‹ Géologie et paléontologieChapitre 129 sur 190 · Loc. cit.f p · texte numérisé non relu

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5. Gregory, Quart. Journ. geol. soc . of London, vol. XVII, p. 475. 1801. — W.-B. (’.larke. Récent geol. discoveries in Anstralasia, Sydacy, 1801.

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ner ce coup d’œil sur les dépôts de la période crétacée, nous rappellerons en quelques mots leur distribution générale à la surface des continents et des îles.

En Europe, la craie ne dépasse pas au nord le 57° degré de latitude près de Thistedt, dans le Jutland septentrional, et sa limite s’abaisse au S.-E., à travers la Russie, jusque vers la pointe sud de l’Oural. Dans l'Amérique du Nord, sur la côte orientale des États-Unis, cette limite ne dépassé pas le 40°, et par conséquent reste à 17 degrés plus au sud que de ce côté de l’Atlantique, tandis qu’à l'ouest des montagnes Rocheuses, le long du Pacifique, elle remonte aussi haut qu’en Europe. Ainsi les couches de cet âge s’étendent beaucoup moins vers le N. que celles de la période jurassique et d’autres plus anciennes, et leur limite semble indiquer déjà une certaine relation avec les courbes isothermes de nos jours.

Dans l’hémisphère sud la forme des continents qui se terminent en pointe vers le pôle austral rend la limite de ces dépôts facile à tracer. Nous les avons indiqués à l’extrémité sud de l’Afrique, par 34° de latitude; ils existent à la Nouvelle- Zélande et en Australie par 43“, et par 56° ils forment les escarpements de la partie sud-ouest de la Terre-de-Feu, s’approchant ainsi du pôle austral à la même distance que du pôle opposé.

Si dans l’un et dans l’autre hémisphère, et même dans le Nouveau-Monde considéré isolément, les dépôts crétacés s’étendent presque également des deux côtés de la zone équatoriale, il s’en faut de beaucoup que sous les zones tempérées des deux Amériques ces dépôts soient absolument contemporains, présentent les mêmes caractères et affectent la même disposition par rapport à cette longue ride montagneuse qui, sous les noms de chaînes des Andes et de montagnes Rocheuses, s’étend du 57e degré de lat. N. au 57' degré de latitude S.

En effet, dans l’Amérique du Nord, nous venons de dire que tous les dépôts, excepté le long du Pacifique, étaient hori-

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zontaux, meubles pour la plupart, sableux, argileux ou marneux et de teintes claires ou verdâtres. Tous, d’après leurs fossiles, seraient plus récents que l'horizon du gault de l’Europe et sont placés des deux côtés des montagnes Rocheuses. Dans l'Amérique méridionale, au contraire, les couches sont partout disloquées, redressées jusqu’à de très-grandes hauteurs, dures, solides, de teintes noires ou foncées. La plus grande -partie semble être antérieure à ce même horizon du gault et placée sur le versant occidental des Andes, dont le soulèvement a eu lieu depuis. Dans le Mexique central et peutêtre dans la chaîne de Venezuela, c’est-à-dire entre les deux grandes portions continentales de l’Amérique où précisément les montagnes s’écartent le plus de l’alignement général, les calcaires crétacés semblent appartenir à une période intermédiaire, par exemple, à la base du groupe de la craie tuffeau avec quelques couches plus élevées, comme si cette région, dans sa disposition oblique, représentait une sorte de charnière, au sud de laquelle le sol se serait élevé après les dépôts crétacés anciens, pendant qu’il s’abaissait au nord pour recevoir les dépôts crétacés récents.

Enfin le tableau que nous avons dressé de la répartition géographique des A groupes crétacés et de leurs étages dans 72 régions naturelles tracées à la surface de la terre, depuis l’Irlande jusqu’en Australie1, fait voir que la plus constante des quatre divisions principales est la seconde. Le groupe de la craie tuffeau, tel que nous l’avons caractérisé dans l’ouest et le centre de l’Europe, est, en effet, représenté dans 65 de ces régions. Le groupe de la craie blanche n'est bien caractérisé que dans 38 ou 39, le groupe néocomien dans 32, et celui du gault dans 13 seulement, c’est-à-dire dans l'Europe occidentale et peut-être sur les limites de la Nouvelle-Grenade et de Venezuela, dans le bassin du Magdalena *.

t. Loc. cil-, p. CIO bis.

S. Voy. pour plus do détails, Itist. des progrès de la géologie, vol. V. p. C03-6I0. 18.r>3.

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