‹ Géologie et paléontologieChapitre 176 sur 190 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

dizaines de kilomètres carrés qui ait dit son dernier mot au géologue et au paléontologiste.

Maintenant, cette stratigraphie métrique , appliquée d'abord aux pays de mines et d’exploitations industrielles, puis aux plaines et aux collines ou régions peu élevées et peu accidentées, il faudra l’appliquer aux grandes chaînes et ne plus se contenter des affleurements tracés çà et là d'après de simples directions. C’est alors que les plissements, les failles, les renversements qui déroutent si facilement les observateurs et les portent à des conclusions spécieuses en apparence, mais théoriquement inadmissibles, s’expliqueront naturellement aux yeux de l’anatomiste patient et exercé du sol, comme les membranes les plus délicates se dédoublent sous la main habile armée du scalpel et avec l’aide du microscope. Alors tous les accidents si compliqués que les effets dynamiques ont produits dans les couches de sédiment seront compris, même des moins expérimentés.

Mais si la stratigraphie se perfectionne et se complète, si l’on résout les problèmes les plus ardus que nous offrent les chaînes de montagnes complexes, et si les relations des roches qui les composent, d’abord si confuses, nous apparaissent alors dans leur simplicité et leur clarté premières, il n’en résulte pas pour cela l'introduction de nouveaux éléments dans la science : ce sont des difficultés résolues, des explications rationnelles de faits d’abord mal compris ou incompris, et rien de plus; tandis que la paléontologie apporte au contraire, par ses découvertes incessantes, des faits nouveaux, imprévus, et dont le nombre de ceux qui restent à découvrir est incalculable.

C’est donc évidemment la partie de la science qui a le plus d’avenir; on ne trouvera sans doute pas beaucoup de nouvelles espèces de roches, ni même d’étages ou de groupes géologiques, mais les espèces, les genres, peut-être même les familles entières d’animaux et de végétaux enfouis dans les couches de la terre, continueront à révéler encore pendant

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bien des siècles à l’attention du naturaliste de nouvelles fonnes et de nouveaux types, par suite de recherches spéciales, de voyages, d'exploitations et de travaux de toutes sortes qui se multiplient autour de nous comme dans les contrées les plus éloignées.

La paléozoologie, en exhumant et en rappelant pour ainsi dire à la vie les innombrables générations du passé, est destinée à dominer un jour la zoologie, au moins dans la plupart des classes d’animaux. Elle est donc parmi les sciences naturelles la moins avancée, relativement à ce qu’elle deviendra plus tard, puisqu’elle révélera tout ce que le temps a épargné des organismes qui se sont produits depuis l’origine des choses. Si, en outre, la conservation des plantes avait été aussi générale que celle des parties solides des animaux, il en serait de même de la paléophytologie relativement à la botanique, et la connaissance de tous les organismes vivant aujourd’hui à la surface de la terre ne représenterait plus qu'une simple unité de tnnps dans l’ensemble des produits de la vie durant la série des âges de la nature.

Avant-Propos r

Introduction v

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