ÉTUDE DES TERRAINS IDHASSIQUES. SIS
cai'autèi^ très-important de ces premiers d^Ats jurassiques, c'est l'apparition des bélemnites, dont, jusqu'alors, on n'a pas trouTé di' traces; mais chaque couche, en outre, se distingue pav quelques fossiles particuliers que nous allons indiquer.
Les assises inférieures sont caractérisées, suivant H. Leymerie, par la présence dn pecUn higdunetuit (fig. 241), et de diverses espèces d'échinide>> de la division des diadèmes (Dg. 243).
ttnet nginnauli. OudMu mnate
Les assises moyennes, oo le lias proprement dit, se distinguent
snrlout par la gryphie arquée (fig. 245), qui est souvent très-ahon-
■lante, puis l'ammonite de Buckland (fig. 244), la plicalule épineute
(lig. 245), le spirifire de Watcol (fig. 346), par lequel la race s'éteint;
g. Ï13. Gripluta aeuarla.
Fig, iiS. Plieabila ^inou. Fig. *«. SpiHfei- Walcoti.
4» OtOLOGO.
enfin le plagUutome géant ( fig. 2*7), qui est asseï caractèri»-
La partie supérieure présente pins particulièrement un grand nombre de MlemniUt (flg. 248 et 240). Yammmiu de Walcet (ng.250), l'aviculeà valves mygales (li(r. 251), eic
On Ifouve encore dans ce groupe dÏTera» coquilles dn gen» (rw.j«t>, el par exemple (Ëg.SSi). qui parwsMleiister dans tooies fespartiesdu dépôt: mais les e^.H:es de w genre, qm fonmimenl peuV-«ic des caractèm fon important», ■'ont pas eoeo« ^ asseï étudiées sous le rapport du gisement. Elles s» protoogont daH KHite la si-rie oolitmue et jiis<l<» ti»"»* ^ Wn»» eï4»a«*.
ETODE DES TERBAINS JUB&SSIJUES.
Fig. Î5i. TnsmiachrrlhM.
i S 258. tIeptiUs du lias. — C'est ansù dam le lias que se tronveat lur la première fois ces Bingnlien sanriens dont l'ostéologie rap- Bile à la fois les lézards, les crocodiles, les poissons, les mamidiires, et dont les pieds, en forme de rames annoncent une habi- Aion tout aquatique : tels sont les ichtyosaures (fig. S55), dont uelques-uns deTaient avoir plus de 1 mètres de long; les pUsiotura (fig. 254), dont quelques individus n'avaient pas moins de mëtres, et si remarquables par la longueur de leur cou, qui resimble au corps d'un serpent par la forme et la structure.
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C'est également à cet étage de la série jurassique que se trouYent pour la première fois les Ptérodactyles (fig 255), genre de sauiieo volant que la forme de la tète et du cou rapproche des oiseaux, dont le tronc et la queue se rapportent aux mammifères ordinaires, tandis que les membres rappellent particulièrement ceux des chauves-souris. Ils étaient susceptibles à ]a fois de marcher et de Yoler, peut-être aussi de s'accrocher et de grimper sur les parois à pic des rochers pour chercher leur nourriture.
Fig. 255. Pierodaeiiflus longirottrU.
Ces divers débris des êtres les plus singuliers de la création sont accompagnés, dans le lias de Lime-Regis, sur la côte de Dorset, en Angleterre, d'une immense quantité de coprolites, qui probablement leur appartiennent ; quelquefois aussi leurs intestins se troi^vent encore au milieu de leur squelette, et on y remarque alors les restes de poisson et même d'autres reptiles qui annoncent positivement la manière dont se nourrissaient ces espèces aquatiques. Quant aux ptérodactyles, les débris d'insectes qu'on a trouvés avec leurs dépouilles à Solenhofen , en Franconie, indiquent sans doute aussi les animaux qui servaient de nourriture habituelle à ces êtres remarquables.
Les sauriens, voisins des crocodiles, paraissent avoir été peu abondants à cette époque; néanmoins le lias en présente des débris qui prouvent déjà leur existence, et surtout un grand développement de dimension. Celui qu'on a nommé mégalosaure, qui tient à la fois du crocodile et du monitor, devait avoir 15 à 20 mètres de longueur.