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CONSÉQUENCES DE LA CHALEUR CENTRALE

qui sont aujourd'hui les plus froides du monde, et où il serait impossible qu'ils vécussent à Fépoque actuelle. Eu voici des exemples: § 158. Il existe en Angleterre, à nie Portland, et sur plusieurs points du continent, intercalée dans d'autres dépôts, une couche de matière noire qu'on nomme couche de boue, et de petits lits argileux dans lesquels, au milieu d'un grand nombre de débris végétaux couchés et disî>ersés, on voit diverses plantes en place (fig. 65),

Fig. 65. Couche de boue de File Portland.

avec leurs racines qui s'étendent jusque dans les fissures du sol calcaire inférieur. On peut en conclure qu'il y avait là autrefois un sol végétal sur lequel ont crû toutes ces plantes aujourd'hui enfouies sous d'immenses dépôts. Or, au milieu des conifères analogues aux araucaria déjà étrangers à nos climats, il se trouve des plantes qui ont des rapports avec les cycas et Jes zamias, qu'on ne connaît que sous les tropiques,ainsi que des débris d'animaux qui se rapprochent de ceux de la même zone; donc la température moyenne, au moment de cette formation, était plus élevée en Angleterre qu'elle ne l'est aujourd'hui; ou seulement la différence de Thiver à l'été beaucoup moins grande, comme dans les lies de la mer du Sud.

La plupart des dépôts de houille de l'Europe conduisent à la même conséquence. D'un côté, les arbres entiers qu'on y trouve, dont plusieurs sont encore debout aveo leurs racines, comme on l'observe dans la mine du Treuil près de Saint-Étienne (fig. 66), dans les mines d'Anzin (Nord), en Angleterre, en Ecosse, etc., semblent indiquer, comme dans les tourbières (g i24), des végétaux, qui se trouvent à peu près dans les lieux mômes où ils ont vécu. De l'autre, il est évident, vu la belle conservation des parties végétales les plus délicates, et la manière dont les feuilles sont étendues sur les schistes, que tous ces débris ne peuvent avoir été charriés de loin. Or toutes les plantes dont nous retrouvons les restes dans ces dépôts appartiennent à des équisétacées, à des fougères de haute taille, à des lycopodiacées, etc., qui ne peuvent être comparées qu'à celles que nous voyons aujourd'hui entre les tropiques

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on dans les lies da Sud; par conséquent le climat do l'Europe devait être alors bien différent de ce qu'il est actuellement.

Hais si à noslalitudesnous reconnaissons dans certaines couches terrestres les débris d'une végétation intertropicale ou insulaire, nous trouvons également au-dessus d'elles ùes dép6ts considérables où l'on voit nettement les restes des plantes dicotylédones de notre végétation actuelle. Uonc la formation de ces derniers dépAts a dû s'effectuer longtemps après celle des premiers, et il s'est probablement écoulé, entre les époques, tout le temps qui a été nécessaire pour achever le refroidissement complet de ia sar&ce de notre planète, ou le changement des (les en continents.

Fig- 66. Tiça lertiraUiiU la mine du Trnil.

g 139. Les madrépores des rescife, qu'on ne trouve plus anionpd hui en deçà des tropiques (% 1 2(1), se sont jadis évidemment étendus jusqu'au delà du cercle polaire. En effet, les calcaires des divers étages nous les présentent en grand nombre et annoncent fréquemment des rescift comparables à ceux qui se font de nos jours. L'ensemble des faits noua montre que les limites de ces bancs de zoophytes ont successivement rétrogradé, depnis la formation des calcaires les plus anciens (g 232), jusqu'é Ja craie

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