LANDE
rienne en 18171, distinguait, dans ce comté, une grauwacke schisteuse, presque verticale, courant très-régulièrenient de l’O.-N.-O. à l'E.-S.-E., des calcaires bleuâtres foncés, courant dans la même direction , renfermant des fossiles (Nautiles, Spirifers, etc.), dont la liste était donnée telle qu’on pouvait la dresser alors, puis enlin des schistes argileux; mais ce fut le mémoire de T. Weaver sur 1rs relations géologiques de l'est de l’Irlande 1 qui fit bien connaître cette partie orientale de Me. Des vues panoramiques fort étendues, des coupes générales et particulières ou de détail très-soigneusement exécutées à des échelles déterminées proportionnelles, des plans, des cartes locales à grande échelle, et une carte géologique, rendent ce travail un des plus remarquables qui aient été publiés jusque-là, et l’un des plus intéressants par l’étendue et la variété des sujets, comme par la manière dont ceux-ci ont été traités.
Par son caractère même essentiellement descriptif ce beau mémoire est peu susceptible d’analyse. Comme les géologues d’Édimbourg, l’auteur y suit la terminologie de Werner. Ainsi, dans la région primaire , il décrit successivement le granité qui forme une chaîne N.-E., S.-O., de Dublin à la vallée de la Nore, puis les micaschistes qui affleurent sur une partie de ses bords, le schiste argileux, constituant deux régions de l’est et de l'ouest, bordant une grande partie de la côte de Wicklow, de Wexford, de Waterford et de Cork, pour se retrouver sur d’autres points au nord et à l’ouest. Les richesses métallifères de ces diverses roches sont ensuite étudiées et comparées avec soin.
Sous le nom de région de transition, Weaver comprend son schiste argileux, des conglomérats, des grauwaekes ordinaires et schisteuses alternant avec des calcaires, des poudingues calcarifères, des trapps et des porphyres. On ne doit pas
t. Mem. of the wernerian Society, vol. III, p. 83, 1821.
2. Transact. geol. soc. of London, Irr st'rio, vol. V, part, i, 1819, p, 1I7-3IU, pl. B à 15.
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s’étonner, ici plus qu’ailleurs, de l’espèce de confusion qui règne encore dans les relations de ces roches. Nous venons de dire que ce n’a été qu’assez longtemps après que la théorie de ces systèmes de couches anciennes a été développée avec une sagacité et une profondeur que nous ne manquerons pas de faire ressortir.
Sous la dénomination de Flôlz tract ou région du Flôlz, sont rangés successivement : l’ancien ou le premier gris Flôlz (ancien grès rouge, old red sandstone des géologues anglais), puis le premier calcaire Flôtz (calcaire de montagne ou mountain limestonc, des mêmes géologues), la formation houillère qui olfre un développement considérable de part et d’autre du cours de la Nore, et dont il mentionne les fossiles en renvoyant aux figures des ouvrages de Martin et de Parkinson. Enfin il décrit les dépôts de transport des vallées, étudie leur origine, leurs caractères, leurs causes, et se trouve ainsi amené à rappeler les diverses localités où ont été rencontrés les restes, encore si abondants aujourd'hui, du grand Cerf d’Irlande.
Béium* général On voit donc que les lies Britanniques,
considérées dans leur ensemble, ou bien dans chacune de leurs grandes divisions naturelles, nous offrent, au moment où s’arrêtent nos études historiques, des connaissances géologiques, soit théoriques, soit appliquées, plus avancées que dans la plupart des autres États de l’Europe. Sauf l’influence indirecte de Werner sur certains points, on peut dire aussi que leurs savants n’ont rien emprunté à Ceux des autres nations; on n’en retrouve pas plus de trace dans les idées générales et spéculatives que dans la manière d’exprimer les recherches directes et positives, toujours si bien comprises et si bien rendues dans les parties graphiques de leurs travaux.