‹ Géologie et Sources Minérales et Thermales de la Savoie: Source de l'Échaillon en Maurienne (Examen des Eaux et des Sédiments)Chapitre 12 sur 36 · LT · texte numérisé non relu

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les calcaires tithoniques, eux-mêmes surmontés des marnes berriasiennes du synclinal de Bellevarde. Ces vues plutôt théoriques (1), bien que fondées sur des données géologiques très exactes, se heurtent à quelques difficültés, entre autres, au débit énorme et à la thermalité élevée des eaux d'Aix. Aussi, les géologues envisagent-ils l'hypothèse d’une origine plus profonde et plus lointaine. Il se pourrait qu’elles se minéralisent, comme les sources intra-alpines, au contact des couches saliféres et gypsifères du trias, situé en profondeur, sous les massifs subalpins. Plutôt salines au départ, elles deviendraient sulfureuses par réduction des sulfates au contact des dépôts liasiques et jurassiques qu’elles traversent ensuite. A l'appui de cette hypothèse, on peut invoquer la présence dans ces eaux, en plus de l'hydrogène sulfuré, des sulfhydrates et des sulfures, de sels, de sulfates et de traces de brome et d’iode, attestant leur circulation dans des sédiments de faciès analogue à celui du Trias dans toute cette partie des Alpes ; en outre, l'existence, le long du bord alpin, d’un plan de char: riage coincidant probahlement, d’après M. Kilian (1), avec le niveau des couches triasiques ; enfin le régime des eaux dé Saint-Gervais (Haute-Savoie) et d'Uriage (Isère), issues du Trias, au pied des massifs cristallins de la première zone. Elles sont salines et sulfureuses à la fois et font, avec celles d’Allevard, la transition des sources subalpines aux sources intra-alpines,

(1) Aucun essai à la fluoresceine n’a, à notre connaissance, donné des résultats de nature à les confirmer,

(1) Procès-verbal. Soc. scientifique de l'Isère. Séance du 5 mai

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