ÉTUDE DES TERRAINS JURASSIQUES
Fig. ^. Plerophyllum Williamtoiiii. Fig. Si>8. Equiaelum colnmnart.
8265. Groupe ûxfordien. —Moins compliqué que 1b précédent, ee groupe offre d'abord de puissantes couches d'argile (OxfoTd clay) avec des dépûts plus ou moins marnens et des amas stratoldes de calcaire. Au-dessus se trouvent des sables et des calcaires, terreux ou compactes, plus on moins oolitiques et souvent ferrugineux. C'est dans œ groupe que se présentent les dépôts de fer oolitique,
3ui apparaissent déjà dans le groupe précédent, et qu'on exploite ans la Bourgogne, la Franche- Comté, la Lorraine ; ils sont souvent très-riches en fossiles, surtout en ammonites, et l'on y cite CatuatchiUt bicordalus (fig. 269) comme très-commane.
Fi|. !6E>. Ananchilei bi Ce qui caractérise le groupe osfordien, c'est la présence dans les
U4 r.tO\JX\E.
amiles, souvent eo quaiililé aasMaboodante, d'une noovellee^*» de gryphée (Hg- 370), de Voilrea Mankii {Sg. 271), qui commence déjà dans le groupe précédent ; d'un asseï grand nombre de térebratulea diverses, parmi lesquelles se distinguent, dans les partio» gnpérieures. la terebratula Thurmanni (fig. 273) et la Urebraiula tmp«iïa{fig.275). Les moules des coquilles sont souvent siliceosea: et l'on trouve, dans les diverses couches supérieures, des lit* de boules siliceuses à tissu lâche, renfermant quelquefois des monles de coquilles, auxquelles on donna le nom de chailUs dans la Hante-Saône, comme aussi des boules de calcaire compacta ai^ilosilicenx qu'on nomme spkériles. On a quelquefois regardé ces coipa comme des débris organiques, ce qui parati peu probable.
Fip. t'i. Tertli. Thuromnni.
Fig. %10.Grifl,tn MUala. Fi$. Ï7<. Mrfra VvrtIU. Fig. m. Trr.-f . linpnMM.
g 266. Groupe coralliai. — Celui-ci est presque entièrement calcaire ; il se partage en diverses assises épaisses qui se distinguent les unes des antres par leur structure. Les premiers dépOts sont ordinairement compactes, grisitres ou jannâtres, remplis de polypiers qui ont la structure saccharolde, ou qni sont passés à l'état siliceux : c'est le coral rag des Anglais. Les assises suivantes sont les unes oolitiques, fréquemment à gros grains irréguliers, entremUéa avec des fragments de coquilles roulés ; les autres compactes, passant i l'état crayeux, ou même marneux, avec plus ou muiog de solidité.
Les polypiers nombreux que renferme ce groupe nous présentent des cary ophy liées, des astrées, des méandrines, des madrépores d'un grand nombre d'espèces, approchant plus ou moins de ceux qna nous avons cités dans les rescifs (g 120). avec beaucoup d'autres genres. Parmi les coquilles, les ammonites sont peu commune^ mais an-deasus des oolites, où tous les débris organiques sont bii-
ÉTUDE DES TRRHAIKS JURASSIQUES. SSB
■fc. les premières couches renferment nue grande qnanlilé de coqnilles diverees.parmi lesquelles on dîslinguelesn^i-inÉr«(fig.974, 275). les couches supérieures renferment nne grande quantiWd'ajfarus (6g. 276, 277). dont la plus caracléristique est VastarU mv- "?""■■ Parmi les autres coquilles on peut citer le diceras arielina (Jig. 278), et parmi les échinodermes, le àdarU coronata (fig. 279).
W GtoLOOIE.
i Sli7. Groupe portlaitdien. — Ce dernier gtoixpt est tèfué di prteédeni: par de puissaots dépAU d'argile [Kimmeridge elay) trèfrrépandus partout, au-deuiu desquels le terrain jnrasstqae se termine par des alternances de calcaires compactes, marneux, asblenx,
oa ooïitiques à tres-petita grains.
Les débris organiques qui caractérisent ce groupe sont des hiAtrgs et des exogyrei d'espèces particulières (fïg. 280 et surtout 381), qui ne manquent jamais, et sont quelquefois d'une trës-grande abondance. Du reste, avec quelques ammùnites, on trouve des mya, des phoUtdomyei, des térébraluUi (fig. 282 i2S4], qui sont également caractéristiques. Certaines couches de ces terrains renferment des paludinet ou des hélices, qui indiquent par conséquent det cours d'eau douce dans les mers de cette i^poque.
s. Ï80. mrf ititoUf. SMsvra «r».t>. PheMim^a «wJWWI*.
etDde des terbains jurassiques. «7
On rapporte à ces parties supérieures des dépôts jurassiques la
pierre liùiographique de SoleDhofbn en Bavière, dans laquelle on a
trouvé une immense quantité de fossiles, de reptiles et surtout de
ptérodactyles (g 258), de poissons, d'insectes, de plantes, etc.
Les argiles du groupe portlandien, etil en faut dire autant do celles du groupe oxfonlien, renferment quelquefois de petits amas de maliërescombnstibleg, susceptibles parfois d'exploitation, ordinairement remplies de pyrites, et qui paraissent formées de conifëres conservant le tissu ligneux (g 292); il y a aussi des cycadées, dont on trouve les restes (lig.285) dans les dernières couches calcairesdu groupe, oupeut-6tre dans la partie intérieure des terrains crétacés.
§ 268. Éleodiie ilii terrain JurM»ii|ue. — I.es dépÛt» jurassi-
ques sont trés-abondanls à la surface du globe. En France, ils forment une espèce de réseau indiqué dans la carte (flg- 286), par la teinte noire formée de iiachures vertiiiales. Une large bande s'étend des bords de l'Océanî vers la Rochelle, par Poitiers, Ghâteauroux,