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ras, id., Barr.), Orthoceratites annulation , O. nummularium, Rhynchonella navicula, R. obovata, R. YVilsoni, R. marginalis , Nerita haliotis , Pentamerus Knightii , P. galeatus , Spirifer trapezoidalis , certaines formes de Leptama , du même horizon en Angleterre, les nombreux polypiers de Wenlock et de l’ile de Gothland, Halysites catenularim , Favosites gothlundica , Isduiditcs Kœnigi, etc.). Ici les coquilles de céphalopodes atteignent leur maximum de développement et n’offrent pas moins de AOrt à 500 espèces, parmi lesquelles on remarque beaucoup de vrais Nautiles. Les gastéropodes, les mollusques lamellibranches et brachiopodes y abondent également, représentés par plus de "200 espèces dans chacune de ces divisions zoologiques, et, parmi les crustacés, M. Barrande a décrit et figuré 68 espèces de trilobites appartenant surtout aux genres Acidaspis, Calymene , Che intrus . Cyphaspis. lâchas, Phucops , Harpes , Brouteus , Proteus et Arethusina.
Plus haut, deux assises calcaires (étages F et G) sont parfaitement concordantes avec celles qui précèdent; l’une est de teinte claire, un peu cristalline et caractérisée par la première apparition de 5 espèces de Goniatites, qui nulle part ne se montrent aussi tôt et qui de plus atteignent des dimensions très-considérables: l’autre assise affecte une structure concrétionnée, ou en dalles ondulées, comme dans les grandes carrières des bords de la Moldau, et les argiles grises qui les surmontent complètent la série. C'est dans les calcaires de Ronieprus, de l’étage F, qu’a été rencontrée la plus ancienne trace de poisson (Coccosteus primus ), et, dans l'assise suivante, trois autres espèces rappellent des types dévoniens ( Asterolepis, Contplwlcpis et Ctenacanthus).
Les trilobites, les céphalopodes, les gastéropodes, les ptéropodes, les brachiopodes, comme les acéphales lamellibranches, diminuent sensiblement en nombre depuis l’étage E ou groupe de YVenlock jusqu’à l’étage G représentant celui de Ludlow. Dans la dernière assise l’atténuation est encore plus
SYSTÈME SILURIEN
sensible et l'on y trouve l’un des fossiles les plus caractéristiques du groupe dévonien supérieur, le Cardimn palmatum (Curdiolii refrostriala). Les radiaires sont également peu nombreux. La faune de ces étages supérieurs (1 et H comprend 303 espèces dont 254 lui sont propres: 1/5 ou 56 se retrouvent dans l’étage sous-jacent F, et 30 ou 1 /8 dans l’étage E, de sorte que les divers ternies de la série sont reliés par un certain nombre d’espèces communes, tandis que les relations sont beaucoup moins prononcées entre les dernières assises siluriennes et la faune dévonienne, qui d’ailleurs n’existe pas dans le pays.
Hans le quatrième chapitre d'un ouvrage publié récemment et dans lequel nous avons puisé quelques-uns des faits précédents, M. Barrai ide ' arrive à des considérations semblables à celles que nous avions exposées en 1842 et 1851 puis, comparant les faunes siluriennes supérieures d’Angleterre et de Bohème, il trouve que les espèces identiques dans les deux pays sont peu nombreuses, car il n’y en aurait que 57 dont 32 vivaient en Angleterre dans la faune précédente sans être représentées en Bohême dans le même temps. la moitié de ces espèces, communes aux deux pays, sont des brachiopodes.
Il serait difficile de donner en peu de mots une idée du premier volume du Système silurien du rrnfrc de lit Bohème , qu’a publié M. Barrande eu 1852, et qui contient, après une introduction géologique, la monographie des trilobites siluriens: nous nous bornerons à rappeler, pour caractériser l’originalité de ce magnifique travail, que ces crustacés, comme les Li mules de nos jours, subissaient des métamorphoses depuis l’état embryonnaire jusqu’à l’état complètement adulte. Bans le genre Sun, par exemplè, l’auteur a pu distinguer non moins de 18 états de développement, dont chaque phase est