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facies spécial : à la base, des quartzites ; au-dessus, des gypses, des cargneules et des calcaires dolomitiques, dont l'aspect ruiniforme rappelle les « dolomites » du Tyrol. Le Lias qui le surmonte est souvent grossier et bréchoïde (Brèche du Télégraphe, Brèche de Villette), Cette zone comprend trois sous-zones, dont la plus occidentale, celle des Aiguilles d’Arves, est caractérisée par la présence de formations éogénes: brèches et calcaires nummulitiques (les Arves, Villarclément, les Chapieux) ; grès du Flysch, exploités comme ardoises à Saint-Julien, Montricher, Fontcouverte, les Avanchers, Arèches, Quant aux deux autres, dites sous-zone axiale et sous-zone de la Vanoise, elles sont surtout constituées par du Permo-houiller, dont les affleurements prolongent au nord l'éventail briançonnais. À cet ensemble, se rattachent le Mont Thabor, l’Aiguille du Péclet, le massif de la Vanoise, le Mont Pourri, le Petit Saint-Bernard et le Ruitor. À mesure qu’on s’avance vers l’est, on voit s’amorcer, puis s’accuser le métamorphisme des roches. Aïnsi, le Permien, qui est à Valloire à l’état de grès kaolino-argileux à teintes vives, et à Modane à Fétat de schistes veris à noyaux feldspathiques, est netienient métamorphique. Quant aux autres terrains, ils ne le deviennent que plus à l’est, dans la zone dite des « schistes lustrés ». | i |
c) Zone des schistes lustrés. — Elle s’étend surtout au delà de la frontière italienne. Le pic d’Ambin cependant, et le Mont-Cenis lui appartiennent déjà. Elle est représentée par une série compréhensive, allant du Lias à l’'Eogène, de schistes ou calcschistes satinés,
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avec intrusions éruptives de roches vertes (Mont Visc, Grand-Paradis, Mont Rose).
ALLUVIONS QUATERNAIRES (glaciaires et fluvio-glaciaires). — Nous avons déjà signalé l’existence d’allu-. vions glaciaires dans la zone jurassienne, en bordure des Alpes. On sait, en effet, que celles-ci furent le théâtre de plusieurs invasions glaciaires, dont les dernières seules, parmi celles qui se sont avancées jusqu’à Lyon ou aux environs de Lyon, ont laissé en Savoie des traces nettes. Ce sont les glaciations rissiennes et wurmiennes. Si l’on y ajoute la petite récurrence néo-würmienne, qui n’a pas débouché, elle, dans l’avant-pays, mais est restée confinée dans nos vallées, il s'ensuit que les dépôts morainiques et les terrasses qui en dépendent se rapportent à trois épisodes glaciaires : Riss, Würm, Néowürm.
À chaque époque interglaciaire, l’érosion torrentielle a laissé des dépôts, terrasses de cailloutis ou de sables, dans lesquels sont venus s’emboîter ou que sont venus recouvrir les matériaux morainiques des glaciations ultérieures, et l’on est ainsi conduit à distribuer les alluvions quaternaires de la manière suivante :
a) Alluvions rissiennes. — À cette glaciation, on rapporte les cailloux et débris alpins, que l’on rencontre au-dessus de l'altitude de 1.200 mètres, dans les massifs subalpins, et au-dessus de l’altitude de 1.100 mètres dans les chaînes jurassiennes. |
b) Alluvions interglaciaires, Riss-Würm. — Ce sont des terrasses de cailloutis quelquefois cimentés en