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Soulèvement, aysième du présente que de feibles saillies

dans la parlîe sud-ouest des Vosges* où le grès bigarré se trouve considérablement élevé - au-dessus de son niveau général, ce qui est dû probablement â l'apparition d^ buttes de serpentine qui se montrent dans cette partie. Plus loin, entre Avallon et Autun, quelques îlots de granité et de trias disloqué sont ; également allongés dans la direction N.-O., et entourés de calcaire jurassique qui n'a nullement participé, au mouvement.

On trouve le même phénomène dans les porphyres des environs d'Aubin, dans rAveyron,,qui oikt disloqué le grès honiïler et le trias, sans atteindre les dépôts du Junf^ et qui sont placés sur la lig^e des buttes de serpentine qu^on remarque en Limousin, d'où on les suit à travers le Poitou* jusque dans la Vendée. C'est sur cet alignement que se montrent, entre BrivesetTerrasson, des collines et des crêtes plus ou moins allongées dans le grès bigarré de cette contrée. Enfin ce soulèvement a probablement influé sur les dépôts granitiques du système du Morbihan sur la côte sud«ouest de Bretagne.

g 344. OwdèHie «oulèveaieaS, myaÊème «e Ui €êteMr#r. — Ce

système est, pour la direction, l'inverse du précédent : il f écarte, ds Touest au sud, précisément comme l'autre s'écarte de l'ouest tw

nord ; par conséquent, si le rapprochement d*âge pouvait laisser le moindre doute sur la différence de système, les directions le lèveraient immédiatement. Les dépôts jurassiques que nous venons de Fig. 370. voir se former horizontale-

Mt^tritaeu . Hient se trouvcnt mainte-

'"^'^''""' . ly^Ls^^^ÊSlfL nant redressés (fig. 570) et le

terrain crétacé inférieur » w i h g fécba (g 270) s'est ensuite formé en . !!• Sùuièpemm, tyêiime d$ la Côte^Or. couches horizontales sous les eaux qui battaient leurs pentes ou leurs escarpements. Ce système, iMM», est parfaitement distinct en France, où il se montre presïpie sans interruption depuis le pays de Luxembourg jusqu'à la Rochelle, et dans toutes les crêtes des monts Jura. C'est la direction de la chatne de la Côte-d'Or et du Morvan, et, si la dislocation a suivi dans le Beaujolais les anciennes fractures du système du Rhin, on la retrouve en Forez^ dans la plaine du Pilas, dont les anciens dérangements remontent au moins à l'époque du Handsruck, et au pied de laquelle tous les terrains houillers sont divisés par des failles qui ont toutes la direction S.-O. C'est ce système qui a soulevé, disloqué tout le bord oriental du plateau centrai de la France après la formation des dépôts jurassiques, qui y sont fortement relevés ; tandis que sur les autres bords il n'y a pas eu de dérangements. Cela signifie que ce plateau n'a subi, dans la plus grande partie de son étendue, aucun changement depuis Tépoque jurassique.Le soulèvement s'est également manifesté dans plusieurs parties de la France au nord et au midi, dans plusieurs parties de l'Allemagne et notamment dans l'Ërzgebirge, quoique dépourvu dé calcaire jurassique, mais au pied duquel le terrain crétacé in* fërieur s'est déposé en couches horizontales. On le retrouve dans les falaises du Vicentin, au pied desquelles les dépôts crétacés inférieurs se sont également formés.

. g 345. •omième MHdèveoMn^, *y«ièine un wamtti ▼!••• — Les Alpes du Dauphiné présentent des indications très-prononcées d'un système de redressement et de fractures dirigées N.-N.-O.,

Fig. 371. ', dans lequel les dé-

jr«r 9ritaek ^v^ / k ^^ P^*® crétacés inférieurs sont mtfiirituré. X ^z^^>^^^^^>^^ T lih cux-mèmcs compHs, aussi

bien que les dépôts jurassi-

# » mi h if fie b à ques (fig. 371). Les terrains ' ii* SMiléMMii, pitièm 4u mont Viso, crétacés supérieurs représentés par deé couches é nummulites(§280)y rarement par du Calcaire gris et compact, sont alors les.seuls qyii se trouvent en couchés

ÉPOQUES REI>ATIVES DES SOUr.ÈVEMENTS. 301

hèrixontales, comme on le voit pour Fun au col de Bayard, pour Tantre aii col Maurin. Des séries nombreuses de crêtes redressées et des dislocations se trouvent au sud de Grenoble dans la direction de ce système ; mais elles sont souvent masquées par des accidents subséquents» et surtout par le grand événement qui a donné à cette chaîne le relief que nous voyons aujourd'hui. On les suit au nord du Dauphiné dans les montagnes qui lient les Alpes au Jura jusqu'aux environs de Pont-d'Ain et même jusqu'à Lonsle-Saulnier. C'est encore la direction que l'on trouve dans de nombreuses lignes de fractures et de crêtes redressées du terrain crétacé inférieur depuis l'île de Noirmoutiers dans la Vendée, jusqu'au royaume de Valence en Espagne, à travers les Pyrénées. Ce même naouvement du sol a déterminé la principale direction des côtes d'Italie, ainsi qu'un système de crêtes très-élevées en Gi'èce, dont le Pinde fait partie.

8 546. TreiBième Malè^eineBt, système dM PyrénéM. — Ce

système, ' se rapproche de celui des Ballons (8 339),

dont il ne diffère que de trois degrés ; mais ici tout le terrain

^^' ^'^' crétacé supérieur lui-même

(g S76 à 280) se trouve relevé (fîg.372) même à des hau-

teurs considérables, formant

p nm i h gfdeba de grands escarpements dans

13* Sùulèremtni, système des Pyrénées. le haut de quelques vallées,

surtout du côté de l'Espagne. Le dépôt qui s'est alors formé horilontalement dans les mers appartient au calcaire parisien (g 283), par lequel on commence ordinairement les terrains tertiaires. Or ces dépôts offrent très-peu d'étendue à la surface de la France, nous pouvons même dire de l'Europe; d'où il résulte qu'à Tépoque pyrénéenne la plus grande partie de notre continent s'est trouvée tout à coup élevée au-dessus des eaux et amenée à l'état de terre ferme (g 328).

Non-seulement toute la chaîne des Pyrénées, tant en France que dans les Asturies, appartient à l'époque de soulèvement dont nous nous occupons, mais encore celle des Apennins, des Alpes Juliennes, les £arpathes, les Balkans et jusqu'aux montagnes de la Grèce. On retrouve la même direction dans les nombreuses dislocations et dénudations qu'ion remarque en Allemagne» dans le nord de la France» comme dans le Boulonnais, le pays de Bray, et dans le WealdSderAnglelerre(g27i); d'où il résulte que cette catastrophe a été une des plus grandes et des plus étendues à la surface de l'Europe, nous pouvons même- dire du monde entier.

Mêr parùitnnt.

^ GÉOIXNSIE.

Taccident arrivé à notre planète n^estplu toujours marqué, comme dans les autres systèmes, par un relèvement des couches qui s*étalent formées sous les eaux après le soulèvement précédent; car le calcaire parisien, qu'on devait alors trouver, a manqué complètement dans les lieux où la nouvelle catastrophe s^est manifestée. L*absenee de ce dépôt signifie que le sol avait été élevé, sur toute TEurope, audessus des mers; mais, comme Tobservation nous montre que, dans ces lieux mêmes, il s'est fait déduis d'autrea dépôts marins qui se rapportent aux terrains de molasse (g 289), U en faut conclure que ce qui se trouvait élevé d'abord au-dessus des eaux marines s'est nécessairement affaissé au-dessous en un certain moment. C'est ee qui a dû arriver, en effet, à une partie du bassin de Paris, a la Touraine, à la plus grande partie de la Gascogne, à toute la Suisse, â la vallée du Bhône depuis Lyon jusqu'à la mer; aussi bien qu^à plusieurs parties de l'Italie, de la Corse et de la Saardaigne, qui, ne renfermant pas de calcaire parisien, doivent avoir été portées audessus des eaux par le soulèvement pyrénéen, et ont dû s'affaisser ensuite pour recevoir le dépôt de molasse qui s'y trouve. C'est là ce qui caractérise en général le système qui nous occupe. l^ système de Corse , ♦4*«-<t"f>'f , se manifeste néanmoins ausâ perdes soulèvements et des démembrements qui ont donné 1& dernière forme aux montagnes qui s'élèvent entre les vallées de la Saône, de la Loire «t de l'Allier (g 332), se dirigeant du nord au sud. Tous les dépôts secondaires sont dérangés dans ces contrées, et autour d'eux se sont formées des couches de molasse, qui comprennent les dépôts d'eau douce de l'Auvergne et de la Loire. C'est sur la direction de ce mouvement du sol que se sont placés plus tard tous les cônes volcaniques de la chaîne des Puys (g 178).

On retrouve des traces du système de Corse dans les montagnes qui lient les Alpes au Jura, malgré les démembrements que la catastrophe suivante a pu opérer. Il existe aussi un grand nombre de chaînes sur la même direction dans la partie orientale et méridionale de l'Europe : en To9pane, dans les États de l'Ëglise, dans ristrie, dans l'Albanie, dans la Grèce, etc. Les îles de Corse et de Sardaigne sont aussi allongées du nord au sud, et présentent ^• lement sur leurs côtes des dépôts tertiaires, en couches horixontales, qui sont du mè^e âge que ceux qui se trouvent dans tous les lieux de la France que nous avons dtés.

g 348. 4|iiiiiBièiiie Mmlèvei»eBt, système «m AI^m «mMa». teies. — Si l'on aperçoit au milieu des Alpes de la Suisse, de k Savoie et du Dauphiné les traces des divers accidents qui ont eu lieu

ÉPOQUES RELATIVES DKS autJIiÈVEMENTS 505

^puis répoquê des sODlèvements de la Gôte-d'Or § 344» il n'est pas

moins clair que le reliuf actuel date d'une époque bien plus récente.

Bu effet, les couches du terrain de molasse, qui ne se sont formées

Kg. 575. j. sous les eaux qu'après le

Eaux /y^f>y^ÊÈh. ^y®*^™® précédent, se trou-

wftajwm^wéfc / y-y^^S^^^^BB^ vent elles-mêmes maintenant

--^-^-^n^V /TTll^ÊÊiÊ/à^ relevées fig 373, etquelque-

, r qponmikgfdcba foisà de grandes hauteurs,

15- SouUvemefU, mtème des Alpes occidentales, ^^ssi bien que les dépote

jurassiques et les deux formations crétacées : les seules couches horizontales sont celles des terrains subapennins, représentés en France parles dép6te lacustres de la Bresse, du bas Dauphiné et de la Pratence g 294. Ainsi ces montagnes, qui renferment les plus hautes cimes de TËurope, n'ont paru, telles qu'elles sont à la surface du globe, qu'après le second des dépôts tertiaires. Les matières qui ont alors crevé la croûte terrestre sont les espèces de granités qui constituent le mont Blanc, le mont Rose, une multitude d'îlote qu'on rencontre de toutes parts,, et autour desquels les terrains tertiaires, tes terrains crétacés et les terrains jurassiques se trouvent tous relevés. Ces granités, qu'on avait nommés protogyne à une époque peu avancée de la science, où ils avaient été regardée comme de la plus haute antiquité, se sont dès lors montrés à une époque postérieure même à la meulière coquillièie des environs de Paris.

Non-seulement le soulèvement des Alpes occidentales, a déterminé les hautes chaînes de la Savoie et du Dauphiné, mais û s'est en outre étendu fort loin en Europe, au nord comme au midi, d'un côté, la NouvellcrZemble et la presqu'île Scandinave en sont affectées; de l'autre, il se présente dans une série d'accidents de dislocation qui se continuent depuis Narbonne jusqu'en Catalogne» en déterminant la position de toute la côte méditerranéenne de l'Espagne; plus haut même, les montagnes de l'empire de Maroc sont dans la même direction et dans les mêmes circonstances, aussi bien que celles de la jégence de Tunis, qui constituent une chaîne parallèle à l'autre extrémité de l'Atlas, dont toutes les chaînes transverses appartiennent d'ailleurs à la même époque.

g 349. méiaêèmB eMtûév^mÊemt^ mymième Aem AM^em prineipales.

— La nouvelle catastrophe^ -o>Bn^«. , dont nous allons parler est celle qui semble avoir déterminé la plus grande partie du relief actuel du continent européen. Les dépôts lacnsties formés au pied des Alpes occidentales, après leur apparition, sont eux-mêmes disloqués» At il n'y a plus aue le diluvium g 301, gui soit partout étendu au-

soi G£OI.OGIE.

tour de ce double groupe en oouehet horÛBontales. Ce soiileTemeiit se trouve en relation aveb Tapparition des mélaphyres (g 1 99 à 203) de diverses variétés, des siénites, des euphotides et des serpentines, qui ont redressé les dépôts tertiaires du Piémont et de la Provence, en même temps que les roches granitoldes qui constituent les sommets les plus élevés de la chatne principale des Alpes, au pied desquelles on les trouve dans un grand nombre de lieux.

Toutes les montagnes qui s'étendent du Valais et du Saint-€!othard jusqu'en Autriche ont non-seulement surgi dans cette catastrophe, mais encore la plus grande partie du sol de l'Europe a paiv licipé au mouvement. En effet, la surface de ce continent s^élève souvent en pente douce vers les lignes de fatte de cette grande chatne ; c'est ainsi que les plaines de la Bavière s'élèvent lentement vers le sud un peu est, et celles de la Lombardie en sens inverse. Dans l'intérieur de la France, on voit, dans le Midi, les terrains tertiaires s'élever du sud vers le nord, des bords de la Méditerranée à Saint-Vallier, et, au delà, la pente est en sens contraire. Des bords de la Loire, le sol s'élève doucement d'un côté vers le nord-nordouestr et, de l'aulre, vers le sud-sud-est jusque dans les vallées de l'Auvergne. Au pied des Pyrénées, les ophites, ainsi.que les gypses et les masses salifères qui s'y rattachent (§ 199) forment une bande dont la direction est parallèle à la chatne principale des Alpes, et rappellent la présence et les effetsdes serpentinesde la vallée d'Aoste. A la montagne Noire la dernière forme, les derniers exhaussements qui ont déterminé une énorme falaise, ont été produits a cette époque, puisque les derniers dépôts tertiaires y ont participé. Enfin, la même direction se prolonge en Espagne, dans les lignes de faîte et les grands cours d'eau de cette contrée. /

g 350. DixHieptièine soulèvement, système «lu Ténare. — Nous voici enfin à la plus récente des catastrophes qu'on ait pu jusqu'ici classer en Europe. Elle a eu lieu à une époque où nos mers étaient uniquement peuplées par les êtres qui y vivent encore au-, jourd'hui , et peut-être depuis que l'homme a paru sur la terre (g 501). Après les dépôts de diluvium qui entoyrent les Alpes principales de couches horizontales, il s'est fait des dislocations sur le sol de la Toscane, parallèlement à un grand cercle dirigé à peu près nord-ouest. Les dépôts soulevés à ce moment ne renferment plus que des coquilles exactement semblables à celles de nos mers, comme l^s tufs ponceux des champs phlégréens, de la Somma, de Pile d'Ischia, etc. Mais il y a plus, les dépôts sédimcntaires de la Sardaigne, où M. de la Marmoraa signalé les débris d'une industrie naissante (g 152 et 320), paraissent aussi avoir participé au mouve*

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