CHAPITRE V
FRANCE
Le tableau des progrès de la géologie et de la paléontologie ne nous offrira point, en France, ce développement naturel, positif, méthodique et régulier que nous avons déjà constaté chez quelques nations voisines et que nous retrouverons encore mieux prononcé ailleurs. Chez nous la recherche et la représentation des corps organisés fossiles ont été tardives; on n’en soupçonnait guère ni l’intérêt ni l’utilité; on a longtemps discouru a priori avant d’observer et surtout d’observer avec méthode. La diversité des points de vue, et par conséquent celle des opinions, a été un obstacle au mouvement normal, de sorte que la polémique résultant de cette divergence d’idées a dû tenir une grande place dans l’histoire de la science, puisque c’était un de ses caractères propres. En ce qui concerne la paléontologie, il nous a suffi d’exposer son histoire une première fois d’une manière assez étendue', pour n’avoir plus qu’à rappeler ici les idées les plus essentielles; mais pour la géologie, elle restait à faire en partie, et nous la diviserons, comme précédemment, en deux périodes. La pretniire comprendra les essais de diverses sortes, publiés depuis la fin du xvi" siècle jusqu’à 1778, c’est-à-dire qu’elle commencera avec les travaux de