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ÉTDDE DES DIVERS DÉPÔTS DE SÉDIMENT, OU TERRAINS

g 228. Moyens de division. — Les discordances de stratification dans les terrains de sédiment sont des faits très-importants à constater; car, si certains dépôts se trouvent quelque part en couches inclinées, tandis que d'autres se sont formés par-dessus, en couches horizontales par exemple, il faut bien en conclure que les premiers ont été produits avant une certaine catastrophe qui \es a redressés (g 165),' et que c'est au contraire après cette catastrophe que les autres se sont précipités des eaux. De là deux périodes plus ou v moins longues de formations tranquilles séparées par un bouleversement, qui correspondent par conséquent â des époques géologiques très-différentes l'une de l'autre. C'est surtout d'après les observations de stratifications, aidées par les différences que pré^ sentent les débris organiques aux divers étages de matières sédi-

mentaires, aussi bien que par la nature des roches roulées qui composent les di^pôts de cailloux et de graviers qui se sont succédé, qu'on est conduit à partager toute la série en divers groupes ou terrains, qui représentent autant d'époques géologiques, comme nous Tavons indiqué par des accolades dans le tableau (page 181), Chaque groupe est en stratification , discordante avec celui qui le précède, ce qu'on observe quelquefois aussi dans quelques-unes des couches qui le composent. Les différentes divisions qu'on parvient à reconnaître présentent fréquemment alors un assez grand nombre de caractères distinctifs de toute espèce.

g 229. Terraiiui de sédimeiita aneieBs. — On regarde cx)mme appartenant à d'anciens dépôts de sédiment, modifiés par les agents métamorphiques, tous ceux qu'on trouve à la surface de la terre à l'état de schiste argileux, de micaschistes et même de gneiss. Ces dépôts offrent des directions de couches très-variées qui annoncent que c'est à des âges très-différents qu'il faut les rapporter. Les plus anciens qu'on ait pu distinguer jusqu'à présent offrent une direction parallèle à celle d'un grand cercle orienté à Vannes vers leN.-N.-O.; d'autres ont leurs directions parallèles à un grand cercle qui serait au môme lieu N. 23* E., ou 0. 38* S., etc. Les premiers sont les dépôts de schistes luisants, satinés, de Belle-Ileen-Mej, ainsi que ceux qui se trouvent vis-à-vis l'embouchure de la Vilaine, les seconds sont les schistes verdâtres du pays de Galles et du Westmoreland; enfin les derniers sont les micaschistes et les gneiss de la Loire-Inférieure, de la Vendée, ceux môme de la Gorrèze sur la direction de Tulle à Nontron, des bord du Lot, auprès d'Espalion (Aveyron), et môme des bord du Thoré au nordest de Castres, etc. On voit que ces divers dépôts se rencontreraient en stratifications discordantes, s'ils ne se trouvaient à de grjandes distances les uns des autres, et quelquefois môme séparés par des mers. Sans doute, l'observation en fera découvrir beaucoup d'autres tout aussi distincts que ceux que nous venons d'indiquer, à mesure qu'on étudiera avec plus de soin l'allure des divers dépôts de ces anciennes époques.

On n'a trouvé dans les dépôts dont nous venons de donner la direction des couches aucune trace de corps organL'^és fossiles, soit que, ce qui n'est guère probable, ils aient été formés avant que la terre présentât des ôtres vivants (g 134), soit que les débris organiques qui y ont été renfermés aient été détruits dans les métamorphismes profonds que ces roches ont dû subir, comme on le voit dans un grand nombre de lieux pour des dépôts beaucoup plus modernes (g 269, 283).

fiTLDE DES TERRAINS ANCIEN ET CUMBRIEN. 193

g 950. Terr«fai enniMrieB. — On a regardé longtemps le centre des montagnes' du pays de Galles (Cambria), comme offrant les terrains sédimentaires les plus anciens, auxquels on a donné le nom de terrain cambrierif qu'on a appliqué plus tard à certains dépôts schisteux de la Bretagne. Or, il se trouve que ces terrains de Bretagne sont plus anciens que ceux du pays de Galles, et qu'ils n'ont d'analogie réelle qu'avec ceux du Gumberland (Cumbria)f d'où il résulte une inconséquence de langage, qu'on a cru pouvoir faire cesser, sans trop modifier une expression reçue, en adoptant pour ces derniers le nom de schiste cumbrien.

Ces dépôts, dont la principale direction des couches rapportée à Vannes est de 0. 21* S., se composent essentietlement de schistes luisants, satinés, généralement bleus ou noirs, quelquefois verdâtrès, se modifiant autour des masses granitiques ou siénitiques qui les traversent, devenant alors talqueux ou chlpritiques, et passant à des micaschistes. On y cite çà et là quelques couches de grauwackes schisteuses et des grès à grains fins, comme aussi quelques rares et faibles couches de calcaires, comme à Cartravers, 4ans les Côtes-du-Nord, et à Quency dans la Manche. " Dans le Cumberland on a trouvé dans ces schistes quelques empreintes de graphtolites (pennatules fossiles) (fig. 187) et de fucus. En Bretagne on ne voit que quelques rares encrines dans les calcaires que nous avons dtés.

Les dépôts cumbriens occupent une c ^7^11^ 'WÊiÊÊÊmi. assez^grande étendue dans la partie sep-

^i^>jN>>isK>*:ii^^^- tentrionale de la Bretagne et de la Nor- Fig. 187. mandie; ils couvrent surtout un espace de

plus de iO lieues de long sur 12 à 20 de large entre Pontivy et Saint- Lô, où ils sont interrompus par un assez grand nombre de buttes granitiques qui s^élèvent au milieu d'eux. On en retrouve d'analogues dans le Cumberland et la Suède, entre Gotheborg et Upsal, d'où ils se prolongent dans le midi de la Finlande; ils paraissent aussi for* mer les roches les plus anciennes des Pyrénées et de la Catalogne. • g 251 . Caieaire cBe Bal». — Il existe sur les bords du lac de Bala, dans le Merionelhshire, à la partie septentrionale des montagnes du pays de Galles, des couches calcaires qui paraissent être plus modernes que celles que nous venons de citer, dont elles se distinguent par divers débris organiques. Ou y cite quelques polypiers, des trilobites(g225), des spirifères, comme dans les terrains suivants, mais dont les espèces paraissent être différentes Ces calcaires reposent sur les couches redressées des schistes

verts satinés du Long^ynd et paraissent faire partie d'nne sârie de roches fossilifères encore peu connue de cette contrée. Le d(&pôt paratt manquer en Bretagne, aussi bien que les sciiistes sur les Urancbet desquels il repose en stratification discordante; mais il paratt se retrouver dans ce qu'on nomme la formation tacom" que dans T Amérique septentrionale.

g 252. TerraiiK siiiirieift. — Ce terrain dont le nom est tiré de celui des peuples qui habitaient les parties de l'Angleterre et du pays de Galles, où il a d'abord été étudié, diffère essentiellement de ceux qui l'ont précédé, en 'ce qu*il repose sur eux en stratification discordante. C'est ce qu'on voit dans l'Orne, dans la Manche et en Bretagne, relativement aux schistes cumbriens, et en Angleterre â l'égard des schistes plus modernes du pays de Galles et du Westmoreland. La direction des couches est parallèle à celle d'un grand cercle passant par Vannes et orienté sur 0. 40<> S.

Partout ces terrains commencent par des dépôts arénacés; en Angleterre par ceux qu'oA nomme grès de Garadoc, dans les autres contrées par des poudingues, des grès, des quarzites. Les grès aussi bien que les quarzites alternent avec des schistes, la plupart noirs, qui passent à des grauwaokes schisteuses; et au milieu de ces dépôts se trouvent des couches calcaires plus ou moins nombreuses.

On trouve dans ce terrain des trilobites de diverses espèces (fig. 169 à 17i), dont les ardoises d'Angers nous offrent de beaux exemples; desorthocératiies (fig. 188), des lituitesàe grandes dimensions (fig. 189), de$produclus (fig. 1 90); une division particulière de térébratules nommées |?en^amerés(fig.l91àl93),dont on ne trouve le plus souvent que les moules internes; des térébratules (fig. 194); des orthis (fig; 195); diverses sortes de polypiers (fig. 196, 197).

§ 233. Ces dépôts sont fort abondants en Bretagne et en Normandie; ils couvrent un grand espace au sud de Brest, un autre plus petit  Test de Lannion, un troisième à Cherbourg, à Coutances, formant toute la côte occidentale, et tournant de là vers le nord-est jusqu'à Falaise. On les retrouve au sud des dépôts cumbriens, jusqu'au delà d'Angers, occupant de Touest à l'est tous les terrains compris entre Ploermel et Argentan. Us rem-r plissent aussi en Angleterre toute la partie orientale du pays de Galles jusqu'aux Graçapians. Ils constituent le terrain ardoisier des Ardennes, et celui de Hunsdruck, se prolongent dans quelques parties de l'Allemagne, passent en Laponie, et forment la côte méridionale de Finlande jusqu'à la mer Blanche. On les retrouve peut-être au pied de la montagne Noire en Languedoc, dans les montagnes des Maures et de l'fisterel (Yar), et en Corse.

BTllfiE DU TERRAIN SILURIEN. W

Kig. 189. LituiUt gigt

:. 190, Prcduclu, d^pr-->.u>: Fig. 191. Moh.

Fig. I9Î. Pfnfamma Kniiihlii.

Fig. 193. Coiipr de la cnqvilh:

m GËOLOGIE.

g 254. Terrain déTonien. — Lé terrain ainsi nommé, parce qu'il est abondant dans le Devonshire, se trouve encore nettement séparé du terrain silurien, en ce qu'il est avec lui en stratification discordante, comme on le voit en Belgique, à Givet, Fumay et Spa. Il commence partout par des débris plus ou moins grossiers, ' par des poudingues qui alternent à diverses reprises avec des grès auxquels les parties grossières passent par toutes les nuances. Ce sont ces premiers dépôts qu'on nomme en Angleterre vieux grès rouge {old red sandstone), et qui renferment des débris de roches siluriennes ou tilstone; en Belgique, ce sont les poudingues de Burnot et le grès du Gondros. Viennent ensuite des grès schisteux plus ou moins fins, des schistes de diverses espèces, des calcaires divers, qui alternent tous ensemble, et au milieu desquels se trouvent des couches d'anthracite, ce qui fait aussi donner à ce terrain le nom de terrain anlhraxifère ou anthracitifère.

L'anthracite des terrains dévoniens nous offre les plus anciens combustibles charbonneux que nous connaissions aujourd'hui. Ils renferment déjà des fougères, des calamités, diverses sortes de plantes généralement peu différentes de celles qu'on trouve dans les terrains houillers qui viennent bientôt après.

Les débris animaux sont assez abondants, et il en existe qui paraissent être aujourd'hui tout à fait caractéristiques. Telles sont la calréole (fig. 198), analogue aux spirifères, peut-être la clymenia binenris (fig. 199), qui est une coquille chambrée à siphon ventral. On y observe aussi quelques bivalves particulières telles que (fig. 200) quelques brachiopodes et entre autres la terebratula porrecta (fig. 201), en outre de beaucoup de coquilles qui se trouvent dans la partie calcaire du terrain.

g 235. Le terrain dévonien est extrêmement répandu dans la nature. En France, on le reconnaît en Bretagne, principalement le long de la Loire et du canal de Brest, dans la Mayenne et dans la Sarthe où le calcaire devient prédominant autour de Sablé. On le retrouve dans la Belgique, au Harz, dans la Bohême, la Saxe, etc. U existe dans les Pyrénées, dans les carrières de Gaunes, au pied de la montagne Noire, dans la vallée de Gampan, et dans plusieurs autres parties de cette vaste chaîne. On le retrouve en Suède, en Russie, et peutêtre en Sibérie et jusque dans l'Amérique septentrionale. On peut le soupçonner dans plusieurs partie de l'Asie méridionale.

Les dépôts qui constituent ce terrain sont chacun plus ou moins développés suivant les localités En Angleterre, ce sont en général les grès qui dominent; ils forment des dépôts immenses de puissance et d'étendue, depuis le Gornouailles jusqu'aux Grampians,

frUDE DES TEIinAmS DËV0MGN8. 197

pnJB en Ecosse jusqu'aux lies Shetland. En Russie, ite forment toute la Gourlande.d'où ils se prolongent d'un côté jusqu'à la mer Blanche; de l'autre, au nord-est, jusqu'à Voronéje: ils entourent tout le groupe Scandinave. Ailleurs, ce sont les calcaires qui s'étendent excessivement, comme dans le Glamorgani le Derbyshire, le Northumberland, dans la Belgique, en Russie, où ils forment un basç^in considérable, de Moscou jusqu'à la mer Blanche, une longue et large bande le long de l'Ural, enfin un petit bassin au sud sur le Donelz, rivière qui se jette dans la partie basse du Don.

-sqne le calcaire vient i do-

ain déTonien, on le désigne t les localités. En Angleterre, ne Imottntain timestone), de ^stone), i nailse des richesses e. En Belgique on le nomme nifÈre, parce qu'il est coloré lé calcaire bitumineux, dans ne, ce qu'on avait conclu de

tW OEOLOGIR.

Todeur qn'il offre fréquemment lorsqu'on le brise, on rnSme lo» qu'il est chauffé. C'est cette dernifere variété qui fournit les marbres noirs de Dinan et de Namur, le marbre des Ëcaussines, od petit granité, qui est rempli de fragments d'en marbres, veinés et coquilliers. souvent rempli; ■ont Irausportés i Paris sons le nom général àt ire, et dont les plus solides sont te mmi-aime lient parlicu librement aux grès da Condros.

. Ces calcaires renferment un grand nombre < coquilles fossiles- On y trouve Yamplexus cor surtout dans les dépOts des environs de Sablé eyaUiphyllus cœspitosus {&g. 303]; beaucoup d'i de la division des crinoldes (ilg. 304); l'o; (fig. 205); des gonialiUn [fig. 206), sorte de coq cloisons anguleuses ; des bellérophons analogu (fig. 207i; des évomphaies de diverses espèces (li gtaber (fig. 309); le produHus Martini (fig. 310)

Les dépAts de cette formation sont quelquef formés de matières arénacées, et presque sem terrains tionillers. C'est ce qui a lieu dans le Nor les environs d'Edimbourg, dans le bassin du partie occidentale des Alleghanis en Amérique honueux qu'on y trouve deviennent, à ce qu'il . mineux que les anthracites des parties dévoniennes inférieures.

C'est dans cette variété du terrain carbonifère que le docteur flibbert a trouvé dans les environs d'Edimbourg, les débris d'énormes poissons, qu'on a nommés poissons sauroldes, dont l€8 dents fortes et striées longitudinalement, aussi bien que tout le reste du système osseux, rappellent les reptiles des plus grandes dimensions. La figure 311 représente une portion de mSchcàre, très- '

iHf^eurc il'H(iloiUicv> Hibberli

ÉTUDE DES TERBAÏNS DÉVONIENS

s '■mlutiit. Belhnplion coilatvs

fig. 208. Effimpbeins penlangulali

Fig. aO. Spiriferhlaber. Fig. MO. Propuclut Mar

tnO GEOLOGIB.

réduiu, d'une des espèces de ces êtres Toriees, et la flgare 313, une dent de grandeur naturelle d'une antre espèce. Le calcaire qui les renferme offre aussi des concrétions phospbalifères qu'on regarde comme leurs excréments, et qu'à cause de cela on nomma copToliles,{Ûg. S13). La famille des squales était aussi représentée, mais alors par la division des cestracions,' caractérisée par lu dents propres à broyer (fig. 214), ou par celle des hybodtms, i dent* conoldes, non tranchantes, dont l'émail est plissé sur les deux feces (Gg. 315). I^s Trais squales, à dents aplaties et tranchantes sur les bords (fig. 316), n'existaient pas encore, et n'ont apparu que beaucoup plus tard dans les terrains crétaeég.

Fie- ïir;, DfB( d-hgbodi-n. Drntdevrmiqunh-

i 357. TMTaiB bMiUtar. — Le terrain houiller est formé prioàpalement de grès, qui ré&ultent d'une accumulation de grains de quan et de feld^Ui réunis parun ciment argileux plus on moina micacé et rarement calcarilërè. Ces grès reposent immédiatement sur le calcaire carbonifère en Angleterre, en Be^que, ain^ que dans les parties Toîûnes du territoire fnnçais; mais dans le reste de la France ils se trouvent dans de vastes déprenions des terrains de cristallisation, et ils commencent ordinairement par des pondingues formés des rocbesde la contrée et qui en renferment pai^ foie des blocs gigantesques. Quelquefois des poudingues plus Sus alternent i plusieurs reprises avec des grès, qui cependant finigaent tomonrs par constituer la partie principale du dëpOt Ces grtt présentent de nombreuses variétés sons le rapport de la gitnenr des grains et de la quantité de matières argileuses qu'ils renferment ; ili sont tcéqnemment nùnGéa al aehiataaz, o* mlninanl dn coodut

Etude du tebpain iiouillbr. soi

d'unie flcbistense et de schistes bitumineux qui sont quelquefois d'une grande épaisseur. Les amas de houille y sont disséminés ausu bien dans les parties grossiëres que dans les parties schisteuses, et cependant sont toujours séparés des grés par des lits d'argile ; cenxà sont d'ahord i peu près purs, puis se trouvent mélangés avec le combustible, et enlin se représentent encore seuls par-dessus.

g 358. Débris organiques. — Outre la houille, formée par une accumulation de végétaux décomposés, dont, au microscope, on reconnaît les dëbriB(g1'iS),lesdép6tshouillers présentent un grand nombre de plantes qui ont conservé leurs caractères : ce sont des tiges et des troncs d'arbres disséminés dans les grés, des feuilles diverses qui ont laissé leurs empreintes dans les schistes et les ai^ giles. Ces débris se rapportent aux fougères, aux équisétacées, aux lycopodiacées, aux conifères, et i divers genres de plantes, entièrement perdus, qui se rapprochent de la famille des cycadées.

Les empreintes de fougères nous onreni des pecoplenj{fig. 217), dont les folioles, pen détachées du pédicule, se réunissent quelquefois en une seule feuille découpée profondément, el ayant une nervure principale d'oU partent perpendiculairement des nervures secondaires; desspheiiapteris (fig.SiS), analogues aux précédentes, maisdont les folioles sont plus distinctes, profondément lobées, et où les nervures rayonnent presque de la base ; des nevroplerii (fis. a) 91. nui ont aussi les folioles détachées, mais entières elarron-

,^__ ïiB. ïia. ri»i- il»-

Fig. Sn. PccoplerU a«wli«. HphtMplerU Uanlnshaësi. «-mplcrin l.oiIWi.

diet, oA les nemiTes naissent trto-obliqnement de la i moyenne et se divisent ensuite > plnsienn reprises : enfin un gnad nombre de genres fondés snr la forme des folioles et la dtqiositioit des nerrares; tels que des sphmophyllites [flg. ^20), des aiMularim (fig. 331). elc., fort abondantes dans certaines localités.

i '259. Il paraît eiister de véritables aimtetum dans les tsirains houillère; mais on est conduit an moins k rapprocher de eette ftrmille certains débris végétaux qui ont des caractères analt^es. Ct sont des tiges cannelées qui présentent de distance en distance des articulations plus ou moins marquées, d'oti naissent quelquefois des rameaux (fig. 322,325). Ces tiges, désignées sous le nom Aecak^

Fig. m. Catamilta SaelMiU. Tig. 3Î3. Calssilts camaflinnit.

mites, quoiqu'elles n'aient ancau rapport avec le calamus, on rotang, de la famille des palmiers, se trouvent souvent, comme tontes celles dont nous allons parler, converties en matiâres aigiteuset, en carbonates de fer, rarement en silice.

ËTijDE DO TERRAIN HOUILLEB. 308

{240. On rapporte aux lycopodiacéesdivendébris de végétaux, désignés sous le nom de lepidodmdrons (fig. 224, 225), dont on a tronvé quelquefois des arbres entiers qui avaient jusqu'à 20 mètres de bautenr. Leuis tiges sont caractérisées par des mamelons rhomboldanx disposés en spirales, qui montrent clairement vers le haut les cicatrices des feuilles.

Fig. ils. I^idnitadrim elisms

Fig. K7. Sllgmria fittUe*.

§ 241 . On croit pouvoir ranger auprès de la famille des cycadées les débris de végétaux désignés sous le nom de sigiltaria (fig. 226) - Ce sont, en général, des tiges qui paraissent avoir été aplaties par

SO't ^OLOGIE.

la pressîoo des terres, qui sont cannelées sur ]ei.r longnenr. mais non articnlées comme les calamités ; elles sont garnies de cicatrices disposées par séries longitudinales, et non en spirales, comme dans les 1f:pidodendrons. Les débris qui ont été nommés sligmaria (flg. 227), pourraient bien n'être, suivant M, Brongniart, que les racines de ces vê(,'élaux ; le corps devait en Être traversé par un axe ligneux qui était entouré de parties molles.

g 2^2. Les plantes de la famille des conifères, par suite de la grande consistance de leur bois, paraissent avoir eu généralement une très-grande part dans la formation des matières charbonneuses qu'on trouve â toutes les hauteurs dans les differentsterniins.il en existe d^àdansIesdépbtshouiUerseux-memes, spécialement dans les couches supérieuresjet lesdébris dont on trouve les empreintes dans leurs schistes se rapprochent des araucana par leurs feuilles sessiles disposées en spirale. M. Brongniart, qui a bien voulu noua guider dans l'indication des plantes fossiles propres à chaque terrain, et dans le choix des iïgures des espèces les plus caractéristiques, le» rapporte toutes au genre walchia, établi par H. Sternherg, dont il B figuré ici deux espèces (flg. 228,229), avecleurs feuilles et leurs fruits.

|S43. Un connaît aussi quelques poissons dans les bassins houillers continentaux ; soit dans les schistes bitumineux, comme â Ear^ lebruck et à Aulun,soit dans les rognons de carbonate de fer.comme

à Saint-Étienne. Ces poissons appartiennent â des genres voisins de Festurgeon, que M. Agassiz nomme palœoniscus et amblypteruSf vi- Yant probablement dans les ruisseaux qui serpentaient au fond des terrains anciens, où les grès et les combustibles se déposaient.

Les coquilles marines sont au moins rares dans le grès houiller, et il n'est pas certain que celles qu'on a citées en Angleterre et en Belgique appartiennent réellement à ces dépôts plutôt qu'aux terrains sur lesquels ils se sont formés (§ 256), ou tout au moins ne soient les restes de l'ancienne mer, où les matières se déposaient. On cite en même temps des ùnio et de petits entomostracés qui indiquent au moins des affluents d*eau douce dans les marais où ces dépôts se sont accumulés. Il est remarquable qu'on n'en trouve pas d'indications dans les houilleries continentales.

g 244. Étendue des terrains houillers, — Ces terrains ne peuvent se niontrer au jour qu'à la surface ou sur les bords des terrains mis à sec, et formés dès lors par les dépôts dévonien, silurien, cumbrien ou ceux qui les ont précédés. S'il en existe au delà de cette limite^ ils sont nécessairement cachés par toutes les matières postérieufrement formées et sous lesquelles on va quelquefois à grands frais chercher le combustible. De là il résulte que le terrain houiller occupe en général peu de place à la surface du globe. En France, tous les dépôts connus ne paraissent guère former que ^ de la superficie de notre territoire. En Belgique, en Angleterre, ils sont relativement beaucoup plus étendus, beaucoup plus riches, car dans la première de ces contrées leur superficie est de ^ de celle du royaume, et dans la seconde, de ■^-^, Les autres États de l'Europe sont au contraire beaucoup plus pauvres, et il en est même, comme la Suède, la Norvège, la Russie, l'Italie, la Grèce, qui sont presque entièrement privés de ces précieuses formations, bien qu'on puisse y trouver quelques dépôts qui appartiennent à l'anthracite des terrains dévoniens. La Bohème est en réalité la partie la plus riche de l'Allemagne, mais les exploitations n'offrent encore que de faibles produits. La partie nord de la péninsule hispanique paratt au contraire renfermer des dépôts de houille considérables et participer ainsi aux richesses de l'Europe occidentale.

g 245. En France les dépôts de houille sont, pour la plupart, concentrés autour du plateau central qui renferme le Morvan, le Bourbonnais, l'Auvergne et le Limousin, ou disséminés à sa surface. En commençant à Availon, par exemple (fig. 250), on trouve a l'est de cette ville une bande de terrain houiller qui se dirige vers Semur, sur laquelle il a été fait quelques recherches. Plus loin se présentent les mines de Dedze sur le canal du Nivernais, les dépôts dosenvi-

«6 e^LOGIB.

roos d'Autnn et d'Ëpioac ; pnis ceux qni longent le Canal ià Centre, où se trouvent les exploiutiongdu Creuzot, de Montcenis. Saint-Bénin, filanzy, etc., etceus deBert et Monlcambron, sur la même direction vers Lapalisse. Au nord-est de Roanne on trouve les dépôts delaChapélle-aou»-J)un;puis, en remontant â Touest deLyon, ceui de Sainta-Foy, de TArbi'esle, de Sainte-Paule; enfin on arrive aux grands dépôts de Saint-^É tienne et de Bive-de-Cier, qui se prolongent même sur la gauche du Rhône.

Fi». 3.V1. CïT/e da ilépôll hotlllen de la Frasce.

Plus au sud, se présentent les dépôts d'Anbpnas, cenx d'Aîaîs. qui sont très-importants; les petits dépôts du Vigan et des Vans, ceux'de Saint-Uervais et de Honjan, vers Lodéve et Pézenas. Plus loin, il n'y n plus que de faibles indices vers Perpignan, à Durban et Ségure; mais si, à partir de Lodéve, on longe la partie occidentale du plateau, on retrouve les dépôts houillers de Carmeaux, pri» d'Alby. des environs de Rodez, de la contrée d'Aubin et des environs de Brives. Sur le plateau mtoe se présentent un assez grand nombre de dépôts dont la plupart se trouvent réunis sur une ligne droite dirigée de Uauiiac ven Moulins, à l'extrémité nord de la-

firUDE DU TERRAIN HOUILLER. W7

quelle se trouvent les exploitations de Montaigu> Gommentry, Noyant, Fins, etc. C'est encore dans cette partie que sont les houillères de la vallée du Cher, entre Montluçon et Saint- Amand. Il existe aussi plusieurs autres bassins épars çà et là, comme ceux de Lapleau au sud-ouest d'Usuel, de Bourganeuf, d'Ahun au nord-ouest d'Aubusson, de Brassac au nord de Brioude et de Langeac au sud, tous deux dans la vallée de TAllier.

g 246. En sortant du plateau central nous n'avons plus de dépôts houillers que sur les limites de la France. Nous en trouvons d'abord dans le département du Var, d'un cûté/au nord de Fréjus dans les montagnes del'Esterel; de l'autre, entre Fréjus et Toulon, dans les montagnes des Maures. ILen existe dans la chaîne des Vosg^.s, mais en petite quantité, au nord et au sud de Colmar. Ce n'est qu'au nord de la chatne, au pied du Hundsruck , mais en dehors du territoire français, qu'il s'en trouve des dépôts considérables, qui probablement se prolongent dans le département de la Moselle sous les terrains postérieurs qui les recouvrent. Plus loin, viennent les grands dépôts de la Belgique, qui se prolongent en France sous tous les terrains postérieurs, jusqu'à Yalenciennes, et peut-être par Arras jusqu'à l'extrémité occidentale du Pas-de-Calais, où des sondages ont fait découvrir la houille en divers points, et où se trouvent, au nord de Boulogne, les houillères de Ilardringen.

Nous retrouvons des dépôts houillers dans la partie occidentale du Poitou, à Vouvant et Chantonnay; puis en Bretagne, autour de Quimper et jusqu'à la pointe de la presqu'tle; il s'en trouve encore dans la Mayenne près de Laval, et enfin dans le département de la Manche, où l'on connatt les houillères de Litry et du Plessis, au nord-est et au nord-ouest de Saint-Lô. 11 ne faut pas confondre ces divers dépôts de houille avec les anthracites des terrains dévoniens (g 234, 256), dont ils se distinguent surtout parfaitement dans la Mayenne, en ce qu'ils reposent en stratification discordante sur les schistes anthracitifères.

g 247. Terrain pénéen. — Dans quelques localités le terrain pénéen est en stratification discordante avec le terrain houiller : il se compose de plusieurs dépôts dont les plus bas offrent des grès généralement de couleur rouge, très-abondants en Thuringe, où ils prennent le nom de rothliegende ou rothe todte liegende (fond stérile rouge), parce qu'ils ne renferment aucun minerai et se trouvent au-dessous des couches où on en exploite. Ces grès existent aussi en Angleterre, où on les nomme lower new red sandstone (nouveau grès rouge inférieur), par opposition à Vold red sandstçnf

206 cCoLocns.

des terrains dévoniens (g 254). En France, où ils sont simplement nommés grés rouges, ils n'ont qu'une faible étendue dans les Vosges, où, souvent même, ils sont cachés par le grès vosgien. Ces dépôts arénacés renferment des fragments anguleux ou arrondis de granité, de porphyre, de quarz , liés le plus souvent par une pâte argilo-ferrugîneuse ; mais ces parties grossières passent à des grès plus ou moins fins, qui sont souvent les seuls qu'on aperçoive. On n'y trouve que très-peu de restes organiques ; on y indique seulemeni quelques débris de poissons et de reptiles en Angleterre, où les dépôts sont peu distincts, et des troncs silicifiés de conifères dans les Vosges et en Saxe.

Au-dessus du grès rouge se présente, dans quelques parties, ce qu'on nomme les schistes bitumineux, très-remarquables, surtout en Thuringe, par les minerais de cuivre qu'ils renferment, et qu leur ont fait donner le nom de kupferschiefer (schiste cuivreux). Il s'y trouve des débris de végétaux qui paraissent appartenir à la famille des algues,. et un très-petit nombre de plantes terrestres qui appartiennent aux conifères. Plus haut, viennent des calcaires compactes, %echstein des Allemands, divisés en plusieurs assises par des marnes, et au milieu desquels se trouvent des dépôts salifères exploités en plusieurs lieux. Au-dessus, on connaît encore des calcaires cellulaires, des calcaires magnésiens plus ou moins frial)les, puis de nouveaux calcaires compactes, des marnes, des matières argileuses.

Tel est l'ensemble des couches que cette formation- présente en Thuringe; les grès se prolongent dans divers points de l'Allemagne, et surtout dans toutes les parties orientales de la Russie, où on les a nommés grès permiens. Mais, en Angleterre, toute la série se trouve presque entièrement remplacée par des calcaires magnésiens, magnesian limestone, qui s'étendent dans la partie orientale de l'île, depuis Nottingham jusqu'à Sunderland. C'est la seule partie importante du terrain, et elle renferme, comme en Thuringe, des dépôts salifères. En France, les dépôts pénéens nous manquent à peu près eomplétement, caries schistes bitumineux d'Autun, de Fins, etc., qu'on a comparés à ceux du Mansfeld, appartiennent à la partie supérieure du terrain houiller (g 237).

g 248. Ce que cette formation présente d'important, c'est qu'on y trouve pour la première fois des débris de reptiles sauriens, reconnus depuis longtemps dans les schistes cuivreux et le zechstein, puis dans le calcaire magnésien de l'Angleterre ; ils sont voisins des genres vivants iguanes et monitor. On y trouve aussi des poissons des genres palxoniscus et amblyperus, analogues à ceux du

ETl'DE DU TERRAIN PÉNÉEN.

terrain honiller (g 245), et qu'on ne rencontre pins au delà de la formation qui nous occupe. Enfin, il y a aussi des spirifëres et des productus (fig. 231 à 233), surtout leproductus aculeatus, qui, sous le nora de gryphites aculeatus, a été regardé comme caractéristique en Allemagne et a fait quelquefois donner au zechstein le nom de gryphitenkalk, qu'on a, par cela même, confondu avec le lias (g 257). Il s'y trouve encore beaucoup d'autres mollusques, ainsi que des débris d'encrinites, qui paraissent être assez analogues à ceux qu'on trouve dans le calcaire carbonifère.

Fig. 231.

Fig. 23Î.

Fig. 235.

Spiri/er undulatui.

Produelus aculealus.

Productus calvus.

g 249. GréB ▼•■ciea. — Ce nouveau genre de dépôts, très-développé sur la partie orientale des Vosges et dans le Schwarzwald, a été longtemps confondu, tantôt avec le grès bigarré, tantôt avec le grès rouge, entre lesquels il se trouve placé. Mais, d'un côté, la stratification du grès bigarré est discordante avec celle du grès vosgien, et de l'autre, si ce dernier paraît à peu près concorder avec le grès rouge, il se trouve toujours placé au-dessus, où il forme des dépôts considérables dont la nature est très-caractéristique. On ne connaît pas ces grès dans le reste de l'Allemagne, mais peut-être en existe-t-il en Angleterre, à la base du grès bigarré, savoir : dans la partie la plus orientale du pays de Galles ; dans les comtés deStaffbrd et de Lancastre, autour des dépôts bouillers; dans le Gumberland, dans l'anse formée par les calcaires carbonifères, où ils ont été indiqués comme représentant le grès rouge.

Le grès vosgien est entièrement composé de grains de quarz dont la £(Urface est très-brillanie et recouverte d'un enduit d'oxyde rouge de fer ou d'hydrate de cet oxyde; il n'a pas de ciment apparent comme le grès rouge, de sorte que souvent la masse en est friable; cependant certaines parties forment des couches assez solides qui sont même exploitées comme pierres de taille. Enfin les galets qu'on y trouve sont presque toujours de quarz et, quand on en rencontre de granité ou de gneiss, ils sont généralement décomposés. On n'a trouvé jusqu'ici que très-peu de débris organiques dans ces dépôts, et seulement quelques rares empreintes de calamités qui appartiennent â des espèces particulières. Les débris de coquilles ne se

montrent que dans les galets que ce terrain renferme, et par eoa* séquent ils sont étrangers a la formation.

Il n'y a dans les Vosges, où ces dépôts se rencontrent principalement, aucune trace de calcaire pénéen ; seulement on y remarque çà et là quelques rognons de calcaire magnésien, circonstance qui pourrait indiquer, ou que le calcaire pénéen manque dans les localités que nous connaissons, ou que le grès vosgien en est le représentant. On remarque en Angleterre que, dans les lieux où le calcaire magnésien manque, la base du grès bigarré prend des caractères analogues à ceux du grès des Vosges.

§250. Terrain keapriqae^ou trias. — Cette grande formation

a été nommée trias, parce qu'elle renferme trois parties principales, ce qu'elle a de commun avec plusieurs autres. Elle se compose de dépôts de grès et de marnes chacun très-varié de couleurs, ce qui a fait donner aux grès le nom de grès bigarréSt et aux marnes celui de marnes irisées. Un grand dépôt calcaire se trouve entre ces deux matières dans certaines localités, mais il n'existe pas partout; il manque, par exemple, en Angleterre et dans presque toute la France. Nous ne le trouvons, en effet, que dans deux contrées : d'une part, sur la pente occidentale des Vosges et dans la forêt Noire, d'où il se prolonge en Allemagne, où il est aussi parfaitement distinct et, de l'autre dans le département du Var; il est désigné sous le nom de calcaire conchylien, muschelkalk des Allemands, parce que c'était dans l'ancienne géologie de l'Allemagne le dépôt coquillier par excellence. Ce terrain se trouve en stratification disconlante avec le grès vosgien, comme on le voit dans plusieurs localités.

Le grès bigarré est quarzeux, à grain fin, solide, le plus souvent de couleur rouge, mais quelquefois aussi mélangé de blanc , de bleuâtre, de verdâtre : ce qui produit la bigarrure qui a fourni le nom. On y trouve des dépôts stratiformes de matière très-argileuse, variée de couleur, et des couches minces de dolomie, surtout dans les parties supérieures.

Les marnes irisées sont composées, d'une manière très-variable, de couches calcaires plus ou moins marneuses et de couches d'argile lie-de-viu, verdâtre ou bleuâtre, qui alternent ou se mélangent de toutes les manières. Quelquefois la partie supérieure se termine par des grès, comme on le voit à Ghessy près de Lyon et en Wurtemberg.

Ces deux membres particuliers du terrain de trias sont fréquemment les seuls qu'on trouve dans un grand nombre de localités. ' C'est ainsi qu'ils se font remarquer en Angleterre, où on les désigne

ÉTUDE OU TBIàS. 211

par l'expression upper neie red sandstone and red mari (nonveau grès ronge et marne rouge supérieurs). En France, ce sont eux qu'on trouve le plus ft^quemment et qui se présentent seuls par dépôts fort isolés les uns des autres dans les Basses -Pyrénées, l'Bérault, l'Aveyron, le Lot, le Tam-et-Garonne, la Cori'Èae, surtout autour de Brives, la partie méridionale du Cher, la partie septentrionale de l'Ailier et tout le pied des montagnes du Morvan, la partie centrale de la Manche.

§ 25t. Calcaire conchylieri. — Placé entre les deux dépôts précédents, le calcaire conchylien commence par alterner dans le bas avec le grès bigarré, tandis que dans le haut il se conrond souveul avec tes marnes irisées qui le recouvrent. Ce calcaire est, en général, compacte, grisfitre, verdâtre ou jaunâtre, et tacheté de ces deux teintas; souvent il est magnésiféie à sa partie supérieure, où, d'ailleurs, il'est fréquemment terreux, et passe aux marnes qui vont suivre, parmi lesquelles se trouveut encore quelques lits de calcaire pur ou magnésien. Il présente souvent des silex en rognons plus ou moins étendus ; enfin, il renferme une grande quantité de coquilles, parmi lesquelles on peut citer comme caractéristiques VammoniU à nœuds (âg. 234), Vavicula socialis (fig. 335), la possidonia minuta {fig. 236). Il s'y trouve aussi beaucoup à'encrimUt, surtout de l'espëce montUformis (fig. 357). C'est dans celte fonnation que u montrent aussi pour la première fois les trigomes

(fîg. S38), dont les nombreuses espèces se prolongeât ensuite jusque dans ies dépôlt crétacés.

Fig. Ï3S. TrifMM ii^Ji.

Le calcaire tonchylien est assez abondamment répandu dans la Lomine, où il forme, avec les deux antres membres de la série triadqne, tonte la partie occidentale des Vosges; on le retronre anssi sur la rive droite du Rhin, d'où il se prolonge en Allemagne, en couvrant un assez grand espace. Dans le reste de la France on ne le voit pins que dans la partie moyenne da département da Var. entre Brignolles. Toulon et Antibea.

g S53. Débris vcgétaux du triât. — Les marnes irisées renferment des débris assez nombrenx de plantes des genres pUrophytlum (fig. 239) et nilsonia, qui paraissent pour la première fois et se rapportent aux cycadées. Les calcaires renferment des plantes du genre manletlia, de la même famille, et les grès des espèces pàrti-

. SiO. Plrrjphj/llum

ÉTIIDB DU TRIAS. 213

«iHères de conîfëres qui consiiiuent le genre uoltiia (fig. 240). Les fougères d'espèces particulières se rencontrent encore quelquefois dans les localités assez nombreuses où se trouvent les dépôts charbonneux.

Ft£. ÎIO. roUils iaerttliilla.

g S55. Débris de reptiles. — 11 y a dans ces terrains plusieurs

espèces de grands sauriens, qu'on a trouvés, d'une part, à Lunéville, de l'autre, dans le Wurtemberg et dans le pays de Bareulh. C'est aussi sur le grès bigarré qu'on a observé les empreintes de pas que nous avons citées (g 161), dont les unes indiquent des oiseaux, et dont les autres, d'après les ossements trouvés plus tard, appartiendraient, suivant M. Owcn. à d'énormes batraciens.

iihi. Dépôtî adventîfs {yoyez g 151). — Ces terrains offrent encore une nouvelle importance sous un autre rapport ; c'est dans lenr partie supérieure que se trouvent les dépôts salifères exploités enLorraine.ettoutesIessourcessalifères du Jura, comme aussi les dépôts de sel et les sources salifères en Angleterre et dans la plus grande partie de l'Allemagne. Ces dépôts sont toujours accompagnés de masses gypseuses plus ou moins abondantes, que l'on rencontre également seules dans un grand nombre d'autres localités, et notamment dans le midi de la France, partout où le terrain de trias est développé. Les parties supérieures arênacées se sont fait remarquer anciennement â Chessy, près de Lyon , par les dépôts d'azurite qui ont fourni pendant un temps de magnifiques échantillons d noe collections.

g 255 Terr Ata JanuHri^ve. ~ Le terrain jurassique, ainsi inommé parce que les montagnes du Jura, qui en sont formées, ont souvent servi de terme de comparaison, occupe une éteudue consi* dérable en France, en Angleterre, en Allemagne, et dans toutes les parties de la terre. 11 repose en stratification discordante sur le trias, comme on le voit près de Saint-Amand, sur la direction du canal de Berry, comme aussi sur le calcaire carbonifère dans le bas Boulonnais. Il se compose de dépôts alternatifs d'argile plus ou moins sableuse et de calcaires de diverses sortes, fréquemment oolitiques : ce qui lui a valu aussi le nom de terrain oolitique.Ses nombreuses assises sont partout concordantes, ce qui semble annoncer une longue période de tranquillité à la surface de TEurope. Néanmoins, pour la facilité de Fétude, on peut, d'après divers caractères, diviser l'ensemble en deiix systèmes, et chacun d'eux ensuite en plusieurs groupes.

g 256. éystème dm lias. — Le système du lias, qui commence la série, peut être considéré comme composé de trois parties. La première, celle qui recouvre immédiatement le trias, présente des matières très-Variées suivant les diverses localités. Dans certaines contrées, comme en Lorraine et dans le midi de la France, ce sont des grès qu'on nomme grés du lias^ et qui passent à l'arkose (g 227), dans différents lieux où ils reposent sur les granités, dont ils prennent en quelque sorte peu à peu les caractères; ils renferment différents dépôts métallifères, comme l'oxyde de manganèse en Bourgogne et en Périgord, l'oxyde ver^ de chrome près d'Autun, etc. Dans d'autres localités ce sont des calcaires de diverses sortes, comme en Normandie, dans la partie sud de la Bourgogne et dans le Lyonnais, quelquefois pétris de coquilles brisées et constituant des lumachelles plus ou moins solides, entremêlés ailleurs avec des marnes bleuâtres qui finissent aussi par dominer çà et là.

Au-dessus de ce premier dépôt se trouvent des calcaires compactes grisâtres et bleuâtres, en couches peu épaisses séparées par des lits de marnes feuilletées. C'est à ces calcaires, dont les caractères sont partout assez constants, qu'on donne plus particulièrement le nom de lias (prononcez lèias), ou de calcaire à gryphée arquée, parce que cette coquille s'y trouve en grand nombre.

Enfin dans la partie supérieure se trouvent des calcaires à bélemnites, renfermant peu ou point de gryphées, comme dans le Viva« rais et la plus grande partie des Gévennes, ou des marnes qui déjà renferment des oolites ferrugineuses et se lient par là avec le système oolitique.

g 257. Coquilles caractéristiques du lias, — Ce qui forme un

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