Loc. cil., p
HMEMIÈHK PÉltlODE.
« que les rochers n’estoyent que de l’eau et de la vase , les- « quels depuis ont esté pétrifiez avec les dits poissons, comme « tu entendras plus amplement cy-après, en parlant des « rochers des Ardennes. »
« Et quant est des pierres où il y a plusieurs espèces de « coquilles, ou bien qu’en uné mesme pierre il y en a grande « quantité d’un mesme genre, comme celles du fauxbourg « Sainct- Marceau- lès - Paris, elles là sont formées en la « maniéré qui s’ensuit, sçavoir est qu’il y avait quelque « grand réceptacle d’eau, auquel estait un nombre infini de « poissons armez de coquilles, faictes en limace pyrami- « dale, etc. »
L’annotateur des œuvres d’un potier de terre qui ne savait ni grec ni latin, comme dit Fontenelle, a justement fait remarquer* que le système du sondage des terres, la théorie de la stratification du sol, l’idée première, et nous ajouterons le principe de physique sur lequel reposent les puits artésiens, c’est-à-dire les principaux éléments de la géologie sédimentaire, se trouvent réunis dans ces deux pages. C’était la première fois que ces idées étaient exprimées théoriquement et qu’elles étaient démontrées par la pratique.
Après cette première lueur jetée par un de ces esprits que Montaigne appelait prime-mutiers , il s’écoula plus d’un siècle avant qu’il se produisit, sur notre sol, des recherches de quelque intérêt, et ce fut pendant ce temps que nous avons vu l’Italie, la Suisse, les diverses parties de l’Allemagne et que nous verrons aussi l’Angleterre préluder par des travaux utiles aux études plus importantes du siècle suivant. Comment cette période, si féconde à d’autres égards et que l’on a chez nous appelée le grand, siècle , a-t-elle été si stérile en observateurs de la nature, sauf pour la botanique, et a-t-elle légué à celle qui l’a suivie le soin de remplir cette lacune? C’est ce que nous ne rechercherons pas ici, mais ce dont ne