault, Lewy et Cornette dans la Nouvelle-Grenade, dont Aie. d’Orbigny a décrit les fossiles, de Tschudi au Pérou, de Gardner et d’autres voyageurs au Brésil, de MM. Darwin et Domeyko au Chili, régions dont les fossiles ont été étudiés par L. de Buch, Aie. d’Orbigny, Ed. Forbes, MM. Bayle, Coquand, etc., on peut dire qu’ils concordent, ainsi que nous nous sommes attaché à le démontrer, avec ce que nous venons de rappeler dans les chaînes qui bordent les côtes méridionales du golfe du Mexique 3.
Australie. — Nous avons aussi rappelé l’existence probable de couches crétacées supérieures à la Nouvelle-Zélande4, où M. J. Haast en a mentionné recouvrant les dépôts charbonneux de la province de Nelson, et, depuis lors, les recherches incessantes des géologues en ont signalé à la Nouvelle-Hollande, mais d’une manière moins précise5.
Répartition générale dam les deux hémisphères. — Poill' tcrini-
t. Histoire des progrès de la géologie, vol. V, p. 532. 1853.