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Ë0L0GIE

Bourges» Auxerre, Ghaumont, Nancy, jusqu^â Luxembourg et Mféziéres, où elle se termine aux schistes anciens de TEiffel et des Ardennes (g 253). Il s'y rattache» dans la partie occidentale, une bande étroite qui, du nord d'Angers, se dirige par Alençon, Argentan, Gaen, jusqu'aux rochers du Calvados. Divers lambeaux, liés entre eux par les directions, enveloppent le plateau central de la France, par Angoulème, Périgueux» Viliefranche-d'Aveyron, Mon-» tauban, Rodez, Mende, Milhaud, Montpellier, Alais, Aubenas, Privas, d'où ils semblent rejoindre les lambeaux qui s'étendent de Lyon jusqu'à Beaune.

Ce sont ces calcaires qui constituent les montagnes du Jura, étendues de la hauteur de Vienne en Dauphiné jusqu'au Rhin, et qui se lient par Besançon, Vesoul, Langres, à la grande bande transversale. On les reconnaît dans toute l'étendue des Alpes de la Savoie, du Piémont et du Dauphiné, où ils présentent des caractères particuliers, et d'où ils se prolongent dans la Provence. On les retrouve é nu dans quelques points des Pyrénées : d'une part, en Espagne, de Bilbao à la hauteur de Pampelune; de l'autre, en France, entre la vallée d'Ossau et celle de TAriége. Çà et là, toutes ces bandes sont plus ou moins morcelées, quelquefois interrompues par les terrains plus récents qui s'étendent au-dessus d'elles, dans les parties basses qu'elles présentent.

Le lias domine en bande étroite sur le bord occidental des Vosges, et également tout autour de la partie granitique du Moryan, ou du plateau central de la France. Dans la Lorraine et en Bourgogne, il renferme beaucoup de gryphées arquées; mais dans le Vivarais ce sont les bélemnites qui le caractérisent*

Le groupe oxfordien est très-étendu dans la Franche-Comté et la Lorraine, dans le Poitou, dans le Quercy, dans les Gévennes et aussi en r^ormandie. Le groupe corallien forme une bande qui va de la Champagne dans la Bourgogne, le Bourbonnais, le Berry, et on le retrouve dans la Saintonge et le Quercy. Enfin, le groupe portlandien se présente sur la lisière extérieure de ces derniers dépôts.

g 269. Dans les Alpes, le terrain jurassique est fortement modifié par l'apparition des matières cristallines qui en ont soulevé la masse de toutes parts (g 199 à 206). Au lieu de calcaires ternes, grisâtres ou jaunâtres, compactes ou terreux, on rencontre des marbres colorés de toute espèce, quelquefois des marbres blancs veinés. Les dépôts argileux ou arénacés sont convertis en schistes divers, en grauwackes comparables à celles des terrains anciens, en quarzite, micaschiste, etc., et les matières charbonneuses qu'ils renfermaient sont passées à l'é^tat d'anthracite*

ËTUDE DES TERRAINS CRËTACfiS. . 39!>

g 370. Tcn*l« oréta^ tarérlear. — Aa-de«sus des terrains jurassiques viennent les immeDses dépôts crétacés qu'on pourrait partager en plusieurs formations, d'après quelques discordances observées entre leurs assises, mais qu'on ne sépare encore qu'en deux : la partie inférieure, et la partie lupérienre. La premiëre présente divers étages que nous allons faire connaCtre.

g 371. Dépôts viealdient. — On nomme ainsi des dépôts signalés depuis longtemps en Angleterre, dana les parties des comtés de Kent, Surrej et Sussex désignées sous le nom de wealds. Ces depuis, qui paraissent être les premiers de ceux dont nous avons à parler, se composent de couches alternatives de calcaire, de sables plus ou moins ferrugineux, et d'argile. Les couches calcaires sont composées de paludina, de cyclades, d'anodontes et d'unio (g U3], qui forment entièrement ce qu'on nomme les calcaires de Purbeck, et annoncent une formation fluviale- Il y a de même plusieurs espèces de poissons et de tortues, également d'eau donœ, mêlées à des sauriens marins et terrestres, parmi lesquels se trouve le monstrueux iguanodons, qui avait plus de 30 mètres de long, et que toute sa conformation rapproche des iguanes. On y reconnaît encore des débris d'obeaux de l'ordredeséchasùers; mais on n'y a pas vu de mammifères, quoiqu'on en ait déjà rencontré dans les marnes de la grande oolite (g 364).

[«terrain wealdien renferme aussi des débris divers de végétaux, C'est là que se trouve la couche deiouedel'nePortland(gl38), oft l'on rencontre en place, à l'état silicelix. des troncs de cycadées (fig. 38T), aumilieu du terreau qui compose la masse du dépit. On y connaît également diverses espèces de -conifères, ainsi que des débris d'équisétacées et de fougères d'espèces particulières.

^ croit pouvoir rapporter aux dépôts wealdiena les argiles des environs de Boulogne, qui semblent faire suitei celles d'Angleterre, sur la côte méridionale du détroit, et même les argiles de Forges et de Savigny, dans le pays de Bray (Seine-Inférieure et Oise], où l'on a cité des calcaires à paludines analogues à ceux de Purbeck. H. Lory, professeur ï la Faculté de Gienoble, les a découverls dan» les parties supérieures du Jura, et les croit k la base des dépôts nf'-ocomiens.

«0 . GEDLOeiE.

g S7S. DipdU ttéoeomtetu. — Ce» nouveaux dépOts se eomposMit. dans certaines localités, de marnes ou d'argile, et de calcaires jaunâtres plus ou moins grossiers, caractérisés par le spalangus retu- JHS (fig. 288), et beaucoup de débris de coquilles et de polypiers- Le calcaire est tantdt en couches continues assez épaisses, tantôt «I

Fig. Ï8S. SfiUMtM refUM.

Fig. IBS. Eiosyn ntrUtaU. Fig- !90. Litu tifgau.

grandes lentilles an milieu des limons marneux et des sables, quelquefois il manque entièrement. An-dessus de lui se trouvent des argiles grises renfermant une grande quantité d'e:rûgyres (fig. 289), une grande espèce d'hnttre [oitrea Leyinerii), souvent aussi le lima eUgiais <fig. 290). Ces argiles renferment de grandes lentilles calcaires remplies des mêmes coquilles, et qui offrent des lumachalles confondues avec celles d'exogyra virguta, du groupe port» landien (g 267). Enfin viennent, du moins dans la Champagne, )■ Picardie, le Boulonnais, des sables et des argiles, bigarrés de diverses couleurs, des amas de minerais de fer, ordinairement oolitique, qu'on exploite dans la Haute-Marne et dans l'Aube. Les coquilles ont alors presque entièrement disparu et ne se montrent plus guère qu'auprès des amas ferrugineux.'

Baus les parties méridionales de la Bourgogne et de la Franche- Comté, dans le Languedoc, le Dauphiné, la Provence, on trouve des dépôts puissants de calcaire, compacte ou terreux, blancfaitra DO coloré, qui, avec les mêmes espèces de fossiles, en renfermeat

Cti'de des tebuaiss ûfiétacés. m

beaucoup d'antres encore plus caractéristiqnes. Ici, la chôma am. montitffig. 291), quelquefois très-aboniftnte, mais toujours fort empâtée dans la roche; là, et surtout dans le Var. plusieurs espfeces de crioceratites (fig. 292), i'ancylueeras (fig. 293), A'kamiUt |Sg. 294), de ptycocenis (fig. 39&). Les trigonies (fig. 396), qui s'y

Flg. 293.

iif. KH. Chima aiaiseiiia. CrivceriiUa Dasalii.

Rf. nt. Triguiaaimftnm.

Wl GÉOLOGIE.

trouvent encore, etqai se contiAuent dans Je grès vert, y présen-' tent de nouvelles espèces. *

Ce terrain, qu*on n'avait pas d'abord distingné des antres parties ae la formation crayeuse, ou dont certaines portions avaient été confondues avec les dépôts jurassiques, est aujourd'hui recoonn» par suite de ses fossiles et de sa position constante, comme formation distincte sur une grande partie du midi de la France, en Languedoc, en DauphÂné, dans les Basses-Alpes, et surtout dans le Var, en Suisse, dans différentes parties de FAllemagne, en Pologne et jusque dans la Crimée.

g 273. Grès vert, craie tuf f eau. — Des sables blancs, jaunâtres, souvent très-ferrugineux, renfermant des amas calcaires ; des sables remplis de matières vertes en petits grains très-abondants, des couches calcaires, des marnes bleues ou ^au/^ des Anglais, des argiles, des grès calcarifères plus ou moins solides, remplis également de matières vertes; tels sont les divers dépôts souvent trèsépais qui succèdent à ceux du terrain néocomien, y compris la formation wealdienne, et qui paraissent même en quelques points se trouver avec eux en stratification discordante, comme M. Ley-' merle Ta observé dans le département de TAube. On désigne en général Tensemble de ces dépôts sous le nom de grè$ vert, green sand des Anglais, qui comprend certains quader$andstetn, ainsi que le plœner kalk des Allemands.

Au-dessus des dépôts que nous venons de citer, la partie calcaire devient souvent plus abondante : elle se trouve d'abord mélangée avec le grès, puis elle s'en isole petit à petit, et bientôt ne renferme plus que les grains verts, d'abord trèà-nombreux, mais qui diminuent ensuite successivement. Il en résulte alors ce qu'on nomme en général la craie verte, ou craie chloritée, qui est tantôt terreuse et tantôt assez solide. Les grains verts finissent enfin par disparaître totalement, le calcaire se trouve seul, tantôt présentant la craie pure, qui offre plus ou moins de solidité et devient quelquefois très-compacte; tantôt offrant des calcaires argileux ou sableux, et enfin des sables ou des grès à peu près simples. C'est alors ce qu'on nomme la craie tuffeau, et divei^s dépôts qui en tiennent la place ou qui lui succèdent.

g 274. Coquilles du grès vert et de la craie triffeau. — Ces sortes de débris organiques sont en général fort abondants au milieu des divers dépôts que nous venons de citer, et très-distincts par les espèces; souvent môme par les genres de tous ceux que nous avons décrits dans les terrains précédents. A la base mômede ces nouveaux sédiments, on peut citer en France, aussi bien qu'en Angleterre, une

Itdde des termins cneTAGÉs. m

souche marnanK canctérisée par la présence d'une grande espèce

A'exog^e, de 5 à 6 pouces de diamètre (fîg. 297), qui n'a pas para dans le terrain nâocomien. Dans l'est de la France, cette bivalve est accompagnée de plusieurs coquilles particulières, et notâtes meut la plicalula placunea (fig. 298), qui u'existe pas^*9'autres étages. Dans le Var on y trouve encore quelques espèces trës-pai^ ticuliëres d'ammonites et d'hamites (g 273). Quant aux argilts et aux grès, du grès vert proprement dit, on pourrai citer un grand nombre de fossiles caractéristiques, parmi lesquels se trouvent la vucula pectinata (fig. 299), Vmoceramus concentricus (flg.300),

cvla pectinala, coquille et mau'.i Fîg, 300. Inoccramiu.

8S4 G^LOGIB.

plusieurs espèces d*ammonites, et notamment Yammanites manik

(fig. 301).

Dans la craie tuffeau nous avons déjà cité les baculites et les turrilites (fig. 502, 505). On peut ajouter les scaphites (fig. 504), quelques espèces d'ammonites (fig. 505, 506), puis Vexogyra columba (fig. 507), Vostrea carinata (ûg. ^6S)y \di terebraiula oetoplicata (fig. 509 )y qui se continuent aussi dans la craie blanche.

g 275. Débris (^ poissons. — C'est dans ces terrains que commencent les vrais squales, qui ont remplacé les poissons sauroldes du calcaire carbonilère (§ 256)^ et les sauriens nageurs du lias (g 258). Leur taille a dû être considérable dans le principe, car, dans nos espèces actuelles de 10 mètres de long, les dents n'ont pas plus dé 4 à 5 centimètres de hauteur sur 5 à 6 de large à la base, et parmi les débris fossiles nous trouvons de ces organes qui ont jusqu'à 12 centimètres. On estime que l'animal qui les portait devait avoir- 20 à 25 mètres, et que la gueule ouverte devait présenter 5 mètres de diamètre.

g 276. Terrain erétaeé rapérienr. — Souvent les dépôts dont nous avons maintenant à parler se continuent régulièrement sur ceux de la formation précédente ; mais en certains lieux, comme dans la partie orientale du Dauphiné et en Piémont, ils se trouvent avec eux en stratification discordante, ce qui trace naturellement la fin des uns et le commencement des autres.

Ces dépôts, sur de très-grandes étendues, se trouvent formés de l'espèce de calcaire terreux renfermant une grande quantité de foraminifères(gll9, 146), qu'on nomme proprement craie; la partie inférieure est souvent mélangée de parties argileuses, et présente la craie marneuse. Au-dessus, la matière renferme un grand nombre de rognons de silex qui, par leur réunion, forment des espèces de lits« souvent répétés plusieurs fois sous de petites épaisseurs. Cependant ce caractère, quoique très-commun, manque dans un grand nombre de lieux, soit que le dépôt auquel il appartient n'ait pas été développé, soit qu'il ait été formé dans des circonstances particulières à l'abri des sources thermales (g 82, 113, 151), qui amenaient la matière siliceuse au milieu des sédiments.

Dans quelques cas, la craie renferme une grande quantité dé sables et, en ceitains lieux, se trouve remplacée même par des grès. Quelquefois elle prend le caractère oolitique, et ailleurs elle fait place à des calcaires compactes et plus ou moins cristallins, blanchâtres, gris et de couleur variée. I

g 277. Débris or^onigues—Â l'exception des baculites (fig. 502), fin* on trouve encore à Maèstricht^ les céphalopodes à cloisons per-

ËTUDÈ DES TERB&DIS CRÉTACÉS. 2»

Bg. 301. Aiim. mmlle. Rg. a». BatuUle. Fig. 303. Tarrilllei cailatu.

Rg. 307. Fjp jyni w f— * « ■ Hg. 309. Ttrelirslatt ttlëflieatt.

aillées oat compléteineot disparu dans les terrains crétacés siipA

rieurs; mais il reste des bélemnilet d'espèces particulières, telles qu* le beUmniUi mucronatus (fig. 510), et beRUoonp de débris organiques qu'on ne rencontre pas dans la craie tulfeau ': on peut citer la plagioUoma spinosum (fig.511), Voslrea vesicularis {6g. M'2) ; le catiilus Cumeri {Rg. 313), dont la structure est fibreuse, la terebralula Defrancii (Bg. 314); Vanancliites ovalus (flg. 315); le spatangtu cor angainum (Qg. 316), et plusieurs antres échinites.

a^Mum. Fig, 31i. OilTawie^rlt.

ÉTUDE DtB TERRAiriS CRÉTACÉS.

Fig. 116. Spslangiii CBT mgafKm, ,

g 278. La craie sableuse de Haëstricht, qui termine les députe crétacéssupérieoTssefait remarquer en ce qu'avec les fossiles précédents elle en renferme d'analognes A ceux du calcaire parisien (8284);cirEons[ancequi indique la fin d'un certiiin ordre dechoses el le commencemeni d'an antre. C'est dans ce dépôt qu'on a trouvé l'énorme sanrien, connu sous le nom d'animal de HaBstrii^hl, qui n'avait pas moins de 8 mètres de long, et dont la tète, armée d'un formidable appareil dentaire {5g. 517), avait 1 mètre 4<

La craie nous offre aussi des débris de cétacés qui se rapportent aux lamantins et aux daUDliins.

, J279. Calcaire à kippuritet. — Le terrain crétacé supérieur présente, dans ceruines localités, des coquilles remarquables par leurs [ormes et leur structure, qu'on ■ désignées sons les noms i'hippii-

rius Ae radioUUt et deaph^ruticet |Qg.S18à530)dont i) y adun les Gorbiëres ( auprès dos bains de Bennes. Aude) un gisement très-renommé par le nombre et la variété des espèces. Ces corps se trouvent tant&t dans des calcaires presque cristallins on campactes et comparables i ceux da Jars, tantât dans des calcaires marneni, blancs, grisâtres ou noirs, plue on moins décomposa blés à l'air, dans des grès calca- ) rifëres, quelquefois enlin dans la craie tuffeau . Nonleulement on en trouve -dans les Pyrénées, principalement dans le groupe

ÉTUDE bES TERBJUM CRÉTACÉS. ÏS8

. ilea Corbiâres, mais il en existe aussi dans les dépAte crétacés du Périgord, de l'Angoumois et de la SaintODge ; on en indique dans la eroie de HaBstricht, ainsi qa'en Hongrie et en Egypte. Le nombre de ces coquilles est souvent très-considérable, et les coucbes qui les renferment en paraissent parfois entièrement formées-

§ 280. Calcaires à nummvliUs. ~ Au-dessus des couches à hippurites des Corbiëres, et dans la mËme stratification, on trouvé des

.jdépAta puissants de calcaire qui sont souvent presque enliërement 'formés de nummulitea [fig. 321 ). Ces dépôts ont cela de remarquable, qu'avec quelques fossiles des terrains crétacés ils en renferment un grand nombre d'autres qn'on avait regardôs jusqu'ici comme ne se trouvant que dans le calcaire parisien : telles sont des moules intérieures de cérites, de nalices, de turrïlelles, de buccardes, etc., coquilles qu'on avait coutume d'indiquer comme caractéristiques des dépôts par lesquels on commence les formations tertiaires (§ 2Si).

Fig. 331. Calcaire à numnaSilei des Psré<Ut>.

. Ces calcaires sont tantôt plusou moins terreux, tantôt compactes, et souvent de couleurs foncées. Ils sont très-abondants, et d'une grande puissance, dans les Corbiéres, ainsi qu'à la montagne Noire, où ils s'appuient directement sur les tranchesdes schistes anciens. On les retrouve également tout le long de la chaîne des Pyrénées, en stratification concordante avec les couches qui appartiennent au terrain crétacé supérieur; ils se prolongent jusqu'à Bayonne. Ils existent aussi dans les Alpes, au montViso. qui forme la limite du Dauphiné, de la Provence et du Piémont, où ils sont en stratification discordante avec le terrain crétacé inférieur. Plus loin ils composent le; terrains ualcaréo-trappéens du Vicentin, et ils paraissent se retrouver en Corse. On les cite encore en Crimée, au Caucase, en Arménie, du 'lied de l'AraratauTaurus. Us sont ïussi très-abondaats eu Egypte, où ils oi>t servi à la construction des pyramides, ■tt constituent des variétés compactes, de couleurs grises, que dana

le principe on a rapportées aux calcaires jurassiques. On les in dique aussi dans cette contrée comme liés intimement avec les calcaires à hippurites dans lesquels on cite en même temps des bacu* lites (S 274 à 277).

A la base de ces dépôts on trouye, dans les Corbières et à la montagne Noire, des couches de marnes et de calcaires, atteignant parfois jusqu'à 10 mètres de puissance, dans lesquelles on rencontre des coquilles fluyiatiles, tantôt seules, tantôt mélangées de coquilles marines. Il en résulte qu'il y a eu çâ et là des affluents d*eau douce au milieu des mers de cette époque; et c*est peut-être aussi ce qu'indiquent les' dépôts de lignite qui existent en divers points et à peu près dans la même position.

Le calcaire à nummulites a été un sujet de discussion parntî les géologues ; les uns, attachant une grande importance à la présence des fossiles du terrain parisien , ont considéré ces dépôts comme formant la base des terrains tertiaires ; les autres, donnant plus d'attention aux phénomènes qui résultent des grandes catastrophes dont notre globe a été le théâtre, et prenant d'ailleurs en considération la liaison qui existe «ntre ces dépôts et les couches à hippurites, les ont considérés comme terminant la série des terrains crétacés supérieurs, en les assimilant aux dépôts de Maëstricht, où le mélange des mêmes débris organiques se fait également remaripier (g 277) : c'est cette dernière idée que toutes les observations paraissent faire aujourd'hui prévaloir.

§ 281. Étendue des terraiiui erélaeé«. — Les divers groupes le terrains dont nous venons de parler (g 270 à 280), comme consti* tuant les terrains crétacés, sont d'une étendue immense à la surface au globe. De l'Irlande et de l'Angleterre ils se prolongent en traversant la Manche, d'un côté par la Normandie, la Touraine, la Sologne, la Saintonge et le Périgord, jusque dans les Pyrénées et la partie septentrionale de l'Espagne, dans les îles Baléares, etc. De Fautre côté, partant de la Normandie, ils s'étendent dans la Picarlie, l'Artois, la Belgique, puis dans la Champagne, l'Auxerrois, le Blaisois, entourant ainsi de toutes parts le bassin de Paris. Ils se letrouvent dans plusieurs parties de l'Allemagne, en Danemark, en Suède, en Russie, dans la Pologne, la Podolie, la Gallicie , la Hongrie, où le grès vert compose la plus grande partie des Karpathes. On retrouve ces dépôts en Grimée, au Caucase et en Arménie, dans l'Asie Mineure et la Grèce, dans l'Albanie, la Dalmatie, Ultalie, la Sicile, puis dans toute la Provence et dans les Alpes, qu'ils entourent de tous côtés. Ils paraissent encore fort étendus en Egypte, où ils composent peut-être tout le fond du grand désert et les monta-

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