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naturalistes, dont nous avons rappelé les noms é< le.*? ouvragé, prouvent jusqu’à quel point les recherches paléontologîques étaient suivies au nord et à l'est du Harz dans la première moitié du xvni' siècle.
Prune. — Au nord et au nord-est, dans la Prusse actuelle et les provinces baltiques, les mêmes études ont laissé des traces tout aussi nombreuses et plus profondes encore. J. Pbil. Breyn ou Breynius traite en 1732 de la structure des coquilles chambrées ou divisées en plusieurs loges, que nous plaçons aujourd'hui parmi les mollusques céphalopodes. Les caractères des Orthocératites et des Ammonites y ont été bien saisis.
Eu même temps que les coquilles microscopiques avaient leurs historiographes en Italie et dans le sud de l'Allemagne, le nord de ce dernier pays vit naître P étude, jusque-là fort négligée, des oursins fossiles. Ainsi Breyn, dans son Srhediasmti de Erhini , range ces échinodermes dans 7 genres, d’après la position relative des ouvertures anale et buccale de leur enveloppe solide. Deux ans après, J. -T. Klein publia son tableau des échinodermes, travail le plus étendu qui ait encore paru sur ce sujet, et qui est la base, utile à consulter aujourd'hui, de tout ce qui a été écrit sur ceffe classe de corps organisés. 11 proposa f A genres, sans faire aucune mention de ceux de Breyn, qu’il ne connaissait probablement pas.
L’ouvrage de Rosinus sur les radiaires crinoîdes, qui suivit de près le mémoire de Harenberg, peut être regardé, pour le temps, comme un modèle de ce genre dé recherches, de même que celui de J. -II. L:nk sur les Étoiles de mer. qdi vint ainsi compléter les premières études sérieuses sué la classe des animaux radiaires.
Les environs de Lunebourg, de Wittenberg, la Marche électorale, le Mecklen'bonrget la Poméranie, ont en Aussi leurs iconographies paléontologiques, et les insectes, enfermés et conservés si merveilleusement dans le suecin qu’on retire des
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limites ou bois fossiles des bords de la Baltique, ont été décrits et figurés dans la première moitié du xviu' siècle paf Sendel, Bock, etc.
Binmenbacb. — Enfin, si nous cherchons ((uelque représentant de la science des fossiles en général vers la fin de ce même siècle et le commencement du nôtre, nous trouverons Blumenbach et de Schlotheim. Le premier, dans son Spécimen archeologiœ Telluris, rangeait les fossiles dans quatre classes qui, suivant lui, correspondaient à autant de révolutions du globe, tandis que, dans son Manuel d’histoire naturelle , il n’en admet plus que trois : la première comprenant les fossiles dont les analogues vivent encore; la seconde, ceux dont les analogues sont douteux, et la troisième, ceux dont les analogues sont inconnus, arrangement qui n’est ni plus naturel ni plus conforme aux farts (fui le précèdent. Si nous remarquons que Blumenbach était un des naturalistes les plus éminents non-seulement de l’Allemagne, mais encore de « l’Europe, on pourra se faire une idée de l’état où était encore la science relativement à la succession chronologique des faunes et des flores fossiles.
De Schlotheim. — De Schlotheim vient clore la liste bien longue, comme on le voit, des paléontologistes iconographes de.ee pays. 11 donna, en I80i, une description des empreintes de plantes et des pétrifications animales les plus remarquables avec 27 planches. En 1820, il commença son Petrefaelenkunde ou les pétrifications sons leur point de vue actuel, et description des débris d'animaux et de plantes fossiles ou pétrifiés de l'ancien monde. 11 y énumère les animaux vertébrés, en commençant par l’Éléphant, le Rhinocéros, le Bœuf, le Cerf, etc.; puis il passe aux oiseaux, aux poissons, aux insectes, aux trilobites, aux mollusques univalves et bivalves, traite des Bélemnites, des Orthocératites et de 38 espèces d’ Ammonites, avec la synonymie de chacune et l’indication du lieu d’où chaque fossile provient. 65 Térébratufes sont également mentionnées et figurées, et, dans un Supplè-
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ment, publié deux ans après avec 21 planches, les ossements des environs de Kostriz, des crustacés, des plantes et des polypiers du terrain de transition sont encore représentés. Enlin parut, en 1823, un dernier fascicule consacré à des trilobites, à des Astéries, à des Ophiures, à des crustacés et à d’autres fossiles du muschelkalk de la Thuringe.
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Mande. — ouf»en et Poeeiaen. — Le voyage en Islande,
exécuté vers la (in du siècle dernier par Olafsen et l’ovelsen1, d’après les ordres du roi de Danemark, comprend à peu près tout ce que l’on savait alors sur cette île, longtemps regardée comme la Tliulé des géographes et des historiens de l’antiquité. Ces deux savants, qui ont fait un long séjour dans cette île, ont décrit successivement, dans chaque district, tout ce qui concerne l’histoire naturelle. Leur description des roches, suivant une terminologie ancienne et même locale, serait difficilement comprise aujourd’hui; néanmoins les détails très-nombreux et très-circonstanciés sur les divers glaciers, sur les sources thermales, les geysers, les volcans en activité et les données historiques qui s’y rattachent , sur les amas de bois fossiles ou Surturbrand , et ceux de coquilles récentes, situés non loin de la côte actuelle et à peu d'élévation au-dessus de la nier, sont des sujets traités avec soin, mais sur lesquels il serait superflu de nous appesantir ici*. Il serait assez difficile, d’un autre côté, de se prononcer sur l’authenticité de cette dent d’éléphant changée en silex, 'que T. Bartolin envoya à llesenius, comme provenant de cette même île, ainsi que sur le crâne et une dent gigantesque.
1. Traduction française par G. de la Peyronie. 5 vol. in-8\ atlas, 1802.
2. Voy. d'Arrhiar, Histoire des progrès de la géologie, vol. I, p. 480, 1847.
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citée par Strom et Pontoppidan, comme ayant la même origine.
*stevart Maokentie. — Sir G. Stevart Mackensie*, qui fit un voyage en Islande vers 1810, distingua, parmi les roches ignées de la partie, sud-ouest de l’ Ile, celles qui avaient été en fusion au contact de l’air extérieur et celles qui reproduisent les caractères des roches non stratifiées des environs d'Édimbourg. Ces dernières diffèrent des laves par la présence de nodules de calcaire apathique et de zéolithes qui eussent été détruites par le feu à l’air libre et ne peuvent avoir été produites dans ces conditions. Toutes celles qui ont coulé au contact de l'air ont un aspect âpre et rugueux très-reconnaissable; ia surface des courants est accidentée, plus ou moins vésiculaire et très-poreuse : l’intérieur est plus ou moins compacte. La lave del’Hékla est semblable à certaines variétés de basalte, et celle du Sniefells-Jokull offre les mêmes caractères. Beaucoup de laves de ce pays renferment du feldspath, du péridot et quelques-unes du pyroxène.
L’obsidienne et lapumitese rencontrent autour de l’Uékla: un courant tout entier est même formé par ces deux pierres ; la seconde, généralement placée au-dessus de la première, joue, par rapport à celle-ci, le rôle des scories d’un courant par rapport a sa masse intérieure.
De nombreux cônes sont entièrement composés de matières
1. Travels in the is'and of Iceland. ln-t", 1811, 2' éd., 1812, p. 353. — Voy. aussi Von Troil, I. et ter s. Londres, 1770, où se trouve une relation du voyage de Banks. — Anderson, Histoire nat.de l’Islande, publiée en français par Sellim, 2 vol. in-12. — Hurrebows, .Voue, de script, pliys. hislor. de l'Islande. Traduction française, 2 vol. in-12. Le volcan de l'Rékla n'aurait rejeté des laves que dix fois dans l'espace de Ü00 ans, c’est-à-dire depuis que l’ile est habitée, de 1 101 à 1603. Au xiV siècle, il y eut quatre éruptions considérables (1300, I3il, 1362, 1380), et il y a eu un repos de 169 ans, jusqu'en 1558. \ l'époque où écrivait Hurrebows, il n'y avait aucune manifestation du foyer volcanique, mais d’autres bouches ont fait éruption dans la première moitié du xvnr siècle. — Hooker, Hecollections, 2 vol. in-8°, 1813. — Henderson, Résidence in Iceland. 2 vol. in-8°, 1819. — fîarlich, Island rwksichtlich seiner Vulkane. ln-8", Fribourg, 1819.
volcaniques meubles, et il en est ainsi de l'Hékla; mais le caractère le plus remarquable du pays consiste dans des collines de tufs qui accompagnent toujours les laves et qui ressemblent à ceux de l ltalie et de la Sicile. Près de krisewik l'auteur décrit la montagne de soufre et les vapeurs qui s’en dégagent.
Les trapps ainygdaloïdes n’ offrent point de traces extérieures du feu; comme les laves précédentes, ils renferment beaucoup de zéolithes, de calcédoines et de calcaire spathique. Dans l ile de Y idoë sont des grrenstonrs et des basaltes massifs en nappes, en liions et souvent colonnades.
La structure des montagnes est généralement facile à observer. Les strates de greenslone et d'amygdaloïde ont fréquemment de 6 à 10 mètres d’épaisseur. Les couehes de tufs alternent avec les autres roches. Le plus remarquable de ces tufs, dans file de Vidoë et sur le chemin de Reikiavik à Haone-fiord, est uire masse composée principalement de perlite noire enveloppée dans une pâte d’un vert noirâtre foncé. On y trouve aussi des ainygdaloïdes, quelques pyrites recouvertes de substance bitumineuse, roches qui ont leurs analogues dans le comté de Domines, en Ecosse .
Outre les greenslones, les basaltes, les ainygdaloïdes, quelques variétés de rluystone (phonolite) et de schistes porphyriques, il y a encore, suivant Mackensie, toute une classe de roches, fort importantes en ce qu’elles servent d'anneau pour relier les phénomènes extérieurs des volcans avec cet état des roches modifiées par la chaleur, qui est la base de la théorie d’Hutton, dont l’auteur se montre zélé partisan. Il décrit particulièrement la montagne d’Akkrefall, dont on peut étudier la composition dans une fente de 000 mètres de hauteur. Les strates plongent au N.-E., sous un angle trèsprononcé, et, sur une hauteur de 250 mètres, ces strates de 3, O et quelquefois 42 mètres de puissance, sont composés de diverses variétés d’amygdaloïdes et de tufs. Ils alternent plusieurs fois avec de véritables coulées de laves dont la
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face inférieure est scoriacée et celluleuse ; c'est le résultat d’éruptions sous-marines dont les caractères viendraient tout à fait à l’appui des idées de l’école d'Hutton, dont nous parlerons plus loin, et cela indépendamment des liions de basalte et de gretnstone qui traversent tout le système.
Après de nombreux et fort intéressants détails sur les relations des tufs, des laves et des trapps et sur les massifs qu'ils constituent, ainsi que sur les liions qui les traversent, Mackensie donne, d’après le docteur Black, la composition des eaux du grand Geyser et de Reikum, parmi les substances minérales desquelles domine la silice; puis viennent le muriate de soude, le sulfate de soude, la soude et enfin l'alumine.
Norw«ge. — L’ouvrage de Pontoppidan, qui remonte à 1753, et ceux beaucoup plus récents d’Haussmann ’, de Vargas de Bedmar* et même de Naumann1 2 3 4, ont fourni de nombreux matériaux pour la géologie de la partie occidentale de la presqu’île Scandinave; mais nous nous bornerons à rapporter quelques- uns des faits qui se rattachent à notre sujet, recueillis par L. de Buch, pendant son voyage en Norwége et en Laponie, exécuté de 18015 à 1808*.
L. de Buch. — Le premier phénomène qui attire l’attention de l’illustre géologue est la présence des blocs de roches granitiques épars sur les eûtes de la Seeland et employés pour le pavage de la ville de Copenhague. Tous proviennent de la Norwége ou de Sinoland (Suède), comme ceux des plaines du nord de l’Allemagne. « Nous n’avons pas, « dit-il à ce sujet, .une assez grande réunion de faits pour « expliquer par quelle singulière circonstance la nature a « produit ces effets; mais chaque observation nous rapproche « de la cause et peut-être dans peu d’années nous l'aurons