F. § A, V Y , ÉDITEUR
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RVK II AÜTF.FF. V I 1.1. K , 21.
Tou* droits réserves.
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AVANT-PROPOS
Ce livre n’est point un traité , ni un manuel , ni un abrégé de la science, et encore moins la reproduction des leçons d’un cours. Ces sortes d’ouvrages, plus ou moins élémentaires, ayant pour objet d’exposer les principes et les règles, indiquent aussi les moyens de les • appliquer et citent quelques exemples propres à faire comprendre la théorie générale. Ils n’ont pas à s’occuper de l’origine de ces principes posés sans discussion, car il serait
superflu d’embarrasser ces premiers rudiments de
l’enseignement par des recherches sur les développements et les modifications que les découvertes successives ont apportés aux idées dans la suite
des siècles, comme sur la manière dont .celles-ci sont arrivées à constituer enfin un corps de doctrine complet.
Un traité de géologie, quelque étendu qu’il soit, ne donne pas nécessairement un tableau fidèle de la science, parce qu’il reflète souvent des opinions personnelles, des traditions d’école, et qu’il porte l’empreinte trop accusée des études particulières de l’auteur. Suivant le pays que celui-ci habite, le public pour lequel il écrit, le but particulier qu’il se propose, son ouvrage ne reproduit que certaines parties, et, négligeant les autres, laisse çà et là des lacunes qui ne permettent pas de bien juger de l’ensemble, et font même quelquefois douter de la valeur des principes les plus fondamentaux. Enfin, par la multiplicité de certains détails pratiques et des expressions techniques comme par leur forme même, les traités sont peu accessibles aux personnes qui, ne voulant pas se livrer à une étude approfondie et suivie des sciences, désirent cependant juger de leurs progrès et ne pas rester étrangères à ce qu’elles ont de plus élevé et de mieux démontré dans leurs résultats, de plus essentiel et de plus général dans leurs théories, de plus utile dans leurs applications.
AVANT-PHOPOS. III
Nous avons donc cherché si, au double point de vue, d’une part, de l’origine et du développement de la science qui va nous occuper, et de l'autre de son état actuel dans ses diverses branches, il ne serait pas possible d’en simplifier l’exposition, tout en rendant celle-ci plus complète, plus homogène, mieux liée dans ses parties constituantes, en écartant ce qui n’est pas rigoureusement nécessaire à l’intelligence des faits et des idées, en évitant surtout que la diversité des détails ne fasse perdre de vue les principes sans lesquels le lecteur ne tarderait pas à s’égarer.
En restant dans les limites que nous avions tracées, il fallait cependant, sous peine de manquer notre but, faire voir que la science moderne ne repose pas sur quelques données recueillies çà et là en Europe, puis arrangées d’une manière plus ou moins systématique, mais au contraire sur une foule de documents apportés de tous les points du globe par de nombreux observateurs exercés à ce genre de recherches. Aussi avons-nous multiplié les exemples pris successivement dans les contrées les plus éloignées, pour que l’on puisse se bien rendre compte de la généralité des phénomènes, et avonsnous présenté les considérations théoriques qu’on
AVANT-PROPOS
en pouvait déduire toutes les fois qu’elles ressortaient naturellement de leur comparaison.
Avant de nous engager dans cette voie, peu parcourue de nos jours, nous avons aussi cherché quels avaient pu être nos prédécesseurs, et les noms imposants que nous n’avons pas tardé à rencontrer étaient plus propres à nous intimider qu’à nous encourager *. Mais, malgré la présomption qu’il pourrait y avoir à tenter de marcher sur de pa-
\ . Les écrits des hommes éminents auxquels nous faisons allusion ici, tels que les Entretiens sur la pluralité des mondes, la /' rotogœa , les Époques de la nature, la Philosophie zoologique , les Lettres A une princesse d’Allemagne, le Voyage dans les Alpes, l’Exposition du système du monde , les Remarques sur la température du globe et des espaces planétaires, le Cosmos, etc., peuvent justifier en outre l’absence, dans notre livre, de ces illustrations de tou tas sortes dont on est si prodigue aujourd’hui, et dont les avantages ne nous sont pas bien démontrés, en ce qui concerne les corps organisés.
Si en effet, dans la pratique et même seulement pour l’intelligence des principes de la science, l’utilité d’ouvrages, tels que le Traité de paléontologie de M. Pictet, la Lethwa geognostica de Bronn, est do toute évidence, parce que les personnes peu versées dans la connaissance « des corps organisés vivants y puisent les données les plus indispensables à l'étude des fossiles, le lecteur peu familiarisé avec les méthodes et les classifications d’histoire naturelle ne peut pas trouver les mômes ressources dans ces représentations, toujours incomplètes et insuffisantes d'animaux et de végétaux, accompagnées de noms latins, disséminées çâ et là dans le texte d’un livre de géologie. Il ne peut en résulter pour lui aucune instruction réelle, et il est probable que d'Aubuisson de Voisins, Alex. Brongniart et de la Bêche, qui appréciaient autant quo qui que ce soit l'importance et l’intérêt de la paléontologie et nous ont laissé de si excellents traités, auraient regardé cette innovation comme n’offrant aucun caractère scientifique sérieux.
AVANT-PROPOS
reilles traces, nous avons cru que, tout en restant loin de ces grands modèles, il était encore possible de rendre leur pensée en l’appliquant aux études qui nous occupent depuis longteins, et sans nous dissimuler que l’extrême complexité du sujet exigera toujours du lecteur des connaissances assez variées et assez étendues.
Qioifeed.hvL GoogIe
INTRODUCTION
Ce qui importe d’abord, pour parcourir avec toute sécurité le domaine d’une science, c’est d'être assuré que les idées fausses qui ont pu s’y introduire et retarder ses progrès ont disparu, et qu'il n’en reste plus de traces. Or, le meilleur moyen de la débarrasser d’erreurs, souvent consacrées par le temps, est de remonter à leur origine, de faire voir la cause de leur persistance et d’accumuler les preuves qui doivent enfin les déraciner. 11 faut pour cela interroger l’histoire critique et comparée qui. seule, fait distinguer ce qui doit être rejeté de ce qui doit être conservé, et qui donne le bilan réel du passé comme l’exposition de la science actuelle donne celui du présent. C’est ce que nous nous sommes proposé de faire dans la première partie de ce livre.
La science est comme un fleuve : on ne la connaît bien qu’en remontant jusqu’à sa source. Omettre ici le tableau des spéculations et des recherches positives qui ont précédé celles de notre temps, ne pas indiquer les différentes voies
INTRODUCTION
parcourues ou tentées avant qu’on ail su découvrir la vraie, ce serait renoncer à avoir une juste idée de cette science, et manquer du sentiment d’équité que nos devanciers ont droit d’attendre de ceux auxquels ils ont préparé la route.
Quiconque lira cette première partie, sujet sur lequel il n’a guère été jusqu’à présent donné que d’informes essais, copiés les uns sur les autres, sans qu’on ait consulté les textes originaux, se trouvera, nous l’espérons du moins, tout préparé à comprendre facilement la seconde. En assistant, pour ainsi dire, dans chaque pays à la naissance et au développement graduel de la géologie, il verra disparaître successivement aussi ce qui en masquait les principes. Il acquerra, sans contention d’esprit, des vues générales et d’ensemble auxquelles il ne s’agira plus ensuite que d’ajouter, en se conformant à la méthode d’exposition de la science moderne, tout ce qui la constitue réellement.
Ces deux parties doivent s’éclairer et se compléter. En lisant la seconde, on connaîtrait bien sans doute l’édifice actuel, on jugerait bien de son étendue, de ses proportions, de ses éléments constituants et de son but, mais c’est seulement par l’étude de la première que l’on peut se rendre compte de la solidité de sa base ainsi que du temps et des moyens employés pour l’élever. Enfin , dans un résumé général nous présenterons, sous une forme trèsconcise, ce que la science a fait connaître de plus important, et dans un court épilogue nous jetterons un coup d’œil sur son avenir.
Sans avoir à nous préoccuper encore de la classification ou des divisions de notre sujet, il est cependant nécessaire.
INTBODUCTION.
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avant d’aller plus loin et pour l’intelligence de ce qui va suivre, de bien définir l’objet de nos études, d'en tracer les limites et d’en marquer la place relativement aux sciences qui l’avoisinent.
La Géologie est l’histoire de la terre; c’est le tableau des phénomènes physiques et chimiques, organiques et inorganiques qui se sont succédé depuis son origine jusqu’à nous et dont sa surface a conservé les traces. Ce qu'elle offre à nos yeux aujourd’hui n’est que la période la plus récente de cette histoire ; c’est l’expression dernière, sinon finale, de toutes les causes qui ont agi sur ses diverses parties et dont nous cherchons à retrouver les effets pour les ranger chronologiquement.
La Minéralogie considère les substances minérales ou les corps inorganiques en eux-mêmes, cristallisés et offrant les formes géométriques qui leur sont propres, ou bien amorphes, chimiquement simples ou composés, solides, liquides ou gazeux , comme des unités spécifiques , indépendantes les unes des autres et du rôle qu’elles jouent dans la nature.
La géologie, au contraire, les considère surtout par ce dernier côté, comme constituant, suivant leurs diverses associations, des masses plus ou moins considérables désignées sous le nom général de roches. Mais leur nombre étant comparativement assez restreint, et l’association ou la distribution des espèces étant insuffisante pour établir la chronologie des phénomènes de divers âges, on a dû avoir recours à d’autres moyens de détermination.
L’examen des roches ou substances pierreuses qui coin-» posent la partie de l’écorce terrestre accessible à nos inves-
INTRODUCTION
tigalions montre qu’elles peuvent être rangées dans deux grandes classes suivant leur origine, leur mode de formation ou leur provenance. Les unes se sont formées et se forment encore au-dessous de la surface du sol, émergé ou non, et qu’elles ont même constitué d’abord à elles seules; les autres se sont formées et se forment encore au-dessus de cette surface. Les premières se sont trouvées dans un état ou sous l’empire de circonstances qui ont permis une cristallisation plus ou moins complète de leurs éléments minéralogiques; elles n’afiectcnt point de disposition en couches suivies, mais constituent des masses considérables plus ou moins irrégulières. Les secondes, dues en grande partie à la décomposition et à la désagrégation des précédentes, ont été déposées au fond des mers et des lacs, en couches horizontales, et comme des sédiments de diverses natures.
Les roches cristallisées ou d'origine ignée qui n'ont pas cessé de s’élever des profondeurs de la terre à la surface, pendant que les roches sédimentaires se déposaient sous les eaux, ne renferment aucune trace de la vie ou de débris organiques, tandis que ces dernières en offrent presque constamment.
La Paléontologie ou l'élude des êtres organisés anciens' nous fait connaître la distribution des restes de végétaux et d'animaux dans leurs rapports avec l’âge des roches gui les
t . De ttxXcùu, ivTÔv io-ye;, littéralement Discours sur les êtres anciens. La connaissance des animaux anciens prend plus particulièrement le nom de paléozoologie, et celle des végétaux celui de paléophylalogie. Pour la commodité du langage nous désignons par le mot fossile, pris adjectivement ou substantivement, tous les corps organisés ou les traces reconnaissables de corps organisés trouvés enfouis dans les couches do la terre.
NTRODUCTION.
renferment, et non considérés en eux-mêmes, car ils rentreraient alors clans le domaine particulier du zoologiste ou du botaniste. En nous fournissant ainsi un moyen précieux pour déterminer cette même ancienneté relative sur les divers points du globe, elle se trouve l’auxiliaire naturel de toutes les recherches géologiques dirigées sur les roches sédimentaires et le seul chronomètre qui puisse nous servir à mesurer des périodes dont nous n’avons aucun autre moyen d’évaluer la durée.
Si à ces avantages, d’une application directe immédiate, on ajoute ceux de nous faire connaître, dans les deux règnes organiques, une multitude de formes et de types perdus dont la découverte vient combler chaque jour des lacunes plus ou moins considérables parmi les êtres vivants, de nous éclairer sur la composition de l’air et de l'eau , sur la température, la répartition des climats, l’étendue et la profondeur des mers et des lacs, la distribution et l’élévation des continents et des îles dans les temps anciens , on comprendra que la paléontologie soit devenue partie intégrante de la géologie générale, et qu’il y avait toute raison de la placer dans le litre même de ce livre.
Des diverses études qui ont pour objet l’observation directe de la nature, la géologie est, après l’astronomie, celle dont le champ est le plus vaste ; mais elle ne se borne pas comme celle-ci à considérer les mouvements et les relations de position des corps dans l’espace, leur volume, leur densité, et à spéculer sur leur constitution ; elle nous offre directement des faits beaucoup plus variés, se rattachant aussi bien aux lois de la physique et de la chimie qu’aux effets météorologiques produits par ces dernières; elle nous
INTRODUCTION
dévoile l’origine des caractères géographiques et orograpliiques de notre planète se liant au dehors à tous les phénomènes de la vie animale et de la vie végétale, comme au dedans à toutes les actions dynamiques qui y prennent leur source.
Elle fournit à l’homme, pour ses besoins, le développement de ses diverses industries et la prospérité des États, les ressources les plus fécondes. L’agriculture, l’exploitation des substances minérales de toutes sortes, le forage des puits artésiens, l’architecture, l’exécution des grands travaux d’utilité publique, y puisent des données d’une haute valeur et les princqies les plus sûrs de la pratique. Dans toutes ces directions, vers lesquelles l’homme civilise dirige son activité, il n’est plus livré aux hasards, aux incertitudes, aux lenteurs, à la routine et aux mécomptes qu’entraînait nécessairement le manque de connaissances suffisantes et raisonnées des faits1, La géologie est donc à la fois comme la synthèse philosophique des sciences naturelles et la base d’une multitude d’arts et d’industries auxquels elle apporte ou des matériaux ou des indications précieuses.
Quant à la manière de traiter notre sujet, nous adop-
1. Pur suite de la destination première de notre livre, ces diverses applications, ainsi que la météorologie, la géographie physique, le métamorphisme des roches, l’origine des depots sédimontaires, les produits éruptifs de diverses sortes, la théorie des liions, celle des phénomènes dynamiques (soulèvements cl abaissements), les aérolitheset la sélénologie, ayant dû être confiés à d’autres plumes très-compétentes, no sont point entrés dans notre plan, ce qui expliquera pour le lecteur des omissions qui sans cela seraient d'impardonnables lacunes.
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ferons, clans l’énumération des faits, un ordre naturel, en commençant par les plus anciens, ceux dont l'explication repose encore sur des données ou des hypothèses plus ou moins spécieuses, leurs causes premières, depuis longtemps détruites ou placées au delà de l’observation directe, étant demeurées fort obscures. En partant de l’hypothèse la plus probable, celle qui se fonde sur les données de la physique et de la mécanique céleste, nous prenons la terre à l’état de vapeur cosinique.pour établir ses relations de commune origine avec les autres corps du système planétaire dont elle fait partie.
Les bases les plus rationnelles que nous fournissent les sciences physiques nous serviront ensuite à nous rendre compte des phénomènes qui se sont produits jusqu’à ce que l’eau ait pu se maintenir à l’état liquide à la surface de notre planète. Alors seulement commence pour elle l’ère de l’histoire, parce qu’alors seulement elle nous ofTre des dates relatives que l’on peut comparer.
Les couches sédimentaires qui, à partir de ce moment, se déposent les unes sur les autres, les animaux et les végétaux qui naissent, vivent et meurent dans les eaux et sur les terres émergées, sont pour nous des chronomètres dont la marche excessivement lente, mais continue, à travers des milliers de siècles, permet de reconstruire méthodiquement l’histoire de notre globe, de même qu’à l’aide des chroniques, des traditions et autres documents légués par les divers peuples qui nous ont précédés, l’historien reconstruit celle de l’humanité.
En nous appuyant constamment sur les observations les mieux faites et si nombreuses de nos jours, nous pré-
INTRODUCTION
senterons le tableau varié des actions physiques et. chimiques internes, réagissant incessamment sur l’enveloppe terrestre, et celui des animaux et des végétaux, suivant à l’extérieur des lois qui leur sont propres, se succédant par d’innombrables chaînons dont la nature actuelle nous offre, sinon le dernier anneau , celui du moins qu’il a été donné à l’homme de contempler et d’admirer. Nous admettons d’ailleurs toutes les conséquences logiquement déduites des faits bien constatés, la science n’ayant à répondre que de l’exactitude de ce qu’elle avance, sans avoir d’autres limites que celles de la vérité même.
Maigre la nécessité de donner à chaque partie l’importance relative qu’elle doit avoir par rapport il l'ensemble, il y en a cependant qui ne seront pas traitées avec tous les détails qu’elles méritent, faute de pouvoir mettre les objets sous les yeux du lecteur pour en être bien compris. Telles sont, entre autres, la description et la classification des roches, que nous avons dû exposer sommairement.
l)’un autre côté, le manque d’espace ne nous permettant pas non plus de traiter d’une manière assez développée toutes les parties de la géologie descriptive, nous nous sommes attaché de préférence à celles qui ont fait le plus de ■ progrès dans ces derniers temps et dont les ouvrages généraux, publiés surtout en France, ne donnent pas encore une idée eu rapport avec l’état actuel de la science.
Au moment oii s’arrête notre Histoire comparée, le lecteur trouve déjà définies et caractérisées les principales divisions des terrains secondaire et tertiaire, mais il n’en est pas de même du terrain de transition, qui est encore resté longtemps après dans une obscurité profonde. Nous avons
Digilized by Googld
INTRODUCTION. XV
donc, dans V Exposé de la science moderne, donné plus de détails sur ce terrain que sur les autres, pour lesquels il nous aura sulli d’une esquisse à grands traits. Ajoutons qu’en France, où il n’offre pas en général de séries aussi régulières, aussi complètes et aussi bien caractérisées par leurs fossiles que dans d’autres pays, sa connaissance se trouve par cela même moins avancée que celle des dépôts secondaires, crétacés, jurassiques et triasiques dont les zones symétriques nous entourent. Il y avait ainsi nécessité de rétablir pour le lecteur l’équilibre ou l’importance relative des diverses roches sédimentaires, surtout lorsque l’on considère le laps énorme de temps que représente à lui seul le terrain de transition.
Ce qui devait encore nous faire insister à cet égard, c’est que. dans une publication assez considérable où nous avons présenté les progrès de la géologie pendant ces vingtcinq dernières années, publication à laquelle nous devrons souvent renvoyer le lecteur pour de plus amples détails, l’histoire du terrain de transition est restée complètement à faire, et que nous n’aurions su alors comment renseigner les personnes auxquelles la brièveté de nos descriptions actuelles ne suffirait pas. Celte lacune devait donc être comblée autant que le permettaient la nature et le but «de ce livre. Les additions apportées depuis quinze ans à nos connaissances sur le terrain tertiaire et les changements que sa classification a éprouvés dans certains pays ont aussi exigé des développements particuliers.
Quant au terrain quaternaire, dont nous nous étions, il est vrai, spécialement occupé dans l’ouvrage précité, les découvertes récentes sont venues lui donner un tel intérêt
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d’actualité que nous ne pouvions nous dispenser d’y revenir afin de répondre à une curiosité bien naturelle, tandis que pour le terrain moderne, les sujets qu’il comprend étant déjà plus ou moins familiers k la plupart des lecteurs, un tableau qui les présente et les résume dans un ordre systématique, suivi de quelques explications et de vues générales se rattachant à l'histoire de l'homme, devait suffire pour atteindre notre but.
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